A travers le Maroc

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LE PAIN DE SUCRE MAROCAIN

LE PAIN DE SUCRE MAROCAIN.

Publié le 20/09/2016 à 17:35 par rol-benzake

Le pain de sucre.

Le pain de sucre “Kaleb Soukar” fut découvert vers l’an 500 av J-C en Inde. 
Entré dans l’ère industrielle en 1929 avec la création de COSUMAR (Compagnie sucrière Saint-Louis de Marseille). 

La fabrication est restée quasiment inchangée depuis le début de sa commercialisation au Maroc.

Ce sucre dit de «première coulée» est un sucre de première qualité, un produit de luxe. 

Moulé dans un cône, il cristallise et abandonne son sirop, par effet d’entonnoir.

Sa taille et sa forme conique originale sont très reconnaissables, son poids standard est de 2 kilos. 

Sa facilité de conservation et sa forte résistance aux agressions du temps le rend facilement transportable sur de très longues distances sans risque de détérioration. 

Le pain de sucre est emballé dans un papier bleu spécifique.
Plus qu’un produit alimentaire adopté par les consommateurs, c’est un symbole intégré aux coutumes du peuple marocain. 
Une offrande traditionnelle ou religieuse, réservée à l’occasion d'évènements forts de la vie ou lors de différentes cérémonies familiales.

LE PALAIS BAHIA A MARRAKECH

LE PALAIS BAHIA A MARRAKECH.

Publié le 11/10/2016 à 14:22 par rol-benzaken

DES PHOTOS DU PALAIS BAHIA A MARRAKECH. SEPTEMBRE 2016.

MARRAKECH. LA VILLE SE REVEILLE.

Il est de bonne heure ce matin-là.

Vous voulez des photos ?

Je prends mon objectif et c'est parti…

Le palais de la Bahia une grande demeure ancienne et un ensemble de maisons furent rassemblées et aménagées en palais à la fin du XIXème siècle par l’architecte marocain El Mekki pour le compte du grand vizir Ahmed ben Moussa dit Ba Hmad (1841-1900).

Les meilleurs ouvriers et artisans du pays y ont travaillé sans interruption durant six ans (1894-1900).

Le Palais de la Bahia est situé dans la médina de Marrakech le long de la bordure nord du quartier Mellah , ou quartier juif.

Bien que les dates exactes de la construction du palais ne sont pas connus , le bâtiment a été en service entre 1859 et 1873 et a été complété par 1900.

 

Le palais a été construit en deux phases par deux hommes différents , un père et son fils qui l' a servi grands vizirs à alaouite chérifien .

Le petit riyad

C’est un jardin intérieur sur lequel s’ouvrent des salles et des niches. C’est là que Ba Hmad recevait les gens du gouvernement dans la grande salle du conseil au plafond peint et ajouré. C’est là également que furent aménagés, plus tard, les bureaux du maréchal Lyautey.

La petite cour

Quatre chambres s’ouvrant sur une cour à ciel ouvert entièrement carrelée de marbre et de zellij (carreaux de céramique) constituaient les appartements privés de Ba Hmad; elles ont été transformées au temps de Lyautey en chambre des officiers.

La grande cour de marbre dite ‘Cour d’honneur’

C’est une immense cour (50 m x 30 m) à ciel ouvert, dallée de marbre et de zellij entourée d’une galerie aux colonnes en bois découpé, sur laquelle s’ouvre une imposante salle de réception dite Salle de conseil, la plus grande du palais (20 m x 8 m) et dont le plafond peint est d’une grande beauté.

Le grand riyad

C’est la partie la plus ancienne du palais que fit édifier le père de Ba Hmad, Si Moussa, achevée en 1866-1867 et réaménagée par la suite. Ce riyad se distingue, en plus du jardin, par ses deux salles et ses deux niches à la décoration raffinée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ait Bouguemez Vallée heureuse 2016 فرحة أيت بوكماز

Ait Bouguemez Vallée heureuse 2016 فرحة أيت بوكماز

LA CASBAH DE TEMARA EN RUINE.

LA CASBAH DE TEMARA EN RUINE.

Publié le 25/10/2016 à 18:19 par rol-benzaken 

RABAT – TEMARA.

Il est de bonne heure ce matin-là.

Vous voulez des photos ?

Je prends mon objectif et c'est parti…

Voyons les désastres de la nature sur ces lieux.

La Kasbah de Témara, ce monument historique datant du 12ème siècle, est une fortification militaire construite par les almohades aux débuts de leur règne.

Ce domaine militaire, qui se situe en plein cœur de la ville de Témara, s'étend sur une superficie de 72 hectares.

Entouré par un grand mur d'une hauteur de 6,5 mètres, il abrite aujourd'hui en son sein une mosquée Almohade, le mausolée de Sidi Lahcen et l'Ecole Royale de Cavalerie.

La Casbah Ismaelienne de Temara est en très mauvais état.

Des vues générales de l'enceinte en photos.

Elle aurait été bâtie à une époque contemporaine de l'édification de la Casbah des Oudayas, et elle possèdait d'ailleurs un tunnel la reliant aux Oudayas de Rabat en cas d'invasion.

Avec un jardin maure, une mosquée ainsi qu'un sayed.

Aujourd'hui les remparts sont réutilisés pour abriter un centre de formation certes prestigieux, c'est l'Ecole Royale de Cavalerie Militaire.

Il est toutefois désolant de constater que c'est LE SEUL monument historique de Temara, et qu'il est délaissé à l'érosion, qui risque de faire s'écrouler les murs à partir de leur base ; que les lézardes (fissures) parcourent les tours des remparts (photo 3) ; et que des "rénovations" hâtives sont faites en CIMENT, piègeant ainsi l'humidité dans les murs en terre, et mettant en danger la destinée de ces ramparts.

Tout cela est très grave pour un bâtiment en terre crue qui a régulièrement besoin de soins et d'entretient !

L'indiférence vis à vis de ce patrimoine amène les déchets partout aux abords, elle a amené aussi des baraques de bidons villes, et un projet de logements a failli obstruer la vue de la muraille. Dieu merci, grâce au travail des associations et de l'administration, ce projet a été abandonné et les bidon-villes éradiqués, ces derniers laissant cependant des séquelles graves, en particulier dûes aux traces des baraques qui se sont gréfées aux remparts… 

Réhabiliter cette muraille serait important pour donner un repère et un symbole dans la ville, faire la fierté des habitants, inspirer le sentiment d'appartenance à la société et à la ville, et augmenter l'attrait touristique.

L'aménagement d'un jardin public est aussi attendu devant la muraillle, sur 3 hectares environ. 

Espèrons que les responsables auront plus d'audace à l'avenir pour être à la hauteur du patrimoine dont ils héritent la gestion : en le rénovant, pour leur propre image, et en permettant aux habitants de le visiter à nouveau (comme c'était possible jusque vers 2009, lorsque la mosquée est devenue trop dangereuse pour être ouverte au public).

Il y a notement deux associations à Temara qui se sont engagées dans la défense de ce patrimoine. Mais elles doivent faire face à l'enchevêtrement de responsabilités entre le ministère de la défense, de la culture, des habous (mosquée et sayid dans la Kasbah qui est sur le point de s'écrouler ; remparts pouvant être classés, et mosquée d'une autre époque.

Témara (en arabe : تمارة) est une commune urbaine marocaine, chef-lieu de la préfecture de Skhirate-Témara, au sein de la région de Rabat-Salé-Kénitra. Elle est bordée par la préfecture de Rabat au nord, dont elle est séparée par un espace boisé protégé appelé « ceinture verte » ; les communes rurales de Mers El Kheir à l'est et d'Aïn Attiq au sud ; et la commune urbaine et côtière – le long de l'océan Atlantique – de Harhoura à l'ouest. Elle comporte quelques quartiers de résidences aisés comme Al-Wifaq, Harhoura et Guich Loudaya.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vue sur le Chellah.               Carte postale d'autrefois.

 

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CIMETIERE JUIF A LA MEDINA DE CASABLANCA

CIMETIERE JUIF A LA MEDINA DE CASABLANCA.

Publié le 26/10/2016 à 09:13 par rol-benzaken

L’ancien cimetière juif de la médina de Casablanca.

Au Maroc, et avec la diminution de la population juive marocaine ce sont les cimetières qui entre autres gardent
la mémoire de la présence juive, une présence deux fois millénaire. Adossé à l’ancienne médina, dans le centre-ville,
l’ancien cimetière juif de Casablanca, la miaâra, est vieux de plus d’un siècle.

C’est le seul cimetière existant dans
l’ancienne médina extra muros.

Plus aucun enterrement n’y a lieu depuis 1947, date à laquelle des concessions ont été accordées aux religions juive et catholique dans la périphérie de la ville.

Plusieurs membres et descendants de la communauté juive marocaine de Casablanca, pour la plupart résidant à l’étranger, viennent s’y recueillir périodiquement.

Dispersée en 1468, lors de la destruction d’Anfa par les Portugais, la communauté juive s’est peu à peu reconstituée, jusqu’à compter six mille membres au début du XXe siècle, soit le quart de la population d’alors.

Après avoir atteint un pic de soixante dix mille membres à la fin des années 1940, elle s’établit de nos jours à environ cinq mille membres.

Dans l’ancienne médina intra muros, seule subsiste la synagogue dite « Ettedgui ».

S’y trouve également la maison du rabbin Haïm Pinto, vénéré par les juifs, qui est enterré dans l’ancien cimetière.

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LES 2 PORTEURS D'EAU ET LE MANNEQUIN

LES 2 PORTEURS D'EAU ET LE MANNEQUIN.

Publié le 05/11/2016 à 11:53 par rol-benzaken

En arrivant sur la place Jemaa el Fna du côté de la Koutoubia, on ne peut qu’être interpellé au loin par des silhouettes d’un rouge clinquant émettant un son de clochette : les guerrabas ne passent pas inaperçus.

Célèbre personnage de la culture populaire marocaine, le porteur d’eau transporte également une histoire touchante, celle d’un métier noble qui a su résister au modernisme qui l’entoure.

Le guerrab arbore un chapeau en paille orné de pompons de toutes les couleurs et porte en bandoulière une gourde en peau de chèvre et un sac décoré de pièces anciennes.

Sourire aux lèvres et tenue originale, ces hommes au visage marqué par le temps sillonnent la place en vous proposant un verre d’eau moyennant quelques dirhams.

Ce métier typiquement marocain remonte à plusieurs années en arrière : “Avant l’arrivée de l’eau courante, le guerrab transportait l’eau du puit chez l’habitant, mais l’acheminement de l’eau par les canalisations a bouleversé les habitudes des marocains.

Depuis, le guerrab étanche la soif des passants et les gratifie de quelques bénédictions.”, nous explique omar zengaoui, guerrab sur la Place Jemaa el Fna depuis 1980.

Concernant sa tenue, ce secrétaire de l’association des guerrabas avance sa propore version : “L’origine de l’habit du guerrab est un vrai mystère. Toutefois, les 26 guerrabas de Marrakech assimile la couleur flamboyante de leur tenue à la périphrase : ville rouge.”. 

Texte : Majda Fadili

Photo : Riachuelo

 

JEU DE NOTRE ENFANCE LA CARTE MAROCAINE: RONDA

JEU DE NOTRE ENFANCE LA CARTE MAROCAINE: RONDA.

Publié le 02/12/2016 à 10:46 par rol-benzaken

Ronda : carte de jeu.
Question : Qui peut dire les noms de ces cartes de gauche à droite?

 

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Made in Maroc.

 

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La BARAJA a existé en Espagne entre les années 1300- 1500, sans doute d'origine italienne. En fait, la Baraja, comme le de tarot, sont utilisés tant pour le jeu que pour la cartomancie.

On a largement considéré que le Baraja fait partie des sciences occultes dans beaucoup de pays latino-américains, encore ils continuent à être utilisés largement pour les parties de cartes et le jeu d'argent, surtout en Espagne et au Maroc et dans d'autres pays maghrébins . 

Les cartes de Baraja sont aussi présentent au Maroc où les parties de cartes espagnoles comme Tute ou Ronda ont été introduites par les Maures qui fuyaient les persécutions après le Reconquista. 

Les mots espagnols sont toujours dans l'utilisation : shbada (espada), tromfo (triumfo), copas, rey etc..

La carte marocaine ou la ronda.

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REGLE DU JEU:

Il y a 40 cartes.
peuvent participes 2-3-4. joueurs.

On met 4 cartes sur la table.
et on donne 3 cartes a chaque joueurs.

Chaque joueur tire une carte.

Soit il a dans sa main une carte semblable à celle posée sur la table et
la il prends la carte, plus les cartes qui suivent (par exemple il y a
2,3,4 sur la table, il a le 2 il prend les 3 cartes)
Soit il n'as rien, et il pose une carte sur la table.

CAIDA : c'est lorsque un joueur jette une carte ( par exemple un as, )et que l'autre joueur jette un as on appelle ça CAIDA, celui qui a jette en dernier et a ramasse l'as reçoit une carte de celui a qui a jette avant.

Ronda: c'est lorsque on a dans la main 2 cartes pareils ( par exemple le 5 d'épée et le 5 or), on dit ronda. et on reçoit une carte de l'autre joueur.

Mesa:c'est lorsque, je jette un sota (10)valet.
et que sur la table il y a un sota (10)
caballo. ( 11) qui veut dire cheval.
et rey ( 12) qui veut dire roi.

Alors tu prends tout car tu descends la carte SOTA et tu dis SOTA , CABALLERO et REY.
et en plus l'autre joueur doit te donner une carte de son tas.

Les cartes sont :

oros , qui veut dire or. 10 cartes
bastos, qui ressemble a un poulpe. 10 cartes
copas, qui veut dire coupe. 10 cartes
espadas, qui veut dire epees. 10 cartes.
1-2-3-4-5-6-7-10-11-12. OROS.
1-2-3-4-5-6-7-10-11-12. BASTOS.
1-2-3-4-5-6-7-10-11-12. COPAS.
1-2-03-4-5-6-7-10-11-12. ESPADAS

Si tu jettes un as sur la table et qu'il y sur la table as-2-3-4-5 tu dis MESSA et tu prends tout. et le joueur qui joue avec toi doit te donner une carte de son tas.

Pour savoir qui a gagne à la fin du jeu on doit compter les cartes que tu as gagné et on commence a compter les points qu'a partir de 20 c'est a dire si tu as 25 cartes tu as a gagne 5 points.

Avec ces cartes de ronda , on peut également jouer le 7 et demi.

Si on a trois cartes identiques il faut annoncer "TRINGA" (à Casablanca) et (RONDINE) dans la zone espagnole.

Si on a deux cartes identiques il faut annoncer "RONDA".

Lorsqu'un joueur parvient à ramasser toutes les cartes du tapis, on dit qu'il fait "MISSA" (à Casablanca) et Mesa dans la zone espagnole.

Mesa veut dire table en espagnol.

Lorsque la toute dernière carte est jouée, il est probable qu'il reste des cartes sur la table, c'est alors celui qui a fait le dernier pli qui remporte tout le tapis, et il dit "MISSA" en sautant de joie.

CAIDA : c'est lorsque un joueur jette une carte ( par exemple un as, )et que l'autre joueur jete un as on appelle ça caida, celui qui a jette en dernier et a ramasse l'as recoit une carte de celui a qui a jeté avant.

A Rabat ma grand mère Zahra Ben zaken aimait jouer à ce jeu avec ses petits enfants.

Je l'avais beaucoup joué à mon enfance…on faisait des parties passionnantes…avec le temps qui passe je ne me rappelle que vaguement les règles du jeu ..effectivement c'est un jeu typiquement espagnol!

Photo avec Zahra qu'on appelait mémé Zari, Sa fille Rachel et son mari Messod Benharros. Et moi.

Ils habitaient rue de Grenoble à Rabat, prés du mellah.

Ils sont rentrés en France définitivement vers 1965.

 

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POURQUOI UNE ETOILE VERTE SUR LE DRAPEAU MAROCAIN.

POURQUOI UNE ETOILE VERTE SUR LE DRAPEAU MAROCAIN.

Publié le 08/12/2016 à 11:13 par rol-benzaken

Le drapeau du Maroc possède un fond rouge qui représente la dynastie alaouite depuis le XVIIème siècle.

Quand le Maroc est devenu un protectorat français, une étoile verte à cinq branches a été rajoutée dans le centre. Cette dernière a été imposée alors par le Maréchal Lyautey. 

Après l'indépendance, le pays a conservé ce symbole signifiant la paix, la santé, la vie et la sagesse.

Il faut aussi savoir que le vert est la couleur de l'islam.

Cette étoile possédait au départ six branches et fut réduite à cinq en 1915 car elle fait aussi allusion aux cinq piliers de l'islam.

Un drapeau Marocain entièrement blanc pour commencer. C’était de l’époque des dynasties Mérinides et Saadiens. C’est la dynastie alaouite, au pouvoir depuis le XVIIème siècle, qui changera la couleur du drapeau national marocain. Celui-ci devient alors tout rouge, couleur des chérifs de la Mecque, et le restera jusqu’à la période du protectorat. A ce moment, le drapeau rouge marocain faisait confusion avec d’autres drapeaux identiques utilisés par plusieurs nations. 
C’était notamment la couleur du drapeau communiste. 

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“On gardera alors le drapeau rouge comme le drapeau Royal, celui du Mekhzen”, précise Rachid Sbihi, historien. Le drapeau marocain, lui, portera désormais au milieu, une étoile verte à six branches. 

Contrairement à une idée reçue et véhiculée, cette étoile à six branches, qu’on appelle le sceau de Salomon (ou le sceau de Sulayman) ou “l’étoile de David” n’est pas un symbole propre aux juifs. Elle est dans les trois cultures musulmanes, chrétiennes et juives, le symbole de la sagesse, de la vie et de la santé. D’ailleurs, au Maroc et jusqu’en 1954, le sceau de Salomon figurait encore sur les pièces de monnaie marocaines, notamment celles de 100 et 200 francs, de même que sur certains timbres du Mekhzen. 

Cette étoile cessera d’orner le drapeau du Maroc en 1915. 

Mauvaise version ! Dirait l’historien Rachid Sbihi. “L’étoile à cinq branches a été imposée en 1915 au Sultan Moulay Youssef par le Général Lyautey. C’était au moment où ce dernier se préparait à ramener le contingent militaire du Maroc à la deuxième guerre mondiale”, explique t-il. “D’ailleurs, la question est de savoir pourquoi est-ce que Lyautey a décidé, à ce moment précis de l’histoire de changer l’étoile à six branches par une autre à cinq. On n’en a pas une réponse précise et valable malheureusement”, poursuit-il. 

Le peuple Marocain aura un semblant d’explication en tout cas. L’argument du changement avancé à l’époque était que les cinq branches du nouveau drapeau correspondent mieux à la religion du pays puisqu’elles symbolisent les cinq piliers de l’Islam. C’est donc le dahir alaouite datant de 1915 qui a mis en place le drapeau marocain dans sa forme actuelle. Toutefois, et pendant toute la période de l’indépendance, le drapeau du Maroc n’était utilisé que sur terre. Il n’a flotté en tant que drapeau national qu’en 1956, date de l’indépendance du Maroc.

LE TOMBEAU DE RABBI ITSHAK BEN GUALID A TETOUAN

LE TOMBEAU DE RABBI ITSHAK BEN GUALID A TETOUAN.

Publié le 21/12/2016 à 17:21 par rol-benzaken 

HILOULA SUR LE TOMBEAU DE RABBI ITSHAK BEN GUALID A TETOUAN.

Reportage 

S’il ne reste plus au Maroc que 3000 citoyens de confession israélite sur les 300 000 que comptait le Royaume au milieu du siècle dernier, plus de 4000 Juifs d’origine marocaine viennent tous les ans des quatre coins du monde pèleriner sur les tombeaux de leurs 656 saints (dits tsadikim, ou Justes) enterrés à travers le pays. À Tétouan, repose depuis 1870 Rabbi Itshak Ben Gualid, un tsadik réputé auprès des Juifs comme des Musulmans pour sa sagesse, son érudition et ses miracles.

À la mi-février 2013 et pour la 7ème année consécutive, ils étaient ainsi plus de 300 juifs marocains d’ascendance sépharade à assister à la Hilloula de Baba Señor, ravivant des rites culturels et cultuels témoins d’une connivence deux fois millénaire en terre chérifienne.

Reportage. 

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Les pèlerins en plein recueillement sur la sépulture de Rabbi Itshak Ben Gualid. 

Bengualid

Dimanche 17 février 2013, quartier du Mellah, Tétouan. Les murs centenaires de la petite synagogue d’Itshak Ben Gualid résonnent de chants liturgiques en judéo-espagnol, auxquels viennent se mêler fébrilement des prières en hébreu et des bribes de conversation en darija. Le regard extatique et la gorge nouée par l’émotion, les hommes portent tour à tour le Sefer Torah (rouleau de Torah, le livre le plus saint du judaïsme) en récitant des louanges à la gloire de leur vénérable aïeul, tandis que les femmes font retentir leurs youyous joyeux jusqu’au bout de la rue éponyme…Ils sont venus, ils sont tous là. Ses disciples, ses fidèles et ses descendants, de 7 à 77 ans. De Madrid à Jérusalem, de Sebta à Casablanca, en passant par Montréal, et Mexico, près de 300 Juifs marocains d’ascendance espagnole se sont réunis dans la ville de Tétouan pour la Hilloula de Rabbi Itshak Ben Gualid, célébrant trois jours durant dans la joie et la ferveur spirituelle l’anniversaire du décès de Baba Señor, comme l’appelaient affectueusement ses petits-enfants.

 

De Caracas à Casablanca, toutes les prières vont à Baba Señor

Après les dernières prières, c’est tout un convoi de véhicules qui prend la route pour le cimetière juif, sis sur les hauteurs de la ville. C’est ici, au cimetière dit de Castille, que sont enterrés les Juifs de Tétouan, cité (détruite en 1399 par les Espagnols) qu’ils ont reconstruite aux côtés des Musulmans après leur expulsion d’Andalousie en 1492 par les Rois catholiques Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon. C’est là aussi qu’est enterré depuis 1870 Rabbi Itshak Ben Gualid, disparu le 9 Adar 5630 du calendrier hébraïque (correspondant cette année au 19 février 2013 dans le calendrier grégorien). Les pèlerins se rassemblent autour du tombeau du saint homme surplombant la nécropole de son dôme blanc, usant de mille précautions pour éviter de poser les pieds sur les pierres tombales alentour. On fait respectueusement place aux descendants de Baba Señor venus de Madrid et Ashdod, gardiens de son inestimable legs moral et spirituel. Certains rabbins, comme Rabbi Asher Zrihen, ont fait le déplacement depuis Mexico pour se recueillir sur le tombeau du maître. La fièvre mystique est à son comble. Un rabbin de Jérusalem récite à voix haute des psaumes du Zohar (livre de la Splendeur) tandis que des pèlerins de tous âges déposent des offrandes (fruits secs, petits gâteaux, argent…) sur la sépulture du Tsadik. Une fillette s’agenouille pour embrasser cette dernière, sa chevelure d’or s’étalant sur la pierre tombale, tandis qu’une dame septuagénaire, la tête recouverte d’une légère coiffe en dentelle, peine à retenir le flot de larmes qui jaillit de ses yeux bleus comme délavés par la vie. Dans une pièce attenante, les pèlerins allument tour à tour des cierges, à la mémoire de leurs proches disparus, pour demander la guérison d’un parent malade, la rencontre de l’âme sœur, une progéniture ou la prospérité en affaires.

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Rabbi Itshak Ben Gualid, homme de foi, homme de Loi

Rabbi Itshak Ben Gualid, né en 1797, était un homme de foi estimé de tous les Marocains. Il fait partie des 126 saints vénérés mutuellement par les Juifs et les Musulmans. Auprès de ses coreligionnaires, Rabbi Itshak, qui consacra son existence à l’étude de la Torah et au service divin, est connu pour son célèbre recueil, «Vayomer Itshak » (édité à titre posthume en 1876), une compilation de réponses et de décisions juridiques essentielle dans la jurisprudence juive marocaine. La grande humilité du rabbin tétouanais n’avait d’égale que la vaste étendue de son savoir, une érudition qui lui valut le titre de « Ner Hamaaravi » (Lumière de L’Occident). Chef spirituel de sa communauté, il était apprécié pour son ouverture d’esprit, son sens de l’équité et du consensus. C’est sous son impulsion que fut ainsi ouverte en 1862 la première école du réseau de l’Alliance Israélite Universelle à Tétouan. En y inscrivant ses propres petits-enfants, Baba Señor réussit à faire fléchir les dernières résistances des coreligionnaires traditionalistes, détracteurs d’un enseignement moderne « païen » qui ne soit pas exclusivement consacré à l’étude des textes sacrés. Rabbi Itshak était également un fin diplomate. Son intercession auprès de la couronne espagnole facilita ainsi la restitution de la ville de Tétouan au Royaume chérifien la même année 1862 après deux ans d’occupation. 

Un patriarche éclairé 

Le grand rabbin de Tétouan était apprécié de tous pour sa clairvoyance, ses conseils éclairés et sa sagesse proverbiale, le Pacha de la ville lui-même n’hésitant pas à le consulter pour des affaires délicates. C’était par ailleurs un homme sensible, d’une infinie bonté, très attaché à Tétouan et aux siens. Après s’être établi à Haïfa quelque temps, il choisit ainsi de rentrer au bercail, renonçant à la Terre Sainte pour sa terre natale car, disait-il, le Ciel l’avait appelé « à ne pas abandonner son troupeau ». Baba Señor fut gratifié d’une belle descendance. De sa première femme, Rachel Bensadon, il eut 6 filles et un fils. Lorsque Rachel mourut, Rabbi Itshak Ben Gualid prit en secondes noces Simha Bibas, qui lui donna 4 fils: Yossef, Vidal, Salomon et Jacob. Baba Señor était très proche de ses nombreux petits-enfants. Tandis que le noble patriarche leur racontait le Tétouan d’antan, ceux-ci prenaient plaisir à l’initier aux langues profanes et à tout ce qu’ils étudiaient au sein de leur école moderne. 

Le Saint de tous les Marocains 

Rabbi Itshak Ben Gualid rendit l’âme par une belle journée de printemps de l’an 1870, à l’âge de 93 ans, après une longue vie sereine et riche en enseignements. Ce jour-là, le 9 Adar 5630, de la Juderia (le quartier juif de Tétouan) en deuil jusqu’au cimetière de Castille, un interminable cortège, auquel s’étaient joints les notables de la ville et les petites gens de toutes confessions qui l’avaient côtoyé, l’accompagna jusqu’à son ultime demeure. Les enfants chantèrent des Psaumes (louanges, extraits du livre de la Bible hébraïque, le Sefer Tehillim, dit Az-Zabur en arabe) à sa mémoire, tandis que tout le monde pleurait la disparition du Juste, celui qui répandit tant d’amour et de bien autour de lui. Longtemps après sa mort, Juifs comme Musulmans lui attribuèrent moult miracles. Il se chuchotait ainsi que les femmes stériles tombaient enceintes après avoir prié sur sa tombe, que celles pour lesquelles était prévu un accouchement difficile se délivraient dans la paix en posant sa canne et sa ceinture sur leur ventre. Il se racontait aussi que Rabbi Itshak avait fait fuir une fois des envahisseurs de la ville en faisant allumer des lumières dans le cimetière où il reposait. Aujourd’hui encore, tous les ans à la même période, on se rend sur son tombeau pour quémander la protection et la bénédiction du saint patron de la ville. Elevé au statut de Juste, Rabbi Itshak Ben Gualid est à jamais vivant dans les cœurs et sa présence aimante et protectrice continue à planer sur la blanche colombe…

Comme un air d’Andalousie retrouvée 

Retour au centre-ville. C’est là, au Cercle Israélite de Tétouan, autrefois lieu de rencontre de la communauté juive de la ville, et qui n’ouvre désormais plus ses portes que durant la Hilloula, qu’ont été organisées toutes les manifestations liées à cette dernière depuis le vendredi 15 janvier 2010 au soir. Le Shabbat (7ème jour de la semaine juive, « jour de repos de l’Eternel », devant par conséquent être consacré à Dieu, et étalé de la tombée de la nuit du vendredi au samedi soir après le coucher du soleil) est sorti, la vie matérielle reprend son cours, avec tous ses plaisirs terrestres. Après l’incontournable Skhina (dite aussi dafina) du samedi midi, les papilles nostalgiques des convives se délectent de l’intemporel couscous aux légumes, des fameuses boulettes de viande au céleri, de lentrilla (pâtes aux œufs faites maison, plat judéo-espagnol), de cigares au foie, et autres mets typiques de la cuisine judéo-marocaine. Dans la salle qui servait dans le passé de casino, l’ambiance est à la fête. Tandis que l’orchestre musulman joue de célèbres mélodies andalouses et chaâbi, on chante ici et là des poèmes en haketiya (mélange entre l’espagnol ancien, l’hébreu et la darija), le dialecte pittoresque des Megorachim, les Juifs sépharades réfugiés au Maroc après  l’Inquisition. Kippa sur la tête, les yeux levés vers les drapeaux marocains suspendus dans toute la salle, des hommes se mettent debout pour entonner fièrement des airs patriotiques. Il souffle comme un air d’Andalousie retrouvée sur la blanche colombe… 

Hilloula, louanges et joie 

La Hilloula, date anniversaire du décès d’un saint, est un jour de joie, où les Juifs doivent se recueillir sur le tombeau du Tsadik pour prier, lire des Psaumes, chanter des louanges, faire des offrandes et allumer des cierges, pour rappeler que l’âme du défunt est toujours vivante et la réveiller. Ce jour-là en effet, la « néchama » (l’âme du Juste) revient sur sa tombe, descendant du monde céleste vers le monde terrestre, s’unissant parfaitement aux prières des fidèles (d’où le nom hilloula, mariage céleste en araméen). L’âme du Juste s’élève davantage grâce aux prières des fidèles ainsi qu’à la Tsédaka (l’aumône) donnée pour publier les livres et diffuser l’enseignement laissé par le dévot. Par reconnaissance, le Tsadik (dépourvu de corps physique donc d’imperfections humaines empêchant l’élévation des prières) fait parvenir les implorations des pèlerins jusqu’à D.ieu. La place des Tsadikim dans la religion hébraïque est primordiale, encore plus dans le judaïsme marocain, vieux d’au moins 2000 ans et considéré comme l’un des plus authentiques du fait qu’il a subi très peu d’influences extérieures depuis la judéisation des premières tribus berbères, remontant vraisemblablement à la destruction du Second temple en l’an 70 apr. J.-C. 

Comité organisateur de la Hilloula de Rabbi Itshak Ben Gualid 

Il y a 8 ans de cela, un descendant de Rabbi Itshak Ben Gualid est venu ici après avoir rêvé que son aïeul lui reprochait de l’avoir oublié. Nous avons alors décidé de faire revivre ce moussem séculaire et de rouvrir le Cercle pour l’occasion, fermé car Tétouan ne compte plus qu’une dizaine de Juifs, très âgés pour la plupart. La première année, nous étions 120 personnes et la Hilloula a duré un jour. Aujourd’hui, les pèlerins sont près de 300 et viennent des quatre coins du monde pour 3 jours entiers de célébrations. Tout se passe à merveille. Monsieur le Wali, Monsieur le Préfet et l’ensemble des autorités locales mettent tous leurs services à notre disposition. Au Mellah, où ils ont été reçus chaleureusement par les habitants des maisons occupées autrefois par leurs parents ou grands-parents, les pèlerins ont passé une après-midi inoubliable. Les Juifs de Tétouan sont tous des ambassadeurs du Maroc à travers le monde. À ce propos, l’inauguration récente de la synagogue Slat Al Fassiyine, appelée des vœux de Feu Simon Lévy, et les instructions royales données pour la restauration de tous les lieux saints et communautaires du judaïsme au Maroc est un message fort et émouvant. Nous sommes fiers de notre pays.   

 

Juifs du Nord du Maroc : genèse d’un exode 

Les Juifs sépharades (d’origine espagnole ou portugaise) ou Mégorachim (expulsés en hébreu, par opposition aux Tochavim, les juifs autochtones) ont commencé à affluer au Maroc à la fin du 15ème siècle, fuyant l’Inquisition, les conversions forcées et l’édit d’expulsion (dit décret de l’Alhambra) de Castille et d’Aragon émis par les Rois catholiques en 1492. Certains, qui avaient suivi les armées maures lors de la conquête de l’Andalousie, étaient d’origine berbère (comme les Benhamou ou les Ittah). Parmi les autres grandes familles sépharades marocaines, on retrouve les Almoznino, les Bibas, les Delouya, les Hadida ou encore les Marciano et les Toledano. La plupart de ces nouveaux venus se sont installés à Tanger, Tétouan et dans les grandes villes impériales comme Fès, Meknès et Marrakech, puis dans les cités portuaires telles Mogador, Safi et Mazagan, apportant avec eux savoir-faire et savoir-être hispano-mauresque, contribuant aux côtés des Musulmans andalous à l’essor économique et au rayonnement culturel et spirituel du Royaume du 16ème siècle. La connivence exemplaire entre Juifs et Musulmans dans les villes du Nord du Maroc, comme dans le reste du Maroc citadin, a été émaillée de rares épisodes de tensions et d’exactions (attaques contre les mellahs, taxes pesantes, ségrégation spatiale, professionnelle et vestimentaire…) au 17ème et au 18ème siècle. En 1912, sont abolies les taxes spéciales imposées aux Marocains de confession juive et toutes les lois discriminatoires à leur encontre.  Mais l’Histoire et ses soubresauts se sont mêlés aux petites histoires de chacun, réduisant la communauté juive du Maroc à peau de chagrin, au fil des indépendances, des guerres, des rêves de terre promise et d’un ailleurs plus prospère, un Eldorado aux couleurs de l’Europe et de l’Amérique. Alors qu’elle comptait  20 000 membres à l’aube du siècle dernier, la communauté israélite du Nord du Maroc, vieille de 600 ans, n’en recensait pas plus de 300 au début des années 90. Aujourd’hui, elle connaît un renouveau relatif avec le retour au bercail de retraités, mais aussi de jeunes couples et de leurs enfants, attirés par les opportunités économiques et la stabilité offertes par le Maroc actuel. Ils seraient ainsi plus de 70 actuellement à vivre à Tanger. 

Tombeau de Yitzhak Ben-Gualid à Tétouan.

 

בית החיים במוגדור

קישור לבית החיים במוגדור -אסווירא שדרכו ניתן לחפש קברי מקורבים על פי שם

http://cimetierejuifessaouira.com/

 

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Histoire de Figuig Maroc

HISTOIRE DE FIGUIG MAROC.

Publié le 22/04/2017 à 14:52 par rol-benzaken

Située dans l’Est du Maroc, Figuig est l’une des plus anciennes villes du royaume. Connue par son climat semi – désertique, ses innombrables dattiers et ses Ksour. Jadis, on comptait plusieurs Ksour, mais aujourd’hui sept seulement sont encore debout, notamment : 

– ksar Hammam Foukani 
– ksar Hammam Tahtani 
– ksar Laabidate 
– ksar Lamiz 
– ksar Loudaghir 
– ksar Oulad Slimane 

Qui sont regroupes pratiquement dans la même région et finalement ksar Zenaga qui se trouve, dans la partie basse de Figuig, séparé des autres Ksour par le « Jourf » une hauteur terrestre.

 Figuig : la grande histoire

Pour illustrer l'histoire de Figuig d'une façon rigoureuse, Nous signalons à nos lecteurs que les dattes de la préhistoire, et qui sont mentionnées dans le passage ci-dessous, sont encore sujet des théories et d’études des spécialistes de l’histoire du fossile. 

Théorie d’avant J.C

Les gravures rupestres découvertes au XIXe siècle dans la région frontalière avec l’Algérie remontent à des milliers d’années. Des archéologues prétendent que ces vestiges datent de la période néolithique. (Entre 10000 et 2300 Avant J.C ). Cette période est caractérisée par le changement du mode de vie de l’homme : il abandonne la chasse pour l’agriculture et l’usage des animaux. 

Les conditions écologiques et naturelles de la région de Figuig favorisent et accentuent l’approche qui montre que cette oasis n’était pas uniquement un point de passage mais aussi un lieu habitable. Ce qui renforce le fait que l'histoire de Figuig remonte à la préhistoire.

Période d’après J.C

Entre 429 l’an où les Vandales ont conquis le Nord de l’Afrique et 636 quand la bataille de Yarmouk a eu lieu, il eut une certitude que la religion prédominante à Figuig était le christianisme. 

Après avoir vaincu les Byzantins lors de la bataille de Yarmouk, et depuis 645, les musulmans ont propagé l’Islam vers l’Afrique du Nord. A cela s’ajoute que pèlerins chrétiens de Figuig ont subi l’influence de la nouvelle religion ; L’Islam, lors du pèlerinage à Jérusalem. C’est l’aube de l’Islam à Figuig. 

Période d’après l’avènement de l’islam

5eme siècle hégire / 11eme siècle :
les tributs de Senhaja et Banou Hillal se sont dirigées vers Figuig ce qui va influencer les relations Inter-Ksour et provoquer des conflits. 

6eme siècle hégire :
la région est soumise sous l’autorité de la dynastie Mouahidite dirigé par Yacoub El Mansour AlMouahidi. 

956 hégire / 1549 :
Le sultan Esâadi Mohammed Alcheikh emprisonne les nobles de Figuig afin de soumettre la ville sous son règne. Ces nobles n’ont été libérés qu’après l’intervention des médiateurs proches du sultan. 

1061 hégire / 1651 :
sous le règne des Alaouites, le sultan Mohammed Ben Sherif s’engage dans une bataille féroce pour soumettre la ville de Figuig sous son autorité. 

1089 hégire / 1679 :
renouvellement de la Bayâa de Moulay Ismail qui gouverna le Maroc entre 1084 et 1139 hégire (1673-1727). Les gouverneurs de Figuig de cette époque faisaient recours à l’oppression et tenaient la ville de Figuig avec une main de fer, notamment Molay Abdel Malik fils du sultan en 1118 hégire. 

1782 :
l’un des conflits le plus violent entre les Ksour prend fin. Les sources d’eau étaient en général la cause de ces conflits. A cette année ksar Aljouaber disparaît à jamais. 

1299 hégire / 1881 :
dans la nuit du mercredi 10 Rabii athani jusqu’à midi, les français ont essayé vainement d’écraser la résistance de Figuig qui soutenait la résistance algérienne contre l’occupant français. Cette bataille a eu lieu à Zenaga à la place Oussiaimane et qui a engendré la victoire des figuiguis qui ont perdu 30 martyres et 18 blessés, contre 129 morts et 50 blessés dans le camp des français. 

Juillet 1883 :
le célèbre résistant algérien Cheikh Bouamama retrouve son lieu de naissance (Hammam Foukani) Figuig dans le but de rassembler et réorganiser ses troupes militantes. 

Période de la colonisation française

1321 hégire / 1903 :
le général Oconor mène une compagne militaire agressive contre les habitants de la ville de Figuig. Le 9 juin, ce général bombarde le ksar de Zenaga avec 600 tirs de canon, maisons et dattiers sont détruits. Son insolence l’emmène à détruire devant les habitants la coupole de la mosquée de la Jemâa. Pourtant aucune résistance n’était signalée. 

1er août 1946 :
le roi mohammed V ordonne la construction de l’école Annahda qui aura un rôle de centre de formation des cadres. Cet établissement était supervisé par le feu Alhaj Mohammed ben Frej. 


Post- indépendance

02 mars 1956 :
l’indépendance du Maroc. 

26 février 1961 :
le décès du feu majesté Mohammed V. 

03 mars 1961 :
le prince héritier Moulay Hassan devient le roi du Maroc. 

Octobre 1963 :
entre l’Algérie et la Maroc se déroule la guerre des sables : l’Algérie refuse de rendre au Maroc ses terres incluses dans le territoire de l’occupant français. Après cette crise les habitants de Figuig ont perdu une superficie considérable de leurs terres et dattiers. 

Mars 1973 :
comme d’autres villes marocaines, Figuig a connu une vague de séquestration abusive par l’état sous prétexte qu’ils soutenaient l’opposition armée

23 juillet 1999 :
décès de sa majesté le roi Hassan II. 

30 juillet 1999 :
le prince héritier Moulay Mohammed devient le roi du Maroc. 

07 janvier 2004 :
création de l’Instance Equité et Réconciliation par l’ordre de sa majesté Mohammed VI. Cette commission est non judiciaire, mais son but est de réconcilier et de dédommager le peuple victime des événements antérieurs. 
La ville de Figuig est parmi les villes qui ont été incluses dans ce programme. 

29 et 30 janvier 2005 :
audience d’écoute aux témoignages et souffrances des victimes. 

 

 

 

KSAR DE GOULMIMA AU MAROC

KSAR DE GOULMIMA AU MAROC.

Publié le 16/10/2017 à 16:52 par rol-benzaken
C’est un vieux ksar perdu dans les méandres des paysages pré-sahariens qui courent entre la vallée du Ziz et les premières dunes du désert.
Peu de voyageurs franchissent les murs épais de ses fortifications. Pourtant le ksar de Goulmima (igherm Igoulmimen), serti dans une charmante oasis mérite le détour, et plus si affinités… Yallah !

LE KSAR DE GOULMIMA DANS L’HISTOIRE

À la lisière de l’Atlas et du désert, à mi-chemin entre Errachidia et Tinejdad, l’oasis de Gheris étale son ruban de verdure aux portes du Tafilalet. 

Ici jaillit Goulmima (Igoulmimen) et son ksar à l’architecture traditionnelle de pisé. 

Les portes de ce château de terre sont protégées par deux hautes tours de garde qui rappellent immanquablement le temps des guérillas et des razzias menées jadis par les tribus guerrières et nomades.

 Parmi elles, la puissante tribu des Aït Atta était la plus redoutée. Chaque année, au moment des récoltes, ses assauts dévastateurs bousculaient la vie paisible des villageois.

 Régulièrement pillés de leurs bien, les habitants de Goulmima, éloignés du pouvoir central n’avaient d’autre choix pour se protéger que de bâtir un ksar fortifié de murs massifs. Ainsi naquit le ksar de Goulmima (en berbère : igherm Igoulmimen).

PETITES PRÉCISIONS LINGUISTIQUES

Un ksar (singulier) / des ksour (pluriel).
En berbère : igherm / ighermen.
Le mot ksar vient de l’arabe qasr qui signifie palais, château ou village fortifié. Le mot espagnol alcazar vient aussi de là.

 

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Les tours défensives, gardiennes du vieux ksar de Goulmima.

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Les ruelles en terre du vieux ksar de Goulmima

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Le coin du cheptel à l'extrémité du vieux ksar de Goulmima

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Balade dans la palmeraie jouxtant le vieux ksar de Goulmima

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