Il etait une fois le Maroc Temoignage du passe judeo-marocain David Bensoussan

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Temoignage du passe judeo-marocain

David Bensoussan

LES ASSISES DU POUVOIR AU MAROC

Comment définir le pouvoir du sultan au Maroc? 

A la tête de la communauté musulmane, l'Umma, autorité politique, se trouve entre les mains du Calife. L'autorité des chefs politiques est absolue et l'égalité des Musulmans devant la loi se traduit par une soumission totale. La loi islamique est à la base même du droit. Au Maroc, le roi ou Malik porte le titre de Sultan dont le sens est la personne en charge de la gouvernance. 

 Le sultan est également Amir Al-Mominine, Prince des Croyants et son rôle dépasse le cadre du pouvoir politique : il intègre ce dernier de même que l'exercice de l'autorité suprême en matière de religion.

Au moment de l'investiture et lors d'une cérémonie d'allégeance renouvelée chaque année, la bay'a, les notables reconnaissent l'autorité royale. Le gratin de l'armée, des tribus, des villes et des villages viennent préter serment d'allégeance. 

 Cette cérémonie revêt également un caractère religieux et le serment renferme souvent des références coraniques tout comme l'évocation testament du calife Abou Bakr à son successeur le calife Omar. En théorie, la bay'a vient confirmer l'autorité du sultan par le peuple. Toutefois, pour pouvoir mettre en doute sa légitimité, il faudrait arriver à prouver que le sultan ne se conforme pas aux prescriptions du Coran ou qu'il ne veille pas à l'accomplissement des devoirs imposés par le Prophète. 

Le sultan est choisi de père en fils à moins qu'il n'en ait été autrement décidé par testament. Ainsi, le roi Slimane avait nommé son neveu Abderrahmane comme héritier. Si le testament du sultan ne désignait personne, il incombait à la famille royale et aux grands commis de s'entendre sur un successeur et de s'assurer que l'armée souscrive à ce choix et que les représentants de la population l'entérinent.

Qu'en était-il de l'appareil gouvernemental?

 

Le Makhzen est un terme qui désigne à la fois le gouvernement central mais aussi la personne désignée pour gouverner au nom de l'autorité royale. Étymologiquement, le terme Makhzen signifie entreposage ou trésorerie. Le Makhzen s'appuyait essentiellement sur l'armée et la bureaucratie, dont le corps de secrétaires de cour, les Kuttab. Toute la correspondance avec le sultan passait par le Makhzen. 

A la veille du Protectorat, l'appareil gouvernemental reposait sur deux vizirs : Ouazir Al-Bhar ( Ministre de la Mer ) qui s'occupait des affaires étrangères et Ouazir Ech-Chykayat ( Ministre des Réclamations ) qui recevait toutes les doléances adressées au sultan ou à lui-même. L'Allef ( le payeur ) s'occupait de la solde des troupes. En temps de guerre, il dirigeait les opérations militaires. L'Amin Al-Oumana, chef des Oumana, était en charge des finances. Il avait sous son autorité immédiate YAmin Al-Dakhel ( chef des recettes ) et YAmin Ech-Chekara ( chef des dépenses ). L'Amin Al-Hassab, était responsable de la comptabilité et du contrôle des finances. 

Le Makhzen nommait des caïds locaux ou régionaux chargés de percevoir les impôts et, si cela s'avérait nécessaire, de lever des troupes. Le Makhzen pouvait nommer des caïds émanant de tribus et de clans locaux mais cela ne fut pas toujours le cas. Le Makhzen désavoua très rarement les caïds qu'il nomma dans des régions différentes. Le dicton suivant que l'on attribue au cheikh Al-Ilghi, met en évidence la suprématie du Makhzen : « Le Makhzen est toujours un bien pour les populations, même quand il est injuste. L'iniquité organisée d'un seul vaut mieux que l'anarchie que déclenchent des flots de discordes.»

 Triste consolation pour ceux qui eurent à pâtir de la corruption de certains caïds imposés par le Makhzen… Le privilège du prélèvement des taxes était mis aux enchères. Au nombre des impôts, soulignons l'existence de la ]iziya exigée des non-Musulmans et de la Hediya (offrande) en certaines occasions. Par ailleurs, la Frida était un impôt occasionnel prélevé irrégulièrement. Les droits d'entrée et de sortie étaient perçus aux portes des villes. L'impôt agricole ou Terbib était établi annuellement. Depuis 1908, la taxe mobilière dans les villes était perçue selon un taux variable calculé sur la valeur locative.

Idrissides (Seconde moitié du VIIIe-siècle)
Almoravide (Première moitié du XIe siècle)
Almohades (Deuxième moitié du XIIe siècle)
Mérinides (Première moitié du XIIIe siècle)
Wattassides (Intermède durant la seconde moitié du XVe siècle)
Saadiens (Début du XVI־ siècle)
Alaouites (Seconde moitié du XVIIe siècle)
  Tableau 1 : Les dynasties marocaines

Note : Des dates plus précises devraient tenir compte des périodes de confusion ou de désordre avant l'instauration d'une nouvelle dynastie ainsi que de sa période d'affirmation sur l'ensemble du territoire.

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