ארכיון יומי: 29 בספטמבר 2012


Alliance Israelite Universelle..Joseph Chetrit..Les Juifs de Taroudant, leurs metiers et leurs saints

Joseph Chetrit

Universite de Haifa

Les rapports trimestriels des instituteurs de l'Alliance comme source ethnographique sur le Judaisme marocain.

Les Juifs de Taroudant, leurs metiers et leurs saints

  1.    Introduction

Dans ma longue consultation des archives de l'A.I.U. sur le reseau scolaire au Maroc, une categorie de documents n'a cesse de susciter ma curiosite. Il s'agit des rapports que les instituteurs, designes comme 'adjoints' par !'institution, se devaient d'ecrire tous les trois mois et qu'ils faisaient parvenir au President du comite central de l'Alliance par l'intermediaire de leurs directeurs.

Celui-ci, ou bien le secretaire du comite, se chargeait de les lire et de les commenter brievement; il envoyait ensuite a chaque auteur ses remarques en soulignant sa satisfaction ou son insatisfaction sur differents points developpes, y compris les incorrections de style.

 D'apres les rapports que j'ai pu consulter, ce travail, ou plutot ce devoir d'ecriture a dure une douzaine d'annees: il a ete initie a la fin des annees vingt du siecle dernier, pas avant 1928 semble-t-il, et a ete arrete en 1940  a cause dela Seconde GuerreMondiale, qui a rendu compliquee puis impossible la communication entre le siege central de l'association a Paris et ses differents reseaux scolaires.

  1.  Role et portee ethnographique des rapports trimestriels

Dans l'esprit des initiateurs, ces devoirs trimestriels devaient renseigner "sur leur communaute, sur les rapports qu'ils [les instituteurs] entretiennent avec elle, sur les relations qu'ils se sont crees parmi les habitants sur les croyances, les mceurs, les besoins, les courants d'idees, sur l'importance de [l'action de l'Alliance] sur les israelites".

Dans les premieres annees, ces rapports repondaient assez bien aux attentes de l'institution, mais petit a petit les instituteurs se sont mis a ecrire sur des sujets divers, pedagogiques ou personnels, qui n'avaient rien a voir avec les objectifs premiers fixes par l'institution.

Cette derogation a amene le President du comite a envoyer, en fin avril 1936aux directeurs des ecoles une lettre de rappel des directives, lesquelles etaient de moins en moins suivies par les enseignants. Par sa lettre ou il a reagi a cette circulaire, Daniel Lerner, directeur de l'ecole a Meknes, s'est attache a expliquer ce changement d'orientation par le fait que les instituteurs desertaient de plus en plus les mellahs pour aller s'installer dans des maisons plus confortables et plus decentes, loin des taudis, et perdaient ainsi le contact direct avec les communautes dans lesquelles ils servaient.

Le mariage trad. chez les juifs marocains

Chez les Juifs du Sud

a. Dans le Haut-Atlas occidental. C'est dans cette partie de l'Atlas que se concentrent le plus de Juifs.

A Amizmiz, les cérémonies du mariage débutent un jeudi matin. C'est le "hrozs elqâmh".  ( La sortie du ble ) Les tamzwaràt concentrent dans la cour tout le blé destiné à être consommé pendant le mariage. Un groupe des femmes bat du tarr et commence à danser. La mère de la jeune fille apporte des fruits secs et un plat composé d'olives, appelé aslai ou dislain, qu'elle dépose au milieu des grains de blé. Une des tamzwaràt verse le contenu d'un panier de blé sur le plat d'olives, pendant que les femmes poussent des zgarit.

 On distribue des fruits secs et du thé. Les femmes dansent autour du blé. C'est alors qu'on commence à le nettoyer, opération qui durera jusqu'au soir. Le travail se fait au milieu des chants. Les femmes offrent une grama aux danseuses. Vendredi, on prépare de grands plats de viande, de poulet et cinq kaka' ou pains ronds. Samedi matin, les hommes de la famille du fiancé, ainsi que plusieurs invités, se rendent à la synagogue du père de la mariée. Au milieu de la prière, le père de la jeune fille invite les assistants à venir chez lui.

 On leur offre de la mahia, du mhammar et du poulet. Ils remercient, en disant: "Mbark Mas'ud! Allah ikammal bal hîr" (Heureuse destinée! Que Dieu fasse tout dans le bien). Après la fin de l'office religieux, ils se rendent de nouveau chez le père de la fiancée, et sont accueillis avec des dattes et de la mahia. Seuls les membres des deux familles restent pour le déjeuner. Les jeunes gens soulèvent la jeune fille et la déposent dans la chambre familiale. La maîtresse de maison leur donne à boire et à manger, en disant : "C'est votre part du samedi". Les femmes prennent des plateaux et battent la mesure. Le soir, aura lieu la cérémonie d'islan, où seront choisis les amis qui, désormais, resteront au service du fiancé, et avec qui ils partageront tous les repas jusqu'à son mariage.

Amizmiz (du berbère Amz-miz, en tifinagh , en arabe : أمزميز) est une petite ville de 13 000 habitants au Maroc situé à 55 kilomètres au sud deMarrakech. Il se situe au pied du Haut Atlas, chaîne montagneuse.

Le village est séparé en deux parties par un oued portant le même nom. Le principal bourg se nomme Amizimiz-Amadel et est situé en rive droite de l'oued, l'autre bourg nommé Amizmiz-Regraga est situé sur les hauteurs en rive gauche de l'oued.

La population est constituée principalement de Berbères qui parlent le dialectechleuh.

Le souk réunissant les gens des villages berbères alentours a lieu le mardi.

La ville est facilement accessible par les taxis (environ 13 dirhams, équivalent à 1,3 €) et les bus de Marrakech au départ de Bab Rob.

Une ligne directe de bus en provenance de Casablanca et au départ de Aïn Barja assure le trajet tous les jours

A Ntifa, les cérémonies débutent aussi un jeudi. Les femmes se réunissent dans la maison de la jeune fille. La mariée est lavée, aux cris des youyous et des chants des tamzwarât, et ensuite revêtue d'un drap. On lui couvre aussi le visage d'un voile rouge, qu'elle ne pourra plus enlever jusqu'au mariage. Tard dans la soirée, aura lieu chez la fiancée la cérémonie de l'azmomeg, et chez le fiancé les amis et invités se réunissent pour élire le cheik, qui choisira une cour de cinq célibataires.

Samedi soir est le '"qid islan". ( nœuds ) Le fiancé invite ses amis, qui viennent et surprennent sa mère en train de pétrir. Ils font alors quelques noeuds à la pâte et se font offrir des oeufs et du poulet. Les jeunes gens chantent et la fête se prolonge jusque tard dans la nuit.

Ntifa (Foum Jemaa, et la région)

Ntifa (Ar. Nṭīfa) se réfère à une confédération tribale dans les hautes montagnes de l'Atlas dont le règlement région s'étend au sud de Tadla, en bordure Aït ʿ Atab, Aït MSAD, et Azilal sur la Mousa est, Beni, au nord, à l'ouest Sraghna et Tanant sur le sud. Pour la plupart de l'année, et en dehors des terres cultivées localement près des sources dispersées et Oued El Abid ʿ, les voisins des hautes plaines de l'Atlas Bzou et Foum Jemaa sont secs et stériles.

A Imintanout, les cérémonies de mariage débutent un samedi, le "sabt al badian". Les deux familles, ainsi que la plupart des Juifs du mellah, viennent à la maison de la fiancée. Chacun apporte sa s'hina. On sert de la mahia à volonté. Le soir, en présence d'invités, les tamzwarât pétrissent une pâte d'eau et de farine. Un membre de l'assistance se lève et dit : "Baruh haba baflàn" (Bienvenu un tel), et chaque interpellé offre une somme d'argent. Le fiancé est le premier nommé et est suivi par sa famille, celle de la fiancée et par les invités.

A Demnate, un mois avant le mariage, le jeune homme envoie tous les jeudis à sa fiancée un tdbq  contenant de la fakia ou fruits secs, un poulet et de la mahia. Les cérémonies proprement dites commencent un jeudi, qui réunit les deux familles au cours d'un repas. Samedi est le "sabt al badian". Le fiancé ne prie pas ce jour-là dans la synagogue de son futur beau-père. Le soir, en présence d'invités, on procède au l'ab. Les femmes chantent et dansent. Les tamzwarât mettent du henné aux mariés et à la jeune fille un halhâl, auquel on accroche une srira contenant du sel et du hermel, ainsi qu'une hamsa en argent.

 Après cela, on couvre les mariés d'un drap et on les installe sur une table, près du mur. Une des tamzwarâtvient et fait baisser avec sa main la tête de chacun, aux cris de l'assistance: "galbha, galbha"  (il l'a vaincue, il l'a vaincue). Les islan ramènent le marié chez lui, aux cris des "youyous". L'azmomeg aura lieu ici le mercredi, jour du mariage

A Sidi Rehal, les cérémonies de mariage débutent lundi par le nettoyage du blé par cinq tamzwarât. On offre aux assistants des amandes et de la mahia. L'écorce des grains de blé est soigneusement conservée et sera servie à la mule qui transportera la mariée chez son époux, le jour du mariage. L'eau salée, avec laquelle on travaille la farine, sert à laver la fiancée. Ensuite, on lui met du khol et du swâk. On défait ses cheveux dont on couvre son visage, qui ainsi ne peut plus être vu. Ce jour-là, les islan sont élus dans la maison du fiancé. L'azmomeg aura lieu mercredi.

L'esprit du Mellah-J.Toledano

LE SEL AU CARRE

Thak haynssi el mout

Le rire fait oublier la mort

 Proverbe marocain

"Les Sephardes n'ont pas d'humour — ils n'en ont pas besoin!" a ecrit un jour de grande verve un celebre ecrivain juif frangais, tombant, par ignorance, dans le piege commun qu'il n'y a d'humour que juif et juif qu'Achkenaze. L'humour juif universellement connu et reconnu est ne, selon ses exegetes dans les conditions particulieres des ghettos d'Europe Orientale, sur fond de detresse et de capacite de se moquer de soi. Hors du malheur pas d'humour digne de ce nom, sans l'angoisse et la tragedie — pas d'humour juif. La plus courte definition de cet humour est le libelle du telegramme juif: "Commencez a vous inquieter — lettre suit." Et moi je vous dis "finissez de vous inquieter, il existe un humour sepharade et j'ai meme rencontre son sosie marocain!

UNE ETINCELLE DIVINE

Comme on est genereux au Maroc, nous donnerons a l'humour un sens beaucoup plus large que ne lui concede le Petit Larousse: "Gaiete qui se dissimule sous un air serieux et qui est pleine d'ironie, d'imprevu", pour l'etendre a la capacite de rire, ce rire qui selon Pascal est le propre de l'homme, ce qui le distingue le plus nettement de l'animal et le rapproche le plus de la divinite.

 "Voltaire a ecrit que Dieu nous a donne pour supporter le monde, le sommeil et l'espoir, il aurait du y ajouter le rire". (Kant). Beaucoup de grands philosophes ont estime que le rire etait une affaire trop serieuse pour etre laissee aux humoristes et ont developpe des theories qui, si elles ont enrichi la philosophic, n'ont pas beaucoup augmente la bonne humeur de leurs lecteurs. Aussi n'aurons-nous pas l'audace d'y ajouter la notre — mais sans un peu de philosophie il n'y a point de plaisir.

Le reve inaccessible de l'homme — voler, se detacher de la terre et de ses asperites, de sa pesanteur immobilisante — l'humour le lui offre au meilleur prix. L'humour c'est la capacite de distanciation, de detachement de la gangue de la realite, la faculte de dedoublement, de se voir vivre et de pouvoir en rire comme s'il s'agissait d'un spectacle exterieur.

 L'humour c'est selon la belle formule de Daniel Sibony "l'ouverture de lignes de fuite". Les astronautes connaissent bien cette ivresse de l'a-pesanteur. Autre technique de fuite de la realite, son depassement par le sentiment de domination. Je ris —donc je suis superieur, ou au moins je me sens superieur. Paradoxalement c'est justement en se detachant de la realite qu'on la saisit, qu'on la comprend le mieux. Comme l'astronaute voit mieux la terre au fur et a mesure qu'il s'en eloigne, l'humour permet de jeter sur une societe, une civilisation, une culture, le regard le plus penetrant.

 L'humour peut etre a la sociologie ce que l'intuition est a la science, cette capacite "d'une connaissance claire, droite immediate, de verites qui pour etre saisies par l'esprit, n'ont pas besoin de l'intermediaire du raisonnement". Un trait d'humour eclaire mieux qu'un long discours, une anecdote que de savantes statistiques. C'est dans cette optique que Freud a defini l'humour comme "une economie d'energie psychologique qui procure du plaisir".

 Et s'il y a possibilite d'economie comment s'etonner que les Juifs aient ete les premiers preneurs. . . Toujours de Freud: "Je ne connais pas d'autre peuple aussi capable de se moquer de soi comme le peuple juif, d'humour ou il y ait une telle confusion entre 1'auteur des moqueries et son sujet". Ce don commun a tous les Juifs, sous toutes les latitudes, a ete porte a son paroxysme, a sa perfection, en Europe Orientale, trouvant dans la langue yidich un moule complice.

 Traditionndlement en butte a l'hostilite, a la haine, au mepris du milieu ambiant. !'Emancipation, en outr'ouvrant les portes de la societe, y a ajoute une part — plus ou moins consciente — de haine de soi. Cessant de se voir uniquement a travers ses propres yeux, il a souvent interiorise le regard de l'autre jusqu'a la definition caricaturale de Sartre: "Est juif celui dont les autres disent qui est juif. "Ballotre entre le masochisme et le sentiment de superiorite, le Juif d'Europe a trouve dans l'humour une echappatoire salutaire.

ET NOUS AUTRES ?

Au risque de paraitre beatement idealiser, force est de reconnaitre que cette dimension du malheur d'etre juif n'est pas une composante dominante de la conscience collective de la communaute juive marocaine. Non pas que les malheurs aient manque — il suffit de relire le "Temps du Mellah" — mais ils n'ont pas pris dans la conscience collective la meme dimension obsetionnelle. L'hostilite indeniable du milieu ambiant n'etait ressentie directement que sporadiquement, lors des grandes emeutes, mais dans la vie quotidienne elle etait mise en sourdine.

 Le mepris non plus n'a pas manque mais il n'a jamais ete interiorise. Le Juif — jusqu'a la modernisation et l'arrivee des Francais — ne s'est jamais regarde a travers les yeux des autres et ne pouvait donc interioriser la moindre parcelle de haine de soi. Isole, mais tolere, il n'a jamais eu a se poser de questions sur son identite. Theoriquement done aucun des ingredients necessaires a l'eclosion d'un humour n'est present, il n'y a ni sujet ni objet.

 Ajoutez a cela la reticence, pour ne pas dire plus, de la tradition hebrai'que envers les moqueurs: "Heureux l'homme qui ne suit pas le conseil des mechants et ne prend point place dans la societe des railleurs" (Les Psaumes), et on devrait avoir une societe sans humour. Et pourtant elle baignait dans 1'humour cette societe ou les bons mots etaient aussi appreciees que les citations talmudiques, et la compagnie de l'amuseur aussi recherchee que celle du rabbin! Au lieu de chercher a percer ce mystere, nous preferons le raconter: 1'humour ne s'analyse pas, il se prouve.

 Mais puisque Hillel a accepte de donner la definition du judai'sme debout sur un seul pied, prenons nous notre courage a deux mains et essayons de definir en quelques phrases cet humour juif a la marocaine. Sa premiere caracteristique est d'etre oral. Destine a etre raconte il n'a jamais ete ecrit, avec les inevitables consequences sur le degre de sophistication. Mais aussi l'extreme difficulte de traduction: comme en peinture meme la meilleure reproduction ne vaudra jamais l'original.

Alors chaque fois que vous rirez ajoutez cinquante pour cent si vous voulez etre juste envers l'original! La difficulte est encore plus grande car c'est un humour du vecu et non de l'imaginaire. Une histoire est d'autant plus amusante qu'elle est authentique, qu'on en reconnait les personnages, qu'elle a vraiment eu lieu car si elle n'est qu'imaginaire quel merite? Avant de raconter une histoire on aimait en citer l'auteur conformement au commandement talmudique: "Celui qui rapporte une citation du nom de son auteur est comme celui qui sauve le monde entier".

Son second charme: sa naivete qui n'est pas niaiserie, mais plutot fraicheur, innocence, candeur d'une societe pre-industrielle. C'est 1'humour d'une societe satisfaite d'elle-meme, parfaitement integree a son entourage tout en s'en sentant differente, superieure, armee d'une foi sans failles, aimant la vie et eloignee de tout fanatisme.

Mais aussi portee qu'elle l'etait pour 1'humour, la societe juive marocaine ne passait tout de meme pas son temps a en savourer les delices. Pour saisir son humour il faut le replacer dans son contexte, non raconter la vie de 1'humour, mais 1'humour dans la vie. Ce livre ne se veut done pas un recueil de blagues, mais une intrusion dans l'ame d'une communaute a travers les dedales de son humour. L'humour est a la vie ce que le sel est a la cuisine: il n'est supportable qu'a petites doses. C'est pour cela que l'on dit que l'humour est le sel de vie. Retrouver le sel du Mellah, c'est un peu le sel au carre . . .

Par petites touches, histoire apres histoire, un peu de folklore un peu d'humour, de cette mosaique sortira plus surement que d'une lampe magique, cet Esprit du Mellah . .

Juifs du Maroc R.Assaraf

 Les Musulmans de Tétuan, dans leur majorité d'origine andalouse, employaient l'espagnol dans la vie quotidienne jusqu'à la fin du XVIII siècle et la forte influence de l'Espagne rétablit chez eux cette habitude à partir de 1860. Les Juifs de Tétuan n'ont jamais désigné les quartiers où ils étaient en majorité, puis leur Mellah, que par le nom de "Juderia".

Cent cinquante neuf années après celui de Fès, le Mellah de Marrakech fut fondé. Ce fut en 1557, deux années environ après le Ghetto de Rome.

Avec l'avènement d'une nouvelle dynastie au Maroc, celle des Chérifs Saadiens, Marrakech était devenue la capitale de l'Empire. Elle reçut un nombre important de réfugiés juifs d'Espagne et du Portugal, des anciens Marranes dela Péninsuleibérique, des îles Canaries et même des lointaines Antilles. Tout ce monde s'était installé dans deux quar­tiers différents, les "Beldiyyin" continuant de vivre par petits groupes épars au milieu des Musulmans.

 Cependant, vers 1542, ils avaient une "Kaissariya" à eux et où ils s'adonnaient spécialement à l'orfèvrerie. Puis, il semble que "Meghoraschim" et "Bcldiyyin' se soient pour la plupart groupés dans un seul quartier, celui de Mwasin,׳. Dès son avènement en 1557, le sultan Moulay Abd-Allah al-Ghalib Billah les réunit tous dans le Mellah qui existe encore.

 "Le quartier des Juifs" nous dit Marmol, "était autrefois au milieu de la ville, en un lieu où il y a plus de trois mille maisons, mais le Prince qui règne aujourd'hui l'a fait transporter en un des bouts, près de Bab Agmet, afin que les Juifs fussent séparés des Maures. Ils est fermé de tous côtés de murailles, sans avoir qu'une porte qui va à la ville, et une autre petite qui répond à leur cimetière, et dans cette enceinte sont bâties plusieurs maisons et synagogues"

Les juifs de Colomb-Bechar Et des villages de la Saoura 1903-1962 Jacob Oliel

Les juifs de Colomb-Bechar

Et des villages de la Saoura

1903-1962

Jacob Oliel

AVANT-PROPOS

Colomb-Béchar laissa rarement indifférents les explorateurs, aventuriers, fonctionnaires, militaires, commerçants ou simples voyageurs qui eurent l'occasion d'y séjourner. Des événements de tous ordres ont contribué à établir la renommée de notre cité : ce furent, des films (Torrents, l'Escadron blanc…), les richesses du sous-sol et dans les années 1950-1960, bien avant Kourou et la Guyane, les centres d'essais et de lancement des engins spéciaux (missiles Matra et autres, fusées Vesta, Véronique) à Hammaguir.

 Colomb-Béchar sera aussi, un peu plus tard, la base arrière des expérimentations atomiques de Reggan. Tout cela donna à la garnison, déjà importante, des allures de four­milière ; et les très nombreux ingénieurs et techniciens, officiers et militaires de carrière, les milliers de soldats du contingent, passés dans la région, deviendront à leur tour des nostalgiques de Colomb-Béchar.

D'autres événements heureux ou malheureux ont fait le renom de la ville : le Berliet T- 100, la Caravelle… et l'accident qui coûta la vie, le 28 novembre 1947, au Général Leclerc, chef de la 2°D.B. et héros de la Libération

Aux yeux de ceux qui y ont passé leur jeunesse, Colomb-Béchar fut cela et bien autre chose : un modèle de vie simple, harmonieuse, insouciante, une image probablement assez proche du bonheur tel qu'il se conçoit habituellement ; du moins est-ce l'impression, peut-être idéalisée, que nous gardons depuis que nous en sommes privés, à l'instar des choses que nous ne savons jamais autant apprécier qu'après les avoir perdues, comme la santé, un être cher…

La première expérience atomique française, en atmosphère, eut lieu à Reggan, localité située à 650 km au sud de Colomb-Béchar le 13 février 1960.

פתגמים ואמרות ממקורות שונים

 

מתוך ספרו של חנניה דהן ז"ל " אוצר הפתגמים של יהודי מרוקו כרך א'.

השפעה ויחסי גומלין בין אבות ובנים

 

125 אלי תכל על ל־אולאד, עבאה אל־וואד.

 הבוטח בבנו, נחל יגרפנו.

 

126 עמר וולד אל־כ׳אדם,מא יפרח אומו.

בן השפחה, מעולם לא ישמח את אמו.

 

127 עלפו עאם, מא יעשיך לילא.

פטם אותו שנה, לא יאכילך ארוחה אחת.

 

128 – וולדת ורבאת, ופ־זינקא תבאת.

הולידה וגידלה, ובחוץ תלון.

 129 – מא נפעוניש אולאד צרתי, וואשעאך־ אולאד ד'רתי.

 לא הועילו בנים ילדתי, כל שכן בני צרתי.

יהודי צ. אפרקיה במלה"ע ה-2-מ.אביטבול

 

שם המחנה

 

מיקום המחנה

 

מנהל המחנה

 

סוג המחנה

 

מספר השוהים במחנה

 

תיאור המחנה

עין סבאע (Aïn Sebba)

מס' ק"מ מקזבלנקה

 

מחנה פליטים

ומחנה כליאה

עד 600 פליטים

3 אולמות ששימשו בעבר כאולמות ריקודים וקיט

סידי אל עייאשי (Sidi al-Ayachi)

ליד אזמור

 

מחנה הסגר לפליטים

ומחנה כליאה

ערב נחיתת בעלות הברית היו בו 450 אסירים.

לאחר הגעת בעלות הברית עדין נותרו במחנה ביולי 1943 כ-30 אסירים יהודים.

המחנה הגדול ביותר במרוקו

ואד-זאם (Oued-Zem)

כ-150 ק"מממערב לקזבלנקה

 

מחנה הסגר לפליטים

ומחנה כליאה

לאחר הגעת בעלות הברית עדין נותרו במחנה ביולי 1943 כ-20 אסירים יהודים.

 

סעידה (Saïda)

אלג'יריה

 

מחנה הסגר לפליטים

ומחנה כליאה

ערב נחיתת בעלות הברית היו בו 400 אסירים

שימש בעיקר לקליטת זקנים וחולים

קאסבה תאדלה (Kasbah Tadla)

 ליד בני מלאל – מרוקו

 

מחנה הסגר לפליטים

ומחנה כליאה

 

החל לשמש כמחנה מ-27.12.1941

ואד אל עקרש (Oued el Akreuch)

 

 

מחנה הסגר לפליטים

ומחנה כליאה

לאחר הגעת בעלות הברית עדין נותרו במחנה ביולי 1943 כ-110 אסירים יהודים.

 

מיל (Milles)

 

 

 

מחנה מעבר/ השגחה/ משמעת לפליטים

 

 

סן סיפריאן (Saint Cyprien)

 

 

מחנה מעבר/ השגחה/ משמעת לפליטים

 

 

Recent Posts


הירשם לבלוג באמצעות המייל

הזן את כתובת המייל שלך כדי להירשם לאתר ולקבל הודעות על פוסטים חדשים במייל.

הצטרפו ל 124 מנויים נוספים

ספטמבר 2012
א ב ג ד ה ו ש
« אוג   אוק »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  

רשימת הנושאים באתר