Ygal Bin-Noun- יגאל בן-נון

באדיבות ובהמלצתו ובאישורו של ד"ר יגאל בן נון 

L’Impératrice

des

songes

Raouf Oufkir

Synopsis du roman 

Premier tome 

Un personnage réel très romanesque        

  Ce roman retrace l’histoire de Dihya, la plus grande des reines berbères, surnommée aussi : « La Kahena ». Souveraine charismatique au destin hors du commun, elle a été le symbole de la résistance de son peuple face à l’occupation arabo-musulmane de l’Afrique du nord.

 Dihya a régné sur la Berbèriede l’an 689 à l’an 705. En cette fin de VIIème siècle, début du VIIIème, l’Afrique du nord se compose de royaumes et de principautés composés de tribus juives, chrétiennes[1]ou païennes.

 La grande reine est issue des Jawara : vaste confédération de tribus juives formant avec leurs alliés chrétiens un puissant royaume voisin de Carthage (les Jawara sont judaïsés tout en conservant certains de leurs rites primaires, résidus de leur paganisme passé.)

  Cette grande souveraine, berbère, juive, s’est dressée farouchement contre l’envahisseur. Elle a, sa vie durant, défendu le sol de ses ancêtres, la foi de ses pères, la liberté et la dignité de son peuple. Pour certains, elle a étéla Déborahd’Afrique du Nord, pour d’autres sa Jeanne d’Arc. Toujours est-il que Dihya dite la « Kahena », demeure pour les berbères, un mythe contemporain vivace… Aujourd’hui encore, ils donnent son prénom et surnom à leurs filles.

  Une femme aux dons multiples…

  Personnage haut en couleurs, cette femme d’exception, à l’intelligence pointue, au courage physique frisant parfois l’insolence, su s’imposer et dominer dans un monde d’hommes, en des siècles reculés.

 Les tristes événements qui inaugurèrent sa naissance, ses relations avec le roi Tabet, son père, les soubresauts de sa vie sentimentale et ses dons divinatoires avérés, eurent un impact certain sur son parcours… 

 Une jeunesse, une éducation originale…

  La naissance de Dihya se produit sous de funestes auspices. Sa mère, la reine Zimma meurt en lui donnant le jour. Son père, le roi Tabet inconsolable, va momentanément la rejeter. Il considère que cette enfant, née dans le drame et lors d’une incursion arabe, est porteuse de mauvais augures.

 C’est à la sœur du roi, la princesse Nara, que va incomber l’éducation de la petite Dihya. Lors du parcours spartiate que sa tante va lui ménager, Dihya n’aura de cesse de se surpasser pour attirer l’attention de ce père qui la rejette. Elle est persuadée qu’en se comportant en garçon manqué comme le fils que Tabet n’a pas eu, elle finira par reconquérir l’amour et l’attention paternels. Mais dès l’adolescence, sa marraine, Nara, n’omettra pas non plus de lui expliquer : « Que l’on peut conquérir, voir soumettre, la beauté lorsqu’elle est dépourvue d’esprit. Mais que lorsque celle-ci reçoit le double don d’intelligence et de perspicacité, elle devient une arme redoutable ! »

  Nara est un personnage très particulier, auréolé de crainte et de mystère. Pour une raison demeurée énigmatique, elle s’est émancipée très jeune de la tutelle de son père… La raison de cette rupture devint un secret si bien gardé qu’elle suscita les affabulations les plus diverses : « La nature humaine est ainsi faite que ceux qui pérorent le plus en savent le moins et ceux qui se taisent en savent trop… »

  À l’issue de cet étrange épisode, la princesse Nara, entourée de quelques fidèles, avait disparu sans laisser de traces. Alors, rumeurs et légendes se superposèrent. On prêta à la princesse un haut degré de savoir et des pouvoirs occultes… Retranchée dans une forteresse dite invisible, inatteignable, elle aurait été entourée d’un corps d’amazones entièrement dévoué à sa personne… (Ibn Khaldoun historien arabe du XIV siècles, et d’autres tel que En-Noweiri, El Bayan, font référence à ce corps de cavalerie féminine qui formait la garde royale de la Kahenaet avait la réputation d’être féroce au combat).

  Voilà donc l’esquisse de cette tante peu commune à laquelle va échoir l’éducation et la formation de Dihya. C’est cette princesse rebelle, savante et dominatrice qui va forger l’âme bien trempée, le caractère acéré, de la future grande reine. Le destin fera le reste…

  Une précocité surprenante

  Les nombreux dons, les prédispositions intellectuelles et physiques de la petite princesse, finiront par avoir raison de la retenue du roi Tabet. Peu à peu, le fossé ayant séparé Dihya de son père, se muera en une proximité, une complicité rare. La princesse en tirera une leçon essentielle :

 « Les barrières sont faites pour être franchies pourvu que l’on y consacre intelligence, ténacité et énergie ; Et qu’il est plus difficile de gagner l’amour que de le perdre… »

  Une galerie de personnages étonnants

  La jeune princesse va au hasard des rencontres, au gré du destin ou par la force, lier des amitiés fortes avec des personnages plus ou moins marginaux. Ses compagnons d’enfance suivront Dihya des prémices de sa vie jusqu’au sommet du pouvoir. Ils partageront avec elle, les jeux naïvement guerriers de l’adolescence et se trouveront autour d’elle dans les batailles les plus effroyables que la grande reine livrera inlassablement à l’occupant arabo-musulman.

  Autour dela Kahena, gravitent de nombreux personnages énigmatiques, des êtres tantôt fiers tantôt traîtres, des individus qui recherchent le pouvoir et sont prêts à tout pour l’obtenir. Pour coaliser la majeure partie des royaumes et confédérations d’Afrique du nord autour de sa personne, la reine Dihya devra déployer ses multiples talents.La Kahenane cessera de démontrer ses étonnantes aptitudes politiques, diplomatiques, et son art consommé de la guerre.

  Reine magicienne

  Dès l’enfance, donc, Dihya fit la preuve de ses prédispositions médiumniques. Elle augura d’événements marquants qui ne manquèrent jamais d’être vérifiés par son entourage. Jeune fille, elle prophétisa les invasions répétées des cavaliers de l’islam. Tout au long de sa vie ses prémonitions s’avéreront exactes. La grande reine prédira même le jour et les circonstances de sa mort !

 Les Arabes l’ont surnommé la « Kahena », ce qui dans leur langue veut dire : « la devineresse » mais signifie en hébreu « la prêtresse ».

  Reine guerrière…

  Rousse aux yeux verts, physique rare dans les déserts d’Arabie, la « Devineresse » inspira autant d’admiration que de crainte aux cavaliers de l’Islam. A tel point qu’ils magnifièrent ses pouvoirs occultes pour expliquer les nombreuses défaites militaires qu’elle leur infligea.

 Son intelligence, son intuition, sa témérité et sa détermination, l’ont voué à un grand destin. Son charisme et sa grande beauté n’ont fait qu’ajouter au portrait de cette souveraine mythique. Si ses dons médiumniques, ses prémonitions presque infaillibles ont inspiré sa réputation de reine-magicienne, sa dureté, sa ruse, sa bravoure et ses qualités d’organisatrice et de stratège, ont fait sa légende de reine guerrière.

Son baptême de guerre

  C’est jeune fille que Dihya fera ses premières armes dans la résistance. D’abord aux côtés du roi Tabet, son père, puis dans le sillage de Koceila le charismatique et jeune roi chrétien de l’Aurés occidental, avec lequel elle connaîtra les feux de la passion et l’euphorie d’un grand amour. Ensembles, ils chasseront momentanément les arabes de Kairouan (la première ville musulmane en terres berbères, fondée par le fanatique général Ocba Ben Naafi) et y régneront pendant les six années d’une paix précaire.

  Son baptême d’amour

  Lorsque le chemin de Dihya va croiser celui de Koceila ; Au premier regard, la princesse va lire dans la beauté de ses yeux, l’intensité de son regard, leur propre avenir. Elle y voit l’ivresse de la passion, les convoitises, la jalousie des hommes, la mort et la douleur ravivée de l’abandon. Elle prend peur, et tente d’échapper à son destin en s’offrant à un autre amant. Mais Koceila etla Kahenasont issue de la même terre, pétrie de la même patte, portés par une même force, guidés par la conviction inflexible de ceux que la grandeur pointe du doigt, au point que l’univers entier semble couler dans leurs veines. Destinés à façonner l’histoire, à détourner le cours des événements, ils sont pourtant condamnés à ne point pouvoir modifier le cours de leur existence propre. C’est une union mythique, spirituelle et charnelle d’une puissance rare qui les réunies dans leur mission commune : la liberté. Dans un tourbillon politique et guerrier, leur amour traversera l’adversité. De leur passion profonde naquit un enfant et de leur combat commun une légende, une nation…

 Koceila sera finalement vaincu et tué. A ce malheur viendra s’ajouter la mort du roi Tabet, le père de Dihya. Un usurpateur ravira son trône. Mais au prix d’effroyables souffrances, d’amères déceptions, la jeune princesse se relèvera. Dihya par de tortueuses et subtiles manœuvres, par une patience admirable et des actions audacieuses, des actes extrêmes, va reconquérir le trône de son père. Sa légende commence :La Kahenarassemble autour d’elle des forces considérables et reprend la lutte.

 La résistance berbère prendra autour d’elle et grâce à elle, des proportions jamais atteintes. La grande reine arrivera à coaliser les royaumes, les confédérations et les tribus sur pratiquement toute l’Afrique du Nord pour repousser l’envahisseur arabe.

  L’envahisseur

  Les califes se succédant, l’ambition hégémonique des arabes ira grandissante et leur volonté de soumettre l’Afrique du nord, va s’exprimer au cours de cinq grandes campagnes militaires ; sous les règnes successifs de cinq différents « commandeurs des croyants ». En se basant sur une ossature historique rigoureuse, « l’impératrice des songes » immergera le lecteur dans l’univers de cinq califes ayant pris la succession du prophète Mahomet… Presque que tous mourront assassinés, victimes des luttes sanglantes que se livrèrent les différentes factions de l’islam pour imposer leur candidat au califat.

 Les généraux arabes vont se succéder pour essayer de vaincrela Kahena. Ledernier d’entre eux, Hassan Ibn Nooman s’y reprendra à maintes reprises. Ce n’est qu’après avoir subi plusieurs défaites, et par la trahison, que Hassan finira par abattre la grande reine…

  Une documentation sérieuse

  Un roman qui se fonde sur les textes historiques des plus grands historiens arabes (comme Ibn-Khaldoum, En-Noweiri, Abou-‘l-Mahacen, El-Bakri, Al Bayan…) mais qui laisse la part belle au mystère et à l’imagination.

 L’histoire des guerres est aussi indissociable de celle des hommes, que la lutte des individus est liée à leur nécessité de prospérer, leur besoin de reconnaissance, voire pour certains leur volonté de domination. Mais les uns et les autres sont égaux dans les débâcles intimes, les déboires sentimentaux ou les interrogations existentielles. On ne peut donc revisiter l’histoire sans restituer les faiblesses, les passions, les émotions, les sensations de ses principaux acteurs… c’est ce récit que l’on retient et que l’on retranscrit. Entre les lignes et les signes laissés, il convient de lire une autre trame, universelle, moins bruyante parce que volontairement occultée par la plupart des hommes qui y lisent leur propres faiblesses. Cette « deuxième » lecture des évènements, essentielle, ne peut se permettre d’effleurer les choses si elle veut prospecter les tréfonds d’une vie : Ce magma imprévisible où explose ombre et lumière, amour et haine ; cruauté et magnanimité, pingrerie et générosité, amitié et inimitié, orgueil et humilité, grandeur et petitesse, perfidie et noblesse … Non maîtrisable, cette seconde lecture de l’histoire fait peur, parce qu’elle révèle les âmes ; Bien plus que la guerre et la mort qui peuvent s’avérer héroïques, elle terrifie parce qu’elle nous interroge sur ce que nous sommes…

La rencontre avec l’autre passe d’abord par la connaissance de soi et ne peut se faire que dans un corps à corps : celui de l’amour ou de la lutte… comme les deux faces d’une même médaille. Ces deux antagonistes ne peuvent exister l’un sans l’autre, dos à dos. Ce roman a pour ambition d’être le miroir où se reflèteraient toutes ces facettes, mais aussi d’emporter le lecteur dans un monde de passions et de trahisons, de rebondissements et de tendresse, d’amours contrariés et de sentiments assumés.

En somme, de raconter avec force surprise et émotion, le conflit des sentiments, l’affrontement des idéaux et les guerres des hommes…

  Une façon de découvrir une contrée et une époque

  Un roman historique doit à la fois être le récit d’une époque, la découverte d’une contrée, la narration d’une aventure, l’évolution de personnages avec leurs joies et leurs épreuves, leurs doutes et leurs convictions, leur cheminement et leurs buts… et une façon de présenter aux lecteurs une époque autant qu’une contrée. Après tant de livres sur l’Egypte, les Incas ou Napoléon, L’impératrice des songesassumera l’originalité de propulser le public en des temps et sur des terres rarement évoqués, à la fois intrigants et magiques. L’histoire du peuple Berbère a volontairement été falsifiée, occultée par les musulmans et les arabes (A l’exception de grand historien comme Ibn Khaldoun qui a consacré toute une œuvre à l’histoire des Berbères).

 En suivant les traces de la reine Dihya, chacun sera envoûté par cette fin du VIIème siècle peu connue, découvrira les moeurs et les raffinements d’une région qui s’est toujours trouvée au carrefour des civilisations phénicienne, romaine, vandale, arabe (et française depuis 1830 jusqu’au milieu du XXé siècle)… Une civilisation berbère originale et unique parce qu’elle a tiré le meilleur de toutes ces influences et qu’elle a su, à travers les âges et aujourd’hui encore, préserver son bien le plus précieux : son âme.

 Livre de passion et de sentiments, d’évocation et d’histoire, L’Impératrice des songes sera avant tout romanesque. Un univers où se côtoient sorciers, mages, chamanes et rabbins… Paysages grandioses, fléaux divins, batailles effroyables, duels acharnés entre grands capitaines de guerre, grandes envolées des esprits, amours acharnés ou impossibles, amitiés inconditionnelles et trahisons impitoyables, dans un style à la fois musical et imprégné de l’alchimie de toutes ces cultures, ce livre conduira chacun dans un monde oublié, dont la seule évocation nous plonge dans les couloirs du temps, éveille le rêve, la féerie, le mystère et la peur, l’espérance et le désespoir.

 On entrera dans les coulisses des forteresses royales, dans les secrets des palais du califat, dans les arcanes du pouvoir, dans le labyrinthe des complots, et l’intimité des puissants de l’époque. On se plongera aussi dans la plèbe de Damas, du Caire et de Carthage. De la pauvreté du peuple à la richesse des princes, des hurlements des champs de bataille à la douceur des mots d’amour, ce roman a pour espérance de pimenter de tous ces contrastes, l’épopée haletante de celle que les berbères appellent « Dihya : la reine des reines ! »

L’histoire de cette femme, au passé glorieux, est d’actualité ; Parce qu’à travers son parcours et celui du peuple berbère on peut constater à quel point le nord de l’Afrique a été un carrefour de civilisations, une terre de cohabitation, ouverte à la nouveauté, qui a pratiqué les trois religions monothéistes. Dans l’époque d’intolérance que nous vivons où l’extrémisme religieux menace d’embraser le monde, de consumer les espérances, de détruire les principes élémentaires d’humanité, il est peut-être bon de rappeler que nous partageons une même foi, un passé commun…que nous sommes issus de la même matrice, n’en déplaise aux apprentis sorciers qui cherchent à diviser les hommes dans une folle et blasphématoire tentative de s’approprier dieu.

 L’ombre peut-elle s’approprier la lumière ? Certainement pas tant que des femmes et des hommes entretiendront la flamme de la résistance, en se nourrissant d’exemples tel que celui de la Kahena.

Raouf Oufkir

  L’auteur

  Raouf Oufkir a déjà publié, chez Flammarion en 2003, Les Invités. Un témoignage poignant dont l’écriture a notamment été saluée par les journalistes et les lecteurs. L’Impératrice des songes est son premier roman. Il est titulaire d’un DEA d’histoire, obtenu avec la mention très bien, à l’Université de Paris VIII

(Saint-Augustin était berbère, il était évêque d’Hippone, l’actuelle ville d’Annaba en Algérie. Les berbères ont aussi donné deux papes à la chrétienté)

*Bientôt des révélations sur l’affaire Ben Barka
Historien pour certain, ancien agent du Mossad pour d’autres, Yigal Bin-Nun, d’origine Marocaine, chargé de cours à
l’Université de Paris VIII, étudie depuis plusieurs années les relations secrètes entre le Maroc et Israël.!
C’est dans ce cadre qu’il a, entre autre, reconstitué les modalités de l’émigration de la communauté juive, d’abord clandestine, organisée
par le tout jeune Mossad, puis officialisée par ce qui fut sobrement appelé « l’accord de compromis » entre Hassan II et Israël.! Ses liens
déclarés avec Meir Amit, l’ancien patron du Mossad, lui ont certainement été très utiles.! Bin-Nun répond aujourd’hui aux questions du
Courrier d’Algérie
Courrier d’Algérie : À quel moment la coopération officielle entre le Maroc et Israël a t-elle commencé ?! Et à quel moment les relations
deviennent elles officielles ?!
Yigal Bin-Nun : La coopération officielle entre le Maroc et Israël, sans rapport avec le sujet de l’émigration, débuta exactement le début
février 1963.! Elle fut précédée par « l’accord de compromis » conclut au début août 1961, sous couvert de l’organisme humanitaire
d’émigration HIAS (Hebrew Sheltering and Immigrant Aid Society).! Contrairement aux publications de Ahmed Boukhari et d’Agnès
Bensimon (*), ces relations n’ont jamais commencé en 1959 (mais en février 1963) et le premier directeur du Mossad, Isser Harel, disparu
dernièrement, n’a jamais effectué de voyage officiel au Maroc et n’a jamais rencontré Hassan II.! Ce n’est que son successeur, Meir Amit,
qui effectua un voyage officiel au cours du mois d’avril et fut reçu par le général Mohamed Oufkir et par Hassan II dans un petit pavillon
du palais de Marrakech.!
De quelle façon l’intrusion du Mossad au Maroc s’est-elle faite ?! Les autorités marocaines en étaient-elles informées?!
La première rencontre officielle s’effectua entre le bras droit de Isser Harel – Y.C.! et le général Mohamed Oufkir à la rue Victor Hugo à
Paris, au domicile du commissaire de police français, délégué à l’Interpol, Emil Benhamou, d’origine algérienne (né à Tlemcen), suivie
d’une série de rencontres entre Oufkir et l’agent du Mossad D.Sh. !Dans les hôtels genevois Beau Rivage (quai du Mont-blanc 13) et
Cornavin (23 boulevard James-Fazy).! Oufkir avait reçu précédemment le feu vert de Hassan II.! À la mi-février, Ahmed Dlimi, l’adjoint
d’Oufkir à la Sécurité Nationale, effectua un voyage en Israël pour des rencontres de travail avec le Mossad.! Le 12 avril 1963,
l’ambassadeur d’Israël à Paris Walter Eitan, rencontra son homologue l’ambassadeur marocain en France, Mohamed Cherkaoui.
!Est-il vrai qu’Israël aurait soutenu le Maroc dans la «Guerre des sables» avec l’Algérie en livrant des blindés ?! (Israël aurait aussi
aidé «technologiquement» le Maroc au Sahara, notamment dans la construction du Mur !!)
La visite officielle du chef du Mossad le général Meir Amit et de son adjoint Y.C.! au palais de Marrakech avec le roi et Oufkir s’effectua
à la suite de l’échec des négociations entre Hassan II et le président algérien Ahmed Ben Bella à Alger concernant les problèmes
frontaliers.! Effectivement en 1980, le général Yitshak Rabin, futur Premier ministre, conseilla à Ahmed Dlimi la construction du mur
protégeant « le Sahara utile » et les mines de Boucar‘a.!
Quelle fut la plus importante rencontre ?!
À partir de ces premières rencontres, tous les agents qui se succédèrent au Mossad arrivèrent au Maroc et rencontrèrent le roi, Oufkir,
Dlimi et d’autres personnalités marocaines.
!Peut-on citer des cas similaires, à l’image des relations entre le Royaume et Israël, par ailleurs dans le monde arabe ?!
Oui selon « la politique de la périphérie » préconisée par le président David Ben Gourion, des contacts très étroits furent établis surtout
avec le roi Hussein de Jordanie, avec l’Irak de Qassem, ainsi qu’une alliance spéciale (Kalil) entre Israël, l’Iran et la Turquie, et une autre
alliance entre Israël, l’Éthiopie et le Soudan.! Sans compter les relations avec les pays d’Afrique occidentale.!
Vous êtes arrivé à reconstituer les relations secrètes entre le Maroc et Israël en les reconstruisant.! Comment y êtes-vous parvenu ?!
À l’aide de documents d’archives publiques et privées ainsi que des témoignages de diplomates et d’anciens agents du Mossad…
Y a-t-il eu des éléments que vous avez vous même refusé de rendre publics
Je compte tout publier petit à petit, y compris des révélations sur le sort de Mehdi Ben Barka, ceux qui l’ont tué, ceux qui l’ont enlevé, et
l’endroit de sa dépouille …
(*) Contactée par nos soins Agnès Bensimon, auteur de « Hassan II et les juifs», nous dira que : «c’est parce que les services secrets
israéliens ont fourni des renseignements très précis quant à un complot visant à tuer le prince héritier en février 1960 que les relations
entre le Maroc et Israël ont débuté. Cependant, il faut attendre la période des accords d’Oslo mais l’aspect officiel reste limité.
Aujourd’hui il y a une représentation israélienne diplomatique à Rabat. Je ne crois pas qu’il y ait un représentant du Maroc en Israël
comme il y a un représentant de l’Égypte, à travers cette relation le Maroc gagnait dans le domaine du renseignement … »
Meriem Abdou.

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    שבת ויצא בקשה — אעיר כנשר, או: זכור שבת לשמרה — בקשה — סי׳ אני סעדיה שוראקי חזק פרטים אחדים מתולדות חייו ושירתו של ר' סעדיה שוראקי, שחי ופעל באלג'יריה במאה ה-17 – המאה ה-18 תלמיד חכם, פייטן ובעל השכלה כללית רחבה. חיבר ספר במתמטיקה בשם "מונה מספר" וכן פירוש לספר תהלים שבראשו שיר רחב שבו הוא מתאר את שיטתו בפרשנות. שירים שלו נקלטו בקובץ "שיר ידידות". פיוטיו מצטיינים בנשימה אפית וביכולת תיאור נאה. דוגמאות בולטות לכך הן שירו "סדרי בראשית יוצרו" המפרט את סדר בריאת העולם, ושירו "סיני מאור עיני", המפרט את שבחי התורה ולומדיה.     אעיר כנשר

  • מנהג שירת הבקשות אצל יהודי מרוקו-דוד אוחיון-הוצ' אוצרות המגרב-תשנ"ט

    פרק רביעי הרכיבים השונים של מעמד שירת הבקשות מעמד שירת הבקשות עבר שינויים לא מעטים מאז שהובא למרוקו ע״י השדר״ים במהלך המאה ה־17. השינויים הרבים שעבר מנהג זה הם תוצאה של תנאים היסטוריים וחברתיים שהתפתחו: 1- ראשיתו של המנהג בצפת של ימי הקבלה והאר״י הקדוש ־ המחצית השניה של המאה ה־16. 2 – יהודי מרוקו, קיבלו מנהג זה מהשדר״ים שהגיעו למרוקו מאז ראשית המאה ה־17 ועד למאה ה־19. 3 – שינויים שהוכנסו במנהג זה במרוקו מראשית המאה רד20. בפרק זה יוצגו השנויים שעבר המנהג בשלושת התקופות דלעיל, כפי שהם באים לידי ביטוי בקבצים ״רני ושמחי״ ו״שיר ידידות״. המנהג בצפת הקבליסטית

  • תכשיטים אצל נשות יהודי מרוק- תערוכה מוזיאון ישראל קיץ 1973

    עגילי־תליונים – התמונה הימנית טנג׳ר ; כנראה סוף המאה הי״ח, ואולי לפני־כן לדעת הצורף היהודי שהיה בעליו זהו עדי עתיק מאוד — דוגמה נדירה של עבודתם המצוינת של צורפיה היהודים של טנג׳ר זהב, פניני־בארוק, אבני אודם ואזמרגד האורך: 22.5 ס׳׳מ אוסף פרטי, פאריס (431)   עגילי־תליונים — ׳׳עקראש״ התמונה האמצעית פאס ; כנראה המאה הי״ז או הי״ח טיפוס עתיק, שאינו עוד בשימוש ; בצד האחורי יש דגם של שריגים ופרחים מעשה חקיקה וחירור זהב, אבני אזמרגד, אמתיסט, אגרנט ופניני־בארוק האורך: 11.5 ס״מ המוזיאון לאמנויות אפריקה ואוקיאניה, פאריס ראה : אידל, מילון, עמ׳ 9 ; בזאנסנו, תלבושות, לוח מס׳ 28 ;


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