מללאח – Mellahs

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MELLAH DE MOGADOR-ESSAOUIRA D'AUTREFOIS

MELLAH DE MOGADOR-ESSAOUIRA D'AUTREFOIS.

Publié le 03/04/2014 à 08:03 par rol-benzaken

LES JUIFS N'IRONT PLUS JAMAIS HABITER LE MELLAH DE MOGADOR A ESSAOUIRA.

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EXODE DES JUIFS DES MELLAHS DU MAROC.

Deux mille ans de vie commune sur la terre marocaine ont laissé des traces.

Mais ce qui est étrange, c’est comment toute cette communauté s’est évaporée d’un seul coup après la naissance d’Israël ?

Exil en «Terre promise»

Après la création d’Israël en 1948, Hassan II, alors prince héritier, avait alors conclu avec des émissaires de l’Etat hébreu un pacte secret organisant leur départ.

En 1967, la guerre des Six jours  a accentué le mouvement. Israël avait, pour convaincre les juifs marocains à s’exiler en «terre promise», invoqué le risque, pour eux, de demeurer dans un pays faisant partie d’un monde arabe devenu plus que jamais hostile.

Sur cet épisode méconnu de l’histoire marocaine, la seule référence acceptée dans les manuels scolaires est celle de Mohammed V, père de Hassan II.

Selon l'historiographie officielle, le grand-père du monarque actuel avait refusé de livrer les juifs marocains durant la Seconde Guerre mondiale et accueilli ceux qui fuyaient le nazisme en Europe.

A la fin de la guerre, le Maroc comptait près de 250.000 juifs. Ils ne seraient aujourd’hui que 3.000.

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Il n'y a à ce jour plus aucun habitant juif dans les mellahs du Maroc.

LES JUIFS N'IRONT PLUS JAMAIS HABITER LES MELLAHS DU MAROC.

MELLAH DE MOGADOR-ESSAOUIRA D'AUTREFOIS

MELLAH DE MOGADOR-ESSAOUIRA D'AUTREFOIS.Mogador-Lahkdar Omar

Publié le 03/04/2014 à 08:05 par rol-benzaken

HISTOIRE DES JUIFS ET EXODE DES JUIFS DE MOGADOR.

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EXODE DES JUIFS DU MELLAH DE MOGADOR.

""les élèves retournèrent à leurs classes,

les commerçants à leurs boutiques et

les femmes à leurs maisons.

Les mendiants reprirent leurs tournées et

les fous se remirent à arpenter le Mellah,

entre l'école rabbinique et le cimetière juif.

Allez donc comprendre pourquoi l'histoire d'Israël était allée s'encrasser dans la boue de ce dédale de rues et d'impasses qui partaient d'une synagogue pour déboucher dans le cimetière.

Pourquoi elle était allée charrier ses juifs de la Judée vers le Maroc pour finalement les faire échouer dans la prénombre de ce quartier de Mogador, cloturé de murailles et, plus impénétrable qu'elles, cette foi ancestrale qui ruminait Dieu à longueur de jour.

Seul l'espoir inébranlable qui animait ces juifs, l'espoir d'un retour miraculeux vers la terre de leurs ancêtres, pouvait expliquer qu'une attente deux fois millénaire ne se soit pas diluée dans l'assimilation.

Ils attendaient depuis longtemps, depuis toujours, dans ce décor provisoire où l'histoire s'était trouvé un taudis.  (Ami Bouganim-récit du Mellah)

Le grand départ 

La plupart des Juifs commencèrent à quitter le Mellah d'Essaouira après l’indépendance du Maroc en 1956.

Certains étaient déjà partis après la création de l’Etat d’Israël en 1948.

Les départs s’accélérèrent à une cadence rapide et chaque jour on assistait à des convois de cars bondés d’émigrés à Bab Doukkala.

C’étaient des moments pénibles pour les familles qui se séparaient de leurs enfants: des cris, des pleurs, des larmes, parfois des malaises…

Parmi les spectateurs, les amis juifs et musulmans, qui pleuraient et maudissaient ce destin cruel et injuste qui éloignait ainsi ces cousins Juifs avec lesquels ils avaient appris à rire et à pleurer. 

Plus tard, le Mellah se vida de sa population comme un corps de son sang.

La plupart de ses habitants choisirent Israël comme destination finale, les autres de souche aisée, semblèrent préférer plutôt Casablanca, la France ou le Canada.

Le Mellah devint après leur départ, un triste lieu de désolation. (Lakhdar Omar)

Des cars à Bab Doukkala qui transporteront les Juifs d'Essaouira vers d'autres horizons.

Origine des Juifs du Mellah.

Un grand nombre de Juifs du Souss, y compris ceux d’Iligh (Localité de la région de Tiznit), vinrent s’installer à Essaouira.

Cet exode s’était effectuée, suite à des épidémies de peste, des famines dues à la sécheresse ou à l’insécurité, résultant des guerres tribales régionales.

Parmi les émigrants, figurent les familles de Rabbi Haïm Pinto et du Rabbin Ed-Dery qui habitaient Agadir. 

Rappels des événements importants ayant influencé la population juive du Souss à émigrer vers Essaouira: 

– 1764 : Début de la construction d’Essaouira 

– 1775 : Agadir est fermé au commerce maritime: Simultanément Essaouira est ouverte à la marine marchande étrangère. 

-1800 La grande peste de 1799 atteint le Souss dans les pre miers mois de 1800. 

-1810 Aghennaj, représentant du Makhzen dans le Souss tenta d’affaiblir la Maison d’Illigh; il brûla les établissements de Hachem au Tazerwalt lequel était contraint de guer royer hors de son domaine. Il est probable que devant cette insécurité qui dura jusqu’en1816, les Juifs d’Illigh se soient en large partie repliés dans d’autres communautés israélites (Essaouira, Ifrane, Taroudannt) . 
-1878 A la suite d’une grande sécheresse les Juifs du Souss affluèrent à Essaouira. 

En raison de l'importance des membres de la communauté juive à Essaouira qui dépassait la communauté musulmane en une certaine période, il y avait environ trente deux synagogues dont deux existent encore de nos jours : Slate Attia et Slate Rabbi Haïm Pinto, contre seulement sept mosquées. 

Petite histoire des Mellahs 

Le mellah de Fès, le premier, abrita dès 1276, « des personnalités juives et leurs familles attachées au service du Souverain". Les juifs de la vieille ville ne s’installèrent qu’en l’année 1438 à Fès-Jdid. 

-Le nom de Mellah fut donné pour la 1ère fois en 1541 au quartier juif de Fès-Jdid. 
-159 ans après la création du Mellah de Fès-Jdid, le Mellah de Marrakech fut fondé. Ce fut en 1557, deux années après le Ghetto de Rome. 

– Les « Beldiyyin » continuaient a vivre par petits groupes épars au milieu des musulmans. 

-En 1682, un 3ème Mellah Mellah fut fondé à Meknes. 

-En 1809, le Sultan Moulay Slimane installa les Juifs d’Essaouira dans leur nouveau quartier : Mellah Jdid, situé à côté de Bab Doukkala.

Leur ancien quartier prit dès lors, le nom de Mellah El Qdim, qui est actuellement la principale artère de la ville.

C'est dans le nouveau Mellah où se trouvaient le dépôt de Yacoub Laaraj et où habitait la Grand-mère de Echkol, que Dieu ait leur âme!(Lakhdar Omar)

 Le mellah désigne au Maroc le quartier où habitaient les résidents juifs de la ville.

MELLAH DE TAROUDANT D'AUTREFOIS

MELLAH DE TAROUDANT D'AUTREFOIS.

Publié le 03/04/2014 à 08:13 par rol-benzaken
TAROUDANT. RECIT DE LA VIE AU MELLAH DE TAROUDANT D'AUTREFOIS.

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Le Mellah, vous vous imaginez la honte de les ramener à ce temps-là.

Oui les Juifs marocains ont eu un moment de honte de leur passé que représentait le Mellah, devenu dans le langage synonyme de misère, de saleté et d'arrièration.

Maintenant que toute la population juive l'a quitté définitivement dans les années 60, il se pare de couleurs de nostalgie et d'affection.

Le temps du Mellah ne sonne plus comme une insulte, mais au contraire comme une invitation à un monde disparu et déja regretté.

Le mellah est le quartier traditionnel dans lequel les Juifs ont vécu. Il peut être séparé ou non des autres quartiers ou de la ville, mais tous les Juifs, même étrangers, comme les ambassadeurs des royaumes chrétiens de passage au Maroc, doivent y résider.

   L'origine étymologique du mot est incertaine.

Le premier mellah aurait été construit sur un terrain qui aurait servi de dépôt de sel gemme, d'où son nom. Il désigne par la suite les quartiers emmuraillés où les Juifs vivent leur autonomie administrative, mais le mot n'apparaît que vers la fin du XVIe siècle.

   Le premier mellah est fondé à Fès Jdid en 1438 sous les Mérinides.

Suivent ceux de Marrakech (1557-1558), de Tagaost ou de Taroudant dans le sud au milieu du XVIe siècle, Meknès (1682), Tétouan, Rabat-Salé (1807-1808).

    Les historiens présentent différentes images du mellah. Celle d'André Chouraqui est désespérée et désespérante, car les Juifs y sont parqués; d'autres insistent sur les différences entre le mellah et les ghettos, relativisant ainsi certaines descriptions de la condition des Juifs marocains.

LE MELLAH DE TIN-MEL EN 1930

LE MELLAH DE TIN-MEL EN 1930.

Publié le 31/12/2015 à 11:44 par rol-benzaken

TIN-MEL   1930

 

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http://www.mezgarne.com/maroc/tinmel.php

Le Tinmel (en amazighe : Tinml ⵜⵉⵏⵎⵍ), Tinml qui veut dire "école" en amazighe, est une ancienne bourgade berbère du xie siècle située dans le Haut Atlas marocain à 100 km au sud de Marrakech.

Elle est connue pour être la ville d'origine des Almohades et le point de départ de leurs campagnes militaires contre la dynastiealmoravide.

Mosquée de Tinmel, vue intérieure :le mihrab

Avec la prise de Marrakech en 1147, Tinmel devient un lieu de pèlerinage essentiel. Le mausolée de Mohammed Ibn Toumert, dit le « Mahdi », s'y trouve notamment avec ceux des trois premiers califesalmohades : Abd el-Moumine, Abou Yacoub Youssouf et Abou Youssouf Yacoub al-Mansour. Après le déclin de la dynastie almohade la ville perdit de sa superbe, mais demeura néanmoins un lieu à forte connotation spirituelle.

Aujourd'hui, il ne reste que quelques ruines de la muraille qui entourait la ville et celles de la grande mosquée. Tinmel occupe toutefois une place primordiale dans l'histoire du Maroc et du Maghreb. C'est la mosquée archétypale de la dynastie almohade dont le modèle se diffusera dans le Maghreb au cours des siècles suivants. Il est à noter que, chose rarissime. le minaret (dont il ne reste que la moitié de la tour) se situe au-dessus du mihrab (niche dont l'orientation indique la direction de la Qibla).

Les rues du mellah de Sefrou

MELLAH DE SEFROU D'AUTREFOIS.

http://rol-benzaken.centerblog.net/1641-mellah-de-sefrou-autrefois
Publié le 03/04/2014 à 09:42 par rol-benzaken

LES RUES DU MELLAH DE SEFROU.

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Une rue du Mellah de Sefrou.

Ceinte de remparts construits à fin XVIIIe siècle, la vieille ville est traversée par l'oued Aggai.

Le quartier juif, établi sur la rive sud de l'oued est relié au quartier musulman par de jolis ponts en pierre.

Des maisons aux balcons de bois sont encore visibles dans le mellah, qui a vu sa population juive émigrer à la fin des années 1950. Le quartier abritait à l'époque sept synagogues.

(les cascades de l'oued vers Sefrou)

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(une rue dans le Mellah de Sefrou)

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Une ruelle du Mellah qui menait au hammam.

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Voici le Mellah de Sefrou aujourd'hui, en ruines.

Seule une synagogue, construite à la fin du XVIIIe siècle, aurait survécu.

La Grande Mosquée, restaurée au XIXe, se dresse près de l'oued. Un peu plus haut, vous pouvez flâner dans les souks pour arriver au mausolée de Sidi Lahcen Youssi, à l'ouest de la ville. Le saint Lahcen Youssi fut l'un des symboles de la résistance de la ville à la conquête coloniale.

 Le mellah de Sefrou, Maroc

Ruelle du mellah de Sefrou

Ruelle du mellah de Sefrou

Le mellah de Sefrou vu depuis les toits, Maroc 

Le mellah de Sefrou vu depuis les toits.

="Sefrou, dans l'ancien quartier du mellah de la médina"

Sefrou, dans l'ancien quartier du mellah de la médina en 2009.
Où les immeubles abandonnés par les juifs partis en Israël s'effondrent petit à petit …
Habité par une population fort démunie.

Mellah de Meknes d'autrefois

MELLAH DE MEKNES D'AUTREFOIS.

Publié le 02/04/2014 à 18:58 par rol-benzaken

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Au loin la porte du Mellah à Meknes.

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Vue sur le Mellah de Meknes.

Le Mellah de Meknès:

C'est le troisième Mellah construit au Maroc.

Meknès est la seule ville au Maroc où il y avait deux Mellahs:

un vieux mellah construit en 1682 sous le règne du Sultan alaouite Moulail Ismaïl et un nouveau mellah, ce dernier construit dans les années 1920 . Lors su tremblement de terre de Lisbonne le 1er novembre 1755, qui alla ravager des villes marocaines telles que Meknes, la population du Mellah fut décimée.

Le mot méllah signifie sel en arabe et désigne également un lieu où on conserve des produits avec le sel, mais dans chaque ville il est utilisé pour désigner le quartier juif.

Habitants Juifs Marocains admirant la vue sur le Mellah de Meknes.

Vue du quartier Juif du Mellah de Meknes.

Porte des remparts de Meknes.Bab Mansour.

Meknes.Rue des tanneurs.

Meknes.Rue des bouchers.

Meknes.Rue El-Kassaria. 

Les Saints vénérés à Meknes: Ribbi Baroukh Tolédano 
Ribbi David (Daoud) Boussidan 
Ribbi 'Hayim Messas 
Ribbi Ma'hlouf Chétrit 
Ribbi Raphaël Elkouby 

MELLAH DE ZAGORA D'AUTREFOIS

MELLAH DE ZAGORA D'AUTREFOIS.

http://rol-benzaken.centerblog.net/1665-mellah-de-zagora-autrefois#730548-1665

Publié le 03/04/2014 à 10:16 par rol-benzakenTags 

ZAGORA. RECIT DE LA VIE AU MELLAH DE ZAGORA D'AUTREFOIS.

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LA VIE QUE LES HABITANTS JUIFS MAROCAINS ONT CONNU AU MELLAH DE ZAGORA DES ANNEES 50-60 ET AVANT.

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Un passage dans le mellah Beni Sbih, aux environs de Zagora

Un passage dans le mellah Beni Sbih, aux environs de Zagora 

L’oued Drâa à l’extrémité sud de la ville forme une frontière naturelle avec le village d’Amezrou, où la communauté juive présente jusque dans les années 1950, a instauré la création de bijoux en argent, artisanat toujours réalisé dans de petits ateliers qui perpétuent cette tradition.

Un ksar au seuil de Zagora:

Amzrou, village d’environ 5 000 habitants qui jouxte Zagora en direction de M’hamid, abrite un ksar très intéressant et bien conservé.

Autrefois une importante communauté juive habitait le quartier du mellah. Il ne restait plus que 12 familles quand ces dernières quittèrent Amzrou pour Israël en 1956. La petite synagogue d’Amzrou qui se visite, est une salle restaurée éclairée d’un puits de lumière durant la journée. Au fond de celle-ci était placée la Thora au sein d’une niche, et des petits trous furent percés dans les murs afin d’y déposer les kippas. Si la porte de la synagogue d’’Amzrou est fermée, demander la clé au voisin en face.

L’artisanat d’argent, une des spécialités à l’époque, est toujours présent au sein du ksar. L’argent fondu est versé dans un moule en terre gravé puis il est plongé dans l’eau. Les bijoux sont ensuite travaillés à la main afin d’y ajouter une touche finale. Vous pourrez visiter un des ateliers de fabrication, en suivant le panneau, à l’entrée principale du ksar : Fabrication des bijoux, jewelery manufacture.

http://www.sud-maroc.com/2011/05/amzrou/

Ksar Kedim

L’autre quartier, appelé Ksar Kedim, exhibe une mosquée datant du XVe siècle, entièrement faite de pisé. Naguère uniquement réservée aux hommes, une dépendance vient d’y être créée pour les femmes où une érudite vient y faire la lecture du Coran et instruit des cours généraux. Un chemin principal suit les murs d’enceinte du Ksar d’où débouchent les petites ruelles couvertes donnant accès aux habitations. Ici cohabitent Berbères et Draouas, population noire originaire du Mali et du Niger. Comme dans la plupart des ksour, des puits de lumière sont percés afin de laisser passer la lumière durant la journée.

Lors des pluies un système de récupération des eaux venant des terrasses a été élaboré. Celles-ci sont déversées à l’aide de gouttières faites de troncs de palmiers amenant l’eau dans les ruelles du ksar. Enfin, par un subtil canal incliné, l’eau débouche dans les seguias alimentant la palmeraie en eau. Aux abords de celle-ci, le village d’Amzrou compte quelques petites dunes retenues par des jrids, feuilles de palmiers tressées bloquant la désertification et le mouvement du sable vers la palmeraie. Des bains de sable y sont organisés, destinés à lutter contre l’arthrose, à partir du mois de juin et ce jusqu’à septembre.

Artisanat région de Zagora.

MELLAH DE TILLIT D'AUTREFOIS

MELLAH DE TILLIT D'AUTREFOIS.

http://rol-benzaken.centerblog.net/1685-mellah-de-tillit-autrefois 

RECIT DE LA VIE AU MELLAH DE TILLIT D'AUTREFOIS.

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Juive berbere avec son bébé – Tillit – 1950-photo.  

LA VIE QUE LES HABITANTS JUIFS MAROCAINS ONT CONNU AU MELLAH DE TILLIT DES ANNEES 50-60 ET AVANT. 

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La communauté juive du Maroc a toujours été l’une des plus importantes du monde arabe, et l’est restée. Son histoire et son patrimoine sont peu connus bien que dans tout le Royaume soient gardées des légendes variées.

Ce patrimoine est en train d’être redécouvert, et vient compléter la riche histoire du Maroc. Les Juifs ont été présent depuis des siècles, et n’ont rien perdu de leur traditions anciennes, habitudes ou culture.

Les souverains marocains leur ont accordé leur protection et ont longtemps bénéficié de leurs richesses.

Habitante Juive de la vallée du Dadés en 1935.

Habitante Juive de la vallée du Draa en 1935.

Habitante Juif Berbère de Erfoud en 1935.

 

Les Mellahs, anciens quartiers juifs au Maroc

Selon une légende populaire très répandue et même relayée par Wikipédia, le terme mellah proviendrait du mot « melh » qui signifie « sel », en arabe et ferait référence aux décapitations des juifs par les autorités ( notamment sous le sultan Moulay Ismaïl) qui auraient conservé les têtes dans du sel pour les exposer publiquement.

Tilit

Origine des juifs au Maroc

Les origines des juifs au Maroc restent assez floues mais on s’accorde à dire que les premiers sont arrivés au même moment que les Romains au IIème siècle avant Jésus Christ dans la région de Salé-Rabat. Ils y pratiquaient notamment le commerce du sel et de l’or. Par la suite, au Moyen-âge leur nombre ne cessa de croître, pour échapper aux persécutions successives en Espagne. En 1947 on trouvait plus de 50 000 juifs dans le Mellah de Marrakech et 300 000 dans tout le royaume.

Les mellahs aujourd’hui

La population juive a dans sa grande majorité quitté le Maroc au début de la deuxième moitié du XXème siècle pour rejoindre l’état d’ Israël. Ils ont donc été réinvestis par les musulmans ou malheureusement abandonnés. Se promener dans le mellah d’une médina est une expérience unique tant ces quartiers ont gardé leur âme et leurs caractéristiques. Jamais, vous ne pourrez voir, ailleurs, dans une médina, des bâtiments avec des fenêtres qui donnent sur les ruelles !

Les juifs marocains et les mellahs sont des éléments incontournables de la culture marocaine.

Le mellah de Meknes en 1915

LE MELLAH DE MEKNES EN 1915.

Publié le 31/12/2015 à 12:39 par rol-benzaken

COPYRIGHT. NE PAS COPIER LE CONTENU SANS AUTORISATION DE L'AUTEUR.

LA PORTE ET LA ROUTE DU MELLAH DE MEKNES 1915
PORTE DU MELLAH,ROUTE DE RABAT

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  UNE PORTE DU MELLAH

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Mellah de Ouarzazate d'autrefois

MELLAH DE OUARZAZATE D'AUTREFOIS.

Publié le 03/04/2014 à 09:03 par rol-benzaken
OUARZAZATE. RECIT DE LA VIE AU MELLAH D'AUTREFOIS.54168_19.jpg

Le Mellah, vous vous imaginez la honte de les ramener à ce temps-là.

Oui les Juifs marocains ont eu un moment de honte de leur passé que représentait le Mellah, devenu dans le langage synonyme de misère, de saleté et d'arrièration.

Maintenant que toute la population juive l'a quitté définitivement dans les années 60, il se pare de couleurs de nostalgie et d'affection.

Le temps du Mellah ne sonne plus comme une insulte, mais au contraire comme une invitation à un monde disparu et déja regretté.

 

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L’emplacement d'origine du mellah est censé être à quelques mètres de la kasbah.

LES JUIFS FURENT TRÈS PRÉSENTS À OUARZAZATE ET DANS LA VALLÉE DE L'IMINI.

Mellah Oufrane-Ifrane – d'autrefois

MELLAH OUFRANE (IFRANE) D'AUTREFOIS.

Lien

Publié le 03/04/2014 à 10:42 par rol-benzaken

 

Porte entrée extérieure de la Synagogue d'Oufrane.

 

 

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Le Mellah de Rabat. Nostalgie et tristesse

Le Mellah de Rabat. Nostalgie et tristesse.

Publié le 16/07/2016 à 14:44 par rol-benzaken

LE MELLAH DE RABAT.

NOSTALGIE ET TRISTESSE.

Beaucoup de nostalgie et pour ma part de la tristesse aussi.

Revoir ces endroits aujourd'hui sans les gens qui les ont habités pendant des dizaines d’années, me donne une sensation de vide spirituel originant de la disparition totale de ces racines.

Ces ruelles et ces impasses du mellah de Rabat ont été notre berceau, notre credo Israelite plein de nos chansons folkloriques, imbibé de notre dialecte judeo-arabo-espagnol que l'on ne peut plus retrouver de nos jours, concentré dans toute une ville, comme c’etait le cas alors. 

Notre quartier juif était un petit lieu d' odeurs et de parfums juifs tres distinctifs, natifs et spécifiques au Mellah de Rabat lorsque ses enfants y demeuraient.

Il était assez primitif ce petit mellah mais avec le recul, combien beau en richesse et en relations humaines pures et reelles.

Aujourd’hui, les descendants des enfants de ce Mellah de Rabat comme moi ont tous évolué dans différents horizons, certains d'entre eux ont même atteint des carrières fulgurantes dans plusieurs disciplines laiques ou religieuses. 

Mais l'esprit de sacrifice et de cohésion de cette petite socièté qu'ont constituée nos parents au Mellah de Rabat a disparu à tout jamais en dehors de ses murs, de ses murailles et de ses portes… 

 

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EN ROUTE…VISITE DU MELLAH DE RABAT

EN ROUTE…VISITE DU MELLAH DE RABAT.

Publié le 21/07/2016 à 17:00 par rol-benzaken 

POURQUOI REVENIR DANS CE MELLAH DE RABAT ?

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A l'époque dans les années 60, le doute, les craintes et la panique pouvaient transformer de paisibles citoyens loyaux en émigrants potentiels, lorsque l'on porte atteinte à leur liberté de circulation.

L’aspect troublant des logements et des magasins vides de leurs propriétaires juifs à cette époque, et acquis par des Musulmans, rappelait à chacun, que tôt tard, tous devraient prendre la route du départ.

Donc je me dois de revenir revisiter ce mellah où arrivèrent définitivement en 1919 mes grands parents et leurs 4 enfants de Oran. Ils demeuraient n°8 impasse Zagouri. Et jusqu'en 1938 pour habiter en dehors des remparts juste à coté.

Aprés plus de 50 ans, aprés avoir quitté Rabat, me revoici sur les pas de mes aïeuls, sur les pas de mon enfance et de ma jeunesse.

Le mellah de Rabat était un lieu entouré de remparts, mon père a grandi ici jusqu'à l'âge de 18 ans avec ses parents, frère et soeurs.

Mes parents et nous (mon frère, mes deux soeurs et moi) habitions l'impasse Henri Popp à deux pas du mellah extérieur. C'est ici que je suis né le 12 mars 1949.

Donc en route pour la visite du mellah.

Depuis la porte du Mellah voici en face rue Henri Popp, renommée depuis 1970 rue Moulay Ismaïl. 

Rue de Marseille à gauche, rue Henri Popp tout droit et rue de Bordeaux à droite.

Derrière c'est l'entrée du Mellah. 

 

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Voici des photos du Mellah ramenées de mon voyage 2009:
au bout Salé et le Bou Regreg.

 

 

Au fond à gauche une sortie vers les remparts des Oudayas .

 

L'entrée du mellah.

 

 

Une ruelle du Mellah de Rabat.

 

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Une impasse du Mellah de Rabat.

 

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Un balcon perché, ancienne demeure de la présence ancienne des juifs du Mellah de Rabat.

 

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Une petite ruelle:  Impasse Zagouri. N° 8 coté droit où ont habité mes grands parents ainsi que leurs enfants et mon père qui avait 1 an en 1919 venant de Oran.

 

 

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VOIR CE LIEN:

LE MELLAH DE RABAT.

NOSTALGIE ET TRISTESSE.

 

LE MELLAH DE RABAT. NOSTALGIE ET TRISTESSE.

 

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