ארכיון יומי: 24 בדצמבר 2017


Azencot-Une histoire de familles-JosephToledano

AZENCOT

Nom patronymique d'origine berbère, appelatif de la gazelle, et au figuré, beau, élégant, parfait comme la gazelle. Son équivalent en arabe est Ghozlan, et en hébreu Elofer. Le nom est attesté au Maroc dès le XVlème siècle, en particulier à Marrakech, qui semble être le berceau de la famille marocaine. Autres orthographes: Azancot, Azincot, Azoncot. Azencoth. Au XXème siècle, nom rare, porté au Maroc (Tanger, Marrakech, Safi, Casablanca), par émigration en Amazonie, au Brésil et au Portugal, en Algérie (Oran, Alger, Genyville, Sahara).

  1. SAADIA BAR LEVY: Rabbin et célèbre poète à Marrakech au XVIIIème siècle, auteur d'un commentaire sur le Livic J'Esther: "Sefer Igueret Hasofrim". Son poème, Igueret Hapourim fut imprimé à Amsterdam en 1647.

HAIM: Fils de Sasson, fondateur de la célèbre famille de diplomates à Tanger. Issu d'une famille originaire de Marrakech, installée dans la ville portuaire vers la fin du XVIIIème siècle. Il entra en 1820 comme employé au consulat de France, qui servait en fait d'ambassade, la loi islamique ne permettant pas aux ambassadeurs chré­tiens de résider en permanence dans la capitale sainte, Fès. Mort très jeune à l'âge de 28 ans, dans l'exercice de ses fonctions, en attrapant la peste, en portant secours à un bâteau français échoué au large de la ville. Il laissa trois jeunes orphelins qui connurent un destin mouvementé.

 DAVID: Fils aîné de Hayim. Il succéda à son père en 1837, à l'âge de 18 ans, comme drogman au consulat de France et épousa la fille d'un autre serviteur de la France, Abraham Benchimol. Il accueillit chez lui le peintre Delacroix, lors de sa visite historique au Maroc (voir le livre de René Arama) et c'est chez lui qu'il fit les portraits des jeunes juives dont il éternisa l'exceptionnelle beauté. Il participa en 1844 aux négociations entre la France et le Maroc au sujet de la cessation de l'aide marocaine aux rebelles algériens d'Abdel- Kader. Quand les pourparlers prirent fin par la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, David reçut la mission de se rendre à Cadix assurer le ravitail­lement de l'escadre française de l'Amiral de Joinville, qui s'apprêtait, en représailles, à bombarder Tanger 11 réussit à échapper à la vigilance des douaniers marocains, qui avaient reçu l'ordre d’empêcher son départ, et à rejoindre le navire amiral. Là, raconte la légende populaire, il s'était étendu, mort de fatigue, sur une chaise longue, sur le pont du navire et s'était endormi. Il vit alors en rêve le saint vénéré de Tanger, rabbi Messod Bouzaglo qui lui ordonna d'un ton péremptoire: "David, lève-toi !". Réveillé en sursaut, il entendit un officier lui annoncer que l'amiral de Joinville désirait le voir. A peine s'était-il levé de sa chaise, qu'un boulet de canon tiré de la côte par les Marocains, la toucha de plein fouet, la réduisant en cendres. La ville fut presque entièrement rasée par la flotte française, mais comme il n'y eut pas de victimes dans la communauté juive, elle devait, on le sait, instituer un petit Pourim pour perpétuer le souvenir de ce miracle, "Pourim de la Bombas". La maison de David n'échappa pas aux obus français et fut totalement détruite. Devant le refus des autorités françaises de le dédommager convenablement, il démissionna de ses fonctions officielles, mais resta au service de la France, comme fournisseur officiel de la flotte. Son bazar devint le pôle d'attraction du tout Tanger et des visiteurs étrangers. Parmi les plus célèbres: le Prince de Galles, le futur roi Edouard VI et Alexandre Dumas. Dans son camet de route, "Le Véloce", l'auteur des "Trois Mousquetaires" s'émerveillait de sa richesse et vantait ses qualités humaines exceptionnelles: "Je souhaite aux plus honnêtes des Chrétiens de ma connaisNince, la politesse, la probité et le désin- eressement d'hommes comme David Azencot". En 1860, au moment de la guerre entre l'Espagne et le Maroc, il se réfugia, comme tous les notables juifs de la ville, en Espagne. Il revint à Tanger après '.a. victoire espagnole et y mourut quinze ins plus tard, laissant deux fils, Abraham et Moses. Ses descendants devaient rester es fournisseurs attitrés de la marine française jusqu'aux années trente.

 MOSES: Le plus jeune des fils de Haim. A la mort de son père, il fut placé à l'école des Pères Fransiscains espagnols qui 1 enlevèrent à l'âge de 9 ans. Conduit clan­destinement en 1819 à Madrid, il fut baptisé sous le nom de Fernando, le roi Ferdinand VII lui-même lui servant de parrain. Il accéda à de hautes fonctions à la Cour et fut le précepteur du Prince des Asturies, le futur roi Alphonse XII. Il fut chargé, en raison de sa connaissance du Maroc, des négociations qui suivirent la guerre espagno-marocaine de 1860. Cette guerre, provoquée par l'Espagne, devait rappelons-le, se terminer rapidement par la déroute de l'armée marocaine, incapable, faute de matériel, de faire face à une armée plus moderne. Les Espagnols conquirent Tétouan et y seraient restés définitivement sans la pression des autres pays européens et en premier lieu, l'Angleterre, qui, pour interdire à tout autre pays de prendre pied sur le détroit de Gibraltar, s'était érigée en défenseur de l'intégrité territoriale de !Empire Chérifien. Les négociations, qui se déroulèrent dans la maison de son frère David à Tanger, aboutirent, en 1862, à la signature d'un traité de paix, prévoyant en contrepartie de l'évacuation de Tétouan, le paiement par le Maroc d'énormes répara­tions de guerre. Il revint à Tanger en 1875 pour les funérailles de son frère David. Il fut ensuite nommé consul d'Espagne à Casablanca, où il prit à son service Tanger. Dans les années trente, face à la montée du nazisme et du fascisme, il publia nombre d'articles et de brochures contre l'antisémitisme et pour la défense de la religion juive, dont "Polemica religiosa en defensia de los Judiôs" et "A proposito de los metodos mediovales usados por el nazismo alleman". Il émigra au Venezuela, où il fut secrétaire général de la région pétrolière de Macaraïbo .

  1. MOSES (1895-1982): Fils de rabbi Yehouda, une des dernières grandes figures de la communauté de Tanger. Il fut secrétaire général de la dynamique Asso­ciation des Anciens Elèves de l'Ecole de l'Alliance Israélite Universelle dans les années 1920, et contribua à la fondation de l'asile de vieux Sabah-Larédo. Militant sioniste, il publia dans les années trente, dans l'organe des nationalistes marocains "L'Action du Peuple", un retentissant article en défense du sionisme sous le titre de "Sionisme et Islamisme dans la polémique sur la légitimité de la Déclaration Balfour". Laissant de côté les arguments politiques, il mettait en exergue les arguments religieux pour tenter de convaincre les Arabes d'accepter l'idée sioniste: "à nos frères musulmans nous disons: comme nous, vous croyez en un Dieu unique. Comme nous, vous reven­diquez comme ancêtre le patriarche Abraham. Or le même livre qui nous dési­gne à nous et à vous comme descendants de Sidna Ibrahim, contient aussi la promesse de Dieu à Abraham au sujet de la Terre Promise." Il fut élu membre de la Commission Exécutive de la Fédération Soniste de France, section du Maroc, en 1939.

ABRAHAM: Fils de rabbi Yéhouda. Homme d'affaires et assureur, actuel prési­dent de la communauté de Tanger, poste qu'il occupe depuis les années 1980.

ABRAHAM-BABY: Homme d'affaires et militant communautaire à Casablanca, descendant d'une famille originaire de Marrakech. Vice-président du Comité de la Communauté de Casablanca, chargé de la jeunesse et des oeuvres de bienfaisance. Ancien président de l'O.S.E.. Victime, en 1996, d'un mystérieux attentat qui jeta un moment la panique dans la communauté, il fut blessé par balles à la sortie de sa maison, sans doute par un fanatique musulman (?).

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