משפחת קורקוס – מקורות שונים

Extrait du livre " Une histoire de familles " Joseph Toledano

CORCOS ou KARKOS ou KARKOUS ou KARKOUSSE : ce nom vient d’Espagne (on trouve un Astuc Corcos à Saragosse en 1384); en Afrique du Nord il était porté par des juifs espagnols originaires d’Espagne et de Livourne (Italie du Sud). Sans doute originaire de Corcos nom des deux communes des provinces de Léon et de Valladolid

CORCOS

Nom patronymique d'origine espagnole, ethnique de la petite ville de Corcos dans la province de Valladolid en Castille. 11 existe également une ville portant un nom proche Carcossa, en Aragon. Le rabbin Eisenbeth avance une autre hypothèse: ethnique de Caracassone, en France, centre juif florissant au Moyen Age. Autre explication basée sur l'origine arabe du nom, indicatif d'un métier: le fabricant de cuir, le gratteur, le frotteur de cuir grossier. Sous ces deux formes de Corcos et Carcossa ce patronyme est atteste en Espagne depuis le Xème siècle, en faisant une des plus anciennes familles sépharades connues. Après l'expulsion, les membres de la famille se sont dispersés au Maroc. en Algérie, au Portugal, Italie, et de là ont émigré plus tard vers la Terre Sainte et la Hollande. Mais c'est au Maroc que cette famille s'est le plus illustrée à partir du milieu du XIXeme siècle, particulièrement à Marrakech et à Mogador, dans le négoce et la direction de la communauté. Le rôle éminent joué par cette famille dans la vie juive marocaine est illustre dans l'opuscule que le professeur Michel Abitbol lui a consacré sous le titre: "Les Corcos; temoinss et acteurs de l'histoire". Une des rares familles marocaines à avoir conservé un arbre généalogique qui remonte jusqu'à l'Espagne. Autre orthographe: Karkos. Au XXeme siècle, nom moyennement répandu, porté essentiellement au Maroc (Marrakech, Mogador, Safï, Mazagan, Tanger, Casablanca), en Algérie (Oran, Alger, Mascara, Constantine, Guelma) et en Tunisie (Tunis)

R.ABRAHAM: Célèbre rabbin espagnol, disciple de rabbi Yéhouda Ben Acher qui vecut à Avila et écrivit en 1332 un commentaire au traité d'astronomie d'isaac Israeli, "Yessod 'olam".

R.YOMTOB: Grand Rabbin de la ville Monzôn, en Espagne, il fut un des defenseurs de la foi juive au cours de la celebre disputation de Tortosa en 1413-14, convoquée par l'Eglise, opposant rabbins et pretres sur les fondements de la foi juive.

DAVID: En quittant la Castille en 1492, il trouva refuge à Rome et fonda la branche italienne de la famille qui s'illustra dans la rabanout pendant deux siècles. Son fils, Salomon, fut le Grand Rabbin de Rome.

R.YOSSEF: Ancêtre de la branche de Terre Sainte, il mourut à un âge très avancé  Jerusalem en 1575. Son commentaire du livre de Maïmonide, "Michné Torah" fut publié pour la première fois à Smyrme en 1757.

R.YEHOSHOUA: Un des rabbins expulses d'Espagne installés à Fès en1492.  Il fut un des protagonistes de la grande conntroverse entre les nouveaux venus, les Megourachim et les anciens habitants indigenes, les Tochabim, sur l'interprétation de la regle de l'abattage rituel sur l'insuflation des poumons, la "Néfiha" (pour plus de details voir Hayim Gaguin). Il fut entre 1540 et 1552 un des rédacteurs des " Takanot des Expulsés de Castille", organisant la vie communautaire et religieuse des expulsés d'Espagne qui imprimèrent definitivement leur cachet sur l'ensemble du judaïsme marocain

 R.ABRAHAM: Rabbin né à Fes, il fut appelé à exercer sa fonction à Tunis où il mourut en 1575. Son tombeau était devenu un lieu de pèlerinage local

  1. YOSSEF: Fils de rabbi Yéoshoua, rabbin né à Fes au cours de la seconde moitié du XVmème, il fut appelé par la communauté des originaires du Maroc de la colonie anglaise de Gibraltar à leur servir de guide spirituel. C'est là qu'il devait écrire l'oeuvre qui devait l'immortaliser, "Shiur Koma" (Livoume, 1811), poème kabbalistique basé sur le livre du Zohar, entré dans la liturgie des syna­gogues marocaines et qui était lu avant l'office de Minha les jours de chabbat. 11 fut aussi l'auteur d'un commentaire du Pentateuque, "Yossef Hen" (Livourne, 1825).

MAIMON: Fils d'isaac de Marrakech, le fondateur de la branche de Mogador qui domina le commerce de la ville et la direction de la communauté pendant près d'un siècle. Il fut parmi les 10 premiers "Tajar esultan", marchands du roi, installés dans le nouveau port par le sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah. Il transmit ce privilège par héritage à ses ses successeurs qui en bénificièrent jusqu'à la fin du XIXème siècle. L'édification du port de Mogador en 1766 fut un tournant à la fois dans l'histoire du Maroc et dans celle de la communauté juive. La faillite de la conception centralisatrice de Moulay Ismael qui avait conduit le pays à la ruine, aggravée encore par les trente années d'anarchie des guerres de succession (1727-1757), avaient convaincu le nouveau souverain Sidi Mohamed Ben Abdallah (1757-1790) de la nécessité de trouver pour assurer les recettes du Maghzen, une autre source de revenus que les impôts écrasants levés par la force. Alors qu'il était gouverneur du Sud, les négociants juifs lui avaient fait valoir les importantes recettes qu'il pourrait tirer des droits de douane sur le commerce international. Mais l'essentiel du commerce avec l   'Europe était entre les mains des commerçants du port frondeur d'Agadir qui ne versaient pas au trésor royal les impôts dus, il décida donc de construire à Mogador un nouveau port dépendant uniquement du Makhzen. Il chargea un architecte français qui était prisonnier au Maroc, Courbet, de dessiner les plans du nouveau port et le plan fut si ingéneieux qu'on dit que c'est de là que lui vient son nom en arabe, Essaouira (souira, la (bien) dessinée ). Pour donner vie au nouveau port, et devant les réticences des commer­çants chrétiens de s'y installer, son inter­prète et conseiller favori, Samuel Sumbal, lui proposa de faire appel aux grandes familles juives ayant fait leurs preuves dans les différentes communautés du Maroc et de leur demander d'envoyer un délégué à Mogador. Samuel fut alors chargé d'établir la liste de ces heureux élus, au nombre de dix, représentant les grandes familles commerçantes du pays: les Corcos et Delmar de Marrakech, Sumbal et Delevante-Chriqui de Safi, Bensoussan, Nahoraï et Ben-Yuli de Rabat, Aflalo et Penia d'Agadir, et Aboudraham de Tétouan. Le statut de commerçants du roi comportait d'énormes privilèges politiques, fiscaux et économiques: avance de capi­taux, gestion de fonds du trésor, obtention de concessions et monopoles sur les importations et exportations; fourniture d'un logement confortable et inviolable, le loctaire n'étant justiciable que devant le sultan lui-même. Mais face à ces privi­lèges, de lourdes obligations: garantie de la famille, dépendance totale du souverain, nécessité d'une autorisation pour se déplacer, disponibilité immédiate pour toute mission économique ou politique Europe. La famille Corcos de Marrakech désigna donc pour la représenter Maimon (qui devait mourir au cours de l'épidemie de 1799), secondé par son cousin Abraham (mort en 1797). Le port de Mogador, grace au dynamisme de ses commerçants juifs justifia tous les espoirs mis en lui par sultan et en dix ans devint le plus actif du Maroc

SALOMON: Grand commerçant Marrakech, il reçut en 1846 l'ordre du Sultan de transporter ses affaires Mogador. Il laissa à la direction de ses affaires à Marrakech, son fils Yaacob. Il devait inaugurer une autre tradition familiale: la représentation des puissances étrangères, bien que cela puisse sembler a priori incompatible avec la fonction de marchand du sultan. 11 fut l'agent consulaire de l'Angleterre, redevenue le principal partenaire commercial du Maroc. Son influence était telle à Mogador qu'un touriste anglais s'en étonna et demanda un notable juif: "Mogador appartient-elle a Sa Majesté britannique ou au souverair Maroc ?" et s'entendit répondre ironiquement: "bin jouj", c'est-à-dire entre deux ! Ses affaires prospérèrent dans le port où il mourut en 1857.

YAACOB: Fils de Salomon. Après avoir dirigé l'affaire familiale à Marrakech apres le déaprt de son père en 1846 pour Mogador, il prit sa succession et s'installa définitivement à Mogador en 1857. confiant la direction de la branche de Marrakech à son cousin Haïm. Peu de temps après son arrivée dans le port, il fut confirmé par le sultan dans ses privileges de tajer esultan en même temps que son frère Abraham. Le sultan écrivit l'annee suivante au nouveau caïd d'Essaouira " Les deux marchands, Abraham et Jacob, fils de Salomon Corcos, sont Nos Juifs de meme que le père était Notre Juif. Ils sont la creme parmi les Juifs et très peu de Juifs peuvent leur être comparés quant aux benéfices qu'ils rapportent. Protège-les donc et veille à leur bien-être." Après l'accession au trône de Moulay Abderahman, ils furent de nouveau confirmés dans leurs fonctions. Mort en 1878.

ABRAHAM: Fils de Salomon. Commer­çant du roi, il accumula une énorme fortune avec son frère Yaacob dans l'importation de drapperies, bougies, sucre, thé et l'exportation des produits agricoles du Sous: grains, amandes, cuirs, plumes d'autruche importées d'Afrique Noire, etc.. Il fut le fournisseur exclusif du Palais royal en produits de luxe: bijoux, pierres précieuses, chocolat, meubles, soie, tissus pour les uniformes des serviteurs .. En 1844, quand la flotte française de l'amiral de Joinville bombarda la ville, il se réfugia chez les tribus du Haha et à son retour dans le port bénéficia d'indemnisations du sultan Moualy Abdelrahman auquel il fut très lié. Nommé en 1862 consul des Etats- Unis, il fut un des organisateurs de la visite historique de Sir Moses Montéfiori qu'il accompagna à Marrakech lors de l'audience que lui accorda le sultan dans son palais le 5 Février 1864 à la suite de laquelle le sultan promulgua le dahir célèbre assurant l'égalité de traitement pour les Juifs de son empire. Avec son frère Jacob, il oeuvra pour l'amélioration des conditions de vie de la population juive de Mogador qui avait doublé en quelques années dépassant les 10.000 âmes. L'illustre visiteur anglais avait été ému par "l'entassement inouï" du Mellah. Sur son conseil, les deux frères demandèrent au sultan de permettre l'élargissement du mellah et proposèrent d'avancer les fonds nécessaires pour l'achat du terrain. Le sultan aacéda à leur demande et la construction du nouveau mellah commença aussitôt mais ne mit pas fin à la promscuité, la population continuant de s'aceroître sans cesse. Ils obtinrent du sultan un terrain supplémentaire pour la construction d'un hôpital juif dont le premier financement fut offert par Montéfiori. Ils favorisèrent également l'ouverture d'une école de l'Allaince à Mogador. En 1881 ils inaugurent une nouvelle ère dans le développement du capitalisme au Maroc en devenant agents de la Banque françaises des frères Pereire, Mort en 1883.

MEYER (1844-1931): Fils d'Abraham, né en 1844 alors que son père avait trouvé refuge dans le Haha après le sac de Mogador par les tribus à la suite du bombardement français, Il succéda à son père comme consul des Etats-Unis à Mogador. Hébraïsant distingué, il publia un livre consacré aux lois du shabbat et de Pessah, "Ben Meyer" imprimé à Jérusalem en 1912.

MOSES: Riche négociant né à Alger, il s'installa à Mogador en 1885 venant d'Angleterre.

STELLA DURAN-CORCOS: Juive anglaise d'origine algérienne, elle épousa à Alger Moses Corcos. En 1884, ils s'instal­lèrent à Mogador où Stella fonda en 1885 un collège de jeunes filles, "Honneur et courage", donnant une stricte éducation victorienne en langue anglaise qui rencon­tra un énorme succès, concurençant l'école de l'Alliance en langue française: il compta jusqu'à 170 éléves en 1900, soit plus que l'école de l'Alliance. Elle se consacra également à améliorer les conditions de logement effroyables des pauvres habitant le mellah. En 1898 elle accepta malgré son grand âge, à la demande de l'Anglo-Jewish Association, de se rendre à Marrakech pour solliciter du sultan le droit de construire de nouvelles maisons. Le roi accepta de la recevoir – cas exçeptionnel dans un pays où les femmes n'ont aucun droit dans la vie publique – et lui accorda l'autorisation de construire 150 maisons en dehors du mellah, mais le projet ne devait jamais aboutir en raison de l'opposition des propriétaires fonciers du Mellah craignant une baisse des loyers. Avec elle l'influence anglaise atteignit son apogée dans la bonne société juive de Mogador et après sa mort la fermeture du collège devait signer la fin de la prépondérance de l'influence anglaise au profit de la culture et de la langue françaises véhiculées par les écoles de l'Alliance dans toutes les grandes villes du pays.

HAYIM: Commerçant, financier, banquier des rois du Maroc tout au long de la seconde moitié du XIXème siècle, alors que la banque moderne était encore inconnue. Dirigeant incontesté de la communauté de Marrakech qu'il anima pendant plus d'un demi-siècle. Le sultan Moulay Abdelrahaman lui accorda sa protection personnelle à titre de "l'un des commerçants les plus respectables de Nos Sujets et pour les services éminents rendus au trésor public, Bit Elmal". Pour assurer sa succession, il demanda en 1880 au sultan Moulay Hassan de bien vouloir agréer son fils Yéhoshoua auprès de lui. Pour toute répomse Moulay Hassan prit le pan de son bournous et en couvrit Yéchoua, indiquant ainsi qu'il le prenait sous sa protection.

YEHOSHUA (1832-1929): Fils de Hayim. il lui succéda dans le commerce et la direction de la communauté. Il fut le banquier du dernier grand roi du Maroc avant le Protectorat, Moulay Hassan qui chercha avant tout à maintenir à préserver l'indépendance du vieux Maroc et s'opposa autant que possible à l'invasion des banques européennes. Son sucesseur, Moulay Abdel-Aziz au contraire, fasciné par les techniques européennes, ouvrit largemment le Maroc aux financiers étrangers, privant les juifs de leur traditionnel de banquiers du Palais. Incarnation du vieux Maroc en plein XX siècle, il laissa une grande impression tous les visiteurs européens. "Le patriarche de cet enfer hébraïque est le bon homme Yéhoshua Corcos, l'argentier du sultan millionnaire du mellah. Sa maison est la seule qui soit propre au Mellah.Ses enfants sont habillés à l'européenne, mais lui, reste fidèle aux antiques usages il garde l'antique vêtement et les babouches noires ainsi que le foulard bleu jeté par- dessus la calotte et noué autour du cou (Jérôme et Jean Tharaud, " Marrakech ou les Seigneurs de l'Atlas"). Les monarques successifs, Moulay Hassan, Moulay Abdel-Aziz et Moulay Hafid lui renouvelèrent la protection accordée déjà à son père. Il se lia d'amitié avec la nouvelle force montante de Marrakech, la famille El-Glaoui, dont il deviendra le banquier – on disait la "sacoche", servant d'intermediaire dans leurs contacts préliminaires avec le prétendant Moulay Hafid à la disposition duquel il mit le trésor de guerre qui lui permit de renverser son frère Moulay Abdel Aziz en 1907.11 dirigea avec autorité, sinon absolutisme, la communaute et ses oeuvres de bienfaisance. Maigre son attachement aux coutumes antiques, il fut le plus enthousiaste partisan de l'ouverture d'une école de l'Alliance à Marrakech en 1899, passant outre à l'opposition des rabbins conservateurs.

MORDEKHAY (1885-1944): Fils Yéhoshoua, il lui succéda en de 1930 a 1938 à la tête des affaires et et comme président du Comité de la Communaute mais sans avoir ni son autorité, ni son panache. Son fils, Josué, quitta Marrakech au début des années cinquante pour les Etats-Unis où il est professeur de médecine à l'Université de New-York. C'est la fin de la dynastie.

LEON: Un des derniers grands commerçants de Mogador avant son déclin avec le développement météorique du port de Casablanca au début du Protectorat. Arabisant distingué, il encouragea le developpement de l'enseignement dans sa communauté. Grâce à ses bonnes relations avec le caid du Sous, Anflous, il fut un des premiers à croire en l'avenir du port d'Agadir qui devait connaître un developpement prodigieux dans les années quarante et encouragea ses amis à acquérir des terrains.

FERNAND (1875-1956): Eminent juriste s avocat parisien, descendant d'une famille d'origine marocaine. Militant sioniste de premier plan, il fut chargé à plusieurs reprises de faire des tournées de conferences au Maroc dans les années 20 et 30, par lesquelles il contribua par son talent à propager l'idéal sioniste parmi les nouvelles élites formées dans la culture française. Le sionisme qu'il professait avec ardeur était bien celui de "l'école française", éloigné de toute idée de Alya, de realisation immédiate, ne réclamant que de la symapthie et un peu d'argent pour les pionniers d'Eretz Israël. "Juifs du Maroc n'ayez pas peur: on ne vous demande pas de monter en Palestine. Nous ne voulons meme pas que vous essayiez d'y aller, nous avons assez de candidats, nous en avons trop: Les Juifs marocains ne sont pas des postulants à la colonisation palestinienne, nous le savons et nous leur demandons rien de ce genre". (Conférence publique à Casablanca en 1931 reproduite par l'organe sioniste du Maroc "L'Avenir Illustré"). Auteur de deux ouvrages sur le sionisme: Israel sur la terre biblique" (Paris, 1923), et " A travers la Palestine juive" (Paris, 1925)

L MORDEKHAY (1890-1955): Rabbin-juge  à Marrakech, il représenta sa ville au Premier Concile des Rabbins du Maroc à Rabat en 1947

DAVID:(1917-1975): Fils de Jacob et de Hana Aboulafia, né à Mogador. Dans la tradition de la famille, il commença par diriger une maison de commerce interna­tional à Mogador. Le déclin des affaires le poussa après l'indépendance à quitter le Maroc en 1959, mais contrairement aux autres représentants de la classe aisée, il choisit de monter en Israël et de s'installer à Jérusalem. Après avoir tenté de reprendre ses activités commerciales, il se consacra exclusivement au travail culturel dans le cadre du Comité de la Communauté Sépharade de Jérusalem et aux recherches sur le patrimoine du judaïsme marocain. Il y apporta une excellente connaissance des langues, une curiosité naturelle et une approche scientifique rigoureuse bien qu'il n'ait pas reçu de formation universitaire. Il apporta également une vision nouvelle de l'histoire du Maroc, plus "optimiste", reprochant aux chroniqueurs chrétiens d'avoir noirci le tableau par leurs préjugés anti-juifs et anti-musulmans. Dans ses nombreuses études, il montre que l'attitude générale des Musulmans envers la minorité juive a été faite de tolérance et de co­habitation, les excès de fanatisme n'étant que des accidents passagers. Comme chercheur, il a eu le rare privilège de posséder des archives familiales particuliè­rement riches qu'il a été le premier à exploiter. Auteur d'un grand nombre de rubriques concernant les Juifs du Maroc dans la Jewish Encyclopedy. Ses études sur l'histoire et l'onomastique, parues dans différentes revues en hébreu, français et anglais, ont été réunies dans un volume intitulé "Studies in the History of Moroccan Jews" (Jérusalem 1976) publié après sa mort prématurée, par le professeur E. Ashtor de l'Université Hébraïque. Ce livre est devenu un indispensable outil pour tout chercheur et l'auteur de ce livre y a largement puisé et fait référence

ABRAHAM (1890-1961): Notable de la communauté de Marrakech, membre du Comité de la Communauté et de la Commission Municipale dans les années cinquante

JACOB (1898-1988): Notable de la communauté de Marrakech dont il fut président du Comité dans les annés cinquante

HENRY: Président de l'association des originaires de Safi en France. L'association est à l'origine de la rénovation du tombeau des frères Zamiro, les saints protecteurs la communauté (voir Benzimra)

MAURICE: Mohel et militant communautaire né à Marrakech. Membre Comité de la Communauté dans les annees cinquante. Il fut élu au Congrès de 1952 Délégué régional pour Marrakech et région du Conseil des Communautés exerça ensuite à Casablanca avant s'installer à Paris

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