concil des rabbins


…Concile des rabbins du Maroc des10-11 Juin 1952-Suite

RAPPORT MORAL (Analyse)מועצת הרבנים 3

Exposé du Grand Rabbin DANAN

En tant qu'organisme d'exécution du Concile des Rabbins, nous avons l'honneur de rendre compte de ce que nous avons fait pendant l'année écoulée, en particulier dans le domaine du haut enseignement hébraïque.

Cet enseignement qui connut au Maroc un passé très florissant est, a faut l'avouer, descendu à un niveau très bas au point qu'il menace de sombrer.

Heureusement, grâce aux efforts conjugués de Monsieur Botbol et Monsieur Oahan, en collaboration avec le grand rabbinat, l'idée de la création d'un INSTITUT MAROCAIN DES HAUTES ETUDES HEBRAÏQUES a été conçue.

Le projet soumis à Monsieur CLAUZEL et Monsieur GUIRAMAND, Conseiller et Conseiller-adjoint du Gouverne­ment Chériiien a été — Dieu les en récompense — présenté par eux au Makhzen — qui a bien voulu encore une fois nous témoigner sa sollicitude en accordant la subvention demandée.

L'idée prit ainsi corps et il ne manquait plus qu'à s'or­ganiser et se mettre au travail.

Il est inutile de dire que au fur et à mesure des tra­vaux plusieurs difficultés surgirent dont je ne citerai que les principales.

LIEU DES ETUDES : Il a été décidé que, provisoire­ment les cours de français seraient donnés à l'Institut des Hautes Etudes Marocaines ; ceux de talmud dans des syna­gogues et ceux de l'arabe dans les bureaux du Haut Tribunal Rabbinique.

C'étaient là, pour nos élèves surtout, des conditions de travail pénibles qui, heureusement, ne durèrent pas trop longtemps.

En effet, un magnifique bâtiment très moderne où ils vont être installés vient d'être construit par le Comité de la Communauté Israélite de Rabat et je me fais un plaisir de vous convier à le visiter.

INSCRIPTION DES ELEVES: Une cinquantaine d'élèves participèrent au premier concours ouvert les 5 et 6 décem­bre 1950. Les dix premiers reçus, furent admis comme internes. Il y eut aussi deux externes, un de Rabat et un de Sali.

Une deuxième classe fut ouverte l'année suivante. Le concours réunit une trentaine de candidats venus ,de tout le Maroc. Dix autres élèves furent admis comme internes.

PERSONNEL ENSEIGNANT : Deux professeurs agrégés de français, histoire et géographie ont été affectées à notre Institut par Monsieur THABAULT, Directeur de l'Instruction Publique, à qui nous sommes profondément reconnaissants; un professeur de talmud — Rabbin-Juge -— a été mis tem­porairement à notre disposition par Monsieur le Conseiller du Gouvernement Chérifien, sur proposition de Monsieur BOTBOL ; un professeur d'arabe nous prête son concours pour cette langue et enfin un rabbin qualifié dispense l'ensei­gnement de l'hébreu moderne et du droit mosaïque.

PROGRAMME : Le programme d'hébreu est établi par le Haut Tribunal qui tient compte de l'échelonnement des études sur six ans ; le temps réservé aux études hébraïques est presque double 'de celui des autres éludes.

SURVEILLANCE DES ELEVES : De temps à autre, les membres du Haut Tribunal vont visiter les élèves en classe; pour parfaire leur formation culturelle, nous profitons de toutes les occasions pour faire naître chez eux une conscience religieuse et attirer leur jeune attention sur les conditions morales exigées par la carrière à laquelle ils se destinent.

LIVRES : La question des livres est une des plus déli­cates a solutionner. Nous nous sommes adressés à toutes les organisations culturelles juives susceptibles de nous aider.

Le Centre Educatif de la Jeunesse Orthodoxe (MERKOS l'HINOUKH DATI) à New-York, avec lequel nous entretenons des rapports cordiaux, nous accorde son soutien moral et matériel dans la mesure de ses moyens.

Le « JOINT », à qui nous sommes particulièrement recon­naissants, nous a gratifiés, en plus de manuels de classe, d'une belle édition complète de Talmud nouvellement im­primé.

BRITH HIVRITH HOLAMITH, nous a fait don de nom­breux livres bibliques.

OTSAR HATORAH, nous a également attribué sur ses disponibilités, plusieurs ouvrages.

LE DEPARTEMENT POUR LA CULTURE ET L'EDUCA­TION RELIGIEUSE, à Jérusalem, nous a fait de bonnes pro messes à ce sujet.

En outre de cette activité touchant le haut enseignement, nous nous sommes occupés d'autres questions entrant dans le cadre du Concile.

  • 1) Nous avons réclamé à nos tribunaux un nouveau tarif — basé sur les cours du moment — relatif à la pension ali­mentaire.

2) Nous nous préparons à établir un tarif concernant les besoins vestimentaires de la femme et des enfants.

3) Nous avons adressé des rappels relativement aux pèle­rinages et aux bassins rituels d'immersion.

4) Nous nous sommes occupés de l'exécution des décisions se rapportant à la « chéhita ».

5) Il y a lieu de souligner l'importance que prennent les travaux de notre Concile. Les brochures parues ont été expé­diées dans plusieurs pays et nous ont valu d'encourageantes marques de sympathie.

Concile des rabbins du Maroc DES 10-11 Juin 1952..Enseignement Hebraique

Concile des rabbins du Maroc DES 10-11 Juin 1952

Enseignement Hebraique

Abordant sérieusement au cours de son dernier Concile le problème de l'enseignement religieux au Maroc, dans son ensemble le rabbinat marocain a établi le projet suivant :

Le programme d'étude se composera du français et de l'hébreu une demi-journée chacun.

La Commission envisaegra dans chaque école le fonc­tionnement régulier et constant d'un service médical et d'une cantine où l'on servira un repas au moins par jour, avec distribution de vêtements une fois par an au minimum.

Les membres de la Commission se réuniront une fois par an et, à l'issue de leur session, rendront compte de leurs travaux dans un rapport dont ils enverront un eexmplaire au Haut Tribunal Rabbinique pour le Concile des Rabbins, un autre au Secrétariat Général du Conseil des Commu­nautés, destiné à ce Conseil.

Pour les frais de déplacement des membres de la Com­mission, il sera fait appel aux concours de MM. l'Inspec­teur des Institutions Israélites et le Secrétaire Général du Conseil des Communautés.

Deux dirigeants seront nommés à la tête de la Commis­sion (un rabbin et un membre du Conseil). Ils centralise­ront par devers eux les documents et les dossiers intéres­sant cette commission et c'est à eux que particuliers, pu­blic et organismes seront invités à s'adresser pour tout ce qui touche à l'enseignement religieux au Maroc.

La Commission usera de tous les moyens en son pouvoir pour procurer à chaque école la quantité de livres dont elle a besoin.

Ses membres auront également pour tâche de pourvoir à la formation de professeurs d'hébreu qualifiés et d'amé­liorer la situation matérielle du corps enseignant religieux.

  1.  Enseignement Talmudique.

La Commission de l'Enseignement religieux au Maroc ins­tituera partout où il sera possible des » YECHIVOT » dont les frais seront entièrement à la charge du Comité de la Communauté locale à l'exemple de Fès. Ces « YECHI­VOT » relèveront elles aussi de son autorité.

La Commission établira le programme d'études qui sera appliqué une fois que le Haut Tribunal Rabbinique l'aura approuvé. Ce dernier s'assurera que son niveau prépare a l'examen d'entrée à l'Institut Marocain des Haute« Etudes Hébraïques.

DECISION

Les Rabbins ont unanimement adopté cette proposition et les soins sont confiés aux président et membres du Haut Tribunal de se mettre en rapport avec M. BOTBOL et M. DAHAN en vue de matérialiser cette suggestion.

La désignation des cinq rabbins a été aussi confiée à leurs soins.

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