benchiquito-ben-dan-bendaiud-bendavid-ouyoussef-bendelac


Benchiquito-Ben-Dan-Bendaoud-Bendavid-Ouyoussef- Bendelac

BENCHIQUÏTO

Nom patronymique d'origine espagnole, formé de l'indice de filiation arabo-hébraïque Ben et de l'adjectif chiquito, diminutif affectif de chico, petit, le fils du très petit. Autre forme: Chiquito. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté essentiellement dans les communautés du nord du Maroc et à Safi.

YAACOB: Notable de la communauté de Safi. Un des douze signataires de la Takana de 1764 commune aux descendants des Mégourachim et des Tochabim de la ville portuaire

BEN DAN

Nom patronymique d'origine hébraïque, le fils de Dan, prénom biblique porté par le cinquième fils du patriarche Jacob qu'il eut avec la servante de Rachel, Bilha, qui a pour sens jugement. A sa naissance, Rachel en effet s'est écriée: "Le Seigneur m'a jugée, et il a écouté ma voix aussi, en me donnant un fils. C'est pourquoi elle le nomma Dan." (La Genèse, 30, 6) Dans sa bénédiction, Jacob prophétisa: Dan sera un serpent sur le chemin, un aspic dans le sentier (La Genèse, 49 ;16) et c'est pourquoi le serpent fut l’emblème de la tribu de Dan. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels à l'époque. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté au Maroc et en Algérie.

BENDAOUD

Nom patronymique arabo-berbère, formé de l'indice de filition Ben et du prénom masculin biblique, David, dont la prononciation berbère est Daoud. Som diminutif berbère est dbido, et on dit que la petite ville bourgade de Debdou, à l'est du Maroc, non loin de la frontière algérienne, fondée par les expulsés d'Espagne de 1391, lui devrait son nom. Au XXème siècle, nom peu répandu, porté au Maroc et en Algérie.

BENDAVID

Nom patronymique d'origine hébraïque composé de l'indice de filiation et du prénom biblique David, porté par le second et le plus prestigieux des rois d'Israël, qui signifie textuellement chéri, aimé. Fils de Ichaï, Jessé, né à Bet Léhem, de la tribu de Juda, il régna sur Israël quarante ans, de 1010 à 970 avant l'ère chrétienne. Ce prénom est resté très populaire à ce jour dans toutes les communautés juives, mais il est rarememt devenu nom patronymique. Au XXème siècle nom peu répandu porté essentiellement dans le sud du Maroc, en particulier à Marrakech, mais aussi à Casablanca et Fédala, très peu en Algérie (Tlemcen, Oran), et en Tunisie (Tunis, Sfax).

  1. SHIMON: Rabbin à Tlemcen au début du XIXème siècle, auteur d'un traité sur l'abattage rituel resté manuscrit.

CHALOM: Président du Comité de la Communauté de Fédala dans les années cinquante.

JACQUES: Grand sportif né à Marrakech. Cycliste de talent, il fut un des rares juifs à participer à plusieurs fois au Tour du Maroc cycliste qui dans les années cinquante était très populaire aussi bien chez les Français que chez les Marocains juifs et musulmans. Après sa Alya en Israël au milieu des années cinquante, à Achkelon, il tenta sans grand succès d'acclimater ce sport en Israël.

BENDAVID OUYOUSSEF

Nom patronymique d'origine hébraïque, rare conjonction de deux prénoms bibliques devenus nom de nom de famille. Ce patronyme si typiquement juif est pourtant porté par une fraction de la tribu berbère des Aït Sera, dans le Tadla au Maroc, les Ait Daoud Ouyouusef ", vestige évident de son ancienne appartenance au judaïsme avant l'arrivée des Arabes au septième siècle. Ce patronyme figure dans la liste des noms de famille courants au Maroc au début du XVIème siècle. Au XXème siècle, nom très peu répandu porté uniquement au Maroc, au Tafilalet, à Marrakech et à Fès.

  1. ITSHAK: Rabbin à Fès au XVIIème siècle.
  2. ABRAHAM: Rabbin et notaire à Fès fin du XVIIIème début du XIXème siècle, Auteur d'une chronique sur l’histoire des Juifs au Maroc qui n׳a pas encore été imprimée "Seîer dibré hayamim" et d’un recueil sur les plantes médicinales également resté en manuscrit ״Sefer réfouot”. Son surnom, Dbico. est devenu tardivement un nouveau patronyme: De Vico (voir De Vico).  

 SHELOMO: Une des 46 victimes juives de l'attaque du mellah de Fès par les soldats révoltés et la populace, à la suite de la signature du traité du Protectorat français au cours des trois journées sanglantes des 17, 18 et 18 avril 1912.

BENDELAC

Nom patronymique d'origine arabe, indicatif d'un métier, le masseur, précédé de l'indice de filiation, le fils du masseur. Malgré ce nom typiquement arabe, cette famille, autrefois fort illustre à Tanger, était originaire de Hollande, comme le confirme le grand historien français Louis Miège. Ses membres avaient conservé jusqu'au XIXème siècle la nationalité hollandaise. Les ancêtres de la famille étaient des Marranes qui avaient réussi au XVIème siècle à fuir le Portugal pour revenir ouvertement au judaïsme à Amsterdam. Autre orthographe: Bendelak. Au XXème siècle, nom très rare, porté uniquement au Maroc:Tanger, Tétouan, Safi, Casablanca.

SALOMON (1695-1781): Négociant à Amsterdam qui s'installa à Tanger pour le besoin de ses affaires avec les Pays-Bas, donnant naissance à la famille marocaine. SAMUEL: Fils de Haim, frère d'Abraham. Négociant né à Tanger et installé pour ses affaires dans le port de Salé, il passa ensuite à Tétouan en 1775 où il fonda une nouvelle branche de la famille. Comme il avait déjà payé pour cette année sa quotepart à l'impôt de soumission dû aux autorités, la Dzejya, dans sa ville natale, il refusa de payer une seconde fois, comme le veut la coutume établie, en tant que nouveau membre de la communauté de Tétouan et l'affaire fut porté devant le tribunal présidé par rabbi Abraham Raphaël Coriat. Il fut agent consulaire de France à Tanger.

ABRAHAM (1755-1846): Fils de Salomon. Grand négociant et notable de la communauté de Tanger, un des signataires de la Haskama de 1795 par laquelle la communauté de Tanger se détacha de la tutelle du tribunal rabbinique de la ville- mère de Tétouan.

ABRAHAM (1800-1877): Fils de Hayim. Il remplit les fonctions de secrétaire drogman auprès du consul général des Pays-Bas à Tanger de 1820 à 1830. Le consul, Cari Nyssen, étant souvent absent du Maroc pour maladie, ce fut Abraham qui assurait son intérim. Au cours de ses dix années d'expérience diplomatique intensive, il a tenu un journal détaillé que le professeur Jean Louis Miège vient de publier sous le titre ״Chronique de Tanger, 1820-1830. Journal de Bendelac (Rabat, 1995. ״II constitue une chronique vivante et minutieuse de la ville, de ses environs et parfois de la Cour pendant la décennie 1820-1830, précédant la transformation, de plus en plus importante et rapide, qu'allait connaître au cours du siècle la ville, la portant du modeste statut de mome petite cité consulaire à celui de capitale diplomatique et grande place financière du Maroc."

HAYIM (1823-1877): Füs de Abraham. Notable de la communauté de Tanger. H laissa trois fils qui se distinguèrent également dans la vie de la communauté Abraham, Moses et Raphaël.

ABRAHAM (1848-1920): Fils de Hayim. un des premiers juifs marocains à faire ses études à Paris à l'Ecole Normale Orientale fondée par l'Alliance. Selon la tradition de l'époque de ne pas ramener au Maroc les instituteurs formés à Paris, il fut d'abord muté dans les écoles de Grèce et en Turquie. Après son retour à Tanger en 1889, il quitta l'enseignement pour le com­merce et la représentation de la compagnie de navigation française Paquet, assurant la liaison Marseille Dakar par Tanger et Casablanca.

SAMUEL: Fils de Hayim. Consul du Brésil à Tétouan à la fin du siècle dernier. RAPHAËL: Fils de Hayim. Il fut pendant de nombreuses années interprète au consulat de Suède à Tanger. Membre actif du Comité de la Communauté et de ses oeuvres de bienfaisance, et administrateur de la synagogue Etz Hayim jusqu'à sa mort à un âge avancé.

MORDEKHAY: Fils de Hayim. Négo­ciant et chef de correpondance au siège social de la Banque d'Etat du Maroc à Tanger. Il fut parmi les fondateurs de la première association des Anciens Elèves des Ecoles de l'Alliance à la fin du siècle dernier.

DR ALBERTO: Un des premiers médecins modernes du Maroc. Né à Tétouan, il fit ses études en médecine à Paris où il s'installa ses études terminées. Médecin de l'ambassade d'Espagne à Paris, puis du roi d'Espagme, il fut en 1912 un des artisans de la création à Tanger de l'association Hispano-Hebrea pour la promotion des relations preivilégiées entre les descendants des Expulsés d'Espagne et leur ancienne mère-patrie.

HAYIM: Fils de Abraham. H succéda avec son frère Shemtob à la direction de la maison de commerce fondée par son père après son retour d'Orient. Il fut pendant de nombreuses années délégué de la Hollande à l'Assemblée Législative de Tanger. Mort à Tanger en 1965.

ALLEGRIA BENDAHAN DE BENDELAC: Fille d'Abrahm, née à Tétouan et élevée à Tanger. Professeur de littérature française aux Etats-Unis, à la Pensylvanian State University. Auteur de trois recueils de poésie publiés en France, dont l'un a obtenu en 1970 le Prix Biaise Cendras. Elle a publié à New-York en 1987 un ouvrage en espagnol, intitulé "Los Nuetros", les Nôtres, consacré au folklore et à la civilisation des Juifs de l'ancienne zone espagnole du Maroc, parlant la Hakétia, judéo-espagnol. C'est ce dialecte qui est le thème de son second livre "Voces Jacquitescas", les Voix de la Hakitia, publié en 1981 par la Bibliothèque Populaire Sépharade de Caracas, Vénézuéla. Auteur de nombreuses études sur les communautés sépharades du nord du Maroc.

DR J. BENDELAC : Médecin pédiatre de l'OSE, Oeuvre de Secours à l'Enfance à Casablanca dans les années quarante et cinquante. Militant du Congrès Juif Mondial, il se prononça à la veille de l'indépendance pour une plus active intégration des Juifs dans la vie du pays.

JACQUES BENDELAC: Economiste israélien originaire de Tanger. Auteur d'une introduction à l'économie israélienne; "Israël à crédit".

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