La Voix des Communautés


La crue de Sefrou en 1950 – La voix des communautes

Sefrou-la voixLa voix des communautes

1 Octobre 1950

Toute la communaute ce jour la, mettait la derniere main a l'installation des " Soucoth ".

La table viend d'etre dressee, soigneusement arrange. Des rideaux de toutes teintes, des feuillages, des fleurs en font en font un coin charmant, familial ou apparait toute l'ingeniosite et la coquetterie de la maitresse de la maison. 

Les enfants ont deja revetu, a la hate leurs plus beaux vetements. Ils crient leur joie.

La mere ne s'est pas encore repose : elle a chaule, elle meme les murs, lave tout, le linge, frotte tout le mobilier. Elle ne ressent d'ailleurs aucune fatigue, pensant au Bonheur de ses enfants, son epoux, peit etre ses parents autour de la table.

Mais ce jour la, il n'y eut pas de Soucoth aSefrou et d'autres prieres furent dites.

L'eau a tout detruit, tout emporte,

Que reste-t-il ?….

-Le mari qui a laisse, sous les decombres sa femme et ses cinq enfants

-La mere figee dans un coin, regardant impuissante, son unique fils emporte par une vague et dont le corps a ete retrouve 8 kms plus loin.

– Des femmes enceintes don’t la progeniture sera peut etre taree.

-Des chefs de famille, meurtris, hebetes sans gite et sans resource.

-Des meres aux joues lacerees, meconnaissables, fausant la navette entre leurs ruines et le cimetiere, cherchant, tete nue, pieds nus le cadaver du fils, de la fille ou de l'epoux.

Que reste-t-il ?….

Toute une generation d'enfants marques – pour longtemps – par la vision de l'effroyable catastrophe.

Apres l'orage la panique l'affolement …la desolation, le silence.

Hommes, femmes, viellards, enfants parques un peu partout, offrent un spectacle horrible , dechirant.

Tout le monde a cesse de vivre et observe un silence tragique. Les enfants, d'habitude unconscuents, sont atterres, le regard vide.

Ils ont deja passe une nuit, accroupis ou allonges a meme le sol, Presque nus et sans aucune couverture. Il faisait pourtant froid mais leur corps demeurait insensible.

En quittant Sefrou j'eus l'impression de sortir la nuit, tout frissonant, d'un cimetiere.
Felix Serfaty –Fes
Vice-President de la Communaute Israelite de Fes-01-10-1950

La voix des communautes

 

la voix des communautes 2La voix des communautes

Fréquence: Mensuel

Langue: Français

Période: 

1950 – 1957

, 1960 – 1963

Pays: Maroc

Section: La section de la presse juive dans les pays arabes

Lieu de publication: Rabat (Maroc)

Rédacteurs: Jacques Ohana (1950-1951); J.R Ohana (1952-1956); Victor Malka (1961-1963)

La Voix des Communautés a été fondée comme organe du Conseil des communautés israélites du Maroc, l’organisation centrale des Juifs du Maroc depuis 1947. Le Conseil a été créé à l’époque du Protectorat français, après la deuxième Guerre Mondiale, dans le cadre de réformes décrétées par le gouvernement colonial pour répondre aux demandes de la jeune génération juive qui réclamait plus de démocratie et de liberté d'expression. Toutefois, les Français ont placé à la tête du Conseil et à la direction du journal leur homme de confiance, Jacques Dahan. Bien que n’étant pas le rédacteur en chef, Dahan conduisait l'équipe du journal et le dirigeait de très près.

 העיתון נועד להוות מכשיר של קהילות היהודים במרוקו. המועצה נוסדה בזמן הפרוטקטוראט הצרפתי אחרי מלחמת העולם השנייה במסגרת רפורמות יזומות על ידי השלטון הקולוניאלי, על מנת לענות על צרכיה של השכבה הצעירה היהודית אשר דרשה חופש ביטוי דמוקרטי. מכל מקום הצרפתים הציבו בראש המועצה וניהול העיתון אנשי אמונם, ג'ק דהאן. למרות שהוא לא היה העורך הראשי, הוא הוביל את צוות העיתון וניהל אותו מקורב.

Les rédacteurs de 'La Voix des Communautés' et la plupart de ses lecteurs représentaient le principal courant de l'élite modernisée toujours grandissante du judaïsme local. Ils parlaient français et leur culture juive et occidentale s’inspirait de celle des Juifs français et des autres communautés occidentales, qui, tout en restant attachés à leur identité juive, ne sont pas devenus pro-sionistes. Le journal réservait une place spéciale au judaïsme séfarade et à ses organisations dans les pays de l'Ouest. Le nouvel état hébreu suscitait de l’intérêt parmi les rédacteurs du journal, cependant il n’occupait pas une place centrale dans leur conscience. Leur orientation française était pleine et entière.

עורכי העיתון כמו רוב קוראיו, ייצגו את זרם המודרני של  האליטה היהודית  המקומית  , שגדלה כל הזמן. דיברו צרפתית וחינוכם היהודי ומערבי נטה לזה של יהודי צרפתי ועוד קהילות מערביות, שלמרות ששמרו על זהותם היהודית, לא אימצו את הציונות. העיתון עצמו,שמר מקום מיוחד ליהודות ספרד ולארגוניה במדינות מערב. למרות שהמדינה היהודית זכתה לעידודם של העורכים, לא תפסה עובדה זו מקום במצפונם. נטייתם לחינוך הצרפתי הייתה מוחלטת. 

A cette époque, le journal paraissait tous les mois ou tous les deux mois, avec parfois des interruptions plus longues et il comportait 4 à 8 pages. Ses pages donnaient de nombreuses informations sur les activités du conseil et sur la vie publique des Juifs du Maroc, sur les projets de réforme dans le domaine de la santé, de l’éducation, ainsi que des renseignements et des articles sur les différents événements au sein du monde juif en général et du monde juif séfarade en particulier.

Avec l’accès du Maroc à l’indépendance en 1956, la direction du Conseil a été remplacée et le journal a cessé de paraître pendant environ cinq ans. En 1961, il a réapparu sous la nouvelle direction du Conseil, dirigée par David Amar, homme proche de la famille royale ainsi que des organisations juives internationales. Cette deuxième période de parution du journal avait plus ou moins coïncidé avec la grande vague d’émigration de la plupart des Juifs du Maroc en Israël. La Voix des Communautés constituait toujours une très importante source d’information concernant les Juifs du Maroc et les tendances prédominantes de leurs dirigeants ainsi que de l'image qu'ils souhaitaient donner du judaïsme marocain. A la lecture des pages du journal de cette deuxième période, on relève deux messages importants: le premier exprime la loyauté envers le Maroc et sa royauté; le second porte sur le maintien des droits des Juifs en tant que citoyens égaux en droits et devoirs. 

Origine de la colonie juive d'Ifrane – Atlas Seghir – Oufrane

ORIGINE DE LA COLONIE JUIVE D'IFRANE (Atlas Seghir) (Oufrane)

La Voix des Communautés N° 28  – Février / Mars 1953

Publié par Georges SEBAT sur 30 Avril 2014, 15:16pm

http://juifdumaroc.over-blog.com/origine-de-la-colonie-juive-d-ifrane-atlas-seghir-oufrane.html

ORIGINE DE LA COLONIE JUIVE D'IFRANE (Atlas Seghir) (Oufrane)

Les nomades hébreux venus de la péninsule Arabique s'installèrent en Palestine vers 2528 de l'ère hébraïque (XIII° s. av. J.-C), ils avaient pour roi Abou Sowa Bennoun.

David ( Sidna Daoud) fut roi des Juifs en 2800 (960 av. J.-C.) à l'âge de 70 ans, et son règne dura 40 ans. Il installa sa capitale à Jérusalem (ancienne forteresse chananéenne) et unifia les deux royaumes juifs (Israël et Juda). Son fils Salomon lui succéda et construisit Jérusalem en 7 ans (3028 : 900 av. J.-C).

Senacherid, roi assyrien (Sinhi-ib, roi de Sour) envahit le royaume d'Israël et l'asservit (3039 : 722 av. J.-C). Nabuchodonosor, roi de Chaldêe (Nibodgat Nisar ) se substitue à l'Assyrie et envahit les royaumes d'Israël et de Juda. Il détruisit Jérusalem en 3175 : 586 (première destruction du Temple) et emmena les Hébreux qui avaient échappé au carnage en captivité à Babylone.

C'est alors que certains émigrèrent et arrivèrent à Ifrane en 3400 (361 av. J.-C), sans doute à Ia recherche de l'endroit où souffle l'Esprit. Ils suivirent la route continentale par l'Egypte et le long du désert. A leur arrivée, ils égorgèrent les autochtones pour avoir l'autorisation de s'installer dans le pays. Ils logèrent dans les grottes et appelèrent leur Nouvelle cité la « Petite Jérusalem ». Ce n'est que bien plus tard qu'ils construisirent le Mellah à peu près à l'endroit où il est actuellement.

Titus, général romain sous le règne de son père l’empereur Vespasien, envahit la Palestine et lutta 7 ans pour prendre Jérusalem. En ?0 (9 juillet 3828 — ou 3831), il pénétra dans la ville et dévasta tout sur son passage (2ème destruction du Temple). 10.200.000 juifs périrent tués ou brûles. 16.000 furent réduits en esclavage. Ceux qui réussirent à s'échapper émigrèrent tout le tour du Bassin Méditerranéen, ils atteignirent Tétouan et le Portugal (Granda). Quelques familles seulement arrivèrent à Ifrane quoique les juifs déjà là les aient invités à venir en apprenant los persécutions dont ils étaient l'objet de la part des Romains.

Les autochtones ne pouvant s'entendre avec les juifs, il y eut des suites parfois longues et sanglantes. Les juifs se réfugieront à Agoummad, mais y restèrent relativement peu de temps (un vieux cimetière témoigne seul de leur passage). Après un accord avec les berbères, ils revinrent du Mellah actuel.

Les musulmans leur créèrent alors des ennuis ; ils les empêchèrent d’enterrer leur mort dans le cimetière ancestral (Meaara), soit volontairement, soit à cause de leurs luttes intestines perpétuelles qui rendaient toutes sortes impossibles. Ils enterrèrent donc leurs morts au lieu dit « Lemgiyra ». Au milieu du Mellah, dans une butte sur sept étages successifs, de bas en haut. Deux tombes de femmes portent les dates 5490 et 5624 à des étages différents ; ce cimetière a donc servi plus de 150 ans. Le calme est revenu, les juifs enterreront de nouveau leurs morts à l'ancien cimetière.

Plus tard, les Musulmans envahirent le Mellah et détruisirent tous les livres qu'ils purent trouver, les brûlant ou les déchiquetant (Chifer Ghouafer), écrits sur des parchemins on peau de mouton) ou les emportèrent pour les revendre ensuite. Un chleuh proposa encore récemment une moitié de Talmud au. Rabbin actuel, celui-ci ayant déclaré n'en avoir que faire, le berbère le lui offrit « pour mettre dans sa mosquée. »

Lors de ces nouvelles luttes intestines Ait Nizal et Hilala, une partie des juifs s'enfuit à Igherghar (Ait Jerrar de Taghjicht) il y a une quarantaine d'années (5663) mais y restèrent peu.

Les juifs d'Ifran

(Anti-Atlas Marocain)

Revue « Hespéris », Année 1948

Au Maroc et ailleurs, on a beaucoup parlé d'Ifran et de ses juifs. Ceux-ci seraient installés dans la région depuis des siècles. Un de leurs tombeaux porterait même une date antérieureà l'ère chrétienne. On sait que la palmeraie d'Ifran était, autrefois, placée sur une des routes commerciales du Soudan…

Les données, souvent légendaires, réunies par certains auteurs et en particulier par Nahum Slouschz, peuvent se résumer ainsi :

« Dans la longue bande de territoires présahariens qui s'étend d'Alexandrie à l’embouchure de l'oued Dra, …on retrouve partout des traditions locales y attestant l'existence ancienne de populations sédentaires juives, auxquelles serait liée l'introduction de certaines techniques (métallurgie, forage des puits) »

Le jeudi 29 janvier 1948, je me rendais à Oufran. Le lieutenant Pellaboeuf, chef du poste des Affaires Indigènes d'Ifran de l'Anti-Atlas m'introduisit auprès du Rabbin et des anciens du Mellah, me conduisit avec eux à la synagogue, puis au cimetière, dressa le plan et prit des photos.

SITUATION ACTUELLE DES JUIFS D’OUFRAN

Le mellah ne se distingue guère des autres agglomérations voisines, en pisé, habitées par les berbères.

37 foyers seulement y subsistent, groupant 146 âmes. Cette communauté, jadis florissante, est donc bien déchue. C'est le sort des ghettos du Bani (Tamanart, Aqa, Tatn) où je n'ai plus dénombré, en 1945, que 34 familles, là où Charles de Foucauld, en 1883, en comptait 46.

Cependant, c'est toujours d'Ifran que bien des Israélites do Mogador, et d’ailleurs, tirent leur origine.

A noter que, comme je l'ai observé dans les ghettos du Bani, les Juifs d'Ifran parlent arabe (ou plutôt judéo-arabe) entre eux, berbère pour leurs relations commerciales avec les Chleuhs au milieu desquels ils vivent, hébreu pour le culte, et enfin argot hébraïque devant un goy ou étranger suspect.

LES CIMETIERES JUIFS D'IFRAN

L'insécurité, les persécutions ont amené les fidèles à changer plusieurs fois d’emplacement.

1) Au début, ils enterraient leurs morts sur la rive sud de l'oued, à moins d'un km du mellah actuel, en un lieu qui est redevenu aujourd'hui leur cimetière.

Il n'y a là qu'une faible élévation du terrain dénudé, sans mur ni enceinte, où les sépultures ne sont marquées que par des pierres disjointes dont certaines brisées et souvent déplacées, portent des inscriptions,

Trois points, cependant, sont dignes de remarque :

– à l'entrée, les deux tombes les plus anciennes : celle de Yosef bar Mimun , et celle du pseudo Elie le Galiléen ;

– sous un tertre voisin , les restes des 50 Hannisrafim, martyrs brûlés vifs on 1775 ;התינוק מאופראן

Au centre enfin, un emplacement réputé et d’accès interdit à tous. Il y aurait là des tombes de rabbins vénérés. En tous cas cet endroit ne présente rien de particulier au regard.

Chassés par les persécutions, les Juifs ont ensuite enterre leurs morts à un autre endroit où l’on ne voit plus rien aujourd’hui.

d) Puis ils ont utilise le lieu dit, bu-sswab, aux portes du mellah actuel, il n'y reste plus rien non plus.

Plus tard, vient un tertre, dans l'actuel mellah, appelé Lemgira (signifiant « caverne »). Là encore, rien ne subsiste. On sait seulement, par tradition, que les morts ont été mis là sur sept couches de cadavres superposés.

Enfin et aujourd'hui encore, c'est le temps d'Elmgira.

התינוק מאופראן הוא רומן היסטורי העוסק במעשה קידוש השם המוני ומתאר את סיפור עלייתם על המוקד בשנת 1795 לערך של יהודי אופראן, קהילה עתיקה בדרום מרוקו, שהייתה קיימת שם עוד מתקופת בית שני.

את הרומן כתב אשר כנפו, והוא ראה אור בשנת 2000, בהוצאת בימת קדם. במסגרת התחקיר נסע המחבר למרוקו והגיע לדרומה, לעיירות תיזנית ואופראן.

oufrane 1LES ANCETRES DES JUIFS D'IFRAN

Les juifs actuels d’Ifran affirment que leurs ancêtres vinrent de Palestine par la bordure saharienne, au temps de Nabuchodonosor.

Ils auraient longtemps vécu en troglodytes. Ce sont des grottes, nombreuses dans la région, qui ont donné son nom a Ifran, ou plutôt, comme ils disent et écrivent, ufran, pluriel du mot berbère ifri, qui signifie « grotte, caverne ».

Les fidèles se sont transmis pieusement les noms et, en général, les dates de décès des plus marquants de leurs aïeux. Malheureusement, tous leurs rouleaux de parchemin (sifer) ont été pillés et brûlés par les Musulmans, certains il y a moins d'un demi-siècle.

Les rabbins voyageurs vendent, à travers le Maroc, de pieux récits, analogues à celui-ci, sous le titre, inscriptions des tombes des saints d'Oufran…

Goulimine – Paris, 1948

Vincent MONTEIL

ANNEXE

(Revue « Hespéris », Année 1948)

Casablanca, 13 février 1936

« …Les gens d'Oufrane quittèrent la Palestine au temps de Niboghat Nissar (Naouchodonosor ) pour gagner ce point du Maroc, représenté par les traditions comme un des lieux où souffle l’esprit.

« Un prophète, Ailé Galilé (Elie lo Galiléen) leur apprit la seconde destruction du Temple.

« Ifrane, dans les traditions juives, a reçu le nom de « Petite Jérusalem » ou de « 2ème Jérusalem ».

« Les livres de la communauté ont été détruits, il y a 33 ans, ou cours de la guerre des Ait Mzal et des Hilala. Tous les mellahs furent, d’ailleurs, à cette époque, évacués jusqu'aux

Aït Baha. . .

« Les caractères que j’ai relevés a Ambed Tizmaguiden , près do Aouinet Torkoz, sont certainement des signes saints employés par les cabalistes ; de même pour de très nombreux autres signes du Djebel Taskaliouine. A noter quo los tombes qu'ils décorent abritent des saints inconnus des musulmans.

« Il serait intéressant d'avoir, auprès « Il serait intéressant d'avoir, auprès des Oufranis , quelques renseignements sur Rabbi Haïm Votal , rabbin mort et enterré on Palestine, dont le tombeau aurait disparu pour se trouver, miraculeusement, aujourd'hui sur un djebel entre Noun ot Draa , où se trouveraient également les pages égarées du Talmud de Jérusalem»

Signé : BOUTET

La Voix des Communautés N° 28  – Février / Mars 1953

La Voix des Communautés

 

 

 

la voix des communautes en arabe

 

http://www.jpress.nli.org.il/Olive/APA/NLI/?action=tab&tab=browse&pub=VDC#panel=document

 

La Voix des Communautés

דבר העורך, דוד עמאר בעיתון מחודש ספטמבר 1962.message-la-voix-sept-1962

שנה חלפה לה, ואנו בפתח שנה חדשה הקהילה היהודית תחגוג את שנת 5723 בלוח העברי.

ראש השנה הוא יום הסליחה, וזו הזדמנות עבור המאמין והציבור היהודי לעשות אתנחתא משגרת היום יום לחשבון נפש לקראת השנה הבאה עלינו לטובה.

הבא נעיף מבט בתחילת שנה זו על מצבן של הקהילות היהודיות ברחבי מרוקו.

הבא נביט על הבעיות החברתיות שלנו, כי אין דבר שיסיח את דעתנו לעשיית השיפור , אליו מחוייבת הקהילה היהודית.

להלן תמונת המצב החברתי בשחר השנה החדשה, שנראה רע. המלחמה בעוני, משכנות העוני ושאר האסונות, נעשה קשה מיום ליום.

אנו מודים לנשיא הקהילה היהודית בקזבלנקה, מר מאיר עובדיה , במלחמתו בעוני.

אני תקווה שמסר זה יהיה מסר של תקווה….

 

Un mellah pauvre March 01/1950 -Par Armand Tobally Directeur de l'Ecole de l'Alliance Israelite de Taroudant

la voix des communautes 2Un mellah pauvre

 March 01/1950

Taroudant, la Vielle capitale du Souss, compte aujourd'hui a peine mille ames juives. Vivant dans des conditions materielles encore moyen ageuses, l'ensemble de cette population a peu evolue.

Le mellah, plusieurs fois seculaires aux maisons en pise couleur de terre, abrite la totalie des Israelites roudanis. Les conditions d'hygiene les plus elementaires y sont inexistantes, Le quartier, usole et sale, n'a pas de canalisations d'egouts. Les maisons sans eau courante ni electricite, sont insalubres . De partout, surtout en ete, eminent des exhalationsmephitiques, nauseabondes. Et, comme l'on pense' l'etat sanitaure de la population n'a rien d'enviable. Le trachoma meme a differentes degres, affecte la totalite de la communaute ( cent pour cent ! adeclare une voix tres autorisee ). Les sujets tuberculeux sont nombreux ( declaration d'un member du service B.C.G, qui opera il y a deux mois environ dans notre centre )/ La teigne, les maladies cutanees, les maux d'oreilles sont tres repandus. Ect….A mon sens, cette population du mellah, ne doit son salit qu'aux incalculables bienfaits du soleil, et en general au clumat de la region qui, sauf en ete, reste un des meilleurs du Maroc.

La communaute juive roudanie compte peu d'elements auses ( cinq ou six familles ). Ils sont en general marchands de tissus. Quelques-uns pratiquent le commerce de l'huile. Leur situation reste satisfaite en depit de la concurrence de leurs voisins musulmans.

Vient ensuite La classe des artisans la plus nombreuse. la plue humble. C'est aussi la classe qui peine, qui lutte, qui souffre. Elle comprend les selliers, les ferblantiers, les savetiers, les soukiers, les marchands d'epices, de legumes, d'oeufs, ect…Ces modestes artisans. ou commercants,  ne travaillant pour ainsi dire, que deux jours par semaine, les jours de souk ( dimanche et jeudi ) pendant lesquels de tres nombreux arabes soussis, arruvant de tous les coins de la plaine ou meme du proche pre-Atlas, viennent  faire leurs completies a Taroudant. ( C'est le plus important souk de tout le Souss ). Ces pauvres travailleurs, saisissant l'occasion a deux mains, peinent sans treve du matin au soir.

Ils oublieront peut etre d'aller manger, qu'importe ? Ce n'est pas souk tous les jours ? Mais, devant le client qui marchande, qui menace d'aller ailleurs, les gains restent , malgre tout, peu subsentiels.Que faire ? Eh bien, l'on se passera de viande, de dessert et l'on cuisinera sans huile.

Nous pouvons noter, parallelement a cette classe laborieuse, le groupe des employes de commerce, de banque, ect….Ces jeunes gens, degrossis ci instruits dans notre Ecole de l'Alliance ont, malgre leur niveau d'instruction ( le certifient d'etudes primaires ), de tres modestes retributions, des traitements de misere, comme on dit. Cela est d'autant plus touchant quand on sait que tous ont une famille a leur charge. Ici encore, je me vois force d'ouvrir une parenthese . Il faut que je vous duse, eb effet, qu'il n'existe pas de debouches convenables dans notre petite ville, qui reste un centre essentiellement indigene et ou, pour vivre et travailler, l'on n'a pas besoin d'avoir un certificat d'etudes. Le jeune homme qui quitte notre Ecole muni de son diplome, et qui, pour des raisons de famille ou autres, ne peut abandoner la ville, se voit constraint de couper son elan et d'accepter n'importe quell emploi, a n'importe que prix. Plus heureux, beaucoup plus heureux sont ceux qui, dans les mems conditions d'instruction, emigrent a Agadir, Casablanca, Marrakech ect….Ceux-la reussissent en general, a bien se placer en mettant a profit leurs connaissances scolaires qu'ils etendent, qu'ils developpent naturellement. Mais, en depit de la modestie de leur situation materielle, en depit de l'Aprete de leur sort, nos anciens eleves de l'Alliance retenus a Taroudant, n'en continuent pas moic de mener une vie digne dans sa simplicite.

Signalons encore l'important groupe des couturieres israelites qui taillent et cousent des habits simples pour les indigenes. Ces humbles ouvrieres audent leurs maris quand ells ne supportent pas entierement la charge de la famille.

Notons enfin pour finir, la classe des misereux. Elle est malheuresement tres nombreuse ! Elle comprend les aveugles, les vieillards, les infirmes, ect…..( pres de 40% en comptant leurs enfants ). Cette classe d'incapables souffrent serieusement.

L'aide que leur apporte le Comite de la Communaute est loin d'etre suffiante. Elle varie de 15 a 50 pae semaine ( la famille aidee compte quelquefois 7 ou 8 personnes ) Mais cette aude est en rapport avec les resssources budgetaires communales et le nombre de personne a secourir !. Le Comite de la communaute israelite de Taroudant, en depit de son desir de faure nieux, reste impuissant. Il a besoin d'etre aide dans sa lourde tache, d'incorporer dans ses rangs quelques jeunes bonnes volontes, je veux dire quelques anciens eleves de l'Alliance.

 Et, si l'on veut que les pauvres roudanis souffrent moins de la faim et du froid. Il faut , pour ce faire, accorder aux dirigeants de cette communaute le soutien materiel don’t ils ont tant besoin. Cela est du devoirr dea autres Comites de Communautes.

Il doit en effet exister une solidarite entre toutes les communautes Israelites du Maroc, non pas seulement sur le plan religieux ou moral en general, mais aussi sur le plan materiel. Que celles qui ont des caisses plus garniers- et il y en a – vuennent au secours des autres moins fortunes. Que fait-on des soldes de caisses ? Je sais, l'on achetera volontuers ine maison, un magasin, qui seront " biens de la Communaute " pour que l'on dire ; " tel Comite a fait du bon travail " . Je le dirai aussi, si. A cote de cela il n'y avait pas d'autres communautes – le cas de Taroudant n'est pas l'unique – don’t certains elements vivent dans la misere totale faute d'aide locale suffisante. Cette solidarite unter-communale est, a mon sens, indispensable. N'est ce pas la un probleme interessant a etudier en Conseil de Comites ?
Je pose une question.

Par Armand Tobally

Directeur de l'Ecole de l'Alliance Israelite de Taroudant

AUCUN CHANGEMENT DANS LA POLITIQUE DE L'IMMIGRATION-Noar le 8 Janvier 1952

AUCUN CHANGEMENT DANS LA POLITIQUE DE L'IMMIGRATION-Noar le 8 Janvier 1952Noar 8-01-1952

Par suite de la diminution du nombre des Olim arrivant en Israël, quelques députés de l'opposition ont demandé que la politique de l'immigration soit discutée à la Knesseth (parlement israélien). Le porte-parole du parti Hérouth a signalé que depuis le mois d'avril un ralentissement considérable s'est produit dans le rythme de la Aliya: 30.000 Olim en avril, 26.000 en mai, 22.000 en juin, 15.000 en juillet. 7.000 en août, 8.524 en septembre . 5.246 en octabre et 5.713 en novembre. Les facteurs ayant déterminé ce ralentissement sont, d'après l'opposition, les décisions de l'Agence Juive d'établir un quota pour chaque pays et de faire une sélection parmi les candidats Olim. Cette limitation de la Alliya équivaut à l'annulation de la Loi du Retour, a dit le porte-parole des Sionistes généraux.

En réponse à ces interventions, le chef du gouvernement Ben Gourion a proclamé que la politique de l'émigration demeure sans aucun changement : notre politique est définie par le fait que notre Etat est fondé pour les Olim et le développement de la Aliya est le premier but du Gouvernement. Il est indéniable que le nombre de Olim a baissé mais cela résulte de facteurs indépendants de notre volonté. Nous nous trouvons devant un problème terrible : d'où faire venir les Juifs en Israël ? Les grandes sources de la Aliya sont taries et à moins de l'ouverture des portes de l'U.R. S.S. nous n'aurons plus des arrives massives. Mais en ce qui concerne le Gouvernement d'Israël, je proclame que les portes du pays resteront ouvertes à tout Juif, sans aucune considération de la capacité d'absorption de notre Etat : que nous ayons des maisons ou non, que nous ayons des machines ou non, que nous ayons à manger ou non, nous continuerons à déployer tous les efforts pour développer l'immigration. Mais nous devons fixer les méthodes par lesquelles nous pourrons attirer les Juifs " sans fouet " et sans avoir besoin de nouveaux Hitler. Je pense que cela est possible mais qu'il faut_pour  atteindre  ce but, non pas des discours mais des réalisations  Nous devons transformer Israël en un pays indépendant et riche et nous aurons alors toutes les forces vives de notre peuple qui hésite encore à venir s'installer chez nous.

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