ARROBAS – ARROUAH-ARROUAS

une-histoire-fe-famillesARROBAS

Nom patronymique d'origine espagnole, ethnique de la ville de Arroba dans la province de Ciudad Real en Espagne. Selon une autre hypothèse, suggérée par rabbi Yossef Messas, l'origine du nom serait hébraïque, déformation de "aroub ech", textuellement plein de feu, et au figuré, coléreux, qui s’emporte vite. Troisième hypothèse, patronyme d'origine italienne. les descendants de cette famille à Tlemcen se disaient en effet descendants d'un rabbin venu d'Italie. Le nom est attesté au Maroc au XVlème siècle sur la liste Tolédano.Autre forme Roubache. Au XXème siècle, nom très rare, poorte en Algerie ( Tlemcen, Oran, Mostaganem ), au Maroc (Tétouan, El-Ksar ) et en Tunisie.

R.Itshak : Rabbin a El-Ksar, dans le nord du Maroc, qui passa en 1548 a Tetouan, où il fonda une nouvelle branche de la famille.

  1. ITSHAK: Rabbin, fils de rabbi Hanania qui fut rabbin-juge à Tétouan. Il quitta Tétouan pour Venise, où il fit imprimer son livre sur l'abattage rituel, "Zibhé Sedek" en 1662, puis un manuel d'études pour les écoles, "Emet véémouna" (Vérité et Foi), 1672.

YAACOB: Célèbre imprimeur à Livourne de livres religieux en hébreu à la fin du XVIIème siècle, sans doute descendant de la famille marocaine.

ARROUAH

Nom patronymique d'origine arabe, indicatif d'un métier, errouah, le colporteur, le marchand forain – occupation juive par excellence dans l'ancien temps. Les colporteurs passaient des mois en dehors de leurs foyers – ce qui ne manquait pas de poser d'épineuses questions de Halakha, dont on trouve mention dans presque tous les livres de Responsa – allant de souk en souk, ne revenant dans leur communauté que pour les grandes fêtes de Pessah et Souccot. Même dans les zones échappant au contrôle des autorités centrales, blad siba, seuls les forains juifs pouvaient circuler librement, les tribus assurant généralement leur sécurité en raison de leur fonction indispensable d'intermédiaires. Encore au début du XXème siècle, il y avait des centaines de tels marchands forains parcourant, malgré l'insécurité générale, les campagnes marocaines, servant souvent de seuls agents de liaison entre les villes et les tribus des montagnes. Ne pas confondre avec le mot rouah qui signifie en hébreu et en arabe vent – comme l'a fait, rapporte Abraham Larédo, une famille marocaine émigrée au Brésil au siècle dernier et qui avait traduit son nom en portugais sous la forme de Bentes – que nous retrouveroms dans la suite. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels de l'époque dans le pays. Autre forme, précédé de l'indice de filiation: Ben Arouah. Autre orthographe: Ruah Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté dans le nord du Maroc (Tétouan, Tanger, Debdou, Oujda) et en Algérie, dans l'Oranais.

YAHYA: Notable de la communauté de Fes.Un des signataires de la Haskama ( accord ) donnant en 1649 pleins de pouvoirs arabbi Itshak Hay Sarfati .

  1. MESSOD: Rabbin et poète à Meknès au XVIIlème siècle, contemporain et ami du plus grand poète du Maroc, rabbi David Hassin, qui a joint quelques-uns de ses poèmes à son célèbre recueil "Téhila Ledavid "

MESSOD: Commerçant à Tanger, seconde partie du XIXème siècle. Un de ses fils, Amram, fut exportateur à Mazagan, un autre Léon s'installa au Brésil Changea son nom en Bentes et revint a Tanger où il mourut en 1944.

ARROUAS

Nom patronymique arabe au sens précis difficile à cerner: textuellement "le rôtisseur' celui qui grille les têtes des moutons (ras veut dire en arabe, tête). En restant toujours d la même racine de ras, cela pourrait être l'indicatif d'une caractéristique physique: l'homme à la grosse tête. Autre explication proche se basant sur la même racine, mais cette fois hébreu, dérivé de "roch", la tête et par extension, le chef, le prince, équivalent patronyme Rouach. Autre hypothèse avancée par rabbi Yossef Messas; altération! "arrouaz", le marchand de riz, arroz, à moins que cela ne soit l'agriculteur, producteur riz. On rencontre effectivement en Algérie un patronyme très proche: de Arrouaz. Laré avance une autre hypothèse: ethnique de la ville de Arruas, dans la province d'Orense, Espagne. Le nom est attesté au Maroc dès le XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels de l'époque dans le pays. Au XXème siècle, nom peu répandu, porté au Maroc (Rabat, Oujda), en Algérie (Oran, Tlémcen, Bône, Bougie) et en Tunisie Tunis).

  1. YOSSEF (1847-1925): Fils de Moché, rabbin né à Rabat. Il monta à Jérusalem à l'age de 13 ans avec sa famille, dans le cadre de la grande vague de alya de cette ville et s'installa à Jérusalem. Il étudia le Talmud auprès du célèbre rabbin de Rabat, rabbi David Ben Shim'on, qui avait réussi a arracher à la communauté sépharade l'indépendance de la communauté maghrébine. Intronisé rabbin, il fut envoyé en mission par la communauté maghrébine receuillir des fonds pour ses oeuvres à Gibraltar en 1883, puis de nouveau en1900 en Tripolitaine, Tunisie, Algérie et au Maroc puis à deux reprises en Europe, en Italie, Autriche et en Allemagne, en 1896 et en 1902. Il y remporta partout un très grand succès en raison de sa très belle et exotique prestance, de son érudition et de sa grande piété. C'est ainsi qu'il fut reçu à deux reprises en audience privée par le roi d'Italie Victor-Emmanuel. A son retour à Jerusalem, il se joignit au tribunal de la communauté maghrébine, présidé par le rabbin Moché Malka. 11 quitta Jérusalem en 1903 et s'installa à Jaffa, où il devint le premier rabbin de la communauté sépharade Comme la majorité des Maghrébins beneficiant de la protection française, il fut declare sujet ennemi par les Turcs à l'éclatement de la guerre en 1914 et expulsé en Egypte. Il y publia son livre de sermons et ; "Hod Yossef' (La Gloire de Joseph. Son fils, Moché, fut le premier directeur de l'agence de Jaffa de l'Anglo-Palestinian Bank.

R.MESSOD: Fils d'Amram, rabbin dOujda installé à Tlemcen. Sur les circonstances qui ont entraîné son départ du Maroc et son passage en Algérie, rabbi Yossef Messas raconte ce qu'il a entendu alors qu'il était rabbin de Tlemcen dans les années trente. Un jour, un riche Arabe vint chez un Juif alors qu'il n'était pas chez lui et resta plusieurs heures seul avec son épouse. Le Juif – qui avait déjà des doutes sur la fidélité de sa compagne – demanda au rabbin si, dans ces circonstances, il était religieusement tenu de la divorcer. Rabbi Messod lui répondit que non, mais que s'il le voulait, il pouvait la répudier en lui payant le montant de la kétouba – ce qu'il fit. Quelques jours plus tard, le notable arabe revint à la maison et fut tout surpris de ne pas retrouver la femme. On lui expliqua alors que le mari l'avait répudiée pour être restée seule en sa compagnie. Furieux, il alla porter plainte chez le pacha contre ce rabbin qui déteste tant les musul­mans au point qu'il suffit que l'un d'eux rencontre une femme juive pour que le mari soit obligé de la répudier. Le pacha condamna alors le rabbin à être brûlé vif, mais ce dernier réussit à fuir à temps, déguisé en Arabe, et à trouver refuge en Algérie. Pour se venger, le pacha fit rouer de coups son ex-épouse et ses enfants et frappa la communauté d'une forte amende et envoya une lettre au sultan à Fès, pleine de dénonciations contre les Juifs et leur religion. Sidi Mohamed Ben Abdallah (1859-1873) qui était connu pour ses rela­tions cordiales avec les communautés juives, demanda aussitôt conseil au grand rabbin de Fès, rabbi Abner Israël Sarfaty. Ce dernier lui affirma que ce n'était que médisance et que si sa Majesté était dispo­sée à garantir la sécurité de ce rabbin, il le convaincrait de venir dire la vérité devant Elle. Ce qui fut fait. Le sultan fut con­vaincu par la belle prestance du rabbin et son éloquence, et envoya en secret des enquêteurs à Oujda qui confirmèrent ses dires. Le sultan envoya alors chercher le pacha et le confronta avec le rabbin. Le pacha ne put cacher sa haine des Juifs et le roi le destitua de son poste, le jeta en prison, confisqua tous ses biens et ordonna de rendre à la communauté l'amende dont elle avait été frappée. Rabbi Messod fut invité à revenir dans sa ville, mais il préféra rester à Tlemcen où il avait été nommé rabbin et à y amener toute sa famille.

ALBERT: Militant communautaire et publiciste à Tunis, première moitié du XXème siècle. Auteur de deux ouvrages sur le judaïsme tunisien: "Livre d'Or: figures d'hier et d'aujourd'hui" (Tunis. 1932); "Livre d'Or par la biographie" (Tunis, 1941).

ALBERT: Journaliste et publicitaire né à Bône en 1900, il s'installa à Tunis en 1926. Il publia en 1932 le "Livre d'Or. Figures d'hier et d'aujourd'hui. Régence de Tunis. Protectorat Français" sur les personnalités marquantes des communautés musulmane, juive et européenne.

ARROUAS ou ROUAS ou ROUACH : ces noms viennent de l’arabe ruwwâs qui désigne un marchand de têtes de mouton grillées

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