bokhris-bonan-bonafad-bono-boras


בארץ המהגרים-מואיז בן הראש-קינת המהגר-בית הכנסת שלי

בארץ המהגרים

בית הכנסת שלי

וּכְשֶׁשּׁוֹאֲלִים אוֹתִי לָמָּה אֵינִי הוֹלֵךְ לְבֵית הַכְּנֶסֶת

דִּמְיוֹנִי עָף יָשָׁר אֶל מְחוֹזוֹת אֲחֵרִים

אֶל בֵּית הַכְּנֶסֶת מִכִּסְאוֹת עֵץ פְּשׁוּטִים

בְּקוֹמַת הַקַּרְקַע שֶׁל בִּנְיָן לֹא מַרְשִׁים

 שָׁם לָמַדְתִּי אֶת הַמַּנְגִּינוֹת וְאֶת הַסֻּכָּרִיּוֹת

בֵּית הַכְּנֶסֶת שֶׁלִּי

בָּעִיר

שֶׁבָּהּ פָּסְקוּ שֶׁאֵין לְהִתְעַטֵּף בְּטַלִּית גָּדוֹל

כְּדֵי שֶׁהָעֲנִיִּים שֶׁיָּדָם אֵינָהּ מַשֶּׂגֶת לֹא יִתְבַּיְּשׁוּ

עִיר שֶׁל עֲשִׁירִים רַבִּים

וּבֵית כְּנֶסֶת עָנִי בָּהּ

בֵּית כְּנֶסֶת צָנוּעַ, לֹא מְפָאֵר

הַפְּאֵר בְּלֵב הַתְּפִלָּה

זֶהוּ בֵּית הַכְּנֶסֶת שֶׁלִּי

שֶׁסָּגַר אֶת שְׁעָרָיו בִּשְׁנַת 2002

בְּמִנְיָן אַחֲרוֹן מָהִיר

סָגַר אַךְ נוֹתַר בְּלִבִּי לְתָמִיד

בֵּית הַכְּנֶסֶת שֶׁלִּי

יְהוּדִים שֶׁלִּי

לְאָן הֲלַכְתֶּם

הִתְפַּזַּרְתֶּם

הִשְׁאַרְתֶּם אוֹתִי לְהִתְפַּלֵּל לְתָמִיד

תְּפִלַּת יָחִיד

בְּבֵית כְּנֶסֶת שֶׁנִּמְצָא אַלְפֵי קִילוֹמֶטְרִים

מִתִּפְלָתִי

אֲנִי אָקוּם לִסְלִיחוֹת אַךְ אִישׁ לֹא יִסְלַח יוֹתֵר

אֲנִי אַשְׁלִים מִנַּיִן עִם עַצְמִי

וְעִם הַזִּיכְרוֹנוֹת שֶׁלִּי

עֲשֶׂרֶת זִכְרוֹנוֹת הָעֵץ וַעֲשֶׂרֶת זִכְרוֹנוֹת הַזָּהָב

 

בארץ המהגרים-מואיז בן הראש-קינת המהגר-בית הכנסת שלי

עמוד 123

Bokhris-Bonan-Bonafad-Bono-Boras.

une-histoire-fe-familles

BOKHRIS

Nom patronymique d'origine arabe, sobriquet indicatif d'une particularite: l'homme portant une boucle d'oreille. Il etait en effet de coutume autrefois de faire porter, pour dejouer le mauvais oeil, a l'oreille gauche une boucle en or au garcon survivant apres la mort de plusieurs de ses freres, ou tardivement venu apres plusieurs soeurs, pour tromper l'ange de la mort et lui faire croire que c'est encore une fille ! Dans les temps bibliques le percement de l'oreille etait signe d'esclavage volontaire. En effet la Torah ordonne la liberation de tout esclave hebreu apres six annees de service. Mais "si 1'esclave dit: "J'aime mon maitre, ma femme et mes enfants et je ne veux pas etre affranchi", son maitre 1'amenera par devant le tribunal, le placera pres d'une porte ou d'un poteau; et son maitre lui percera l'oreille avec un poincon, et il le servira indefiniment" (L'Exode, 21, 5-6). C'est pour cette raison que la tradition interdisait aux hommes le port de boucles d'oreilles. Mais sous l'influence musulmane, le port de la boucle d'oreille devint ensuite au contraire dans certaines contrees une marque d'affranchissement (des irnpots) ou la designation d'une fonction: le collecteur de l'impot. Reste simple sobriquet dans certaines communautes – ainsi que dans ma ville natale, Meknes, les hommes d'une branche de la famille Malka portaient jusqu'aux annees cinquante une boucle d'or a l'oreille, n'etaient connus que comme "Oulad Bokhres", sans jamais avoir pourtant adopte ce sumom comme nom patronymique – l'est devenu dans d'autres. C'est ainsi qu'il ne figure pas dans la liste Toledano des noms usuels au Maroc au XVIeme siecle. Autre forme: Boucris. Au XXeme siecle, nom peu repandu, porte essentiellement en Tunisie (Tunis, Djerba, Sousse, Mahdia, Ziris, Medenine, Gafsa), en Algerie (Alger, Bone) et au Maroc.

 

  1. MOCHE: Rabbin a Djerba, seconde moitie du XlXeme siecle. A la fin de sa vie il monta a Jerusalem ou il mourut en 1878, Auteur d'un commentaire du Pirke Abot, "Bigde Shesh"

 

  1. RAHAMIM: Rabbin ne a Djerba, il monta avec son pere a Jerusalem ou il ecrivit un grand nombre d'ouvrages dont trois seulement ont ete publies, deux avant sa mort "Bigde Shesh", commentaire du "Pirke Abot" (Livoume, 1891) et "Peter Rehem" commntaire sur la Hagada de Pessah (Jerusalem, 1910) et un apres sa mort, survenue en 1913, "Or Hotam”, commentaire sur le livre des Proverbes (Djerba, 1914).

 

  1. YOSSEF (1885-1949): Rabbin a Djerba puis a Ziris, oasis du sud tunisien. II fit ses etudes talmudiquec dans la celebre Yechiva de Tunis fondee par rabbi Shalom Dana, "Hebrat Hatalmud". Ses deux grands livres, "Yossef Lakah", commentaires, et "Zekhout Yossef, recueil de ses sermons, ont ete publies apres sa mort, le premier a Djerba en 1951 et le second a Jerusalem en 1977, ainsi que deux de ses autres ouvrages de Halakha: "Yossef Lakah" et "Zikhron Yossef'.

 

  1. KHAMOUS: Frere cadet de rabbi Yossef, malgre sa mort prematuree a l'age de 19 ans, il avait eu le temps d'ecrire un ouvrage de commentaire "Rekkheb Bahou” (Djerba, 1923).

 

  1. SHOSHAN (1869-1967): Fils de rabbi Menahem, un des plus celebres rabbins contemporains de Djerba. Shohet et mohel. Riche commercant, il fut contraint de quitter l'ile pendant la guerre et s'installa a Tripoli oul il fut nomme grand rabbin de la capitale de la Lybie.

 

  1. AHARON: Rabbin ne a Djerba, il fut rabbin a Tozeur a El Marsa avant de monter en Israel oil il fut le rabbin du mochav Shoshanat Ha'amakim, pres de Natanya jusqu'a sa mort en 1982 a l'age de 67 ans.

 

 

BONAN

Nom patronymique d'origine arabe au sens difficile a cerner. C'est peut-etre l'alteration du prenom masculin Banan porte par les Musulmans avec le sens de jardin couvert de fleurs, et au figure personne agreable, avenante. Le nom est atteste au Maroc au XVIeme siecle, figurant sur la liste Toledano des patronymes usuels a l’epoque et d'apres la tradition marocaine la celebre famille Bonan de Tunisie, serait d’origine marocaine, bien qu'assimilee a la communaute livoumaise de Tunis. Autres formes: Benbounan, Bounan Au XXeme siecle, nom peu repandu, porte essentiellement en Tunisie (Tunis, Sousse), mais egalement en Algerie (Alger, Oran) et tres peu au Maroc (Casablanca, Tanger).

 

  1. MESSOD: Rabbin ne a Tunis, il monta a Tiberiade, repondant a I'appel de rabbi Haim Aboulafia qui avait entrepris des 1740 de reconstruire cette ville sainte qui selon la tradition sera la premiere a accueillir le Messie. Il fut envoye comme emissaire de la ville aupres des communautes d'Europe Occidentale en 1751. A son retour, il s'installa a Safed ou il prit la tete de la communaute pour reconstruire la ville apres le tremblement de terre de 1760. De 1774 a 1776 il fut de nouveau emissaire de Safed dans les memes pays d'Europe et au cours de sa mission il se prit de querelle avec son compagnon rabbi Abraham Revah, une controverse qui fit grand bruit et resta celebre dans les annales de la ville.

 

  1. ITSHAK: (1769-1821): Celebre rabbin de la communaute livoumaise de Tunis au cours de la premiere moitie du XlXeme siecle. Auteur de trois ouvrages tres connus imprimes apres sa mort, dont le plus important est un recueil de Responsa, "Ohale Itshak" (Livoume, 1821). Les deux autres, "Brit Itshak" et "Ohale Yecharim", commentaire talmudique, ont paru ensemble dans le meme volume, edite par son fils rabbi David.

 

  1. DAVID: Fils de rabbi Itshak, grand rabbin de la communaute livoumaise, mort a Tunis en 1855. Il a laisse un grand nombre d'ouvrages partiellement publies apres sa mort, dont le plus connu est un traite sur diverses questions de Halakha, "Mahane David", imprime a Jerusalem en 1889 par son fils Itshak. Son premier ouvrage fut un classique recueil de questions et reponses, "Nishal David", paru a Livoume en 1857. La meme annee parut un ouvrage signe avec un autre rabbin de Gibraltar, rabbi Yehouda Levy – exemple rare de collaboration entre deux rabbins qui merite d'etre souligne pour son caractere exceptionnel, "De hacheb", qui comme son nom 1'indique est au ouvrage de Responsa. Son livre de commentaire talmudique et novella, "Moed ledavid" fut imprime a Jemsalem en 1887, suivi de "Ohel David".

 

JULES: Administrateur et enseignant ne a Tunis en 1876, il fut le fondateur de la premiere Ecole Pratique de Commerce en Tunisie et edita dans ce cadre un grand nombre de manuels de compatabilite.

 

GASTON: Celebre avocat au barreau de Tunis au debut du siecle. Militant sioniste, il fonda en 1918 une des premieres associations sionistes du pays, "Yokehevet Sion", qui mettait l'accent sur l'etude de l'hebreu modeme comme langue parlee.

 

PAUL: Avocat et dirigeant commu- nautaire a Tunis. Il fit partie du comite de gestion provisoire mis sur pied par Paul Guez au cours des six mois d'occupation allemande, s'occupant du recrutement de la main-d'oeuvre reclamee par les Allemands, s'attirant ainsi de tres vives critiques de la part des membres de la communaute.

 

JOSEPH: Batonnier de l’ordre des avocats a Casablanca dans les annees trente. Ne a Tunis en 1889, il s'installa au Maroc en 1915. Elu pour la premiere fois batonnier de l'ordre des avocats de Casablanca en 1927. Fondateur et redacteur en chef de la premiere revue juridique du Maroc, "La Gazette des Tribunaux du Maroc". En 1941, il fut une des victimes du numerus clausus, raye, parce qu'en "sumombre", de l'Ordre des avocats sous le regime de Vichy malgre son excepttonnelle compe- tence reconnue par tous ses pairs et leurs recommandations de le maintenir en place. Tres actif dans la vie communautaire, il milita en vain pour l'admission des Juifs de nationality etrangere dans les Comites des Communautes. Il fut avec Emile Nataf l'un des fondatenrs de l'hebdomadaire assimilationiste, "L’Union Marocaine", publie a partir de 1932 pour faire piece a la propagande sioniste de "L'Avenir Illustre". Le journal fit notamment campagne en faveur de l'octroi selectif de la nationality francaise aux Juifs marocains, a 1'exemple de leurs freres de Tunisie.

 

BONAFAD

Nom patronymique sans doute d'origine provencale, qui a pour sens bonne fete, traduction du prenom hebreu Yom Tob, autrefois couramment porte en France et en Espagne. Le rabbin Eisenbteh lui attribue une origine arabe, indicatif d'nn metier: le savetier ou le carreleur. Au XXeme siecle, nom extremement peu repandu, porte semble-t-il uniquement au Maroc (Seffou, Rabat, Casablanca).

 

  1. MIMOUN: Rabbin a Seffou au XVIIIeme siecle.

 

R.YEHOUDA: Rabbin a Rabat-Sale au XVIIeme siecle.

  

BONO

Nom patronomique d'origine portugaise, indicatif d'un trait de caractere: l'homme bon, a rapprocher de l'arabe Elmaleh ou Tai'eb et de l'espagnol Bueno. Le nom est atteste au Maroc au XVIeme siecle, figurant sur la liste Toledano des patronymes usuels a l'epoque. Au XXeme siecle, nom tres peu repandu, porte au Maroc.

 

BORAS

Nom patronymique d'origine arabe, indicatif d'une caracteristique physique: textuellement l'homme a la tete, celui qui a une grosse tete. A rapprocher de Berros, Benros. Au XXeme siecle nom extremement rare porte au Maroc (Casablanca) en Tunisie et en Algerie sous la forme pluriel, Boros.

 

Bokhris-Bonan-Bonafad-Bono-Boras.

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