ארכיון חודשי: אוקטובר 2015


השגריר לשר החוץ, ומסקנתו נגד הענקת החסות הקונסולרית

השגריר לשר החוץ, ומסקנתו נגד הענקת החסות הקונסולרית

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תרגום מכתבו של הרב אלמאליח הועבר על ידי ג'ון דרומונד האי גם לשר החוץ הבריטי הלורד גרנויל ב-2 ביולי  1880 ובו הזכיר כי כתב הבוקר לחצר הסולטאן בנדון. הוא לא הסתפק בתיאור העובדות, והתרכז במסקנות.

כדרכו במקרים אחרים, הביע דעתו כי החסות הקונסולרית המוענקת בנמלי מרוקו על ידי מדינות זרות לכמאה משפחות יהודיות אמידות, אינה מועילה ל – 199 אלף יהודים חסרי תעודות חסות החיים בארץ זו. אותה שנה כאמור, התקיימה במדריד ועידה שדנה בנושא החסות הקונסולרית, ודרומונד האי תבע לבטל את מתן החסות ליהודים שאינם זכאים לכך על פי ההסכמים עם מרוקו.

 כאן הוא התייחס לחלק  מהחלטות הועידה, לפיו הנתינים המאורים שעד עתה זכו לחסות המיוחדת יישארו בעלי חסות, מבלי להתעלם מהעובדה שהסולטאן הציע שלא יציקו להם אף אם תוסר מהם החסות. וכך יימשך מינויים של סוכנים מסחריים ילידי מרוקו..

בהקשר למספר היהודים החיים במרוקו בתקופה זו להערכת דרומונד האי, נציין כי האומדנים בתקופה זו נעים בין 60 אלף לחצי מיליון, כשהאומדן הסביר ביותר הוא זה של פוקו כ-40 אלף משפחות. גם על מספרם של בעלי החסות היהודיים נמסרים מספרים שונים ממאה עד אלף חמש מאות, וגם דרומונד האי עצמו נקב במספרים הגבוהים.

תשובת הוזיר בשם הסולטאן.

הסולטאן ענה דרומונד האי שרצח היהודי באנתיפה לא היה ידוע לו עד הגעת מכתבו של השגריר. לדבריו משפחת ההרוג הייתה צריכה להגיש תלונה לחצר המלכות כדי שתיערך חקירה וייעשה צדק, ואם לא יהיו שבעי רצון, הם יכולים להגיש תלונה בפני מתווכחים שיביאו את הנושא בפני הסולטאן.

זה מבקש מהשגריר שיורה למתלוננים בפניו שיופיעו בפני חצר הסולטאן, ויזכו למשפט הוגן. הסולטאן כבר כתב למושל אנתיפה, נזף בן ואיים עליו בעונש שיוטל עליו, אם האשמה נגדו תוכח. הוא גם שלח אדם מהימן לחקור את הנושא, כדי למצות את הצדק ללא דיחוי.

אבל הסולטאן לא יענישו בפזיזות רק למען היהודים החיים בשליטתו. הוא מסיים בכך שאנתיפה היא מקום רחוק ללא שליטה של השלטון המרכזי, בו חיים אנשים אכזריים ( עשרים ביולי 1880, תעודה מספר חמש ).

מכתביו של מר וייט לשר החוץ ולוזיר.

דרומונד האי הוחלף זמנית על ישי ה.פ וייט, וב-5 באוגוסט העביר לשר החוץ את תשובת הווזיר בשם הסולטאן שנכתב לדרומונד האי ( לעיל ב-20 ביולי ), וכן צירף העתק מכתבו שכתב בו ביום לווזיר בנושא זה.

הוא מעיר את תשומת לבו של השר לפיסקה בסוף מכתבו להלן, בה חרג מהנושא וניצל את ההזדמנות להעיר לממשלת הסולטאן בדבר הצורך להשוות את  מעמדם של היהודים לאלה של המוסלמים, על ידי הסרת ההשפלות החלות עליהם.

Que sait-on sur la vie au Mellah

Il etait une fois le Maroc

david bensoussanTemoignage du passe judeo-marocain

David Bensoussan

Que sait-on sur la vie au Mellah

Plusieurs fois dans l'histoire, la demande d'augmentation du territoire du Mellah fut refusée. L'encombrement était extrême, les melles étroites et les maisons surélevées. Il y a régné des conditions de prorniscuité qui ont effaré les visiteurs venus d'Europe. Rares sont ceux qui ont voulu dépasser la visite superficielle de ces lieux. Joseph Goulven a transcrit ses observations durant les années 1913 à 1920 dans l'ouvrage Les Mellahs de Rabat-Salé. Joseph Benesh a tenté d'aller plus loin dans son ouvrage Essai d'explication d'un Mellah en 1949. D'autres visiteurs et ethnologues furent complètement ignorants de la richesse intelectuelle qui sommeillait au sein de cette communauté condamnée à l'exeguite. Ainsi, l'ouvrage de l'historien et fondateur de La revue de 1' occident musulman Roger Le Tourneau intitulé La vie quotidienne à Fès en 1900 se targue de décrire dans le détail les multiples facettes de la ville Fès. Toutefois, il fait abstraction de toute une génération d'illustres irudits juifs qui ont rayonné dans la capitale intellectuelle du Maroc. C' est d'ailleurs le cas de l'écrasante majorité des témoins européens qui n'ont pas eu la moindre idée de la puissance et de la vitalité intellectuelles du judaïsme marocain. Une étude fondée sur des sources documentaires a été faite dans l'œuvre de Shlomo Deshen Les gens du mellah. Elle donne une image assez précise de la gestion des structures communautaires et du vécu des Juifs au Mellah

On est tenté de dire que les yeux de l'étranger voient plus clair. Il faut. pour pouvoir apprécier les témoignages des voyageurs européens a leur juste valeur, retenir ceux qui ont pu pénétrer l'intimité des mellahs et connu leurs intérieurs ainsi que la joie de vivre d'une vie agrémentée de fêtes religieuses et de fêtes familiales. La perspective devient tout autre et l'on ne peut que s'étonner de l'entraide communautaire et de la survivance des traditions en dépit des conditions matérielles extrêmement difficiles et du sentiment d'insécurité qui régnait en dehors des murailles du Mellah

Que signifie le terme Mellah

Ce terme qui signifie sel, se référerait à la corvée imposée aux Juifs de saler les têtes décapitées par les Musulmans

Le rabbin Yossef Ben Naïm qui passa sa vie à collecter les manuscrits disséminés au Maroc et qui retraça la biographie des principaux rabbins du Maroc dans Séfer Malké Rabanan, rapporta : « Si je devais conter les abus contre les Juifs du Maroc, tous les parchemins n'y suffiraient pas. Ainsi, quand le sultan livrait bataille à une tribu en révolte contre ses ordres, les prisonniers que les soldats attrapaient étaient décapités et les têtes étaient amenées à une rue connue dans la ville pour y être accrochées deux ou trois jours à titre d'exemple. L'accrochage des têtes était confié à des Juifs pour humilier les défunts en cela qu'ils ont été accrochés par des personnes abjectes (les Juifs). Il y a également une coutume à confier aux Juifs le soin de traîner les charognes à leur lieu d'enterrement, car les goyim ne trouvent pas honorable que l'animal soit enseveli de leurs mains.    Que Dieu mette fin à la déchéance d'Israël

Joseph Dadia A l'ombre du Bani L'ecole de l'Alliance a Akka

ALLIANCELa façade principale est percée d'une porte plus grande. C'est l'entrée de l'école par où arrivent et repartent les élèves. Elle est constamment fermée à clef, confiée au domestique Messod Lévy. Rapidement, cet homme de petite taille tout en muscles, au visage labouré par les épreuves du temps, a se révéler dynamique, plein d'initiatives et de bon sens. Un incontournable collaborateur de tous les instants. Mon confident, mon conseiller et mon ami. Je ne l'ai jamais considéré comme un domestique, appellation d'un autre âge, relevant purement et simplement de sa fonction administrative

L'école, inaugurée en mars 1955 par Monsieur Elias Harrus, est à deux encablures du mellah, à l’embranchement d'une piste entre l'oasis et es contreforts du Bani. Cette piste est empruntée régulièrement par des

hommes et des femmes à pied ou juchés sur leur âne ou mulet, de même que par leurs troupeaux, en direction de Tagadirt et de Taourirt, de l'oued Akka : où l'on pêche des poissons et de l'oued Kebbaba. Le point de départ de cette piste, parsemée de loin en loin de petits cailloux inoffensifs, est le centre administratif, siège du Makhzen, du bureau postal, du souk hebdomadaire, des magasins de commerce, d'alimentation et d'artisanat, et de la station du car qui dessert quotidiennement la ligne Tiznit- Akka et inversement.

Il me suffit d'ouvrir la porte de l'école pour admirer le va-et-vient des gens : saluer 'Ali Bihi qui revient du souk, Chrif Brahim assis près de là entouré de ses fidèles

 il m'a accordé son amitié et sa protection -, El Haj Hassan, hôte d'une imposante qasba, où il m'invite pour un thé les soirs d'un ahouach, mon voisin Mbark, impétueux jardinier, qui ne rate aucune occasion pour apostropher à la cantonade son neveu 'Ali Bihi. J'ai trouvé en chacun d'eux cette gentillesse qui m'ouvrait les cœurs et les liens de sympathie. Je pouvais aller en toute liberté dans les champs et les jardins de l'oasis

Ce lundi après le repas, René Camhy retourna à Marrakech à son poste de Directeur du Groupe Scolaire Jacques Bigart. Désormais me voilà seul face à mes obligations professionnelles. Seul, pas tout à fait ! Messod Lévy vient me voir accompagné de la cuisinière Esther Assaraf. Il me la présente timidement dans un arabe mâtiné de mots d'hébreu déformés. Ils m'exposent, l'un après l'autre, en quoi consiste leur travail à l'école. J'ai vite saisi que j'ai affaire à deux membres du personnel efficaces et consciencieux. Je leur exprime ma reconnaissance et ma joie de les avoir à mes côtés, car leur dévouement me permettra de me consacrer aux élèves et a la gestion administrative de l'école

Je les assure de ma totale confiance, ajoutant qu'ils peuvent continuer de s'organiser comme par le passé. La cuisinière me détaille le menu du petit déjeuner et du déjeuner des deux semaines à venir. Messod Lévy, l'ange gardien de l'établissement et des elèves, s'incline, prend ma main et l’embrasse. Cette marque d'estime me touche profondément. En fin d'après-midi, Messod Lévy m'accompagne au mellah pour rencontrer le rabbin et la communauté. Le mellah se résume en une impasse propre et large ; une porte à son entrée, et des maisons à un étage de chaque côté de la ruelle. A la gauche de l'entrée, un modeste atelier du dernier bijoutier et orfèvre juif, travaillant le métal, l'argent et l'or. Il est courbé devant son métier au moment où je rentre chez lui. Levant les yeux, il a tout de suite saisi qui j'étais. Il se lève et m’embrasse. Il me tend une escabelle et je m'assois. Il m'offre un verre de thé, et il se met à raconter des histoires drôles. Nous avons vite sympathisé et je lui ai promis de venir le voir de temps en temps. Messod Lévy retourne à l'école. David Assaraf vient me chercher et il me conduit à la synagogue, au fond de l'impasse De petits groupes de femmes conversent sur le seuil de leur maison. En m'apercevant, elles me percent de leur regard et se cachent le visage dans la manche du lizard qu'elles portent. Hanna Assaraf, la femme de David, s'approche de nous et elle m’embrasse la main. Elle m'invite pour le repas de shabbat midi. A la synagogue, rabbi Moshé parlait de Tora avec le cacochyme rabbi David, l'un des derniers érudits de la communauté. Trois autres notables « baisaient la poussière de leurs pieds et buvaient leurs paroles avec soif ». Tout le monde allait se lever en me voyant arriver. D'un geste de la main, je leur fais signe de rester assis. Je m’empresse de les rejoindre. Je leur donne l'accolade et je m'assieds près d'eux, en évoquant in petto ce passage de la Mishna : « Chauffe-toi au feu des savants, mais prends garde de t'y brûler … (car) toutes leurs paroles sont comme des charbons ardents 

Les deux rabbins dissertaient sur la question de savoir si le maître d'école était tenu de répéter la leçon à ses élèves, jusqu'à ce qu'ils la comprissent et combien de fois. Rabbi Moshé me donna la parole et, avec sa permission, je citai un passage du Talmud d'après lequel notre Maître Moïse a répété quatre fois la leçon pour l'enseigner à ses disciples ce qu'il a appris lui-même de Yahvé. D'autres docteurs de la Loi disent qu'il faut répéter la leçon tant que l'élève n'est pas en mesure de l'expliquer lui-même à un autre élève. Un autre docteur, parlant de sa propre expérience, indique avoir répété jusqu'à quatre cents fois la leçon à son élève. A partir de ce moment, rabbi Moshé m'entoure de son affection et de son admiration, et il m'appelle rabbi Yossef. Rabbi David, par la suite, viendra me consulter sur tel ou tel verset de la Tora : « Rabbi Yossef, que penses-tu de l'exégèse donnée à la parasha de la semaine ? Cette leçon talmudique me servira d'exemple

LA CHANCE ET LE ROI SALOMON

            Si Dieu veut te donner des fonds        Ida iheb rbi ighnini

Itkab skaf oui3tini       II fera un trou même au plafond

S Dieu veut veut envoyer du ciel de l'argent à un homme, rien ne peut s'y opposer et s'il le faut, il fera meme un trou au plafond pour faire parvenir la chance à sa destination. Devant le sort, impossible n'est pas arabe.

 A 'tini nekta ml-a 'mar            Donnez-moi une goutte de vie

Oulouhouni fiqa ' el bhar        Et jetez-moi au fond du puits

Dame una onza de mazzal      Donnez-moi une once de chance

Y echame a fondinas de la mar           Et jetez-moi au fond de la mer

Tout est écrit, mektoub. On ne peut rien contre le sort, celui qui a de la chance toujours s'en sortira. La même croyance dans le destin unit le Judaïsme et l'Islam comme le montre ce conte populaire sur la polémique entre la chance et le Roi Salomon.

LA CHANCE ET LE ROI SALOMON

La chance vint un jour au Roi Salomon pour le provoquer et se vanter qu'elle était seule à déterminer le destin des hommes. "Et le travail, l'intelligence, le talent, la persévérance?" s'indigna le grand Roi. Mais la chance ne voulut pas s'avouer vaincue et proposa de faire un pari: "Prenez un homme et essayez de le faire réussir à votre manière et nous verrons si vous y arriverez!" Le Roi Salomon choisit donc un pauvre hère de porteur d'eau pour en faire un homme riche, et pour l'aider à démarrer lui remit une grosse somme. Heureux de cette aubaine inattendue, notre homme s’empressa donc de se rendre à la boucherie et d'acheter

les plus relevés des morceaux. En entrant il annonça la bonne nouvelle à sa femme qui mit ces paroles sur la fortune descendue du ciel, sur le compte de l'alccol. Aussi au lieu de rester à la maison surveiller la chemise aux poches pleines d'argent comme le lui avait demandé son mari, alla-t-elle comme à l'ordinaire commettre avec sa voisine le péché de commérage. Par l'odeur alléché, un chien errant s'infiltra dans la cuisine et emporta la chemise avec la viande et l'argent. Désespoir du porteur d'eau en rentrant chez lui le soir de voir la fortune si facilement acquise, si rapidement envolée. Le lendemain la chance et le Roi se rendirent chez notre porteur revenu à son activité peu rénumératrice. Il explique ce qui lui était arrivé et le Roi Salomon accepta de lui donner une seconde chance. Plus prudent cette fois, notre homme cacha sa fortune dans une vieille caisse, mais n'en parla pas à sa femme. Un marchand passant dans la rue, la femme lui vendit pour un sou, la caisse et son contenu

Le lendemain le même dénuement choqua le Roi Salomon qui, magnagnime, accepta de lui donner une troisième chance. Le porteur devenu méfiant cacha son argent dans un vieux sac et n'en souffla mot à sa femme. Le hasard voulut que le même jour un marchand de vieux sacs passe dans le quartier et la femme, pour quelques sous, se débarassa de tout ce qui traînait à la maison.

Le lendemain le Roi Salomon dût s'avouer vaincu et demanda à la chance de prendre la relève. Mais au lieu d'offrir au pauvre de l'argent, la chance le convainquit de changer de métier, lui faisant valoir que bûcheron était un métier plus rentable. Notre homme abandonna ses seaux pour la hache et effectivement il en tira un plus grand bénéfice et comme un sou ne vient jamais seul, l'affaire se développa et prit de l'ampleur

Un jour en parcourant la forêt à la recherche de nouveaux arbres à abattre, il fut attiré par une odeur de charogne. En cherchant dans les broussailles il retrouva sa chemise que le chien avait amené là avec le morceau de viande. Le viande avait disparu et n'en restait que l'odeur, mais l'argent était là. La richesse donne des idées: il offrit un bon prix pour toute vieille caisse et à la  fin retrouva la sienne avec la fortune cachée. Encouragé, il en fit de même avec les vieux sacs et sa fortune était maintenant triplement faite. La chance vint voir le Roi Salomon et lui demanda qui avait raison. Vous avez par trois fois fait la fortune de cet homme et par trois fois il l'a perdue; alors que moi sans investir un sou, j'en ai fait un homme riche. Et pour une fois le Roi Salomon dût s'avouer vaincu et admettre que sans la chance il n'y a rien à faire

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