Juifs. Maroc Mellahs-D. Corcos

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Les juifs au Maroc et leurs Mellahs

Les juifs au Maroc et leurs Mellahs – David Corcos

 

Introduction

 

Les quartiers speciaux ou etaient relegues les juifs n'ont d'abord existe qu'enEurope. Leur etablissement fut sanctionne par une loi canonique du Troisieme concile de Latran en 1179.

 

 

Concile de Latran III – 1179 – onzieme concile œcumenique

(tome I, colonnes1053 a1058)

LATRAN (Concile general de), XIe œcumenique, l'an 1179. Le pape Alexandre III, s'etant reconcilie avec l’empereur Frederic, convoqua ce XIe concile general pour trois raisons importantes : la premiere, de detruire les restes du schisme ;

La seconde, de condamner l'heresie des Vaudois ; la troisieme, de retablir la discipline ecclesiastique, qui avait beaucoup souffert pendant un si long schisme. Il s'y trouva en tout, tant de l'Orient que de l'Occident, trois cent deux eveques avec un nombre proportionne d'abbes et d'autres prelats.

 Il y avait dans ce nombre dix-neuf eveques d'Espagne, six d'Irlande, un d'Ecosse, sept d'Angleterre, cinquante-neuf de France, dix-sept d'Allemagne, dont trois de la province de Magdebourg et un de celle de Breme, un eveque de Danemark, un de Hongrie, et huit des dioceses latins d'Orient, parmi lesquels le plus illustre était Guillaume, archeveque de Tyr.

 Les eveques d'Irlande avaient a leur tete saint Laurent, archeveque deDublin. Dans le concile meme le pape sacra deux eveques anglais et deux ecossais, dont l'un etait venu àRomeavec un seul cheval, l'autre a pied avec un seul compagnon. Il s'y trouva aussi un eveque irlandais, qui n'avait d'autre revenu que le lait de trois vaches, et quand elles manquaient de lait, ses diocesains lui en fournissaient trois autres

 

Les juifs au Maroc et leurs Mellahs

 Parmi les prelats de France on distinguait Guillaume, archeveque de Reims, beau-frère du roi, et Henri, abbe ; le pape les fit tous deux cardinaux : Guillaume, de Sainte-Sabine, et Henri, cardinal-eveque d'Albane.

Le concile eut trois sessions : la première, le 5 mars ; la seconde, le 14, et la troisieme, le 19 du meme mois. On s'occupa, dans ces trois sessions, a regler les choses qui en avaient occasionne la convocation ; et ce fut la matiere de vingt-sept canons. La chronique de Gervais n'en compte que vingt-six ; mais c'est que de deux elle n'en fait qu'un.

1. Si, dans l'election d'un pape, les cardinaux ne se trouvent pas d'un sentiment unanime, on reconnaitra pour pape celui qui aura les deux tiers des voix ; et si celui qui n'en a obtenu que le tiers ou au-dessous prend le nom de pape, il sera privé de tout ordre et excommunié, de même que ceux qui le reconnaîtront pour pape.

C'est ici le premier canon qui déroge à la forme ordinaire des élections, selon laquelle celui qui avait été choisi par la plus grande et la plus saine partie des électeurs était véritablement élu.

2. Le concile déclare nulles les ordinations faites par les antipapes Octavien, Gui de Crême et Jean de Strum, et veut que ceux qui ont reçu d'eux des dignités ecclésiastiques ou des bénéfices, en soient privés.

3. Aucun ne sera élu évêque, qu'il n'ait trente ans accomplis, qu'il ne soit né en légitime mariage, et recommandable par ses mœurs et sa doctrine. Aussitôt que son élection aura été confirmée et qu'il aura l'administration des biens de l'Église, les bénéfices qu'il possédait pourront être librement conférés par celui à qui la collation en appartient. A l'égard des dignités inférieures, comme doyenné, archidiaconé et autres bénéfices à charge d'âmes, personne ne pourra en être pourvu, qu'il n'ait atteint l'âge de vingt-cinq ans

 

Les juifs au Maroc et leurs Mellahs

 

Parmi les prelats de France on distinguait Guillaume, archeveque de Reims, beau-frère du roi, et Henri, abbe ; le pape les fit tous deux cardinaux : Guillaume, de Sainte-Sabine, et Henri, cardinal-eveque d'Albane.

Le concile eut trois sessions : la première, le 5 mars ; la seconde, le 14, et la troisieme, le 19 du meme mois. On s'occupa, dans ces trois sessions, a regler les choses qui en avaient occasionne la convocation ; et ce fut la matiere de vingt-sept canons. La chronique de Gervais n'en compte que vingt-six ; mais c'est que de deux elle n'en fait qu'un.

1. Si, dans l'election d'un pape, les cardinaux ne se trouvent pas d'un sentiment unanime, on reconnaitra pour pape celui qui aura les deux tiers des voix ; et si celui qui n'en a obtenu que le tiers ou au-dessous prend le nom de pape, il sera privé de tout ordre et excommunié, de même que ceux qui le reconnaîtront pour pape.

C'est ici le premier canon qui déroge à la forme ordinaire des élections, selon laquelle celui qui avait été choisi par la plus grande et la plus saine partie des électeurs était véritablement élu.

2. Le concile déclare nulles les ordinations faites par les antipapes Octavien, Gui de Crême et Jean de Strum, et veut que ceux qui ont reçu d'eux des dignités ecclésiastiques ou des bénéfices, en soient privés.

3. Aucun ne sera élu évêque, qu'il n'ait trente ans accomplis, qu'il ne soit né en légitime mariage, et recommandable par ses mœurs et sa doctrine. Aussitôt que son élection aura été confirmée et qu'il aura l'administration des biens de l'Église, les bénéfices qu'il possédait pourront être librement conférés par celui à qui la collation en appartient. A l'égard des dignités inférieures, comme doyenné, archidiaconé et autres bénéfices à charge d'âmes, personne ne pourra en être pourvu, qu'il n'ait atteint l'âge de vingt-cinq ans

 

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Et il en sera prive si, dans le temps marque par les canons, il n'est promu aux ordres convenables : savoir, le diaconat pour les archidiacres, la pretrise pour les autres. Les clercs qui auront fait une election contre cette regle seront prives du droit d'elire, et suspens de leurs benefices pour trois ans : l'eveque qui y aura consenti perdra le droit de conferer ces dignites.

4. Le concile ordonne, que les archevêques, dans leurs visites, auront tout au plus quarante ou cinquante chevaux ; les cardinaux, vingt-cinq ; les évêques, vingt ou trente ; les archidiacres, sept ; les doyens et leurs inférieurs, deux ; qu'ils ne mèneront point de chiens ni d'oiseaux pour la chasse, et se contenteront pour leur table d'être servis suffisamment et modestement. Il leur défend aussi d'imposer ni tailles ni exactions sur leur clergé ; mais il leur permet de lui demander en cas de besoin un secours charitable.

Ce règlement fut fait à l'occasion des dépenses énormes que plusieurs évêques faisaient dans leurs visites, ce qui obligeait souvent leurs inférieurs de vendre jusqu'aux ornements de l'Église pour y subvenir. Au reste, ce grand train de chevaux n'est qu'une simple tolérance de la part du concile ; et, s'il en tolère un plus grand nombre dans les archevêques et les évêques que dans les cardinaux, c'est que la dignité de cardinal n'était pas encore ce qu'elle a été depuis.

5. Si un évêque ordonne un prêtre ou un diacre, sans lui assigner un titre certain dont il puisse subsister, il lui donnera de quoi vivre jusqu'à ce qu'il lui assigne un revenu ecclésiastique, à moins que le clerc ne puisse vivre de son patrimoine. C'est le premier canon qui parle de patrimoine ou de titre patrimonial, comme on a dit depuis, au lieu de titre ecclésiastique.

6. Les évêques et les archidiacres ne prononceront point de sentences de suspense ou d'excommunication sans trois monitions canoniques préalables, si ce n'est pour les fautes qui de leur nature emportent excommunication ; et les inférieurs n'appelleront pas sans griefs ni avant l'entrée en la cause. Si l'appelant ne vient poursuivre son appel, il sera condamné aux dépens envers l'intimé qui se sera présenté. Il est défendu en particulier aux moines et aux autres religieux d'appeler des corrections de discipline imposées par leur supérieurs ou leurs chapitres

 

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7. Défense de rien exiger pour l'intronisation des évêques ou des abbés, pour l'installation des autres ecclésiastiques ou la prise de possession des curés, pour les sépultures, les mariages et les autres sacrements, en sorte qu'on les refuse à ceux qui n'ont pas de quoi donner. On défend aussi aux évêques et aux abbés d'imposer aux églises de nouveaux cens, ou de s'approprier une partie de leurs revenus, sous peine de cassation des actes qu'ils auront faits à cet égard.

8. Défense de conférer ou de promettre les bénéfices avant qu'ils vaquent, pour ne pas donner lieu de souhaiter la mort du titulaire. Les bénéfices vacants seront conférés dans six mois ; autrement, le chapitre suppléera à la négligence de l'évêque, l'évêque àcelledu chapitre, et le métropolitain àcellede l'un et de l'autre.

9. Sur les plaintes formées par les évêques que les nouveaux ordres militaires des templiers et des hospitaliers recevaient des églises de la main des laïques ; que dans les leurs ils instituaient et destituaient des prêtres à l'insu des évêques ; qu'ils admettaient aux sacrements les excommuniés et les interdits, et leur donnaient la sépulture ; qu'ils abusaient de la permission donnée à leurs frères envoyés pour quêter, de faire ouvrir, une fois l'an, les églises interdites, et d'y faire célébrer l'office divin, d'où plusieurs de ces quêteurs prenaient occasion d'aller eux-mêmes aux lieux interdits, et de s'associer des confrères en plusieurs de ces lieux, à qui ils communiquaient leurs privilèges ; le concile condamne tous ces abus, non seulement à l'égard des ordres militaires, mais de tous les autres religieux.

10. Les moines, ou tous autres religieux, ne seront point reçus pour de l'argent, sous peine au supérieur de privation de sa charge, et au particulier, de n'être jamais promu aux ordres sacrés. On ne permettra pas à un religieux d'avoir du pécule, si ce n'est pour l'exercice de son obédience. Celui qui sera trouvé avoir un pécule sera excommunié et privé de la sépulture commune, et on ne fera point d'oblation pour lui. L'abbé trouvé négligent sur ce point sera déposé. On ne donnera point pour de l'argent les prieurés ou les obédiences ; et on ne changera point les prieurs conventuels, sinon pour des causes graves, ou pour les élever à un plus haut rang

 

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11. Les clercs constitues dans les ordres sacres, qui ont chez eux des femmes notees d'incontinence, les chasseront et vivront chastement, sous peine de privation de leur bénéfice ecclésiastique et de leur office.

 Même peine pour le clerc qui, sans une cause manifeste et nécessaire, frequentera les monastères des filles, après la défense de l'évêque. Un laïque coupable d'un crime contre nature sera excommunie et chasse de l'assemblee des fideles. Si c'est un clerc, il sera ou chasse du clerge, ou enferme dans un monastere pour y faire pénitence.

12. Défense à tous les clercs sans exception de se charger d'affaires temporelles, comme d'intendance de terres, de juridiction seculiere, ou de la fonction d'avocat devant les juges laïques.

13. et 14. Défense aux ecclésiastiques de posséder plusieurs bénéfices, et aux laïques d'instituer ou de destituer des clercs dans les églises, sans l'autorité de l'évêque, ou d'obliger les ecclésiastiques à comparaître en jugement devant eux.

 Le concile défend ces choses aux laïques sous peine d'être privés de la communion des fidèles. Il prive aussi de la sépulture ecclésiastique ceux des laïques qui transfèrent à d'autres laïques les dîmes qu'ils possèdent au péril de leurs âmes. C'est sur ce fondement que l'on conservait aux laïques jusqu'à l'époque de la révolution les dîmes dont on jugeait qu'ils étaient en possession dès le temps de ce concile, et que l'on nommait dîmes inféodées.

 

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15. Les biens que les clercs ont acquis par le service de l'Église lui demeureront après leur mort, soit qu'ils en aient disposé par testament ou non. Défense d'établir à certain prix des doyens pour exercer leur juridiction, sous peine de privation d'offices aux doyens, et, à l'évêque, sous peine de privation du pouvoir de conférer l'office de doyen.

16. Dans la disposition des affaires communes, on suivra toujours la conclusion de la plus grande et de la plus saine partie du chapitre, nonobstant tout serment et coutume contraire ; si ce n'est que l'autre partie propose quelque chose qu'elle fasse voir être raisonnable.

17. Lorsqu'il y a plusieurs patrons pour presenter à un beefice, et qu'ils s'accordent tous dans leur presentation, celui-la aura le benefice, qui sera présenté par tous ; sinon celui-là sera préféré, qui aura la pluralité des suffrages ; autrement, l'évêque y pourvoira ; comme aussi, en cas de question pour le droit de patronage, qui ne soit pas terminée dans trois mois.

 

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18. L'Église étant obligee, comme une bonne mere, de pourvoir aux besoins corporels et spirituels des pauvres, le concile ordonne qu'il y aura, pour l'instruction des pauvres clercs, en chaque église cathédrale, un maître à qui l'on assignera un bénéfice suffisant, et qui enseignera gratuitement ; que l'on retablira les ecoles dans les autres eglises et dans les monasteres, où il y a eu autrefois quelque fonds destine a cet effet ; qu'on n'exigera rien pour la permission d'enseigner, et qu'on ne la refusera pas a celui qui en sera capable, parce que ce serait empecher l'utilite de l'Eglise.

19. Défense, sous peine d'anathème, aux recteurs, consuls ou autres magistrats des villes, d'obliger les églises à aucune charge publique, soit pour fournir aux fortifications ou expéditions de guerre, soit autrement ; et de diminuer la juridiction (temporelle) des évêques et des autres prélats sur leurs sujets.

 On permet néanmoins au clergé d'accorder quelque subside volontaire, pour subvenir aux nécessités publiques, quand les facultés des laïques n'y suffisent pas.

20. On défend, sous peine de privation de la sépulture ecclésiastique, les tournois ou foires, auxquels se trouvaient des soldats qui, pour montre de leur force et de leur bravoure, se battaient avec d'autres, au péril de leur âme et de leur corps.

 

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21. On ordonne d'observer la treve de Dieu, qui consistait à n'attaquer personne depuis le coucher du soleil le mercredi jusqu'au lever du soleil le lundi, depuis l'Avent jusqu'à l'octave de l'Épiphanie, et depuisla Septuagésimejusqu'à l'octave de Pâques : le tout sous peine d'excommunication.

22. Défense d'inquieter, de maltraiter les moines, les clercs, les pèlerins, les marchands, les paysans allant en voyage, ou occupés à l'agriculture, les animaux employes au labourage. On défend aussi d'etablir de nouveaux peages ou d'autres exactions sans l'autorite des souverains. C'est que chaque petit seigneur s'en donnait l'autorité.

23. Partout ou les lepreux seront en assez grand nombre, vivant en commun, pour avoir une eglise, un cimetière et un pretre particulier, on ne fera aucune difficulte de le leur permettre ; et ils seront exempts de donner la dime des fruits de leurs jardins et des bestiaux qu'ils nourrissent.

24. Defense aux chretiens, sous peine d'excommunication, de porter aux Sarrasins des armes, du fer ou du bois pour la construction des galeres ; comme aussi d'etre patrons ou pilotes sur leurs batiments.

 

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On excommuniera aussi ceux qui prendront ou depouilleront les chretiens allant sur mer pour le commerce ou pour d'autres causes legitimes, ou qui pilleront ceux qui ont fait naufrage, s'ils ne restituent.

25. On renouvelle l'excommunication si souvent prononcee contre les usuriers, avec défense de recevoir les offrandes des usuriers manifestes, de les admettre a la communion et de leur donner la sepulture ; renvoyant au jugement de l'eveque le pretre qui aura contrevenu a ce decret.

26. On défend aux juifs et aux sarrasins d'avoir chez eux des esclaves chretiens sous quelque pretexte que ce soit. On permet neanmoins de recevoir en temoignage les chretiens contre les juifs, et les juifs contre les chretiens. On ordonne de conserver les biens aux juifs convertis, avec defense, sous peine d'excommunication, aux seigneurs et aux magistrats de leur en rien oter.

27. Quoique l'Eglise, suivant que le dit saintLeon, rejette les executions sanglantes, elle ne laisse pas d'etre aidee par les lois des princes chretiens, en ce que la crainte du supplice corporel fait quelquefois recourir au remede spirituel ;

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C'est pourquoi nous anathematisons les heretiques nommes cathares, patarins ou publicains, les albigeois et autres qui enseignent publiquement leurs erreurs, et ceux qui leur donnent protection ou retraite, defendant, en cas qu'ils viennent à mourir dans leur peche, de faire des oblations pour eux, et de leur donner la sepulture entre les chretiens.

 Le concile ordonne de dénoncer excommuniés, dans les églises, les jours de dimanches et de fêtes, les brabançons, les cotteraux, etc., qui portaient la désolation partout. Il permet meme de prendre les armes contre eux, et reçoit ceux qui les attaqueront sous la protection de l'Eglise, comme ceux qui visitent le saint sepulcre.

 Ces cotteraux ou roturiers etaient des troupes ramassees dont les seigneurs se servaient pour leurs guerres particulieres, et qui vivaient sans discipline et sans religion. Labb. X ; Anal. des conc.

Dans beaucoup de villes, ces quartiers etaient entoures d'une enceinte parfois fortifiee et comportant generalement une seule porte, fermee la nuit et a certaines occasions.

Apres 1516, ces quarties isoles seront appeles Ghetto. En Espagne chretienne, cette separation avait ete souvent consideree par les juifs comme yn avantage. Ils en reclamaient parfois la mise en pratique.

Nous verrons que le motif de cette demande n'etait pas seulement la recherche d'une certaine securite. Un moyen de mieux se defender en cas d’emeutes, dans les periodes troublees.

 

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Les Chretiens, seigneurs, bourgeois ou routier, ont le plus souvent considere cette faveur comme une segregation humiliante, une degredation civique poue des homes pour lesquels ils eprouvaient generalement une antipathie plongeant ses raciness dans l'antiquite Greco-romaine et envenimee par un antagonisme religieux remontant aux premiers siecles de l'Eglise.

Meme après la conversion de l’empereue Constantin le Grand, vers 323 de l'ere moderne, l'Eglise victorieuse continuait d'insuffler toute sa fougue a cet antagonisme tout en maintenant, comme on le sait, un equilibre necessaire au role de " temoin " qu'elle tenait a faire jouer au people " deicide ".

Aussi, pendant le Moyen Age, les Juifs de Rome, jouissant d'une rare tolerance, resterent libres d'habiter ou ils le voulaient. C n'est qu'en 1555 que le pape Paul IV en publiant sa " constitution sur les Juifs, les isola completement en les laissant enfermer dans un Ghetto.

Eviter le contact des Infideles est un principe qui a ete enonce par quelques auteurs musulmans. En Espagne, au fur et a mesur de la " Reconquista ", les Chretiens n'avaient pas toujours besoin de forecer les Musulmans restes sur place, dans les villes, a s'isoler dans un quartier special.

Ila le fasiaient volotairement. Quant aux Juifs, en terre d'islam, les faits historiques, ont generalement dement ice principe comme de nombreux autres relevant du meme esprit. 

 

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D'ailleurs la superbe de l'islam triomphant, la morgue de la plupart des Musulmans chez eux, leur mepris plus au moins ouvert pour les " Incroyants " et plus precisement leur indifference envers ceux qui avaient choisi l'enfer dans l'au dela, ne les laissent guere craindre en danger de la contamination pour les fideles.

 La crainte de l'influence juive, jadis persistante dans la chretiente, esi inexistante chez les Musulmans. De hautes autorites musulmanes, soucieuses de propagande religieuse, recommandaient de faire vivre les juifs dans les grandes villes et dans les quartiers musulmans de celles ci, afin, ecrivaient elles, qu'ils puissant se faire une idée de la religion du Prophete.

Cette connaissance disaient elles, les poussera en fin de compte a se convertir. D'autres docteurs de l'islam, mais de moindre importabce, avaienr bien conseille de confiner les juifs dans des quartiers speciaux, mais c'etait la une aggravation de " Shurut " attribues au calif Omar I.

D'ailleurs, aucune des conventions de " Dimma ", ne comporte, a notre connaissance, une telle cause. Cependant, partout ou ils se trovaient, beaucoup de juifs preferaient vivre entre eux ; mais ce nombreux autres, en Orient et surtout au Maghreb, vivaient côte à côte avec les Musul­mans.

 

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