ארכיון יומי: 10 ביוני 2017


La persecution antijuive au Maroc sous le regime de Vichy-1940-1943

La persecution anti-juive

 Pour tenir compte de cette réserve, le dahir adoptait une double définition du juif, une pour les autochtones et une autre pour les étrangers

Article I— sera considéré comme juif conformément à ce dahir:

Tout juif natif du Maroc .

Toute personne non native du Maroc descendant de trois grands-parents juifs ou de deux grands-parents de la même race si son conjoint est lui-même juif

Plus significatives et plus lourdes de conséquences, deux mesures essentielles:

־ Le maintien en place des institutions religieuses juives – tribunaux, talmud torah et yéchivot – et de l'organisation communautaire – les Comités des Communautés.

– La préservation du vaste réseau scolaire des écoles primaires de l'Alliance Israélite Universelle, accueillant presque exclusivement les élèves juifs, subventionné à 80% de son budget par le Service de l'Instruction Publique de la Résidence, autorisé le cas échéant à recruter les instituteurs et professeurs exclus du service public de l'enseignement. L'énorme majorité des élèves juifs étant scolarisés dans ce cadre, cela signifiait dans la pratique le maintien du statu quo sans presque aucun changement dans le domaine de l'éducation. Il fut loin d'en être de même dans les domaines politique et économique. Le dahir, reprenant presque à la lettre les dispositions draconiennes de la loi française, adaptées au contexte local, introduisit un certain nombre d'interdictions et d'incapacités de droit privé et public visant à exclure pratiquement les juifs de toute participation à la vie publique.

I 'article 3 stipulait.

  1. 'accès aux fonctions publiques et mandats énumérés ci dessus est interdit aux juifs:
  2. a) Membres de toute juridiction d'ordre professionnel et de toutes les assemblées représentatives issues de l'élection.
  3. b) Directeurs, directeurs-adjoints, sous-directeurs et chefs de services municipaux et adjoints. Agents de tout grade dépendant de la Direction Générale des affaires Politiques, agents de tout grade attachés aux secrétariats de greffe et secrétariats de parquets et interprètes de la justice française, agents du notariat français; commissaires du gouvernement et agents de tout grade de la juridiction chérifienne, à l'exception des juridictions rabbiniques; agents de tout grade attachés à tous les services de police,
  4. c) Membres du corps enseignant, à l'exception de ceux qui professent dans les établissements exclusivement réservés aux juifs.
  5. d) Administrateurs, directeurs, secrétaires généraux dans les entreprises bénéficiant de concessions ou d'une subvention accordée par une collectivité publique; postes à la nomination du gouvernement pour les entreprises d'intérêt général,
  6. e) Les juifs ne peuvent exercer soit la profession de défenseurs agréés près des juridictions du Makhzen, soit être inscrits sur les tableaux d'experts judiciaires ou d'interprètes judiciaires assermentés, à l'exception de ceux chargés de la traduction en langue hébraïque.

Les rares dispenses accordées en France à titre militaire, anciens combattants, titulaires de la Croix de Guerre ou du Mérite militaire Chérifien, n'avaient au Maroc aucune portée pratique, les juifs n'ayant jamais été autorisés et encore moins invités à servir dans l'armée pour s'y illustrer.

Pour les interdictions de droit privé, l'article 5 stipulait une clause qui n'eut pas immédiatement de suites:

L'accès et l'exercice des professions libérales et des professions libres sont permis aux juifs, à moins que des arrêtés viziriels aient fixé pour eux une proportion déterminée. Dans ce cas, les dits arrêtés détermineront les conditions dans aurait lieu l'élimination des juifs en surnombre.

L'article 6 enfin, calquant mécaniquement sur la France par excès de précaution, sans tenir compte du contexte local, énumère toute la série de professions destinée à éloigner les juifs marocains de tous les moyens de communication susceptibles, à un quelconque degré d'avoir une influence sur l'opinion publique – où ils étaient en fait peu représentés:

Les juifs ne peuvent, sans conditions ni réserves, exercer l'une quelconque des professions suivantes: directeurs, gérants, rédacteurs de journaux, revues, agences, périodiques à l'exception des publications de caractère strictement scientifique; directeurs, administrateurs, gérants d'entreprise ayant pour objet la fabrication, l'impression, la distribution, la présentations de films cinématographiques; metteurs en scène, directeurs de prises de vue, compositeurs de scénarios, directeurs, administrateurs, gérants de salles de théâtre ou de cinématographie, entrepreneurs de spectacles, directeurs, administrateurs, gérants de toute entreprise se rapportant à la radiodiffusion.

Des arrêtés viziriels fixeront pour chaque catégorie les conditions dans lesquelles les autorités publiques pourront s'assurer du respect par les intéressés des interdictions énumérées au présent article.

La réaction juive fut, après l'incrédulité et le sentiment de trahison de la part du pays des Droits de l'Homme, la panique puis la résignation dans l'espoir que ce n'était qu'une épreuve passagère. Le bulletin des Renseignements Généraux de la Résidence en rendait compte ainsi le 15 novembre 1940:

Le dahir du 31 octobre 1940 codifiant le Statut des Juifs au Maroc, est dès sa parution immédiatement connu et commenté dans les mellahs. L'interdiction de remplir certains emplois et de tenir certaines places est péniblement ressentie. Elle apporte une nouvelle désillusion aux israélites qui espéraient qu'au Maroc aucune différence ne serait faite entre musulmans et juifs autochtones. Elle ajoute encore au découragement et à l'impression d'isolement ressentie par la masse.

En contre partie les musulmans et beaucoup de Français y voient la possibilité de trouver des emplois et manifestent ouvertement leur satisfaction de cette législation. La réaction juive s'exprime sur le mode mineur. A peu près partout les israélites reprennent l'attitude effacée et modeste qu'ils avaient autrefois. En toutes circonstances il faut constater leur résignation.

Un peu partout les commerçants et les fonctionnaires importants cherchent des refuges. Les uns tenteraient d'acheter des propriétés rurales, mais ils craignent l'hostilité du fellah musulman. D'autres pensent à l'émigration, en Argentine en particulier, mais le manque de moyens de communication ne simplifie pas les choses.

The jewsof Morocco under the marinides -David Corcos

david-corcosTHE JEWS OF MOROCCO UNDER THE MARIN IDES

By David Corcos, Jerusalem (continued from JQR, LIV [1964] 271-287)

The reign of Abu-Yussef Yakub

The Emir Abu-Iyhya died in 1258. The Marinide 'Shiukh' named his brother Abu-Yussef, who was governor of Taza and of the fortresses of the Muluya, to take his place. All of Marocco, with the exception of Marrakesh and the region around it, recognised the authority of the new Emir. The last Almohad surrendered in 1269 and his capital, Marrakesh lost. The political union of Morocco was thus restored.

In order to make the activities against the Almohads ap­pear legitimate, the Marinides had asked that prayers be said in the name of the Hafgide Sultans of Tunis. But once Marrakesh was in his hands, Abu-Yussef maintained only superficial relations with the Hafcide court and styled himself 'Amir al-Muslimim' (Emir of the Moslems). He even granted asylum to a certain Al-Miliani, a dangerous enemy of the Hafgide Al-Mostancir, and gave him the town of Aghmat in fief.

After the death of Al-Mostancir, Abu-Yussef became the most powerful ruler in the Moslem West. His numerous military interventions in Spain made him feared and res­pected. The twenty-eight years of his reign represent a period of calm and prosperity for Morocco.

In the very first years of Abu-Yussef's rise to power, the

 Jews again figure in the accounts of the Arab chronicles, wherein they had not been mentioned for nearly a century. They appeared in the urban centres of Morocco and, as in the distant past when Idris II had made Fez his capital,they once more were attracted to this city. They appeared also in Marrakesh where Rabbi Yehuda Djian was the leader of the community. Although it is not possible to as- certain their number, they clearly belonged to three distinct groups

former Zenata nomads who were clients of the Marinides; foreigners, Spanish and oriental; and, finally, autochthonous groups converted to Islam under the Almohads and now returned to Judaism, encouraged by the new spirit of tolerance of their present masters. No specific documents exist confirming this return to Judaism. But this has long been accepted as a fact and is corroborated by events of a religious, social, political and economic nature which took place immediately after the Almohad era.

All indications lead us to suppose that the Marinides to some extent ignored the state of affairs which constituted a most serious crime according to malekite and sunnite law. Yet the Marinides championed this law, partly as a reaction against the rationalist ideas of the Almohads, partly because Malekite Islam, at one time imposed by the Almorávides, had indeed taken fertile roots in Morocco.

  • Fez was founded by Idris I before 790 . His son Idris II established his capital there and attracted al large number of Jews to the town, both autochthonous and Oriental. It is accepted that many of these Jews were Jerawa-Zenata, driven from Ores by the Arab armies. In any case there were no Spanish Jews in Fez, as has been suf- gested because they were expected to figure among the insurgents at Cordova who were driven from Spain in the year 198 of the Hegira (814) The majority of them in fact settled in Idris' capital. According to Qirtas, Beaumier, p. 55, this ruler allowed the Jews to settle in Fez on condition of an annual tribute (jezia) of 30,000 dinars. As the dinar was worth nine golden francs, the new community had to pay the equivalent of 279.000 golden francs per year, which gives an indication of its importance. Under Marinide rule, at various times, the Jewish community was comparable to what it had formerly been both in size and quality.
  • The Djian family still exists in Morocco and Algeria. Rabbi Yhouda (ben) Djian, as his name shows, was Spanish. Djian is the Arabic name of the town of Jaen in Spain. He is believed to have died in Marrakesh around 1310 He was chief Rabbi of that town, which proves that the community of Marrakesh was able to reorganize itself as soon as Abu-Yussef captured the town. Rabbi Yhouda Djian is quoted by Rav Hida (Azulai) שם הגדולים I, p. 45, also Toledano, op. cit. o. 41 and Youssef Benaim מלכי רבנן Jerusalem, 5690, p. 100.

These recently sedentary Jews suffered the same tribulations as the Marinides as we have stated (see p. II 2) They settled with them in Morocco. Another Zenata tribe, non-Marinide was not har- assed when the Jews were driven away by the persecutions of the Toowat Oasis see p. I, 2 n. II). The 'Kunta', a Moslem Zenata tribe, was to follow them on the Moroccan border of the Western Sahara (cf. F. de la Chapelle, Histoire du Sahara Occidental, Hesperis, .

Suab di bla flous — ktterfeh Politesse qui ne coûte-n'en sois pas avare

  • lesprit-du-mellahSuab di bla flous — ktterfeh   Politesse qui ne coûte-n'en sois pas avare

La politesse coûte, elle est contrainte, effort, renoncement et c'est ce qui en fait au total la valeur. Mais parfois elle ne coûte rien, elle ne demande rien, alors vraiment il faudra être bête pour en être parcimonieux. Un exemple?

  • Di a'tak fmou — e'teh oudnek Qui te donne sa bouche — donne-lui ton oreille…….

Bel exemple de politesse qui ne coûte rien: si quelqu'un veut se confier à vous, vous raconter sa vie et ses malheurs, tendez-lui l'oreille, ce n'est pas un si grand effort. A vous cela ne coûte rien et au conteur quel soulagement! Ce qu'on veut c'est uniquement votre oreille sans exiger une participation active.

MICHEL (BEN) SIMON

Dans un de ses meilleurs films sur un asile d'anciens acteurs, Michel Simon jouait le rôle d'un grand cabotin qui prétendait avoir eu une brillante carrière, alors qu'il n'était jamais monté sur les planches et que tout le monde le savait. Un jour quelqu'un lui fit remarquer qu'il devrait s'arrêter parce que vraiment personne ne croyait à ses histoires et il eut cette réponse que l'on pourrait croire tirée de ce proverbe: "Je ne vous demande de me croire, je vous demande de m'écouter!, donnez-moi seulement votre oreille!"

 El kebrir ma fina —                  Le plus respectable d'entre nous ………

Nsthouh                                      il ne nous reste qu'à le faire danser!

Ce proverbe au Mellah était censé symboliser le comble du ridicule. Pour le comprendre il faut connaître la honte et le dédain dans lequel était tenu le corps humain dans cette société juive. L'âme est l'essentiel et le corps n'est qu'une charge dont à la rigueur on aurait pu se passer. La danse par exemple, autrefois partie de la liturgie au temps du Temple, était devenue totalement prohibée dans les Mellahs des cités traditionnelles ("notons que dans les villages de l'Atlas, sous l'influence berbère, danse était restée à l'honneur parmi les Juifs).

Autrefois la danseuse était assimilée à la prostituée et jamais une femme honnête n'aurait accepte de danser en public. Ce n'est qu'avec la modernisation et la libéralisation des moeurs que la danse du ventre a fait, son apparition dans les Mellahs et est devenue partie intégrante du folklore des réjouissances. Mais même après cette libéralisation il était parfaitement impensable qu'on puisse voir un respectable rabbin se couvrir de ridicule et danser en public. Le propre du rabbin, du notable est la dignite, la retenue, ce qui est permis au commun n'est pas permis " au plus respectable d'entre nous " 

LE RIRE DES MATHEUX

Les gens instruits doivent donner l'exemple de la politesse, de la retenue, du savoir vivre: c'est l'évidence même. D'eux on attend de ne pas se joindre aux plaisanteries du bas peuple. La médisance était au Mellah sport national surtout chez les jeunes, par manque de distractions. Un jour que nous étions comme à l'accoutumée, à monter des blagues à un camarade particulièrement naif mais pas niais — il se vexa d'une plaisanterie particulièrement lourde, mais pas trop, sachant d'où cela venait. Mais ce qui le surprit et le heurta au plus haut point c'est de voir se joindre au cercle des railleurs un brillant camarade qui passait son bac en mathématiques élémentaires, réputée la classe des génies. Et avec un étonnement mêlé de mépris , il se tourna vers lui et lui dit:

— Asnou hada, hta matelem ka ithak!!?     Comment même un math élém rigole de ca?

Loqfa kter ml-glsa                        Debout plus longtemps qu'assis…………

La politesse exige après une réception, après un thé (assis naturellement), de ne pas partir précipitamment comme si on était pressé, mais d'ajouter quelques mots de separation, debout, près de la porte. Mais il ne faut pas que le temps passé se séparer soit long que le temps rete assis. Le  proverbe montre qu'il connaît bien son public: les Juifs aiment beaucoup parler, de telles exceptions n'étaient pas dans la pratique aussi exceptionnelles et fallait a chaque reception prévoir un fameux supplément pour les compliments "à la debout".

PARTIR A L'ISRAELIENNE

L'unite du peuple juif quel que soit le pays de Diaspora, se reconnaît aux petits détails, cette habitude des parlottes debout a donné en Israël une succulente définition. Savez-vous quelle est la différence entre filer à l'anglaise et filer à l'israélienne? Filer à l'anglaise c'est partir sans dire au revoir, et filer à la juive? c'est dire au revoir sans partir!

Hta hzak                                                          Ce n'est qu'après avoir pété

A 'd smmt qu 'ao                                              qu'il a serré les fesses.

Il faut faire attention avant et non après si on veut éviter les catastrophes ou les impairs. La ré­flexion doit précéder l'action — comme recommande le dicton hébraïque: sof massé bémahehava téhila; "la fin d'un acte dans la manière dans laquelle il a été pensé". Ce proverbe définissait donc aussi bien le manquement aux règles de la convenance qu'à celles de la logique.

La politesse comme la pornographie, est une question de topographie. Au Mellah roter était le comble de l'inconvenance alors qu'en Médina c'était le comble du raffinement, après un bon repas. Par contre le pet en horreur en Médina bénéficiait d'une plus grande tolérance au Mellah surtout chez les enfants. La scatalogie on le sait est le plus gros fournisseur de blagues et le pet était toujours le bienvenu quand il s'agissait de faire rire, soit en en parlant ou encore mieux en le faisant entendre. Les enfants avaient même composé un poème en son honneur, bien dans l'esprit des Lumières: " Le pet est un gaz mystérieux qui sort d'une caverne et qui annonce avec fracas l'arrivée du Maréchal caca."

PAS LA PEINE DE POUSSER

Un jour une mouche particulièrement affamée et entreprenante se posa sur le derrière d'un âne et par l'odeur attirée voulut même s'aventurer plus loin lorsqu'un pet retentissant la projeta dehors avec fracas. Alors elle dit:

  • Dites qu'il n'y a pas de travail mais ce n'est pas la peine de pousser! Depuis c'était devenu une expression consacrée avec le sens: "dites le fermement mais poliment!"

DEPUIS LE PREMIER

L'envie le prit soudain de se dégager et ayant scruté l'horizon et n'ayant vu aucun visage connu donna libre cours à son échappement. Léger et court vêtu il allait à grands pas . Un moment en se retournant il vit un coréligionnaire derrière lui. Inquiet il lui demanda:

  • Depuis quand me suivez-vous?
  • Depuis le premier pet, Monsieur!

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