A travers le Maroc


Aït-ben-Haddou

Aït-ben-Haddou.

http://rol-benzaken.centerblog.net/11422-ait-ben-haddou

Publié le 29/03/2016 à 20:19 par rol-benzakenTags : maroc patrimoine image

Aït-ben-Haddou est un Ksar du Maroc au patrimoine mondial de l’UNESCO, dans la province de Ouerzazate.

Celle-ci est située dans la vallée de Ounila, au sud de Tafilalt.

 

ait ben hdou

Aït-ben-Haddou (en tifinagh : ⴰⵢⵜ ⵃⴰⴷⴷⵓ, en arabe : آيت بن حدّو) est un ighrem (ksaren arabe) du Maroc inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, dans laprovince de Ouarzazate. Il fait partie de la commune d'Aït Zineb.

Aït-ben-Haddou est situé dans la vallée de l’Ounila, au sud de Télouet, fief duGlaoui, vallée qui était un point de passage traditionnel des caravanes reliantMarrakech au sud du Sahara.

C’est un exemple frappant de l'architecture du sud marocain traditionnel, sur le flanc d’une colline au sommet de laquelle se trouvait un grenier collectif (un agadir).

Le village se présente comme un ensemble de bâtiments de terre entourés de murailles, le ksar, qui est un type d'habitat traditionnel présaharien. Les maisons se regroupent à l'intérieur de ses murs défensifs renforcés par des tours d'angle. Certaines de ses habitations semblent être de petits châteaux avec leurs hautes tours décorées de motifs en brique crue. Les plus anciennes constructions dateraient du xviie siècle. Le site aurait d'ailleurs été l'un des nombreux comptoirs de la route commerciale qui reliait l'Afrique saharienne à Marrakech – on peut encore y voir un fondouk (caravansérail).

Tout autour de ce douar un ensemble de villages se regroupe. Tous ont été attirés par une rivière qui traverse une vallée. Les habitants de ces douars sont pour la plupart des berbères anciennement nomades qui ont ensuite choisi la sédentarité pour des raisons diverses.

Ksar of Ait Ben-Haddou – UNESCO World Heritage Site

איית בן חדו (ערבית آيت بن حدّو

 צרפתית Aït-Ben-Haddou) הוא כפר מבוצר, או קסר (قصر) במרוקו, השוכן במרחק של כ-30 ק"מ צפונית-מערבית לורזאזאת. הכפר ממוקם ליד אפיק נחל וארזאזאת— לאורך נתיב השיירות העתיק בין הסהרה לבין העיר מרקש וחופי האוקיינוס האטלנטי. ליבו של הכפר – הקסר – שוכן במעלה גבעה מבוצרת שעליה בתי אדמה בנויים בצפיפות, והוא מוקף בחומות גבוהות שבפינותיהן מגדלי שמירה. רובע זה מכונה לעתים גם בכינוי קסבה.

רוב תושבי הכפר הם ברברים אשר החליפו את חיי הנוודות במגורי קבע. הוא ידוע במספר גדול של סרטים היסטוריים אשר צולמו בתחומו, ובהם: לורנס איש ערב,יהלום הנילוס, ישו מנצרת, הפיתוי האחרון של ישו,גלדיאטור ואלכסנדר. איית בן חדו הוכרז בשנת 1987כאתר מורשת עולמית בשל היותו דוגמה מצוינת לאדריכלות הסהרה המוקדמת ולאדריכלות בדרום מרוקו.

למרות שהשתמרו באופן טוב במשך מאות שנים, עתידו של המקום ככפר מיושב וחי מוטל בספק, בשל ירידה בכמות המשקעים, עזיבת האוכלוסייה הצעירה וההשקעה הגבוהה הנדרשת בשימור מבני האדמה. מאידך, התגברות זרם התיירים למקום והכרזתו כאתר מורשת עולמית עשויים לשמר את אתריו, ולהפכו למעין מוזיאון פתוח.

Merzouga

Merzouga.

Publié le 29/03/2016 à 20:16 par rol-benzaken

Merzouga est un petit village saharien situé dans le sud-est du Maroc, à 35 kilomètres de Rissano et à 50 kilomètres de Erfoud.  

Merzouga est réputée pour ses dunes, les plus hautes du Maroc.
Elle est devenue un pôle d’attraction touristique de première importance pour cette région

Merzouga (en tamazight ⵎⴰⵔⵣⵓⴳⴰ, en arabe مرزوقة) est un petit village saharien situé dans le sud-est du Maroc, à 35 kilomètres de Moulay Ali Cherif, à 50 kilomètres de Erfoud, et à 50 kilomètres de la frontière algérienne, à 562 km deMarrakech, à 602 km de Rabat (capitale nationale), à 667 km de Casablanca, et à 669 km d'Agadir (côte Atlantique).merzouga

Merzouga est réputé pour ses dunes, les plus hautes du Maroc. Le village jouxte en effet le plus grand erg du Maroc l'erg Chebbi.

Merzouga est devenu un pôle d'attraction touristique de première importance pour cette région du Maroc, permettant le développement d'une industrie hôtelière, aussi bien localement que dans les localités voisines de Errachidia et d'Erfoud.
Les activités proposées aux touristes sont la randonnée chamelière, le bivouac dans le désert, le quad, et, l'été, l'arénothérapie (ou bain de sable) appelée également psammatothérapie.

L'équilibre du site de Merzouga est menacé par la construction anarchique d'hôtels, la surfréquentation touristique et le développement des "sports mécaniques" (quad).

On oublie l'impact écologique de ce tourisme hôtelier par la surutilisation des ressources d'eau et le non-respect des règles d’épuration des eaux usées.

Merzouga possède un climat désertique chaud (classification de Köppen BWh) typique du Sahara avec des étés chauds et secs et des hivers doux. En été, les températures moyennes maximales tournent autour de 43 °C avec des températures moyennes minimales d'environs 26 °C. En hiver, les températures moyennes maximales sont de 21 °C environs. Le climat y est aride, avec des précipitations moyennes annuelles inférieures à 100 mm. Elles sont rares dans l'année mais intensives lorsqu-elles surviennent (pluies orageuses).

La durée d'ensoleillement y est d' environ 3 800 h par an puisque le ciel est presque toujours dégagé et clair tout au long de l'année. La nuit, il n'y a pas ou très peu de lumières artificielles, ce qui permet ainsi d'apercevoir très bien les étoiles et la voie lactée, mais aussi des étoiles filantes.

דיונות מרזוגה – בסהרה מרוקו http://www.2cmorocco.com

מרזוגה ודיונות ארג צ'בי
מרזוגה הוא כפר מדברי קטן בדרום-מזרח מרוקו שהסיבה העיקרית להגיע אליו היא העובדה שהוא מהווה בסיס מצוין לטיול בדיונות ארג צ'בי השוכנות בסמוך. אלו הן דיונות חול עצומות, הגדולות ביותר במרוקו, שמגיעות לגובה של 150 מטר ונראות כאילו נלקחו מתוך ציור. אסור להחמיץ את הזריחות במקום, וגם השקיעות מרהיבות, כשהחול משנה את צבעיו מזהוב לאדום. זהו אחד מהאזורים הפופולריים ביותר במרוקו לטיולי גמלים ושאר פעילויות מדבריות.

Les réfugiés Juifs oubliés

http://www.israel-flash.com/ – Documentaire sur une grande tragédie du XXème siècle, l'éradication de milliers de communautés juives dans le monde arabo-musulman. Merci à Nour Al Dine. d'avoir posté cette vidéo

Il etait une fois Debdou

http://lematin.ma/express/2014/culture-_la-ville-de-debdou-aura-bientot-sa-maison/197336.html

La ville de Debdou aura bientôt sa maison

Il etait une fois Debdou

A small journey around the region of Debdou

Mardoche le guide de Charles de Foucauld

MARDOCHEE LE GUIDE DE CHARLES DE FOUCAULD.

Publié le 13/05/2016 à 17:56 par rol-benzaken 

C'est l'histoire de MARDOCHEE.

La connaissance du Maroc par Charles de Foucauld n’aurait jamais été possible sans l’aide d’un homme : Mardochée Ben Serour.

Pour parvenir à ses fins, Charles de Foucauld se déguise en rabbin et engage ce " vieuxMardochée" pour lui servir de guide.

Un juif marocain, grand explorateur, que l’histoire n’a finalement pas si bien remercié.

L’’homme qui a fait connaître le Maroc aux Français et permis sa colonisation s’appelait Charles de Foucauld. C’est une histoire archiconnue. C’est la publication de Reconnaissance du Maroc en 1888 par ce diplômé de Saint-Cyr, officier de l’armée abandonnant l’uniforme pour l’aventure, qui a donné à la France la meilleure description de ce qu’était l’Empire chérifien, un pays inconnu et interdit aux non-musulmans. Mais, Charles de Foucauld n’aurait jamais pu pénétrer dans ce Maroc, royaume des ténèbres pour certains, sans la précieuse aide d’un rabbin marocain, Mardochée Ben Serour, un homme de religion doublé d’un explorateur et commerçant.

84061_charles.de.foucault.1.jpg

Le périple méditerranéen
Mardochée Ben Serour est né dans une petite communauté juive installée dans l’oasis de Akka, minuscule point du sud-est marocain, situé entre le Draa et l’Atlas. Enfant, ses parents décident d’en faire un homme de religion et l’envoient à Marrakech pour étudier le Talmud. Sur place, ses professeurs constatent un esprit vif et curieux, et l’envoient, privilège rare, à Jérusalem, en Palestine, pour parfaire ses études. Il y va à pied, passant d’une communauté juive à une autre, traversant tout le Maghreb, avant d’arriver à la ville sainte, après un périple de trois ans. De retour au Maghreb, il s’installe à Alger en 1847, après avoir été nommé rabbin d’Alep. Il y restera 11 ans, avant de rentrer à Akka où il recrute son frère, Isaac, pour un audacieux voyage : aller à la cité de Tombouctou, qui venait quelques décennies plus tôt d’être découverte par René Caillé. Un juif dans une cité musulmane sainte et interdite aux infidèles ? Voilà l’exploit du rabbin Mardochée. Car, Caillé s’est fait passer pour un musulman. Sur place, il monte un commerce de caravanes entre la ville et Mogador (actuelle Essaouira) et surtout fait venir des juifs marocains pour fonder une communauté. Devenu riche, il doit pourtant quitter Tombouctou dans la hâte pour échapper à la vindicte du nouveau gouverneur. Son départ signe la fin de la communauté qu’il a fondée sur place.
Usé, déprimé et ruiné, il est à deux doigts de repartir vers l’Algérie quand il fait la connaissance d’un autre explorateur, Auguste Beaumier (1823-1876), consul de France à Mogador. Ce dernier, qui connaît assez bien le Maroc puisqu’il a déjà publié un opuscule intitulé Itinéraires de Tanger à Mogador, est tout de même moins expérimenté que le rabbin Ben Serour. C’est Beaumier qui le met en relation avec la Société de géographie, prestigieuse institution parisienne qui publie un non moins prestigieux Bulletin, qui fait la part belle aux découvertes territoriales et autre littérature scientifique. La Société de géographie lui publie sa première œuvre, Le premier établissement des Israélites à Tombouctou en 1870 et en 1874, l’invite à Paris où cet homme au visage émacié et portant longue barbe devient la coqueluche de la presse et des sociétés savantes.
À Paris, il est pris en charge par un jeune géographe, Henri Duveyrier (1840-1892), qui devient son traducteur et lui enseigne différentes techniques d’exploration. En 1875, la Société de géographie publie une autre de ses œuvres, un journal de voyage intitulé De Mogador à Djebel Tabayoudt, une exploration qu’il avait faite quelques années plus tôt pour le compte de Beaumier. Pour cette expédition, toujours solitaire, le consul de France avait insisté pour qu’il se rende spécialement dans ce sud du Maroc qui sera le théâtre, en 1911, de la grave crise diplomatique entre la France et l’Allemagne suite au « Coup d’Agadir ».
Foucauld, le rabbin
De Mogador à Djebel Tabayoudt, écrit en hébreu et traduit par Duveyrier, nous montre un homme qui voyage seul dans ce Maroc inconnu, ne cachant nullement sa condition de juif, mais conscient que sa vie, comme celle de n’importe quel autre non-musulman, ne vaut rien. Dans son ouvrage il évoque des « monuments anciens » et dans le Tazeroualt, il assiste aux dernières années d’existence de cette petite principauté berbère indépendante de l’Empire chérifien, qui sera matée par le sultan Hassan 1er en 1882. Sur place, il découvre une « quantité de ruines antiques très curieuses » qu’il n’arrive pas à identifier, ainsi que des inscriptions qu’il ne peut déchiffrer et qui ne sont « ni hébraïques, ni grecques, ni latines, ni arabes ». Ses notes sur le Tazeroualt ayant été perdues, on peut supposer qu’il s’agit du tifinagh, la langue matrice du tamazight. Vers les années soixante-dix de ce XIXe siècle, Mardochée Ben Serour est au sommet de sa gloire. C’est l’un des rares indigènes maghrébins à être reçu avec honneur et considérations dans les salons de Paris. Mais la mort d’Auguste Beaumier, son introducteur parisien, le ramène à la case départ, c’est-à-dire à Akka. Il reprend alors ce qui lui reste d’argent et retourne en Algérie avec sa femme et ses trois enfants. Mais coup de destin, c’est à Oran qu’il est retrouvé par Oscar Mac Carthy (1815-1894), un géographe irlandais installé à Alger, qui lui présente un certain Charles de Foucauld (1858-1916), un ancien officier de l’armée française devenu géographe et qui a la réputation d’être un désœuvré. La rencontre entre ce jeune aventurier français qui n’a pas encore trente ans et de ce vieux rabbin marocain va influe sur le cours de l’histoire du Maroc. Foucauld cherche un guide pour pénétrer au Maroc et quoi de mieux que cet explorateur qui connaît le Moyen-Orient, l’Asie et qui est allé jusqu’à Tombouctou ! C’est Ben Serour qui persuade Foucauld de se déguiser en juif et de se laisser pousser la double mèche de cheveux caractéristiques des Israélites. Au Maroc, Foucauld s’appelle Joseph Aleman. C’est un autre « rabbin », originaire de Moldavie, dans l’empire russe, et envoyé au Maroc pour récolter des fonds destinés aux séminaires juifs de Palestine. En chemin, Ben Serour explique à son compagnon de route que ce n’est pas sa condition de chrétien, d’« infidèle », qui risque de le mettre en danger au Maroc, mais plutôt le fait qu’il soit Français, une nationalité honnie dont les citoyens, particulièrement ceux qui résident en Algérie, sont suspectés de vouloir espionner le Maroc pour préparer son invasion. En 1883, après avoir écarté l’idée de traverser le Rif, considérant cette région extrêmement dangereuse, le vrai rabbin Ben Serour et le faux rabbin Aleman embarquent pour Tanger où ils débarquent sans éveiller de soupçons. De là, ils se dirigent vers Tétouan, puis s’acheminent vers Chaouen pour prendre un chemin direct à Fès, avant, faute de trouver une escorte, de revenir à Tétouan et de repartir vers Meknès puis Fès en longeant la côte atlantique. À chaque halte, les deux hommes sont chaleureusement reçus par les communautés juives locales, que ce soit dans un mellah ou dans une commune campagnarde. La population juive d’alors n’a rien de résiduel. Elle est partie intégrante de la société marocaine. Par exemple, une ville comme Tétouan, forte de 20 000 habitants, comptait 6 000 juifs (ce n’est pas pour rien que certains historiens désignent Tétouan comme la Petite Jérusalem) et à Ksar El Kébir, un cinquième des 5 000 habitants était juif.
Grâce à ce guide qui sait ouvrir les portes des maisons juives, Charles de Foucauld est ravi. Il peut se renseigner sur le pays, ses institutions, sa société et son économie, prendre des notes de tout et ébaucher la situation du Maroc. Le seul inconvénient, c’est le repos hebdomadaire du chabbat que respecte à la lettre Mardochée Ben Serour et qui est considéré comme une journée perdue pour le Français. Pour le reste, le voyage se déroule sans trop de difficultés, ce qui permet aux deux explorateurs de traverser le Maroc de long en large, de Tétouan à Fès, de Meknès à Foum El Hassan, et d’Agadir à Oujda en passant par Ouarzazate et Ksar Souk (actuelle Errachidia). Une véritable expédition exécutée avec une infinie patience.
Un explorateur oublié
En 1888, après son retour en métropole, Charles de Foucauld publie l’ouvrage qui va instruire la France sur l’état du vieil et brinquebalant empire chérifien : Reconnaissance du Maroc. Un livre qui va faire la gloire de son auteur et donner aux Français une mine de renseignements qu’utilisera quelques années plus tard le futur général Lyautey pour conquérir le Maroc.
Deux ans plus tôt, en 1886, l’homme qui avait permis à Foucauld d’entrer et de sortir vivant du pays des « ténèbres », le rabbin Mardochée Ben Serour, était mort dans la misère à Alger. Oublié par Foucauld qui ne s’est jamais gêné de dire dans sa correspondance privée, mais aussi dans son livre, tout le mal qu’il pensait de son compagnon de route et de la communauté juive marocaine qui l’avait si bien accueilli.
Reste la question essentielle : le rabbin Ben Serour était-il au courant des desseins de Charles de Foucauld ? Certains disent que non. D’autres affirment le contraire. Mais, l’histoire marocaine retient que c’est ce rabbin marocain qui a fait entrer le loup dans la bergerie.
Par Adnan Sebti

LE MELLAH ET BAD DOUKKALA A MARRAKECH AUTREFOIS

LE MELLAH ET BAD DOUKKALA A MARRAKECH AUTREFOIS.

Publié le 15/05/2016 à 09:40 par rol-benzaken

MARRAKECH AUTREFOIS.

LE MELLAH.

67472_3bd66d46.jpg

Une rue du quartier israëlite

Une rue du quartier israëlite

Le marché de la porte du Mellah

Le marché de la porte du Mellah

Israëlites fabricants de Bâts

Israëlites fabricants de Bâts

Grande place du Mellah

Place des Ferblantiers

 

Grande place du Mellah

Riche rue juive

Riche rue juive

ELIAS HARRUS.LE PARCOURS

ELIAS HARRUS.LE PARCOURS.

Publié le 27/06/2016 à 16:11 par rol-benzaken 

Mr et Mme Elias Harrus.

Une histoire qui tient d'une véritable saga. Comment résumer le parcours du jeune enfant issu d'une famille nombreuse de Beni-Mellal, qui a gravi les échelons d'une carrière professionnelle exemplaire, lui valant à juste titre la reconnaissance des pouvoirs publics, concrétisée par l'attribution de différentes distinctions : la Légion d'honneur, les Palmes académiques et l'ordre du Mérite.

322

Si ses premiers pas dans la cour de l'école n'ont pas eu pour cadre un établissement de l'Alliance, c'est parce que Elias Harrus n'était pas encore en fonction et qu'il n'y avait dans ce petit village marocain qu'une école franco-israélite. Mais, bien vite, faisant preuve d'une volonté et d'une fermeté qui ne se démentiront jamais, celui qui n'était pas encore un adolescent décide de rejoindre Casablanca et le cours complémentaire de l'Alliance. Cependant le « blédar » gardera la nostalgie du paysage bucolique qu'il vient de quitter où les femmes et les jeunes filles puisent encore l'eau à la source.

Dans ce nouveau cadre scolaire, notre héros est sur les rails et c'est tout naturellement qu'il est admis en 1935 à l'École normale israélite orientale de Paris.

Casablanca-Paris-Bagdad ?

Vécue au départ comme un véritable déracinement, la vie parisienne présente des attraits qui permettent assez facilement de mettre du baume au cœur des aspirants-enseignants. Ce sera l'occasion d'une première rencontre avec Jules Braunschvig, rencontre brève mais déterminante marquée par une sympathie réciproque qui ne se démentira jamais.

C'est aussi la rencontre avec Sarita Israël, originaire de Tétouan, scolarisée pour sa part à l'École normale de jeunes filles de Versailles. Celle qui deviendra quelques années plus tard Madame Harrus passe alors la période d'adaptation au français et à sa culture comme tous ceux et celles pour qui l'espagnol était la langue maternelle.

Arrivé au terme des quatre années d'études, c'est le verdict de la nomination : Elias Harrus sera affecté à Bagdad. Cette destination ne l’emballe pas outre mesure, mais on ne badine pas avec les ordres venus d'en haut ! Il parvient tout de même à obtenir l'autorisation de faire un détour par le Maroc avant son départ pour l'Orient afin d'y retrouver sa famille dont il est séparé depuis si longtemps.

La guerre éclate alors et les projets irakiens ne verront jamais leur concrétisation. Elias Harrus restera au Maroc et sera nommé à Marrakech où a déjà été affectée une certaine… Sarita.

L'enchantement du site et sa palmeraie facilitent l'intégration du nouveau venu affecté à la section agricole ; une incompétence revendiquée dans ce domaine sera rapidement compensée par une formation sur le terrain ! Cette période marquera aussi la première implication avec l'éducation dite « informelle », en l'occurrence le scoutisme. L'animateur devient assez vite expert en chansons qu'il aura, avec l'accord de la directrice de la section des filles, l'occasion d'enseigner aux élèves de la classe de Sarita.

La bénédiction nuptiale du jeune couple ne se fera pas attendre très longtemps.

Dans la tradition de l'époque, ce premier poste n'est que temporaire et il est suivi d'une mutation à Demnate. Nous sommes loin de Marrakech et de son confort, même relatif. C'est la redécouverte du mellah et si Elias Harrus retrouve un cadre proche de celui de son enfance, les conditions sont beaucoup moins familières à son épouse tétouanaise. Le logement de fonction ne fera rien pour contribuer à une adaptation facile puisque durant six ans, le couple – qui aura quatre enfants – vit dans une salle de classe sans électricité transformée en « appartement ».

La tâche de l'enseignant local qui dirige une classe comportant plusieurs sections ne se limite pas à la transmission des connaissances. Éduquer, c'est aussi changer certaines habitudes en mettant l'accent sur l'hygiène et la propreté peu favorisées en cette période de privations dûes à la guerre qui accroît sur la population locale en général et sur la communauté juive en particulier la pauvreté, les risques de maladie et les épidémies.

Comme le souhaite l'Alliance, un effort doit également être fait pour prévenir les cas courants de mariages précoces ; mais ces coutumes solidement ancrées ne sont pas faciles à modifier.

Un domaine de prédilection : l'enseignement agricole

Lorsque les conditions le permettent, après le débarquement des forces américaines, une année de détachement est accordée à Elias Harrus qui se rendra à l'Institut agricole d'Alger pour se spécialiser dans ce qui était et redeviendra l'un de ses domaines de prédilection : l'enseignement agricole.

Tandis que Sarita doit assumer seule la responsabilité de l'école de Demnate, le stagiaire absorbe en un an l'essentiel du programme d'études prévu sur deux années. Son séjour dans la ville blanche sera bien entendu l'occasion de contacts avec les autorités communautaires locales et de la première rencontre avec deux fortes personnalités : le directeur du bureau de l'Alliance, Albert Confino, et Léon Askénazi – « Manitou » – dont on commence déjà à vanter le charisme et les qualités intellectuelles exceptionnelles.

Cette « escapade » terminée, le retour se fera à Marrakech afin d'assurer la direction de la section agricole créée en 1936 à l'initiative de Jules Braunschvig et qui deviendra l'École professionnelle agricole de l'Alliance israélite universelle à Marrakech.

L'une des expériences qui va marquer la carrière d'Elias Harrus est celle de la ferme école de Fquih Ben Salah, sorte de filiale de l'école de Marrakech et dont le projet ambitieux est d'être la première d'une série de fermes-écoles. Ses activités débordantes ne se font pas au détriment de la vie familiale, les trois garçons et la fille composant le foyer d'Elias et de Sarita trouveront chacun dans ce milieu scolaire, un cadre idéal à leur épanouissement.

La fin de la guerre en Europe coïncide au Maroc avec une demande croissante d'inscriptions dans le réseau scolaire de l'Alliance qui commence à se développer un peu partout pour répondre à ces sollicitations.

Le « satrape du sud marocain »

Cette période marrakchie sera celle où Elias Harrus s'associe aux recherches de Pierre Flamand, inspecteur de l'Éducation nationale, qui consacrera l'essentiel de son temps libre à étudier les populations juives locales. Il publiera d'ailleurs le résultat de ses recherches dans un ouvrage trop méconnu qui demeure l'une des sources principales d'information sur la vie juive au Maroc au milieu du siècle dernier.*

Les deux hommes éprouvent d’emblée une sympathie mutuelle et Pierre Flamand comprend vite qu'il a trouvé en Elias Harrus le meilleur des guides possibles. Les kilomètres parcourus sur les routes mais aussi sur les pistes se comptent rapidement en milliers. Cette vocation de guide trouvera aussi un prolongement lorsque les responsables de l'Alliance et de l'American Joint se rendront en visite dans le pays et que le directeur local se transformera en chauffeur accompagnateur recherché.

Mais l'œuvre déterminante d'Elias Harrus sera sans aucun doute la création d'établissements dans le centre et le sud-ouest marocain. Dans des conditions qu'on a peine à imaginer, dans des villages perchés au sommet de l'Atlas ou perdus aux confins du désert saharien vont « pousser » de nouvelles écoles. Dans cette mission celui que l'on surnommera rapidement, à son insu mais avec affection, le « satrape du sud » donnera la mesure de ses qualités d'organisateur et de diplomate. Il s'agit effectivement d'obtenir les autorisations d'ouverture de l'administration, de négocier avec les responsables communautaires et rabbiniques. Son charisme et sa détermination feront merveille.

Mais une vocation pédagogique ne peut pas disparaître et malgré ses obligations administratives Elias Harrus n'oublie jamais que ce qui l'a conduit à choisir cette carrière, c'est le plaisir et la volonté d'éduquer. Il y consacrera une grande partie de ses congés en assurant la direction de colonies de vacances estivales à Mazagran, Rabat, Imouzer…

1954 marque son premier voyage en Israël ; prétexte officiel : la bar mitsvah de Michel, le fils aîné, mais aussi l'émotion de retrouver d'anciens élèves qui, pour nombre d'entre eux, mettent en pratique l'éducation agricole reçue au Maroc. C'est aussi la découverte de Mikveh-lsraël, l'une des grandes réalisations agricoles de l'Alliance.

Un nouveau détachement lui est accordé en 1958 pour suivre cette fois le programme des élèves-inspecteurs à l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud. Cette année sera couronnée par la réussite au concours et l'obtention du titre d'inspecteur de l'enseignement qui s'accompagne d'une proposition de poste en métropole, dans le cadre de l'éducation publique. Sans beaucoup hésiter, et à la surprise de bien de ses collègues, le nouvel inspecteur refuse ce poste par fidélité à l'Alliance. Conscient de la valeur d'Elias Harrus

M. Tajouri l'appelle à la direction de la délégation de Casablanca.

En 1960, il participe au centième anniversaire de l'Alliance dont il sera l'un des témoins privilégiés, ayant ainsi l'occasion de côtoyer René Cassin, Pierre Mendès France ; mais 1960, c'est aussi le début des vrais bouleversements au Maroc.

Aux commandes du réseau Ittihad-Maroc, à l'initiative d'un fonds d'archives inégalé.

Ruben Tajouri étant décédé d'une maladie cardiaque, le poste de délégué sera confié conjointement à Elias Harrus et à Haïm Zafrani. Cependant ce dernier, à l'issue de deux ans de fonctions, choisit la voie universitaire et voilà donc Elias Harrus seul aux commandes de ce qui est devenu Ittihad-Maroc.

S'il est exaltant de développer un réseau, il est moins agréable de gérer les fermetures d'établissements liées au départ progressif de la communauté juive locale. L'anxiété devant l'avenir aura pour corollaire l'inquiétude des enseignants sur leur destin ; manifestations et grèves ponctueront ces années.

Mais celui qui fit preuve de tant de qualités pour construire le réseau sut aussi en assurer le fonctionnement malgré le départ souvent impromptu de nombre de maîtres.

Après avoir passé la main à l'heure d'une retraite bien méritée, il continue à gérer les intérêts de l'Alliance et à la représenter auprès des autorités marocaines. Le temps libre ainsi dégagé lui permet de retrouver plus souvent ses enfants et petits enfants installés en France. Mais Elias Harrus a consacré l'essentiel de ses journées à préserver plus d'un siècle d'histoire. Travail d'archiviste dans un premier temps, trier, classer les milliers de papiers : lettres, circulaires, documents administratifs, la mémoire d'une communauté aujourd'hui dispersée aux quatre coins du monde. Ce trésor répertorié devient ensuite la base d'une série de fiches individuelles où est reconstituée la carrière des « missionnaires » de l'Alliance, ces hommes et ces femmes qui ont consacré leur vie à ouvrir aux nouvelles générations les portes de la modernité dans la fidélité aux valeurs du judaïsme. Les archives en question ont été transférées au siège parisien de l'Alliance, et dans la limite des questions de confidentialité, seront accessibles aux familles et aux historiens.

Deux ouvrages suivront : L'Alliance en action et Témoins associés à l'œuvre de l'Alliance au Maroc (éditions du Nadir), références incontournables pour tous ceux qu se pencheront sur l'histoire du judaïsme marocain. Mais le talent le plus original de ce mémorialiste est probablement son œuvre de photographe ethnologue. Il a très tôt compris qu'il convenait de garder le souvenir pictural d'un monde qui s'effaçait. Ces images dont plusieurs dizaines ont fait l'objet d'expositions au Maroc, en Israël en France et aux États-Unis viennent d'être remises à la bibliothèque de l'Alliance qui s'est engagée à en assurer la sauvegarde et la diffusion. Il s'agit d'un ensemble de 23.000 images à bien des égards exceptionnelles, souvent les seuls témoins survivants d'un judaïsme marocain aujourd'hui disparu.

Bon sang ne saurait mentir. Le jour où Elias Harrus remettait officiellement sa collection de photographies, son fils Michel déposait à la bibliothèque un exemplaire de son travail de D.E.A., soutenu en 2003 à la Sorbonne nouvelle. Sous le titre La Femme dans les romanzas y cantigas sefardies (corpus de cent quarante textes),

Michel Harrus analyse le discours sur la femme et donc sa place dans la société séfarade, à partir de chansons ou de romances amoureuses. Ce genre, moins savant que celui de Romances plus érudites, présente l'avantage d'avoir été mieux préservé et enregistré sur de multiples recueils.

503

2008, enterré au cimetière israélite de Casablanca.

Chefchaouen La perle bleue شفشاون الجوهرة الزرقاء

Chefchaouen La perle bleue شفشاون الجوهرة الزرقاء

les juifs de midelt

les juifs de midelt

Midelt (en tamazight ⴰⵡⵟⴰⵟ, Awṭaṭ) est une ville du Maroc, à la jonction des chaînes du Moyen Atlas et du Haut Atlas oriental, et une commune urbaine de la province de Midelt. La population de la commune, de 44 781 habitants en 2004 (recensement), serait de 55 400 habitants en 2012 (estimation).

LE PAIN DE SUCRE MAROCAIN

LE PAIN DE SUCRE MAROCAIN.

Publié le 20/09/2016 à 17:35 par rol-benzake

Le pain de sucre.

Le pain de sucre “Kaleb Soukar” fut découvert vers l’an 500 av J-C en Inde. 
Entré dans l’ère industrielle en 1929 avec la création de COSUMAR (Compagnie sucrière Saint-Louis de Marseille). 

La fabrication est restée quasiment inchangée depuis le début de sa commercialisation au Maroc.

Ce sucre dit de «première coulée» est un sucre de première qualité, un produit de luxe. 

Moulé dans un cône, il cristallise et abandonne son sirop, par effet d’entonnoir.

Sa taille et sa forme conique originale sont très reconnaissables, son poids standard est de 2 kilos. 

Sa facilité de conservation et sa forte résistance aux agressions du temps le rend facilement transportable sur de très longues distances sans risque de détérioration. 

Le pain de sucre est emballé dans un papier bleu spécifique.
Plus qu’un produit alimentaire adopté par les consommateurs, c’est un symbole intégré aux coutumes du peuple marocain. 
Une offrande traditionnelle ou religieuse, réservée à l’occasion d'évènements forts de la vie ou lors de différentes cérémonies familiales.

LE PALAIS BAHIA A MARRAKECH

LE PALAIS BAHIA A MARRAKECH.

Publié le 11/10/2016 à 14:22 par rol-benzaken

DES PHOTOS DU PALAIS BAHIA A MARRAKECH. SEPTEMBRE 2016.

MARRAKECH. LA VILLE SE REVEILLE.

Il est de bonne heure ce matin-là.

Vous voulez des photos ?

Je prends mon objectif et c'est parti…

Le palais de la Bahia une grande demeure ancienne et un ensemble de maisons furent rassemblées et aménagées en palais à la fin du XIXème siècle par l’architecte marocain El Mekki pour le compte du grand vizir Ahmed ben Moussa dit Ba Hmad (1841-1900).

Les meilleurs ouvriers et artisans du pays y ont travaillé sans interruption durant six ans (1894-1900).

Le Palais de la Bahia est situé dans la médina de Marrakech le long de la bordure nord du quartier Mellah , ou quartier juif.

Bien que les dates exactes de la construction du palais ne sont pas connus , le bâtiment a été en service entre 1859 et 1873 et a été complété par 1900.

 

Le palais a été construit en deux phases par deux hommes différents , un père et son fils qui l' a servi grands vizirs à alaouite chérifien .

Le petit riyad

C’est un jardin intérieur sur lequel s’ouvrent des salles et des niches. C’est là que Ba Hmad recevait les gens du gouvernement dans la grande salle du conseil au plafond peint et ajouré. C’est là également que furent aménagés, plus tard, les bureaux du maréchal Lyautey.

La petite cour

Quatre chambres s’ouvrant sur une cour à ciel ouvert entièrement carrelée de marbre et de zellij (carreaux de céramique) constituaient les appartements privés de Ba Hmad; elles ont été transformées au temps de Lyautey en chambre des officiers.

La grande cour de marbre dite ‘Cour d’honneur’

C’est une immense cour (50 m x 30 m) à ciel ouvert, dallée de marbre et de zellij entourée d’une galerie aux colonnes en bois découpé, sur laquelle s’ouvre une imposante salle de réception dite Salle de conseil, la plus grande du palais (20 m x 8 m) et dont le plafond peint est d’une grande beauté.

Le grand riyad

C’est la partie la plus ancienne du palais que fit édifier le père de Ba Hmad, Si Moussa, achevée en 1866-1867 et réaménagée par la suite. Ce riyad se distingue, en plus du jardin, par ses deux salles et ses deux niches à la décoration raffinée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ait Bouguemez Vallée heureuse 2016 فرحة أيت بوكماز

Ait Bouguemez Vallée heureuse 2016 فرحة أيت بوكماز

LA CASBAH DE TEMARA EN RUINE.

LA CASBAH DE TEMARA EN RUINE.

Publié le 25/10/2016 à 18:19 par rol-benzaken 

RABAT – TEMARA.

Il est de bonne heure ce matin-là.

Vous voulez des photos ?

Je prends mon objectif et c'est parti…

Voyons les désastres de la nature sur ces lieux.

La Kasbah de Témara, ce monument historique datant du 12ème siècle, est une fortification militaire construite par les almohades aux débuts de leur règne.

Ce domaine militaire, qui se situe en plein cœur de la ville de Témara, s'étend sur une superficie de 72 hectares.

Entouré par un grand mur d'une hauteur de 6,5 mètres, il abrite aujourd'hui en son sein une mosquée Almohade, le mausolée de Sidi Lahcen et l'Ecole Royale de Cavalerie.

La Casbah Ismaelienne de Temara est en très mauvais état.

Des vues générales de l'enceinte en photos.

Elle aurait été bâtie à une époque contemporaine de l'édification de la Casbah des Oudayas, et elle possèdait d'ailleurs un tunnel la reliant aux Oudayas de Rabat en cas d'invasion.

Avec un jardin maure, une mosquée ainsi qu'un sayed.

Aujourd'hui les remparts sont réutilisés pour abriter un centre de formation certes prestigieux, c'est l'Ecole Royale de Cavalerie Militaire.

Il est toutefois désolant de constater que c'est LE SEUL monument historique de Temara, et qu'il est délaissé à l'érosion, qui risque de faire s'écrouler les murs à partir de leur base ; que les lézardes (fissures) parcourent les tours des remparts (photo 3) ; et que des "rénovations" hâtives sont faites en CIMENT, piègeant ainsi l'humidité dans les murs en terre, et mettant en danger la destinée de ces ramparts.

Tout cela est très grave pour un bâtiment en terre crue qui a régulièrement besoin de soins et d'entretient !

L'indiférence vis à vis de ce patrimoine amène les déchets partout aux abords, elle a amené aussi des baraques de bidons villes, et un projet de logements a failli obstruer la vue de la muraille. Dieu merci, grâce au travail des associations et de l'administration, ce projet a été abandonné et les bidon-villes éradiqués, ces derniers laissant cependant des séquelles graves, en particulier dûes aux traces des baraques qui se sont gréfées aux remparts… 

Réhabiliter cette muraille serait important pour donner un repère et un symbole dans la ville, faire la fierté des habitants, inspirer le sentiment d'appartenance à la société et à la ville, et augmenter l'attrait touristique.

L'aménagement d'un jardin public est aussi attendu devant la muraillle, sur 3 hectares environ. 

Espèrons que les responsables auront plus d'audace à l'avenir pour être à la hauteur du patrimoine dont ils héritent la gestion : en le rénovant, pour leur propre image, et en permettant aux habitants de le visiter à nouveau (comme c'était possible jusque vers 2009, lorsque la mosquée est devenue trop dangereuse pour être ouverte au public).

Il y a notement deux associations à Temara qui se sont engagées dans la défense de ce patrimoine. Mais elles doivent faire face à l'enchevêtrement de responsabilités entre le ministère de la défense, de la culture, des habous (mosquée et sayid dans la Kasbah qui est sur le point de s'écrouler ; remparts pouvant être classés, et mosquée d'une autre époque.

Témara (en arabe : تمارة) est une commune urbaine marocaine, chef-lieu de la préfecture de Skhirate-Témara, au sein de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Elle est bordée par la préfecture de Rabat au nord, dont elle est séparée par un espace boisé protégé appelé « ceinture verte » ; les communes rurales de Mers El Kheir à l'est et d'Aïn Attiq au sud ; et la commune urbaine et côtière – le long de l'océan Atlantique – de Harhoura à l'ouest. Elle comporte quelques quartiers de résidences aisés comme Al-Wifaq, Harhoura et Guich Loudaya.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vue sur le Chellah.               Carte postale d'autrefois.

 

56p7

 

 

Recent Posts

  • נאם הנעילה להרב מיכאל יששכר אנקאווא יחשל״א-מועצת הרבנים במארוק-האסיפה השנתית של תש"ז- משה עמאר

    נאם הנעילה להרב מיכאל יששכר אנקאווא יחשל״א ע״ע ״מקוה טהרה״ רבותי! בכדי שתסוים מועצתנו בכי טוב, אני צעיר וזעיר אדבר לפני מעכ״ת מענין מקוה טהרה, לטהרת בנות עם ישראל, ולכל זרע ישראל. אל יפלא בעיני רבותי, איש אשר כמוני קטן הכמות והאיכות; לבוא בסוד ישרים, מלכים וסגנים, מאן מלכי רבנן, ומה גם לעמוד ולדבר לפני מי שגדול ממני בחכמה ובמנין, צעיר אני לימים, ואתם ישישים, וידעתי רבותי, ידעתי כי איני ראוי לדבר אפילו לפני אנשים כערכי ומכ״ש לפני רבותי, אלופי ומיודעי, מנייהו מלכי ומנייהו אפרכי, ולפני גדול אדוננו, ידידנו ואו״ע נשיא אלקים בתוכנו הל״ה השר והטפסר כבוד מעלת האדון מוס׳

  • השתמדותו של יצחק אלחראר במוגאדור ב־1932 ־ יוסף שיטרית

    פרשת יצחק אלחראר כמבחן למשחק הכוחות הפוליטי במרוקו בשנים 1932־1933 לכאורה, תיאור רצף האירועים בפרשת התאסלמותו של יצחק אלחראר כפי שהוצג כאן אינו מעלה עניינים חריגים או בלתי שגרתיים ומיוחדים. למעשה, מהלכי הפרשה כולה מראשיתה באביב 1932 ועד סיומה בקיץ 1933 יכולים לשמש מקרה מבחן למשחקי הכוחות הפוליטיים והחברתיים שהתקיימו במרוקו בעת ההיא. בשנים אלו השלים הפרוטקטורט הצרפתי את מלוא היערכותו ונוכחותו במרוקו לאחר שאחרוני השבטים הברבריים שמרדו בצבא הצרפתי, בייחוד אלה שפעלו במזרח המדינה ברכס הסרע׳ו Sargho, נכנעו לצבא הצרפתי וקיבלו עליהם את עול השלטון הקולוניאלי. בכך הושלם תהליך ה׳פסיפיקציה׳ של מרוקו, היינו ההשתלטות על כל חבלי הארץ. ואולם

  • להתהלך באור החיים – פרשת "וישלח".מאת: הרב משה אסולין שמיר.

    להתהלך באור החיים – פרשת "וישלח". דברי התורה מוקדשים למו"ר אבי הרה"צ יוסף אסולין בר עליה ע"ה, לכבוד יום ההילולה שלו, החל השבוע – י"ב כסלו. ת.נ.צ.ב.ה מאת: הרב משה אסולין שמיר. להאיר באור החיים – לערב שבת קודש. "וישלח יעקב מלאכים לפניו,   אל עשו אחיו" (בר' לב' ד'). סוד המלאכים – אצל יעקב אבינו. יעקב אבינו הגיע לדרגת מלאך, היות והוא זכה לשלוח במקומו – מלאכים לעשיו אחיו,  בבחינת הכתוב: "שלוחו של אדם כמותו" (חגיגה י' ע"ב). "בשם ה' אלוקי ישראל: מימיני מיכאל, ומשמאלי גבריאל,                    ומלפני אוריאל, ומאחורי רפאל, ועל ראשי שכינת אל" (זהר במ', איש על דגלו(.

  • יהודי המזרח בארץ ישראל- חלק ב' מ.ד.גאון

    אברהם אביחצירא מרבני טבריה. חתום על הסכמה בספר מלחמת המגן להרב משה מאיר חי אליקים. הוציא לאור מספרי אביו הרב, ביניהם גנזי המלך ירושלים תרמ״ט, והוא פירושים בקבלה. והסכימו עליו רבני הזמן המרפ״א ויש״א, והרב יוסף ויטאל מראשי ק״ק חסידים בית אל בעת ההיא. את הקדמתו לספר הנ״ל מסיים הרב: פי המדבר בן לאדמו״ר הרב המחבר כותב וחותם פעה״ק טבריה ת״ו, בחדש תמוז התרמ״ח בסדר אתה תקום ת׳ריח׳ם' דוד אביחצירא נולד בתאפילאלת בשנת תרנ״ו. ידוע בכל ערי המערב לפרוש וצדיק גדול. בנו של הרב מסעוד אביחצידא, ונכדו של הרב יעקב אביחצירא ז״ל. ר׳ יוסף בן נאים כותב עליו: לספר קדושתו

  • הקהילה היהודית בצפאקץ במלחמת העולם השנייה-חייס סעדון-תקופת וישי – יוני 1940 – נובמבר 1942

    תקופת וישי – יוני 1940 – נובמבר 1942 תקופת וישי נמשכה מיוני 1940 ועד סוף 1942. בפועל לא בוטלו חוקי וישי גם בתקופת הכיבוש הגרמני, אך בשל חילופי השלטון בתוניסיה ואירועי המלחמה נתפסה התקופה הגרמנית כתקופה שונה. חוקי וישי הוחלו על צרפת ועל השטחים שהיו תחת שלטונה בצפון אפריקה, אולם יישום החוקים והצווים בתוניסיה היה בעייתי, שכן הדבר עלול היה לפגוע קשות בשירותים חיוניים כמו שירותי הבריאות, שירותים עירוניים, מכס ובנקאות, שרבים מן המועסקים בהם היו יהודים. אין לנו מידע מדויק כיצד יישמו המושלים בערי תוניסיה את הוראות החוק. מסמך שהגישה הקהילה היהודית בצפאקץ ב-4 במאי 1943 למפקח האזרחי של

  • רדיפה והצלה – יהודי מרוקו תחת שלטון וישי-יוסף טולדאנו-חרם על מוצרי גרמניה

      שבוע לאחר מכן הצטרפה הבירה למחאה. ברחובות רבאט הופץ כרוז הקורא לכל האוכלוסייה להצטרף לתנועה המחאה ולחרם על המוצרים הגרמנים: ״גרמניה של המאה ה-20 נסוגה לזמנים הברבריים, היא רודפת עכשיו את יהודיה, מיעוט חסר ישע. אנו פונים אל העמים התרבותיים! אל הצרפתים שבמרוקו! אל המוסלמים והיהודים: אל תקנו דבר מהגרמנים כל עוד היטלר והאספסוף האנטישמי שלו לא יפסיקו עם מעשי העושק שלהם״. הפגנה בממדים חסרי תקדים נערכה בקולנוע רנסנס, ובה השתתפו יותר מ-2000 איש. היומון "לקו דו מרוק״(L'Echo du Maroc}, שייצג את החוגים הקולוניאליים שאהדו את החרם מטעמיהם שלהם, העניק לה כיסוי רחב. הרב רפאל אנקאווה, ראש בית הדין

  • דפים מיומן-ג'ו גולן-תשס"ו 2005

    מתל אביב לביירות בתל אביב של 1931 היה המשבר הכלכלי בעיצומו. שפל שרר ברחבי הארץ. יאשה היה מחוסר עבודה. חברת היבוא־יצוא שהוא היה מנהלה המסחרי מאז שובו ממצרים נאלצה לסגור את שעריה. סבתא שרה, שנישאה מחדש זמן קצר אחרי שהגיעה לפלסטינה, גרה בביירות. בית המלון של בעלה השני, שלום רבינוביץ׳, ניצב על המצוק הצופה לים, ושימש מועדון למושבה הרוסית של ביירות. שרה ביקשה מיאשה להצטרף אליהם. רוב המבקרים הקבועים במלון היו מנהלים של מפעלים או חברות. היא הציגה את בנה יאשה לאורחיה. ידידות נקשרה בינו לבין אחד, מסייה בזרגי. בזרגי הציע ליאשה משרה בחברת ״זינגר״ למכונות תפירה, שהוא היה מנהלה

  • דבדו עיר הכהנים- תולדות קהילה במרוקו ממגורשי סיביליה ומורסיה שבספרד-אליהו מרציאנו

      פרק 16: פיוטים פיוט ר׳ סעדיה אדאתי ר׳ סעדיה אדתי אשרי יולדתו, פספאנייא היתה דירתו, ופנאדור היא קבורתו, ועלינו תגן זכותו. ר׳ סעדיה אור המנורה, בצרור החיים היא צרורה, נשמתו הטהורה בישיבה של מעלה שורה, נהנה מזיו השכינה. ר׳ סעדיה צ׳ווי עינייא, בזכותו רבי יחייד לבלייא, עלינא וועלא ליהוד די פדנייא, ויג׳ינא למשיח ואליה. ר׳ סעדיה צווי לאה תמשי קול אולייה, ותגי בחאג׳תהא מוקדייא, זכותו תדרג עלייא. במתיבתא דרקיעא, לכבודו שפתי אביעה, מלא משאלותי אל גדול דעה, ובטל מעלנו גזירה רעה. ר׳ סעדיה מן גירוש קשטיליא, חין גזרו על ליהוד לפניא, ווהווא מן עשרא די כרג׳ו דגייא, פלמרכב רקבו

  • Michel Knafo-Le département d'immigration, le Mossad et autres organismes

    Le département d'immigration, le Mossad et autres organismes Depuis que Kadima, l'organe du département d'immigration, avait été dissous sur ordre des autorités du Maroc indépendant, l'émigration des Juifs vers Israël s'est poursuivie sous diverses formes. Ils quittaient le pays de manière légale ou illégale, avec l'accord des autorités ou malgré leur interdiction, par la négociation ou l'activité clandestine. Des caravanes plus ou moins grandes d'émigrants étaient organisées – recevaient des instructions nécessaires et on les transportait, clandestinement, au-delà des frontières. Derrière toutes ces activités la main directrice de l'Etat d'Israël. La participation du département de la Alyah dans l'organisation de

  • קורות היהודים בספרד המוסלמית-א.אשתור

    כשם שהכרוניקות הישנות משאירים יותר סתום ממה שהם מפרשים בדבר הדרך שבה באו המוסלמים בדברים עם תושבי הערים הנכבשות, נוצרים ויהודים, כך ברורים ומפורשים הם סיפוריהם על הביצוע של שיתוף־הפעולה עם היהודים. כפי שאנו למדים מדבריהם ריכזו הכובשים את היהודים בכל מקום. הם העבירו את היהודים שנמצאו בסביבת עיר גדולה לתוכה ובעיר גופא ריכזו אותם בשכונה אחת. זה היה קל מאד בימים ההם, משום שבתים רבים היו ריקים מאדם לאחר בריחת האצילים והעשירים, ומצד שני היה זה הכרח צבאי. המחבר של כרוניקה עתיקה אומר: ״כאשר מצאו יהודים בגליל, ריכזו אותם בעיר הראשית שלו״ והיסטוריון ערבי אחר מספר: ״נהיתה זאת השיטה


הירשם לבלוג באמצעות המייל

הזן את כתובת המייל שלך כדי להירשם לאתר ולקבל הודעות על פוסטים חדשים במייל.

הצטרפו ל 118 מנויים נוספים

רשימת הנושאים באתר

נובמבר 2018
א ב ג ד ה ו ש
« אוק    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930