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Articles divers-net-מאמרים שונים-Synagogue de Cordoue

Synagogue de Cordoue

  • Nom : Synagogue de Cordoue
  • Lieu : Cordoue, Espagne
  • Date/période de construction : XIVe siècle
  • Matériaux de construction : Brique ; décor : lambris de bois peint, plâtre sculpté
  • Auteur : Is’hâq Moheb
  • Dimensions : Salle de prière : 6,95 m x 6,32 m ; H. 6 m
  • Inscriptions :inscription de fondation, en hébreu
  • Traduction-inscriptions :« Sanctuaire miniature et demeure que [réalisa] Ishaq Moheb, fils de Efrein Wadowa à l’an 75 ». (an 5075 du calendrier hébraïque)
  • Restauration :1885 : déclaré Monument National. Restaurations nombreuses, notamment celles de J. Fernandez en 1899 et de Rodriguez Cano en 1931.

Cette synagogue fut construite par des artisans sous la direction de Is’hâq Moheb en 1315. Située dans la rue Judios (des juifs), ce modeste édifice fut construit sous le règne de Alphonse XI de Castille et constitue la seule synagogue conservée en Andalousie. De petites dimensions, elle comprend une cour a laquelle on accède directement par la rue. Cette cour, ou vestibule, dans laquelle il y avait un bassin destiné aux ablutions est habituelle avant l’entrée de la salle de prière.

L’oratoire, presque carré, est couvert d’un plafond en bois à décor de caissons ornés d’entrelacs. Placé sous un arc, se trouve le hekhal dans lequel était conservée la Torah, enveloppée d’étoffes et placée dans des étuis. Sur le côté est, un escalier permet d’accéder à la galerie des femmes, dotée de trois petits balcons.

Cette synagogue, dont le matériau de base est la brique, a conservé jusqu’à aujourd’hui une partie de son décor en plâtre sculpté aux motifs mudéjars. En certains endroits il en manque des fragments importants. Des motifs végétaux et des étoiles à quatre, six ou huit branches alternent avec des inscriptions, dont des passages du Livre de Salomon.

Pendant des siècles de nombreuses communautés juives ont vécues en Espagne. Certaines étaient renommées, comme dans les villes de Tolède, Barcelone, Gérone, Saragosse, Tudela, Séville, Cordoue ou Lucena. La présence juive dans la société espagnole a été une constante et une référence quotidienne jusqu’à ce qu’en 1492 les Rois catholiques signent l’édit d’expulsion des Juifs.

À la suite de leur expulsion, un grand nombre de leurs constructions furent remployées. Cet édifice cordouan devint successivement l’hôpital des hydrophobes de Sainte-Quitterie, l’Ermitage de Saint-Crépin de la congrégation des cordonniers et enfin une école maternelle jusqu’en 1885. À cette date, il fut déclaré Monument National grâce à l’intérêt qu’y porta le curé Mariano Parraga qui découvrit le décor de plâtre sculpté.

Cette synagogue, avec celle de Santa-Maria-la-Blanca ou du Transito à Tolède est l’une des plus importantes d’Espagne.

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Centre Communautaire de Paris
 
Nous vous adressons ci-après l'article et les photos de l'exceptionnelle manifestation que constitue l'inauguration de la Synagogue « Slat al Fassiyin » à Fès le 13 février 2013.

Inauguration de la synagogue « Slat al Fassiyin » restaurée

Le 13 février 2013 mérite de figurer parmi les dates significatives dans l’histoire du processus de reconnaissance mutuel, et du dialogue constructif entre les cultures, les croyances et les peuples des deux bords de la Méditerranée.
Ce jour a eu lieu la cérémonie d’inauguration de la synagogue «Slat al Fassiyin » dans la ville de Fès au Maroc.

A priori l’inauguration et la restauration des synagogues pourraient apparaître comme un fait banal sans grande signification culturelle : la simple réouverture d’un lieu de culte parmi d’autres. La nature exceptionnelle, singulière, originale et inédite de cette célébration est liée au contexte historique dans lequel nous vivons : Un contexte où l’opinion publique a plus tendance à parler du choc des civilisations que du dialogue des civilisations.

Or c’est précisément dans l’esprit d’une rencontre féconde entre différentes sensibilités spirituelles, que l’inauguration de cette ancienne synagogue en terre d’Islam a eu lieu.

Les figures les plus représentatives et émérites de la société marocaine ont tenu à honorer de leur présence cette exceptionnelle manifestation, organisée par la Fondation du Patrimoine Culturel Judéo-Marocain, présidée par Monsieur Jacques Toledano,  cheville ouvrière du projet dans le sillage du regretté Pr. Simon Levy.

La cérémonie s’est déroulée sous le haut patronage de SA MAJESTE le Roi Mohamed VI dont le message écrit pour cette occasion, et lu par le Chef du Gouvernement du Royaume du Maroc Monsieur Abdelilah Benkirane, souligne l’intérêt particulier et l’extrême attention que le Trône Alaouite accorde « Au Patrimoine culturel et spirituel de la Communauté Juive Marocaine qui est pétrie d’histoire et que nos vénérables ancêtres ont toujours tenu en estime…».

Le Souverain chérifien a tenu à rappeler d’une manière émouvante la contribution spécifique de la culture Judéo-Marocaine à la création d’une civilisation nationale, originale et créatrice, et SA MAJESTE le Roi Mohamed VI de rappeler et d’affirmer « C’est précisément cette particularité hébraïque qui constitue aujourd’hui ainsi que l’a consacrée la Nouvelle Constitution du Royaume, l’un des affluents séculaires de l’identité nationale… ».

Dans cette vision d’une lumineuse dimension historique, SA MAJESTE a appelé d’une manière insistante, « à la restauration de tous les temples juifs du Royaume, de sorte qu’ils ne soient plus uniquement des lieux de culte, mais également un espace de dialogue et de renouveau des valeurs fondatrices de la civilisation marocaine ».

On ne saurait méconnaitre la remarquable et exceptionnelle singularité d’un discours royal, où est à nouveau affirmé avec détermination, l’idée de tolérance et de respect mutuel entre toutes les confessions religieuses et ce dans le droit fil de la tradition chérifienne des regrettés monarques Mohamed V et Hassan II.

Cette cérémonie a été marquée par la prestigieuse présence du Pr. Norbert Lammert, Président de Bundestag Allemand, qui a souligné lors de son émouvante allocution la place du Maroc, comme un haut lieu d’accueil et de tolérance car rappelle-t-il « Pendant la Seconde Guerre Mondiale le Maroc a été l’un des lieux où des juifs persécutés en Europe ont pu trouver refuge ».

L’Allemagne s’est associée à la restauration de la Synagogue  « Slat al Fassiyin », édifice datant du 17ème siècle pour souligner « Les Synagogues, comme les Mosquées et les Eglises sont non seulement des lieux de culte, mais aussi des monuments de l’Histoire culturelle du pays… ».

La portée exceptionnelle de cette inauguration a été saluée par l’ancien Président des Etats Unis Bill Clinton, au cours d’une conférence à l’Université de Casablanca où il a affirmé à propos de la réalisation de ce projet « chargé d’Histoire, reflétant une vision fondée sur l’ouverture et la tolérance religieuse du Royaume… ».

La réalisation de ce projet de restauration d’une ancienne synagogue, dans l’une des villes impériales du royaume chérifien, s’inscrit dans la vision pluraliste, proclamée dans le préambule de la nouvelle constitution du Maroc (2011), qui rappelle la formation de l’identité nationale marocaine dans la diversité de ses sources civilisationnelles : « Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen… ».

Dans un monde souvent agité par des déchirements et des conflits, le message délivré à Fès par SA MAJESTE le Roi Mohamed VI est une note d’espérance pour l’avenir.

A côté de la Teva, la photo de Sa Majesté le Roi Mohamed VI

De droite à gauche : Messieurs Gloser, Lammert, J. Toledano, A. Azoulay, S. Berdugo et M. Witter

Lecture du message Royal par Monsieur A. Benkirane, chef du gouvernement

Allocution de Monsieur Norbert Lammert, Président du Bundestag

Allocution de Monsieur Jacques Toledano

Rabbi Sebag et Rabbi Yossef : Prières pour Sa Majesté le Roi du Maroc

Plaque d'inauguration de "Slat Al Fassiyin"
sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohamed VI

Juifs du Maroc "Synagogues Anciennes"

 

 

 

Juifs du Maroc "Synagogues Anciennes"

LA SYNAGOGUE BENSIMON DE MAZAGAN

LA SYNAGOGUE BENSIMON DE MAZAGAN

Publié le 07/01/2016 à 21:37 par rol-benzaken
http://rol-benzaken.centerblog.net/9862-la-synagogue-bensimon-de-mazagan

C'ETAIT L'UNE DES SYNAGOGUES A MAZAGAN.

Mazagan 1995. 
Entree Principale de la Synagogue Shaar Hashamaim de Jacob & Saadia Bensimon. 

C'était le gardien des lieux.

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SYNAGOGUE SHAAR HASHAMAÏM connue sous le nom de SYNAGOGUE JACOB BENSIMON.

Photo prise vers 1958 avec à droite Mr Abraham Bensimon.

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Intérieur de la synagogue Bensimon à Mazagan vers 1958.

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Photos de 2008 tristes à voir. Un vrai désastre.

TOUT EST A L'ABANDON.

C’était la communauté juive de Mazagan qui priait, qui chantait et qui se souhaitait mutuellement les meilleurs vœux.

 Un ancien habitant est retourné dans cette ville de Mazagan (El Jadida), afin de raviver ses lointains souvenirs.

En se promenant dans cette rue où se situe cette synagogue, il tendit une oreille sur ces murs, un jeune habitant marocain se demandait ce qu'il faisait, lui ne comprendrait pas, ses parents et ses aïeuls sûrement, il imaginait à l'époque les mélodies des chants hébraïques traverser les fenêtres de cette synagogue.

Beaucoup de juifs marocains se souviennent des samedis soirs et jours de fêtes à cette magnifique synagogue.

Les quelques témoignages déjà recueillis racontent ces fêtes de Pessah, Souccot et ses cabanes.

Il nous paraît essentiel de faire revivre ces juifs à travers leur mémoire et leurs souvenirs.

 

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SFAX (TUNISIE). LA SYNAGOGUE

SFAX (TUNISIE). LA SYNAGOGUE

http://rol-benzaken.centerblog.net/11063-sfax-tunisie-la-synagogue

Publié le 23/02/2016 à 16:05 par rol-benzaken

La synagogue Edmond Azria à SFAX.

Visites des sites Juifs, des lieux de cultes dans les villes différentes.

Constat de l’entretien permanent de la Synagogue de Tunis, Avenue de Paris et de la Ghriba, cet aimant attirant les touristes de diverses communautés Juives de La Diaspora.
D’un autre côté d’autres synagogues étaient pitoyables.

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D’autres synagogues ont disparu : deux grandes à Gabès et notre synagogue de Moulinville, Slat Chouchane. 

Dans la rue allant des escaliers de Borj En Nar à Bab Ed Diwan se trouve la synagogue « Slat Ejdaâ » dans la médina à Sfax, une petite synagogue entretenue jusqu’à ce jour par les musulmans du voisinage.

Ils y allument les chandelles toutes les semaines et la maintiennent en bon état

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La synagogue de Chablis (89) en France

LA SYNAGOGUE DE CHABLIS (89) EN FRANCE.

Publié le 06/03/2016 à 18:30 par rol-benzaken
http://rol-benzaken.centerblog.net/11145-la-synagogue-de-chablis-89-en-france

L’histoire des Juifs en France remonte au début de la période gallo-romaine.

En 1182, un édit de Philippe-Auguste les "dépouille de tous leurs biens et les contraint à quitter le royaume. Ils émigrent au plus près, hors du domaine royal, en Bourgogne, Champagne et Provence." 

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Comme à Chablis, il existe une rue des Juifs dans plus de 400 villes et villages de France.

Les synagogues qui s’y trouvaient furent souvent détruites au cours des persécutions dont ces populations furent victimes au Moyen-Âge.

La synagogue de Chablis, inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, est une maison à deux étages située au numéro 10 de la rue des Juifs.

Sa construction remonterait au 12e siècle. Bien que sa façade Renaissance eut conservé un bel aspect, elle était complètement délabrée avant que Monsieur Fèvre, vigneron chablisien, n’entreprenne de la faire restaurer, à ses frais essentiellement, entre 2006 et 2008.

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Une entreprise de maçonnerie redressa et consolida les murs en récupérant les pierres d’origine éboulées.

Parallèlement, une équipe de six compagnons du Tour de France réalisa toutes les boiseries en chêne massif : charpente, escalier, plancher, mobilier.
Une grande salle d’exposition présentant l’histoire mondiale des hommes de la Torah et un Mikveh, bassin où se déroulent les bains rituels, occupent le rez-de-chaussée.

A l’étage, une salle est dévolue à la prière, à l’étude et à des réunions diverses.

Une étoile de David ajourée, en chêne massif, ménagée dans le plancher, relie les deux niveaux.

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La visite guidée de cette propriété privée est gratuite.

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Vitrail : soleil couchant sur les roseaux du Nil.

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SYNAGOGUES PRÈS DE ZAGORA.MAROC

SYNAGOGUES PRÈS DE ZAGORA.MAROC.

Publié le 23/12/2015 à 17:58 par rol-benzakenTags : maroc image
INTÉRIEUR DE LA SYNAGOGUE D'AMZROU PRÈS DE ZAGORA.MAROC 21950.

http://rol-benzaken.centerblog.net/9185-synagogues-pr-s-de-zagora-maroc

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Zagora (en tifinagh : , en arabe : زاڭورة) est une ville du Maroc. Elle est située dans la région de Drâa-Tafilalet dans le Sud marocain et est entourée de quelques belles kasbahs anciennes autour desquelles les bergers conduisent leurs moutons. Le désert est proche et le paysage prend une splendeur minérale dont l'éclat rejaillit sur les constructions.

La ville nouvelle de Zagora date du protectorat français dont elle était un des centres administratifs. Toutefois, l'oasis était habitée depuis bien plus longtemps, puisque c'est de là qu'est partie l'expédition des Saadiens vers Tombouctou en 1591. Un panneau, au centre de la ville, indique Tombouctou 52 jours alors qu'il en a fallu 135 à l'armée saadienne pour y parvenir.

Zagora est dominée par le djebel Zagora, et possède une vaste palmeraie. Elle est le point de départ de nombreuses randonnées dans la région. Les mercredis et dimanches a lieu le grand marché.

INTÉRIEUR DE LA SYNAGOGUE DE AROUMIATH PRÈS DE ZAGORA.MAROC 1950.

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INTÉRIEUR DE LA SYNAGOGUE DE AROUMIATH PRÈS DE ZAGORA.MAROC 1950.

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SYNAGOGUE D'AMZROU.MAROC

SYNAGOGUE D'AMZROU.MAROC.

Publié le 23/12/2015 à 17:57 par rol-benzaken
https://www.youtube.com/watch?v=vHfP8az1-4g
INTÉRIEUR DE LA SYNAGOGUE D'AMZROU PRÈS DE ZAGORA.MAROC 1950.http://rol-benzaken.centerblog.net/9184-synagogue-amzrou-maroc

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https://youtu.be/vHfP8az1-4g
https://www.youtube.com/watch?v=vHfP8az1-4g

LA SYNAGOGUE ET LA COMMUNAUTE JUIVE DE DURMENACH

LA SYNAGOGUE ET LA COMMUNAUTE JUIVE DE DURMENACH.

Publié le 14/03/2016 à 23:10 par rol-benzaken
http://rol-benzaken.centerblog.net/11348-la-synagogue-et-la-communaute-juive-de-durmenach

DURMENACH

http://judaisme.sdv.fr/synagog/hautrhin/a-f/durmenac.htm

Les juifs de Durmenach entre histoire et mémoire
par Jean DALTROFF
Extrait de l'Almanach du KKL-Strasbourg 2009-2010

Durmenach est, jusqu'au milieu du 19ème siècle, une des communautés les plus importantes du Haut-Rhin, le nombre des juifs dépassant celui des habitants chrétiens.

Des émeutes antijuives y ont éclaté en 1789 et 1848.

La synagogue, bâtie en 1803, a brûlé vers 1970. Une salle des fêtes a été construite à sa place.

La communauté a été siège d'un rabbinat de la fin du 18ème siècle jusqu'en 1910.Elle a totalement disparu aujourd'hui.

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Les lieux de culte de Durmenach sur une carte postale ancienne. 
En bas, la synagogue – © coll. M. & A. Rothé

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Photos © Musées de la ville de Strasbourg, M. Bertoia

Synagogue du mellah de Skoura-Maroc

SYNAGOGUE DU MELLAH DE SKOURA.MAROC.

http://rol-benzaken.centerblog.net/9183-synagogue-du-mellah-de-skoura-maroc#730548-9183
Publié le 23/12/2015 à 17:56 par rol-benzaken
INTÉRIEUR DE LA SYNAGOGUE DU MELLAH DE SKOURA.MAROC 1950.

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   Skoura (arabe

 سكورة; amazigh : Askourn; tifinagh : ⴰⵙⴽⵓⵔⵏ ) est une importantepalmeraie de 25 km², située à 40 km de Ouarzazate dans le Sud du Maroc. C'est l'une des rares palmeraies du pays encore habitée et cultivée. On y recense environ trente mille habitants et cent trente huit mille palmiers.

Célèbre pour ses nombreuses kasbahs au milieu des palmiers, dont celle d'Amerhidil qui figure sur les anciens billets de 50 Dirhams, Skoura est le premier point de passage sur la route du Dadès qui mène à Kelaat M'Gouna, les gorges du Dadès, Boumalne et la vallée du Toudra. Il s'agit en fait d'un lieu caractéristique de l'architecture des oasis.

La palmeraie compte de nombreux douars (villages), dont les habitants vivent essentiellement de l'agriculture : olives, amandes, cultures fourragères comme la luzerne, orge et autres arbres fruitiers (pommiers, abricotiers, figuiers, grenadiers…). L'irrigation puise dans l'oued Skoura, et emploie encore principalement le système traditionnel des khettaras en réponse aux sécheresse dans les années 1980-2000. Certains artisans perpétuent des traditions ancestrales comme les potiers et les vanniers.

Souffrant de la sécheresse depuis de nombreuses années comme tout le Maroc et en particulier le Sud, Skoura bénéficie de nouveaux revenus avec le tourisme. Plusieurs gîtes et hôtels se sont ouverts ces dernières années, tenus par des étrangers ou des habitants de la région. Les kasbahs caractéristiques de la zone sont également transformées en hôtels de luxe à la fin du xxe siècle, bien que cela remette en question la notion de patrimoine.

Enfin, dans la culture populaire, Skoura a été le théâtre de différents films marocains et étrangers.

LA SYNAGOGUE ET LA COMMUNAUTE JUIVE DE NANCY

LA SYNAGOGUE ET LA COMMUNAUTE JUIVE DE NANCY.

Publié le 15/03/2016 à 17:16 par rol-benzaken : 
La communauté juive de Nancy
Henry SCHUMANN
Extrait de Mémoire des communautés juives Meurthe-et-Moselle – Meuse – Vosges.

La première communauté juive remonte au moyen-âge. Vers 1470, une dizaine de familles juives vivaient à Nancy. Lors du siège de la ville par Charles le Téméraire (1476), leur vie fut menacée; le duc René les chassa de la ville.

Au 16e siècle, on retrouve quelques familles juives. En 1721, la communauté fut officiellement rétablie et une ordonnance fixa à quatre le nombre des familles autorisées à résider à Nancy.

La synagogue
 
La synagogue sise 17, boulevard Joffre fut bâtie par l'architecte Augustin-Charles Piroux (1749-1805) en 1788. Elle fut inaugurée le 11 juin 1790 et agrandie en 1841 et 1861 en raison de l'accroissement de la communauté.
La façade fut transformé en 1935 et la synagogue fut inscrite en 1984 à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Elle a fêté avec faste le bicentenaire de sa fondation du 19 au 28 juin 1987.
Des offices y sont toujours célébrés et le centre communautaire qui jouxte la synagogue témoigne par ses activités de la vivacité dela communauté juive de Nancy.
 
Intérieur de la Synagogue de Nancy sur une carte postale ancienne – coll. M. et A. Rothé
 
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55 rue des Ponts
 
Après la première guerre mondiale, il est urgent en France de trouver de la main-d'œuvre pour reconstruire le pays. C'est pourquoi des immigrés juifs arrivent de Pologne à partir de 1920 ; ils trouvent du travail dans les usines sidérurgiques des alentours (Pompey, Pont-à-Mousson, Pont-Saint-Vincent), dans l'industrie chimique (Dombasle, Varangéville).
 
Dans ces communes, ils habitent des quartiers misérables, insalubres, voués à la démolition. Par la suite, ces rues deviendront un centre important du textile
 

Ces juifs, ne se reconnaissant pas dans le culte dit "consistorial ", créent " l'Association cultuelle et culturelle israélite de Nancy de rite polonais ". Ils achètent ensuite un immeuble au 55 rue des Ponts pour se retrouver, parler le yiddish et y installer un oratoire pour prier.

Les Allemands entrent dans Nancy le 16 juin 1940. Le 8 mai 1942 paraît l'ordonnance du port de l'étoile jaune. Le dimanche 19 juillet 1942 a lieu la première rafle de juifs étrangers. L'avant-veille, la Gestapo s'était rendue au Service des Étrangers afin d'exiger la liste des juifs. Des inspecteurs de police, sous la conduite de Messieurs Vigneron et Marie, prévinrent à temps les familles juives. Ainsi, des centaines de juifs purent quitter leur domicile avant la rafle et avoir la vie sauve.

Aujourd'hui, ce centre du " 55 " a toujours une vie culturelle active et a le privilège de posséder une toile unique du peintre Mané Katz, L'insurrection du ghetto de Varsovie, ainsi que d'autres fresques représentant les musiciens traditionnels juifs des bourgades d'Europe Centrale.

Le cimetière juif

L'imposant cimetière de Préville est situé avenue de Boufflers. A l'entrée, le Monument du souvenir rappelle la disparition tragique d'une partie de la communauté juive de Nancy.

En 1987, dans le cadre du bicentenaire de la Synagogue, vingt écoliers ont planté vingt arbustes pour rappeler le souvenir des vingt enfants juifs enlevés de leur refuge par les occupants nazis et déportés sans retour vers les camps de la mort.
 
Le nom de chaque enfant disparu est inscrit sur une petite stèle placée devant chaque arbuste.
 
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Sources :Annuaire du Consistoire CentralAutour d'une synagogue bi-centenaire, juin 1987 – Catalogue d'exposition
 

SYNAGOGUE – ORATOIRE CJN/ CENTRE COMMUNAUTAIRE

17-19 Bd Joffre 54000 NANCY

La première communauté juive remonte au Moyen Age. Vers 1470, une dizaine de familles juives vivaient à Nancy, dans un quartier entouré de chaînes.
Lors du siège de la ville par Charles le Téméraire (1476), leur vie fut menacée et, après la victoire, le duc René les chassa de la ville. Mais, au XVIe siècle, on y retrouve un petit nombre de familles juives.
En 1721, la communauté fut rétablie officiellement et une ordonnance réglementant le statut des Juifs en Lorraine interdit la molestation ou la persécution des Juifs. La même ordonnance fixa à quatre le nombre des familles autorisées à s'établir à Nancy. Toutefois, en 1753, on y recensait 22 familles.
La SYNAGOGUE actuelle a été consacrée en 1788, mais elle a été agrandie en 1841 et 1861 (la façade date de 1935). De nombreuses personnalités de premier ordre sont issues de cette Communauté. Citons Berr Isaac Berr (1744-1828), un des artisans de l'émancipation des Juifs de France; Michel GOUDCHAUX (1797-1862), financier et homme politique ; André SPIRE (1868-1966), poète et prosateur (le centre communautaire de Nancy porte son nom).
Plusieurs rues honorent des personnalités juives : entre autres, la rue du Grand Rabbin Paul HAGUENAUER, Grand Rabbin de Nancy, qui fut déporté en 1944 avec 700 Israélites de la ville, celle du Professeur Hippolyte BERNHEIM (1837-1919). Le Musée Historique Lorrain (64, Grand'Rue) possède une importante collection juive : rouleaux de la Thora, livres de prières, objets du culte, etc…
Depuis 1975, la ville israélienne de Kyriat Shmona est jumelée avec la Communauté et depuis 1983 avec la ville de Nancy.
Depuis Roch Hachana 5756, la communauté dispose d'un Mikvé. La Communauté a fêté ses 250 ans en 2005 en présence du Grand Rabbin deFrance et du Président du Consistoire Central.

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Tlemcen. La Synagogue du Rabb

TLEMCEN. LA SYNAGOGUE DU RABB.

Publié le 23/02/2016 à 10:12 par rol-benzaken

Les synagogues furent nombreuses dans les principales grandes villes d'Algérie mais aussi dans des petits villages très reculés où était pratiqué un judaïsme très ancien préexistant à l'islam.

La Synagogue du Rabb de Tlemcen.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Tlemcen

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Les Juifs de Tlemcen vécurent en paix dans leur ville jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en juillet 1962. Le Rab fut vénéré de son vivant par les Juifs bien entendu mais aussi par les Musulmans et sa réputation de sagesse dépassa les frontières. Il rédigea durant sa vie de nombreux ouvrages qui malheureusement ne furent pas conservés au fil des siècles. 

Son seul livre connu est « Chaar Kevod Hachem » dans lequel il traite de philosophie juive et des théories de Maïmonide. Rabbi Éphraïm Enkaoua s’éteignit le 1er Kislev 5203, soit le 13 novembre 1442 à l’âge de 82 ans. Il fut inhumé dans un petit carré où reposent également les membres de sa famille proche, en face du vieux cimetière juif de Tlemcen. 

Sa tombe a fait l’objet de nombreux pèlerinages dont le dernier s’est produit en 2005, dans le cadre de la visite exceptionnelle d’une délégation de plus d’une centaine de Juifs originaires de Tlemcen. 

Oran. Histoire de la grande synagogue

ORAN. HISTOIRE DE LA GRANDE SYNAGOGUE.

Publié le 22/02/2016 à 19:49 par rol-benzaken 

Les synagogues furent nombreuses dans les principales grandes villes d'Algérie mais aussi dans des petits villages très reculés où était pratiqué un judaïsme très ancien préexistant à l'islam.

Histoire de la Grande Synagogue d’Oran

Par Edgar Attias

La communauté juive d'Oran ne manquait pas de lieux de prières : la synagogue consistoriale, le kahal de la place de Naples, la synagogue Lasry, du nom de Jacob Lasry qui l'offrit à la communauté en 1863, la synagogue rabbi Youda Moatté, rue d'Austerlitz, la synagogue Ezagouri, rue de Lützen, la synagogue Haïm Touboul ouverte en 1877 rue des Pyramides (entre autres). Mais ces lieux du culte ne suffisaient plus. Trop petits et trop dispersés, ils ne favorisaient pas le rassemblement de la communauté.
Il lui fallait un bâtiment de prestige correspondant à son importance. Le retard était manifeste si l'on songe que la grande synagogue de Mostaganem fut inaugurée en 1857.
C'est au cours de la séance du conseil municipal du 28 septembre 1867, dirigée par le maire Mr Floréal Mathieu que fut prévu l’emplacement de la synagogue à l'angle du boulevard Sébastopol et du boulevard Magenta.
Dix ans plus tard, en 1877, las d'attendre, le consistoire israélite, se référant à cette vieille séance, décide de construire un temple. Le terrain est donné gratuitement par la ville.
La construction va se faire par souscription volontaire en Afrique du Nord, enFrance. Simon Kanoui fit même une tournée en Angleterre.
Le Crédit foncier de France prêta des sommes importantes. Mais les provisions étaient insuffisantes. Il y eut de longues interruptions de travaux. Il a fallu une foi extraordinaire pour recueillir les fonds nécessaires mais aussi le courage religieux et politique pour mener à bien l'organisation et la direction de l'oeuvre.
Le 11 Mai 1879, Simon Kanoui pose enfin la première pierre de la grande synagogue.
La communauté tout entière s’employa pour que cette oeuvre puisse être enfin achevée. Il faudra attendre 38 ans pour que se réalise ce projet grandiose. Les devis ayant été largement dépassés, la municipalité participe pour clore le budget manquant.
En 1915, Simon Kanoui mourut sans voir l'aboutissement de ses efforts et l'achèvement du bâtiment qui devait être dans son esprit la plus grande synagogue de l'Afrique du Nord.

En 1918, le grand rabbin Weil réceptionna la grande synagogue, " la plus belle d'Afrique du Nord ". Oeuvre de M. Dagne, élève de Viollet-le-Duc, elle aurait été construite (dit-on) avec des pierres de taille importées de Jérusalem.
Le 12 Mai 1918, l'inauguration a lieu en présence d'une foule énorme de plus de 5000 personnes venues de tous les coins d'Algérie mais aussi de France et de l'étranger. Il n'y eut pas assez de place, mais les prières pouvaient être entendues de la rue.
Toute la nuit l'allégresse et les chants se sont fait entendre, et dans les maisons en paix, les pères levaient les verres en regardant leurs enfants et disaient : " lekhaîm, lekhaîm " (à la vie, à la vie).
Mais à cette date-là, la guerre n'est pas encore terminée, aussi le grand rabbin Weil termine son allocution " en suppliant Dieu de protéger la France, de lui conserver sa force et son prestige, et de lui donner enfin la victoire qu'elle a si bien méritée ".

Vu de l'extérieur, le bâtiment est très important. La façade où une splendide rosace dont les vitraux multicolores illuminent l'intérieur est parée de chaque côté de 2 tourelles de 20 mètres de hauteur où sont accolées deux ailes aux coupoles harmonieuses qui terminent l'ensemble. Ces vingt mètres sont symboliques du désir d'élévation religieuse et témoignent de la liberté de construire en hauteur, trop longtemps réprimée en terre d'Islam.

A l'intérieur trois grandes portes surmontées de vitraux s'ouvrent sur la nef.
Celle ci est séparée des bas-côtés par des arcades décorées d'arabesques et que supportent des colonnes de marbre rouge.
Le coeur est réservé au tabernacle (hekkal) portant gravé au sommet les commandements de Dieu et l'étoile de David que l'on retrouve d'ailleurs dans tous les vitraux.
A l'intérieur derrière une draperie de velours rouge brodée d'or datant de 1845, plusieurs sépharims sont enfermés. (sépher au singulier) Chacun d'eux contient écrit à la main, en hébreu, sur parchemin, le pentateuque ou les 5 livres de Moïse.
En avant du tabernacle on remarque un magnifique candélabre à huit branches, sur le modèle de celui de Jérusalem. (Celui-ci n'a que sept branches, mais il est interdit de le reproduire, d'où la branche supplémentaire)
Au milieu de la grande Nef, la Téba, en noyer ciselé, ainsi que la chaire en pur style oriental.
900 sièges, en chêne massif, occupent le rez de chaussée.

Au 1er étage, sur les côtés et devant les grandes orgues qui comprennent 18 jeux et 900 tubes, sont les places réservées aux femmes, les hommes seuls ayant droit d'occuper le bas pendant les offices religieux.
Le plafond de cet oratoire comme celui des deux bas-côtés du temple est orné d'une Ner-Tamid, (lumière perpétuelle) aux nombreuses veilleuses ajourées, parce que " la flamme symbolise l'âme ".
Les ampoules électriques sont dissimulées dans de jolies lanternes marquées de l'Etoile de David.
Au premier étage, deux salles servent, l'une aux assises du tribunal rabbinique chargé de trancher les différends religieux, que préside le grand rabbin, l'autre aux délibérations du consistoire.
Dans la première pièce se trouve une grande bibliothèque renfermant toute unelittérature religieuse sous forme de manuscrits et de livres vieux de 2 ou 3 siècles.
A l'intérieur se trouvent des plaques où sont gravés les noms des 400 juifs morts au cours de la guerre 1914 -1918.
Le bâtiment est majestueux, très haut, les pères du projet ayant voulu briser par ce symbole une des 12 lois de la charte dite d'Omar sur la dhimmitude qui stipulait que les synagogues ne devaient jamais être plus hautes que les maisons arabes.

Trente quatre ans plus tard, des travaux furent entrepris pour une remise en état du Grand Temple qui n'avait fait l'objet d'aucune réparation depuis sa construction, travaux qui devenaient urgents pour la sécurité de l'édifice et de son auditoire.
Les travaux débutèrent par la réfection de la toiture, où les ardoises furent remplacées par des tuiles, couverture plus appropriée. Ce fut ensuite la remise en état de la voûte, haute de plus de 40 mètres. Ensuite eut lieu la pose de la grille d'entrée en fer forgé, conçue et réalisée par les établissements Bendayan. Sur le plan pratique, elle protège l'entrée du Temple, abri souvent utilisé et pas toujours respecté. Un jardinet orne l'espace libre entre la grille et le porche. Vitraux neufs, peintures intérieures et extérieures, complétèrent les travaux et redonnèrent au Grand Temple d'Oran la splendeur de ses premières années.
Le 14 septembre 1952, le grand Temple d'Oran rénové est inauguré solennellement.
" Ce Temple, restauré dans sa primauté, laisse une impression de grandeur et d'austérité sans pareille " déclare M. Smadja, avant d'en annoncer la consécration à Simon Kanoui, de sainte mémoire.

A l'Indépendance, la grande synagogue fut transformée en mosquée.
Bien plus tard Henri Chemouilli lui écrivit une ballade :

" Frères musulmans qui notre Dieu priez
Cette synagogue que tant avons chérie
Belle aujourd'hui entre vos mains passée
Appelez-la Mosquée Simon Kanoui "
 (extraits)

 

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De la centaine de synagogues qui existait en Algérie au moment de l'indépendance, il resterait une trentaine d'édifices existant encore aujourd'hui. Aucun d'entre-eux n'abrite d'office juif cependant. 

La Grande Synagogue d'Oran : 

Il s'agit d'une de la plus grande synagogue d'Afrique du Nord, et de l'une des plus imposantes du monde. Elle aurait été construite avec des pierres de tailles importées de Jérusalem, et ses deux tourelles sur les côtés rappelles les rouleaux de la Torah. 
Elle a été transformée en mosquée en 1972, et abrite maintenant, après d'importants travaux de restauration, la mosquée Abdallah Ben Salem, du nom d'un juif converti à l'Islam. 

 

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