La vie dans les ecoles de l'Alliance Israelite-Paix et droit-Organe de l'A.I.U-1/10/1936

 

 A Fez

En novembre dernier, la Direction Générale de l'Instrucition Publique a pu ouvrir dans cette ville une école professionnelle isratélite. Un vaste local a été spécialement construit dans ce but à l'école Sylvain-Lévi. Deux ateliers, l'un pour le fer, l'autre pour le bois, reçoivent une quarantaine d'apprentis, tous en possession de leur G. E. P. E. : ces apprentis ont l'avantage d'une solide instruction primaire et montrent une grande volonté à apprendre ; les maîtres-ouvriers français sont fort satisfaits de leur application et pie leurs progrès. L'œuvre est sous la direction de M. Djivré.

Cette école de Fès a aussi la chance de posséder un inspecteur de l'Enseignement Primaire qui a autrefois exercé lui-même dans une école professionnelle et qui, connaissant tous les rouages de l'apprentissage, s'y intéresse sûrement.

Il veut faire de cette école une institution modèle, basée sur des données scientifiques. L'élément étant bon, il y parviendra facilement. En octobre prochain, les élèves recevront tous les jours quelques heures d'enseignement théorique : technologie, dessin, établissement d'un devis, d'un rapport, etc.

A Rabat

 Enfin, à Rabat, à l'école Salomon-Reinach, sur le modèle de Fès, la Direction _Générale de l'Instruction Publique organisera, en octobre prochain, (deux ateliers, l'un pour le fer, l'autre pour le bois. Le local, un grand hangar en bois, est prêt. Le crédit pour l'achat de machines et d'outils a eté ouvert, le maître-ouvrier pour le fer a été engagé ; il faudra que l'Alliance prenne à sa charge le salaire du maître-ouvrier pour le bois ; nous engagerons celui-ci à Tanger également, parmi les anciens élèves de l'école professionnelle de cette ville. Nous ouvrirons les ateliers avec un ensemble de 20 à 25 apprentis.

 La tâche qui s'impose

Ce développement de l'apprentissage manuel a été jusqu'ici assez lent parce que nous manquons de locaux. Dès que nous voyons la possibilité  d'en avoir un, dans une ville quelconque, aussitôit l'atelier est organisé, atelier modeste d'abord, fonctionnant avec des moyens de fortune ; le tout est de commencer. Nous aurons donc à l'avenir à développer les ateliers existants, à ajouter à Mazagan et à _Marrakesh des ateliers 1 pour le fer et à ouvrir de nouveaux ateliers à Mogador, Safl, Mefknès et Sefrou et aussi dans toutes les écoles du bled. A Sfi, il y a un atelier en ville qui reçoit quelques apprentis, et à Sefrou nos élèves qui veulent apprendre un miétier se rendent à notre école de Fès.

Les perspectives

Le but de ces ateliers est la formation d'ouvriers capables de vivre un jour de leur métier. S'il ne nous était pas possible de former complètement nous-mêmes des ouvriers, ces ateliers seraient encore utiles, s'ils arrivaient à dégrossir quelque peu les apprenitis, à leur faire apprendre le maniement de quelques outils afin qu'ils puissent rendre des services dans tel atelier de. la ville où ils pourront apprendre par la pratique leur métier. Autrefois, quelques ouvriers ont pu être formés directement par des patrons, mais quel déchet pour arriver a former un petit nombre d'ouvriers.

On pense fréquemment que la formation en masse des ouvriers pour le fer et pour le bois, qui forcément se feront concurrence, empêcherait ceux-ci de gagner leur vie. Mais l'apprentissage scolaire ne limite pas la formation du jeune homme à deux seuls métiers ; il s'occupe d'orienter la jeumesse clans deux directions aux larges horizons. L'ouvrier du bois, suivant la demande du marché, pourrait faire de la menuiserie, de l'ébénisterie, de la charpenterie et, s'il 'était nécessaire, se spécialiser rapidement pour les travaux du charron, du tonnelier, du tablettier, etc. Il en serait de même pour le forgeron qui pourra faire de l'ajustage, de la mécanique, de la serrurerie, de la plomberie, zinguerie, etc., etc. L'ouvrier habile pourra changer sa spécialité. Ce qu'il faut surtout, c'est de préparer des artisans qui puissent s'installer, sans grand outillage, dans un modeste réduit des différents quartiers des villes, afin de pouvoir répondre immédiatement aux demandes des habitants du voisinage pour ces petites réparations nécessaires continuellement dans les maisons (clefs perdues, charnières casslées, ustensiles de ménage déformés, conduite d'eau percée, etc.). Un tel ouvrier gagnerait largement sa vie par un bricolage intelligent. Y. D. SEMAGH.

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