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Articles divers-net-Abraham Hassan-Cohen Jimmy Pimienta  Les Juifs Espagnols du Maroc 

11/12/2012 – 18:43

Abraham Hassan-Cohen

Jimmy Pimienta 

Les Juifs Espagnols du Maroc 

Nous étions encore il y a 2000 ans, comme le reste des sépharades dans le monde, des juifs expulsés d'Espagne, au nord du Maroc, séparés de notre chère patrie seulement par le Détroit de Gibraltar. 

En 1860, nous avons vu débarquer, à Tétouan, Tanger, Ceuta et Melilla, des Espagnols à cheval et en uniforme.qui venaient faire leur guerre d'Afrique… 

Ils découvraient, les yeux grands ouverts d'étonnement, de vieux juifs, pour la plupart très pauvres, qui parlaient très peu l'arabe, mais un espagnol archaïque qu'ils écrivaient en lettres hébraïques cursives, pour rédiger les procès-verbaux des comités directeurs de leurs communautés, les sentences des tribunaux rabbiniques et les lettres à leurs banquiers Hassan ou Pariente de Tanger. Manuel Ortéga dans son ouvrage « Los Hebreos de Marruecos » (Les hébreux du Maroc), les décrit très bien, dans le style d'Angel Pulido, le sénateur espagnol qui, au siècle dernier, consacra sa vie à la défense des juifs sépharades: 

"Pinhas Asayag, uno de los hebreos tange-rinos mas cullos de la época moderna, expresa el espanolismo de los israelitas marroquies con unas palabras entusiaslas… Somos aqui es-panoles en todo…en nuestros gustos ,impre-siones, exaltaciones y sentimientos. Somos espanoles par vocacion, par lemperamento y par simpatias; en nueslras venas circula san-gre espanola ; pensâmes en espano! y sentimos de igual modo; algunas de nuestras oraciones las hacemos en espanol…Espana es nueslra patria, es la lierra bendita donde descansan los restas de nueslros antepasados.y es natural que sinlamos par ella carino y veneracion. Hasta en la hora de la muerte resplandece el amor a la patria perdida, pues el cementerio Ilamado de Castilla, en Tetuan, es mostrado con orgullo par los sefardies a los exIran jeros. El Cementerio de Castilla !… En tierra africana se halla ese trozo de tierra bautizado con el nombre legendario de Castilla, pre-gonando el amor de unos espanoles a Espana, amor que no han entibiado las persecuciones ni los desprecios, parque es un amor mas fuerte que la voluntad de los nombres : es el amor del hijoa la madré." 

Ensuite est arrivé le protectorat espagnol au Maroc.

Nous sommes alors redevenus des Espagnols modernes, et les Espagnols du Maroc se sont, de leur côté, empreints de notre culture et de nos us et coutumes. Un peu de l'Espagne d'avant 1492 était redevenu une réalité dans le Maroc espagnol. Nous nous sommes mis alors à appeler nos enfants Miguel, Alberto, Fortunato, Estrella, Sol, Alegria. 

Nous apprîmes à lire, à écrire, et à vivre, avec nos frères espagnols, dans les écoles espag­noles telles que le « Collegio de la Esperanza » à Tétouan, ou le «Colegio Alfonso XIII » à Tanger. 

Nos habitudes sont devenues totalement es­pagnoles. 

A l'occasion de nos fêtes, nous organisions des «verbenas»; nos sorties étaient souvent pour aller manger des « tapas >; nous avions adopté la cuisine moderne espagnole, tout en conservant celle que nous avions apportée de l'Espagne d'avant 1492. Nous écoutions «la novela> à la radio, fré­quentions les «circulos récréatives »es-pagnols, la « hipica », les concerts de Machin et de Antonio Molina. Nous apprécions et al­lions massivement voir les spectacles de « zarzuela » et de « cante jonto » qui venaient faire des tournées dans nos villes. Même les journaux et périodiques des communautés juives étaient rédigés en espagnol moderne. Et puis symbole caricatural de l'intégration totale à l'Espagne, nous sommes même allés jusqu'à avoir un toréador juif :

« El Momi – Salomon : Elmomi. » 

Il fallait le voir, El Momi, traverser les rues de Ceuta pour se rendre aux arènes, porté par ses « aficionados », et suivi par d'autres, qui brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : El pueblo judio por fin tiene torero: EL MOMI – (le peuple juif a enfin son toréador: EL MOMI). Il paraît qu'il faisait fureur, à l'époque, aux Arènes de Ceuta. Nous n'étions plus des « Espagnols sans patrie », comme ceux qu'avait décrit Angel Pulido, car nous étions redevenus des Espagnols à part entière, y compris dans la titularité du passeport, comme ce fut le cas de ma propre grand-mère. Juifs, arabes et Espagnols catholiques vivaient ensemble dans la plus grande tolérance, le respect mutuel et l'harmonie. 

Il fait également préciser que nous avions reçu une importante et bénéfique influence culturelle marocaine, outre la protection du Royaume du Maroc. Fruit de cette symbiose entre les trois peuples et les trois cultures, notre savoureuse langue judéo-hispano-arabe, la « haquetia », réalise un merveilleux et attachant amalgame d'Orient et d'Occident. Les Espagnols catholiques et les Marocains musulmans venaient à nos fêtes, nous appréciaient, devenaient des amis intimes, et commençaient même à prendre les habitudes et les traditions juives; nous oserions aller jusqu'à dire que nous avons même « sépharadisé » un peu les Espagnols et les Marocains. 

Et puis vint la fin du protectorat, et les juifs espagnols marocains se retrouvèrent à nouveau quelque peu orphelins, face à un Maroc qu'ils ont considéré, à tort, relativement hostile en raison du conflit israélo-arabe. Commença alors encore une nouvelle dias­pora des juifs espagnols marocains vers l'Espagne péninsulaire, le Venezuela, l'Argen­tine, le Mexique, le Canada, la France, et, bien sûr, Israël. 

Tous ces juifs, au cours de ces 30 ou 40 dernières années, sont restés Espagnols, intégrés dans les pays d'accueil, mais assimilés à la sensibilité espagnole. 

En Israël on les appelle encore aujourd'hui, «les Espagnols», et non pas les sépharades. En Espagne nous sommes totalement des Espagnols. 

Lorsqu'en France ou ailleurs, nous rencontrons des Espagnols.et surtout des Espagnols qui ont vécu au Maroc, les affinités et l'amitié sincère surgissent immédiatement. Mais nous ne sommes pas des nostalgiques ; nous ne vivons pas sur le souvenir du passé, car nous continuons à vivre comme des Espagnols. 

Mabbatt veut dire en hébreu : regard vers le passé, le présent et le futur, sur tout ce qui, en nous est hispanique et oriental. C'est une association qui œuvre pour préserver ce patrimoine auquel nous sommes attachés et pour que nos enfants ne perdent pas cette sensibilité et cette culture qui sont les nôtres. 

Notre association regroupe les juifs originaires de l'ex-zone espagnole du Maroc, de Tanger et de Gibraltar. Sa vocation est d'œuvrer à la sauvegarde d'une culture et d'une tradition spécifiques qu'ils représentent, mélange de judaïsme traditionnel, d'hispanisme à la fois moderne et d'avant l'expulsion, et de racines marocaines. Elle a son équivalent dans tous les pays où vivent des originaires et des descendants de résidents dans ces territoires.

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במדריד הבירה הוחלט להאיץ את מימושו של רעיון ישן שלפיו כל יהודי שיוכיח את "ספרדותו" יוכל לקבל אזרחות בספרד. כעת, בעיצומו של משבר כלכלי חסר תקדים במדינה נראה שהממשלה מאמצת את הרעיון ש"היהודים" חסרים לה. על פי הפרסום בעיתון "אל פאיס" תוקן חוק האזרחות הספרדי ופורסמה רשימת שמות של אלו ששמם יקנה להם זכויות לקבלה מהירה של האזרחות הספרדית אם יוכיחו את היותם צאצאים למי שגורש מספרד גם אם הם תושבים של מדינה אחרת.

בעבר, דרש החוק הספרדי כי מי שמבקש לקבל אזרחות ספרדית חייב גם להתגורר בספרד לפחות שנתיים. כעת, דורש החוק אישור של הפדרציה של הקהילות היהודיות של ספרד לפיה מוכר המבקש כצאצא של מגורשי ספרד.

כמו כן על המבקש להוכיח את מעמדם באמצעות שמות משפחה, שפה ומורשת היסטורית ספרדית כגון מנהגים ספרדיים את הקשר שלו לספרד.

האישור לבקשה יאפשר למבקשים, בני זוגם וילדיהם להנות מהגנת המדינה הספרדית על פי חוקיה וכן לקבל עזרה קונסולרית במדינות זרות . לאחר מכן יוכלו בעלי התעודות להרשם כאזרחים לאחר שבועת אמונים לחוק הספרדי ולמלך. 

בעת שנחקק החוק החדש ציין שר המשפטים הספרדי שישנן סיבות ריגשיות למהלך הזה והוא נועד להחזיר את זהכרון הספרדי שכלל יהודים במדינה. הספרדים העריכו כי לאחר תיקון החוק תהיה דרישה גדולה לאזרחות ספרדית שכן עוד קודם ביקשו מאות יהודים את אזרחותם מחדש וקיבלו.

כידוע עשרות אלפים ממוגרשי ספרד נדדו ברחבי העולם, למדינות אירופה וגם לצפון אפריקה ולתוניסיה בפרט. מוכרת במיוחד קהילה יהודי ליוורנו שהיתה קהילה של יהודים ממגורשי ספרד וכן קהילות נוספות בתוניסיה שמוצאן מספרד. לכן יש חשיבות לידיעה וכל מי שמוצא עצמו מתאים להגדרות המחוקק הספרדי יוכל לפנות לפדרציה של יהודי ספרד ולהגיש בקשה.

Articles divers-net-מאמרים שונים..Prose pour un arc-en-ciel par Amina Alaoui

Prose pour un arc-en-ciel

par Amina Alaoui

Avec l'aimabilite d'Arrik Delouya

Pont de couleurs au firmament. Offrande divine en un instant. Seul en noir et blanc prétendent-ils que nous voyions ? Qu‘en est-il des couleurs ?

Aucun regret n‘imprégnera mon chant, ni la nostalgie n‘en sera la mesure.

La saudade est mélancolie, on le sait déjà ! N‘est-elle pas l‘humeur noire pour l‘Arabe ou la solitude affective de l‘Andalou ? Malgré tout, la joie des retrouvailles est plus étonnante que la pétrification. La nostalgie d‘Al Andalus n‘est pas ma joie ! 

La musique tend ici à transcrire une Péninsule ibérique portée vers le dialogue aux capacités du possible. Une géographie poétique caressant le rêve de l‘impossible : des horizons humains transcendant les frontières, des idiomes méditerranéens lyriques ouverts sur l‘univers et l‘intelligence d‘être, de communiquer ensemble. 

Le chant et la musique sondent ce possible pour s‘ouvrir une autre voie : l‘expression originale. Nul besoin de discours sur l‘origine du Fado, du Flamenco ou d‘Al Andalusi, l‘Histoire et le discernement suffisent. Ici, La musique questionne, de ces styles, le creuset commun. Pourtant !

Esquissant le “mélo“ de l‘Histoire, la tension monte, s‘essouffle ets‘apaise dans la contemplation de l‘arc-en-ciel.

 

Ici, je disjoins l‘origine, la non-origine se joue dans l‘origine. Je ne regrette rien sans au préalable avoir mâché la racine. Encore faut-il avoir digéré sa propre racine pour intégrer la culture de l‘autre. Mais encore, la fusion exige d‘être pluriel, avec recul, pour dire concorder et non s‘identifier à. Je suis une artiste du présent ! Du simple fait de copier le style des anciens, je m‘abstiens ! Car je crains d‘altérer leur voix et de défigurer leurs valeurs.

                                                            

Selon Goethe*(a), l’imitation sans apanage reproduit des « masques vides ». 

J‘adhère au savoir poétique. Par le verbe, je m‘abrite à la pensée. En chantant le sens j‘affecte l‘être et la musique en sublimera la blessure. Car l‘art de distiller la sagesse en un distique est bien un don du ciel *(b) :

“Si ton passé est expérience

Que le lendemain soit sens et vision“. 

Le drame de l‘histoire est fantôme du passé. Je m‘aventure sur les traces du Morisque du XVIème siècle. Loin de vouloir reconstituer sa geste et ses coutumes, seule la sensation de son âme me suffit : n’avoir plus de nom, plus de terre auxquels rattacher sa lignée. Acculturé, sa mémoire diluée, obligé d‘ensevelir son Dieu et la langue de ses aïeux, écrasé par la terreur de la purification du sang et de l‘identité nationale. Pourtant, les circonvolutions intérieures de l‘âme morisque sont aussi musicales et poétiques ; je les sublime !…“Les Dieux tissent les malheurs pour les hommes. Afin que les générations à venir aient quelque chose à chanter“*.(c)

Tarab et duende andalous !

 

En égarant la boussole qui nous a été confiée, nous réinventons nos pas, nous découvrons un chemin nouveau. Chaque fois que le chant m‘exile là où l‘origine se déchire, je navigue dans la perplexité et je questionne l‘essence. Au seuil de l‘inexploré, je défie l‘inconnu comme on défierait la mort dans une arène tauromachique. Mon chant libre lâche prise et vole vers le royaume du tarab, là où Garcia Lorca saisit le duende : « Pas de carte ni d‘exercice, on sait seulement qu‘il brûle le sang comme un topique de verre qui épuise, qui écarte toute la douce géométrie apprise, qui brise les styles…Un changement radical des formes sur de vieux schémas…“.  

Dans la musique arabe ou andalouse…“ L‘arrivée du duende est salué par un cri : “Allah ! “ si proche du “Olé !“ : Vive Dieu ! Témoins profonds, humains, tendres d’une communication avec Dieu à travers les cinq sens. 

Evasion réelle et poétique de ce monde sur un présent exact“*(d). Cette émotion porte en elle l‘équilibre de la voix, du son et de la geste musicale. 

Une aspiration vers l‘essentiel !

La provocaçào des fadistes ! 

C‘est avoir l‘audace de la liberté et savourer le risque que d‘apprendre à marcher sur la lune. Un exercice d‘équilibre extra-ordinaire que les vieux repères ne suffisent plus à créer. Je pose un pied sur un sol inconnu. La droite la gauche vacillent. Le corps et la voix en suspension dans l‘atmosphère. Je pivote puis je glisse, je m‘égare et tente de ne pas choir. 

Aspirée par une curieuse arabesque, enivrante, pulvérisant toute symétrie et tout centre sur son passage. Courbe d‘une vérité abstraite et relative, ligne sinueuse ad libitum, conjure le fini et badine avec l‘infini.

Pur équilibre sur ce champ lunaire ! Pourtant, la musique comme la mystique connaissent ce modus vivendi. 

Cet exil me désarme et m‘enivre… Exil de l‘origine. Aussitôt jouet de la différence, j‘effleure une étrange souffrance, une étrange joie à la fois… 

Être étrangère… J‘en sors enrichie ! Les reflets de l‘appartenance se fragmentent dans cet espace à découvrir, voilà tout : réapprendre à marcher, devenir. Le centre n‘est plus la pensée héritée mais l‘émotion de survie. La langue, la culture, la poésie, la musique, la cuisine ou le rire des pays traversés, font partie de moi désormais. Je médite sur la migration de l‘oiseau par delà frontières, barrières et points cardinaux. Quelle boussole lui sert de guide ? Si ce n‘est la survivance… Si ce n‘est l‘espoir de la recréation de la vie ! 

Entendimento ! 

La musique résonne dans une taverne ibérique au nom de retrouvailles chaleureuses, fraternelles, solennelles, entre artistes de çà et de là des rives du monde. Porté au zénith de l‘inspiration, le dialogue musical des oiseaux se tisse en dépit des frontières et des croyances. Cet arcane humain parle son langage propre : l‘alchimie du moment et l‘émotion de partage. 

Là est la question ! Au-delà de l‘identité ! Certes, “L’identité est fille de la naissance. Mais en fin de compte, elle est l‘oeuvre de celui qui la porte, non le legs d‘un passé. Je suis multiple en moi… L‘identité est plurielle. Elle n‘est donc ni citadelle, ni tranchées.* (e) 

Arco Iris ! 

Alors pourquoi ne voir qu‘en noir et blanc, lorsque les couleurs et leurs nuances existent? La violence bipolaire, n‘est-elle pas guerre sainte contre soi-même ! L‘homme au songe-creux sans couleurs contemple chaque matin le miroir de son identité. Que nous reste-t-il sans arc en ciel ? Ce don divin de subtilités, sens de l‘équilibre des différences chromatiques pour ceux qui ne savent percevoir. 

Compositions et poésies personnelles sont ici vibrant hommage à l‘âme ibérique, aux tonalités de sa Péninsule…à ceux que j‘ai rêvés, à ce que j‘ai appris, aux musiciens rencontrés, aux êtres sensibles portant leur culture en offrande puis en partage. 

Offrande et partage, tout un art ! Aimer c‘est mieux écouter et voir… Voir c‘est mieux comprendre…Comprendre c‘est mieux partager, mieux souffrir et rire… Aimer c‘est faillir au désespoir. 

Pivotons légers ! Lâchons prise ! Aspirons l‘essence du parfum! Percevons l‘orientation cosmique. Jamais exercice d‘équilibre d‘avance n‘est acquis. 

À nos yeux et à notre écoute… Laissons parler la musique… Pour un moment ! 

Amina ALAOUI

Prologue du disque Arco-Iris, éd. ECM Records, 2011. 

(a) Goethe “Diwan Est-Ouest“

(b) Mahmoud Darwich- “Les fleurs d‘amandiers ou plus“ éd. Actes Sud, 2007.

(c) Homère “L‘Illiade“

(d) Federico Garcia Lorca – Conférence “ Teoria y juego del duende“.

Obras completas. Ed Aguilar, 1955.

(e) Mahmoud Darwich – idem 

Sur Google:

Née en 1964 à Fès, au Maroc, dans une famille d’artistes, Amina Alaoui grandit dans la plus pure tradition arabo-andalouse.
Remarquée dès son plus jeune âge par le maître Ahmed Piro, Amina apprend le piano, la danse classique et la danse contemporaine mais aussi le chant arabo-andalou. A l’âge de 6 ans, elle publie ses premiers poèmes.
Elle fait des études de philologie et de linguistique qui lui permettent d’approfondir ses connaissances dans la musique et la poussent à se spécialiser dans le chant « Gharnati ».
En 1986, elle s’installe à Paris et continue sa formation musicale en étudiant le chant Médiéval et le chant classique.
En 1994, elle sort son premier album « Gharnati : Musique Arabo-andalouse du Maroc » et « Alcantara » en 1998.
Outre sa carrière solo, Amina Alaoui collabore avec de grands artistes tels que Pedro Soler, Pablo Cueco, Angélique Ionatos, Henri Agnel…
Amina Alaoui continue à perpétrer la musique arabo-andalouse à travers le monde avec subtilité et sensibilité. 

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Déclaration du Directeur Général Adjoint du Figaro : Thierry Desjardins 

* Journaliste et Reporter, né en 1941

* Directeur général adjoint du Figaro
* Auteur d'un nombre considérable d'ouvrages politiques
* Lauréat de l'Académie française
* Prix Albert Londres 1975
* Prix Louis Pauwels 2000 

Il serait grand temps que nous nous apercevions -enfin- qu'une nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois, à l'échelle planétaire. 

Les Islamistes massacrent les chrétiens en Égypte, en Irak, aux  Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigeria, un peu partout. Malraux avait dit : « Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas ».
On a bien l'impression que ce siècle qui commence va voir le déchaînement sans pitié d'un Islam renaissant, voulant dominer le monde et faire payer à la civilisation chrétienne les quelques siècles pendant lesquels elle a régné sur la planète.
Cette haine du chrétien dépasse de beaucoup tous les problèmes de la foi. En s'attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les islamistes veulent abattre la civilisation occidentale, la démocratie, le capitalisme, ce qu'ils appellent le « néo-colonialisme », la parité hommes-femmes, les Droits de l'Homme, le progrès tel que nous le concevons.
Le XXème siècle a été marqué par l'affrontement Est-Ouest, le bloc communiste contre les pays « libres ». Marx, Lénine et Staline se sont  effondrés d'eux-mêmes sous les incohérences, bien souvent monstrueuses, de leur idéologie. Mais ils ont aussitôt été remplacés par Allah et son Prophète.
Le Coran a pris la place du Communisme, le drapeau vert de l'Islam celle du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des commissaires politiques.
Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes métropoles) sont autrement plus dangereuses que
ne l'ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie..  

Nous pleurons, avec nos larmes de crocodiles habituelles, les coptes massacrés à Alexandrie et les chrétiens assassinés à Bagdad.
Mais nous restons les bras ballants..
Il faut bien dire qu'on voit mal ce que nous pourrions faire. Ce n'est plus guère le temps des croisades et nos dernières expériences en Afghanistan ou en Irak (où nous commençons à regretter la belle époque de Saddam  Hussein qui savait, lui, au moins, faire respecter la laïcité baasiste) n'ont pas été très concluantes, c'est le moins qu'on puisse dire. Il <http://dire.il/>  est bien loin le temps où Napoléon III pouvait envoyer un corps expéditionnaire protéger les maronites du Liban que massacraient les Druzes.
  

Mais au moins restons lucides et surtout arrêtons de ressortir une fois de plus la fameuse « repentance » qui nous sert désormais pour maquiller toutes nos lâchetés.

Hier, un imbécile de service nous a longuement expliqué à la télévision que si les islamistes égyptiens massacraient les coptes c'était parce que ces chrétiens de la vallée du Nil étaient « les représentants de l'Occident », les ambassadeurs de la culture européenne », les symboles vivants du capitalisme, du néocolonialisme, du dollar et du coca-cola. En un mot, les ultimes survivants de l'époque coloniale. Autant dire, à l'en croire, que les Islamistes avaient parfaitement raison de vouloir éliminer ces survivances d'un passé détesté.
*L'imbécile était, en plus, un inculte*. Les coptes sont les descendants du peuple des pharaons. « Copte » veut dire « égyptien ». Ils étaient sur les bords du Nil bien avant la conquête arabe et musulmane. S'ils sont plus nombreux au sud, entre Assiout et Assouan, c'est précisément parce qu'ils ont fui les cavaliers conquérants venus d'Arabie. Ils avaient leurs églises bien avant que nous ne construisions nos cathédrales. 

On peut d'ailleurs dire exactement la même chose de tous les chrétiens d'Orient qu'ils soient catholiques (de rite d'Antioche, de rite syriaque comme les maronites libanais, de rite byzantin, de rite arménien, de rite d'Alexandrie) ou « non chalcédoniens » comme les coptes, ou orthodoxes (ayant leur patriarcat soit à Istanbul, soit à Alexandrie, soit à Jérusalem, soit à Damas). Tous sont « chez eux » dans ces pays-là depuis des millénaires, certains parlant encore l'araméen, la langue du Christ. En faire des ambassadeurs de l'Occident, des représentants du capitalisme colonial est évidemment une absurdité.
Même si, en effet, ils sont « de culture chrétienne ». Mais ils l'étaient avant nous. Nous ne pouvons rien faire pour les protéger, mais au moins ne les trahissons pas en reprenant à notre compte les accusations odieuses de leurs assassins. Nous pouvons les accueillir, comme nous nous devons d'accueillir tous ceux qui sont persécutés. Beaucoup ont déjà fui leur pays.  

Mais, en tous les cas, ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler de "l'amitié islamo-chrétienne », d'un Islam à l'occidentale, de la cohabitation harmonieuse des trois monothéismes.

Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité, mais ne nous laissons entraîner ni vers la stigmatisation ni vers la discrimination (surtout si elle devait être « positive », comme le souhaitent certains), car ce serait, évidemment, faire le jeu des fanatiques
Aujourd'hui, la grande mode est d'évoquer, d'invoquer à tout bout de champ "les années les plus sombres de notre histoire". C'est souvent absurde  et parfois odieux.. Mais s'il y a une leçon qu'il ne faut jamais oublier c'est bien celle de Munich, Churchill avait dit : « Ils ont préféré le déshonneur à la guerre et ils auront les deux ».
Il ne faut jamais tenter de pactiser avec ceux qui vous ont déclaré la guerre. 

http://www.authorstream.com/Presentation/piloelie-1625241-la-france-en-2060/

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€urope  // Déclaration de Bruxelles du 9 Juillet 2012  

SVP, à diffuser largement. Merci  

Cette Vidéo de la Conférence de Bruxelles est un Joyaux de Clairvoyance et de   Courage face au "Mal purulent du Jihad" (sic)

Enfin l'Europe se réveille. Même si aucun Media "Gaulois" n'a  le Courage de parler de cette Déclaration. Hollande ventre mou, a donné des Ordres pour ne pas froisser la Communauté Musulmane. 

La Déclaration de Bruxelles 9 Juillet 2012
https://www.youtube.com/watch?v=uP88w-AArWg&feature=player_embedded

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L’Espagne et les Juifs : Retour ou repentance ?

http://www.crif.org/fr/tribune/l%E2%80%99espagne-et-les-juifs-retour-ou-repentance/35076  

Par Michel Gurfinkiel In. : Newsletter du Crif  – 11 Février 2013 

Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy rend leurs droits aux descendants des juifs bannis d’Espagne au XVe siècle. Une mesure que les musulmans tiennent pour « discriminatoire » à leur égard. « Je jure fidélité à la Constitution et au Roi » : moyennant ce serment, un million et demi de « Sépharades », lointains descendants de Juifs ibériques bannis à la fin du Moyen-Âge, pourraient acquérir la nationalité espagnole moderne – même s’ils résident à l’étranger. La mesure, esquissée dès le début du XXe siècle, était inscrite dans la loi depuis 1988. Le gouvernement socialiste de Jose Luis Zapatero en avait restreint la portée en 2004 : les impétrants devaient avoir préalablement résidé dans le pays pendant deux ans au moins. Le cabinet conservateur de Mariano Rajoy vient de rétablir le texte originel.  

Derrière ces tergiversations, une question : les textes en faveur des Séphrades constituent-ils une« Loi du Retour » ou un acte de « repentance » ?  

Selon la première interprétation, qui a longtemps prévalu, l’Espagne rétablirait dans ses droits une population qui n’aurait jamais cessé d’être hispanique. Selon la seconde, à laquelle le gouvernement Zapatero semble s’être rallié, l’Espagne moderne se bornerait à réparer des dols autrefois infligés à une communauté. Ce qui ouvrirait la voie à des mesures analogues envers une autre communauté : les descendants, réels ou supposés, des musulmans ou convertis d’origine musulmane, qui avaient quitté l’Espagne après la Reconquête, ou en avaient été chassés. 

Les Juifs ont fait partie du monde ibérique – qualifié en hébreu de « Sépharade », d’après une source biblique – pendant mille cinq cents ans au moins, de l’époque romaine à la fin du Moyen-Âge. Et pendant huit cents ans, du VIIIe siècle au XVe – un double Âge d’Or, sous domination musulmane puis chrétienne – , ils avaient même constitué l’une des élites du pays, en dépit de diverses restrictions et de persécutions occasionnelles. Les Juifs étaient rabbins, philosophes, poètes, mais aussi traducteurs, médecins, ingénieurs, financiers, et même généraux ou ministres. Mieux : ils avaient été les créateurs d’une littérature de qualité en langue vernaculaire, alors que les autres lettrés s’en tenaient au latin ou à l’arabe.  

Mais en 1492, les Rois catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, somment les Juifs de choisir entre la conversion au christianisme et l’exil : c’est le « décret de l’Alhambra ». Hasards mystérieux de l’histoire : la date limite est fixée au 1er août. Ce qui correspond, cette année-là, au jeûne juif du 9 du mois d’Av, anniversaire de la destruction de Jérusalem. Mais aussi au départ de Christophe Colomb et de ses trois caravelles vers « les Indes »…  

On compte alors un peu plus de deux cent mille Juifs professant ouvertement leur religion dans les deux royaumes espagnols, sur une population totale de plus de six millions d’âmes. Cinquante ou soixante mille se convertissent. Cent soixante mille quittent le pays. D’abord réfugiés en Italie, en Afrique du Nord et dans l’Empire ottoman, ils s’établissent ensuite aux Pays-Bas, en France, en Angleterre, aux Amériques. Mais ils n’oublient pas pour autant leurs origines, leurs lignages, leurs patronymes (de Mendez à Toledo, de Sévilla à Catalan, en passant par Franco ou Castro), leur culture – et leur langue. Ils restent d’ailleurs souvent en contact avec leurs cousins convertis restés en Espagne, ou installés au Portugal voisin. Notamment pour affaires.  

Dès le début du XVIIe siècle, le comte-duc d’Olivares – le Richelieu espagnol – tient compte de cette fidélité et de la survivance d’une « Espagne juive » par-delà les frontières : il envisage de rappeler les Sépharades « pour rétablir les finances du Royaume ». Il y renonce devant l’opposition d’une partie de l’Église et de la Cour. Mais l’idée continue à cheminer dans de nombreux milieux.  

Lors de la rédaction de la première constitution espagnole, en 1811-1813, quelques députés libéraux proposent à l’Assemblée nationale de Cadix de rétablir la liberté de religion et donc de permettre la réinstallation de Juifs dans le pays. Quarante ans plus tard, sous la reine Isabelle II, les Cortès, où les libéraux sont désormais majoritaires, votent une première loi dans ce sens : quelques communautés se constituent immédiatement à Madrid, à Barcelone, et dans d’autres villes. Elles se composent de Sépharades venus d’Europe occidentale. Mais aussi du Maroc du Nord, où l’Espagne établit une éphémère tête de pont dès 1860, puis un protectorat en 1911.  

À partir des années 1880, les initiatives en faveur du « Retour des Séfardis » se multiplient. Le comte de Rascon, ambassadeur en Turquie, lance un appel dans ce sens en 1881. Un centre pour l’immigration juive est créé à Madrid en 1886. En 1887, les Cortes garantissent « les droits, les biens et la liberté de conscience » des Juifs revenus dans le pays. 

La campagne s’accélère au début du XXe siècle. Sous l’impulsion de la droite conservatrice et nationaliste. L’Espagne vient en effet d’atteindre son nadir géopolitique : vaincue par les États-Unis en 1898, elle a perdu ses dernières colonies, Cuba, mais aussi les Philippines. Elle cherche à se « réinventer » autour à travers un « Empire spirituel », l’Hispanité, qui réunirait tous les pays et toutes les communautés de culture espagnole. Dans ce nouveau contexte, la fidélité des Sépharades prend valeur de symbole et d’exemple.  

Angel Pulido, un sénateur catholique, est le principal propagandiste du « philosephardisme » ainsi entendu. Il a découvert les communautés juives hispaniques au cours d’un voyage dans les Balkans. En 1905, il publie un livre-manifeste, Espanols sin patria y la raza sefardi (« Les Espagnols sans patrie et la race sépharade ») que lisent tous les milieux cultivés, tant à droite qu’à gauche. En 1910, il fonde l’Alliance hispano-hébraïque, dont le roi Alphonse XIII accepte la présidence d’honneur. Sous son influence, un premier décret, en 1916, autorise les Sépharades étrangers à demander un titre de voyage espagnol. En 1924, le dictateur militaire Miguel Primo de Rivera, publie un second décret, plus large, qui facilite l’obtention de passeports, et donc l’immigration. Parmi les bénéficiaires de ces mesures, un juif turc, Isaac Carasso, qui fonde Danone à Barcelone dès 1919…  

Le jeune général Francisco Franco est marqué lui aussi par les campagnes d’opinion d’Angel Pulido. Il sait que son patronyme indique une éventuelle origine juive ; et plus encore celui de sa mère : Bahamonde. Héros de la guerre du Rif – la lutte contre une révolte berbère -, gouverneur de facto du Maroc espagnol en 1925, le jeune général sympathise avec les juifs locaux. Ceux-ci s’en souviennent en 1936, quand il revient au Maroc pour prendre le commandement de la « croisade » nationaliste contre une République passée à l’extrême gauche. Ils le soutiennent financièrement, mais surtout médiatiquement, en témoignant en sa faveur auprès de la presse anglaise et américaine.  

Maître de l’Espagne à partir de 1939, Franco louvoie diplomatiquement entre Hitler et les démocraties tout au long de la Seconde Guerre mondiale. Mais il refuse, même à un moment où le IIIe Reich semble victorieux, de mettre en place une politique antisémite. Il protège « ses » juifs marocains, mais ordonne également à ses diplomates d’appliquer les décrets de 1916 et 1924 dans les pays européens occupés par l’Allemagne : ce qui permet à plusieurs milliers de Sépharades, notamment dans les Balkans, en Hongrie et en France, d’échapper à la déportation. Par ailleurs, aucun fugitif juif arrivé en Espagne, sépharade ou non, n’est refoulé. Un bureau secret de l’organisation juive américaine Joint, chargé de faire parvenir une aide financière aux réseaux qui cachent des enfants juifs en Europe, notamment en France, fonctionne à Barcelone avec l’accord personnel du caudillo.  

Après la guerre, Franco est snobé par le premier gouvernement d’Israël, à direction socialiste, qui voit en lui un ancien « allié d’Hitler ». Il en conçoit du dépit, et aligne la politique étrangère espagnole sur le monde arabe. Mais il persiste à se garder de tout antisémitisme. L’historien britannique Stanley Payne, qui lui a consacré une biographie exhaustive, relève qu’il a publié de nombreux éditoriaux dans divers journaux, jusque dans les années 1960 : on n’y relève aucune attaque contre les Juifs, alors que les accusations contre les francs-maçons y sont fréquentes, pour ne pas dire obsessionnelles.  

En 1968, Franco tient d’ailleurs à abroger officiellement le décret de l’Alhambra, et donc à rendre de manière irrévocable leur « hispanité » aux Sépharades. Une leçon qu’entendent, après sa mort, ses partisans les plus « durs » : Blas Pinar, le chef du parti néo franquiste Fuerza Nueva, n’a cessé de manifester un vif respect pour le judaïsme hispanique. Certains franquistes extrémistes, soucieux de combiner l’attitude du caudillo avec leurs préjugés, en ont été réduits à échafauder une théorie des « deux judaïsmes » : les Ashkenazes (Juifs centre et est européens) liés au communisme, les Sépharades conservateurs…  

Sous Juan Carlos, monarque constitutionnel, le philoséphardisme varie en fonction des élections. Felipe Gonzalez, socialiste modéré, est à l’origine de la loi de 1988. Il veille aussi à établir des relations diplomatiques avec Israël. À l’occasion du cinquième centenaire de l’expulsion, en 1992, le roi rappelle solennellement que les Sépharades sont à nouveau « chez eux en Espagne ». Jose Maria Aznar, premier ministre conservateur de choc de 1996 à 2004, ne cache pas, jusqu’à ce jour, son engagement pour le peuple juif et Israël : « Israël, c’est l’Occident… Israël, c’est nous ». 

Mais Zapatero, issu de la gauche socialiste, est insensible à ces arguments. Il n’ose pas remettre en question les décrets de 1916 et 1924, l’abrogation de 1968, la loi de 1988. Mais il cherche à les « déjudaïser ». La politique du « retour » devrait, selon lui, être étendue aux musulmans chassés par la Reconquista, même s’ils n’ont jamais parlé espagnol, ni cherché à conserver un quelconque héritage espagnol. En revenant au texte de 1988, Rajoy valide à nouveau l’argumentation patriotique, par opposition à une idéologie de repentance.  

Cela ne pouvait que susciter des réactions indignées dans le monde musulman. Le journaliste marocain Ahmed Ben-Salh El-Salhi a observé le 3 décembre que cette « décision… est un cas flagrant d’inégalité et de discrimination… une injustice et une immoralité absolues qui devraient être condamnées par la communauté internationale… » Selon la presse arabe, on compterait aujourd’hui 5 millions de descendants musulmans expulsés d’Espagne après la Reconquête. La plupart utiliseraient une « loi du Retour » pour immigrer en Espagne, alors que la plupart des Sépharades, vivant aujourd’hui en Israël ou dans les pays occidentaux, n’iraient pas au-delà d’une « dénaturalisation symbolique ». On compte déjà plus d’un million de musulmans en Espagne. Mais moins de cinquante mille Juifs.  

L’Espagne n’est pas le seul pays où des « Lois du Retour » sont en vigueur. Israël, ouvert à tous les Juifs du monde, et aux non-juifs qui auraient pu être persécutés ou inquiétés en raison d’un lien avec le peuple juif, est un cas classique. L’Allemagne aussi, ouverte à tous les germanophones du monde, y compris les juifs est-européens de tradition yiddish. En France, des « Lois du Retour » ont existé autrefois en faveur des Alsaciens-Lorrains (jusqu’en 1918) ou des descendants des Huguenots (jusqu’en 1938). Des législations du même type existent en Pologne, dans les pays baltes, en Russie, en Hongrie, en Turquie.  

Détail : si la France promulguait une « Loi du Retour » pour les Juifs expulsés en 1396 par Charles VI, le roi fou, elle gagnerait plus de 13 millions de nouveaux citoyens. Presque tous les juifs ashkénazes sont en effet, d’une façon ou d’une autre, originaires de la France médiévale… En fait foi leur rituel synagogal : le Rituel de Vitry, composé en Champagne au XIe siècle.  

© Michel Gurfinkiel, 2013

 
 
 
 
Arrik Delouya                                                                                  

 

Sociologue chercheur 

GSM: +33 6 77 16 13 55
E-mail:  a.delouya@orange.fr

SkypeName : arriko9303 

 

Articles divers-net-מאמרים שונים-הודעה מלכותית לחנוכת בית ההכנסה "Alfassiyine

הודעה מלכותית לחנוכת בית ההכנסה

"Alfassiyine גלם השלבים" בפס, שוחזר במלואו

מאמר זה נשלח אלי על ידי ענת לוי-כהן

טכס בהשתתפות אישים רבים יום רביעי סמן את הסופה של שיקום בית ההכנסה בעיר פס, "Alfassiyine גלם שלבים. בהזדמנות זו, מלך מוחמד השישי המלך הלל" העושר והמגוון של מרכיבים רוחניים "של מרוקו בהודעה קראה בשמו של ראש הממשלה האיסלמית. הטכס נערך במדינת פאס (במרכז), המורשת של אונסק"ו, בהשתתפות 200 איש, כולל ראשי הקהילה היהודיה מרוקאי אלא גם הנשיא הבונדסטאג (פרלמנט הגרמני פדרלי) נורברט למרט, שארצו תרמה לשיפוץ המבנה.

בהודעה ממלך מוחמד השישי קוראות בשמו על ידי ראש הממשלה Abdelilah Benkirane, המלך מעלה על נוסו את אלה שתרמו לשיפוצו של בית ההכנסה: "אנחנו רוצים בהזדמנות זו כדי לברך את היוזמה ראויה לשבח זה שהקרדיט מגיע הקרן למורשת יהודיה המרוקאית. גם אנחנו רוצים לחלוק כבוד לממשלה של הרפובליקה הפדרלית של גרמניה ועל אישים ומוסדות הבולטים למאמצים שנעשתה לשימור והשיפוץ אנדרטה זו, שהוקמה במאה ה -17 "." זה, הוא אמר, היא עדות משכנעת לעושר והמגוון של מרכיבים רוחניים של מרוקו והמורשת האותנטית שלו. מורשת זו ניכרת כור היתוך שבו התמזג-המרוקאי היהודיה הספציפית שההיסטוריה שלה יש שורשים במרוקו, דרך מנהגיה ומאפיינים משלה, במשך למעלה משלוש אלף שנה. "" וזה בדיוק מה עברית מאפיין שהוא עכשיו, והקדיש לנו חוקה החדשה של הממלכה, אחד מיובליו של זהות לאומית חילונית, וזו הסיבה שאנו קוראים להחזרה כל המקדשים היהודים בערים שונות ממלכה, כדי שהם כבר לא רק מקומות פולחן, אלא גם מקום לדיאלוג ותחייה תרבותית של ערכי היסוד של התרבות המרוקאית ", הוא אמר, ונזכר במסורת העתיקה של תרבות מרוקנית תיקו המהות שלהם היא שהמרוקאים חדורים עמוק עם הערכים של דו קיום, סובלנות והרמוניה בין המרכיבים השונים של האומה. "ביכולת שלנו כמפקד הנאמן, מחויב להגנה על אמונה ודת ו הבשלתי עם האחריות להבטיח חופש פולחן לכל הדתות השמימיות, לרבות יהדות, שהחסידים הם חלק נאמן נחשב לאזרחים שמקיפים אותנו בהמתמיד אוהב והטיפול-, אנחנו אומרים שאתה מוצא על ידי הוד מלכותנו המגן הנאמן של בעל coœur לקיים האידיאלים האלה, "אמר המלך. אחראי על קרן למורשת תרבותית יהודי מרוקנית (FPCJM), סרג' ברדוגו, לשעבר שר, קבע כי ty החוף הטכס "נושאת מסר של שלום וסובלנות." הבן של סיימון לוי, הנשיא לשעבר של FPCJM שיזם את הפרויקט בשנת 2005, גם דבר. "המסר שרצה ללבוש את האבא שלי הוא שהוא חלק מההיסטוריה של מרוקו שאנחנו עושים מרוקאים, ללא אפליה", אמר ג'ון לוי אז. שיקומו של בית ההכנסה "גלם השלבים Alfassiyine "הופק על ידי תרומות כוללים רפובליקה הפדרלית של גרמניה, קהילה היהודיה של הקרן ז'אק טולדנו פס, סרג' ברדוגו וז'אק ומשפחת לוי סיימון. מכה זו של התרבות היהודיה, שראשיתו מהמאה ה -17, היא המונומנט חשוב של המדינה, של פז, סווג כאתר מורשת עולמית של האנושות על ידי אונסק"ו. בית ההכנסה ממוקמת באל מלאח המפורסם והוא מגובה הדובר Merinid שהיא תופסת באחד המגדלים. אחרי המאה ה -17, הוא שמש כבית מלאכה ושטיח כמו חדר כושר. למרות שימושים אלה שונים ומצבו הקודם עניים מאוד, בבית ההכנסה שמרה על המראה המקורי שלו. מאז אמצע שנתי ה -90, הקרן למורשת יהודיה המרוקאית, בראשותו של סימון לוי ז"ל הצליחה לגייס שותפים נוספים ותורמים כדי להתחיל בשיקומו של מקום פולחן היהודי, נחשבים בתי ההכנסה העתיקה ביותר בפז.

להלן הטקסט של הודעת המלוכה:

"שבח לאלוהים תפילה וישועה על הנביא, משפחתו וחבריו ההוד, השרים, שגרירים ונציגים של מדינות ידידותיות, יואיל הוד, רבנים ונציגים של הקהילה היהודיה המרוקאית גבירותיי והרבות, זה עם תענוג שאנו מקבלים בברכה את כל המשתתפים המכובדים בטכס המפואר הזה אורגן לרגל הפתיחה, לאחר השיפוץ של בית ההכנסה "Alfassiyine גלם השלבים". החנוכה נערכה תחת החסות שלנו נתונה אנו מייחסים עניין מיוחד במורשת תרבותית ורוחנית של הקהילה המרוקאית היהודיה, שהוא שקוע בהיסטוריה והאבות הנכבדים שלנו תמיד להערכה רבה. האירוע שאנחנו רוצים לקדם בברכה זו ראויה לשבח יוזמה שהקרדיט מגיע לקרן למורשת יהודיה המרוקאית. גם אנחנו רוצים לחלוק כבוד לממשלה של הרפובליקה הפדרלית של גרמניה ועל אישים ומוסדות הבולטים למאמצים שנעשתה לשימור ושיפוץ של בניין ההסטורי שתחילתה במאה ה -17. זוהי עדות משכנעת לעושר והמגוון של מרכיבים רוחניים של מרוקו והמורשת האותנטית שלו. מורשת זו דומה לאמיתי כור היתוך שבו התמזג-מרוקאי היהודיה הספציפית שההיסטוריה שלה יש שורשים במרוקו, במנהגים ובמאפיינים משלה, במשך למעלה משלוש אלף שנה. וזה בדיוק מה תכונה שעברית היא עכשיו ונחנך חוקה החדשה של הממלכה, אחד מיובליו של זהות לאומית חילונית, וזו הסיבה שאנו קוראים להחזרה כל המקדשים היהודים בערים שונות בבריטניה, כך ש אם הם כבר לא רק מקומות פולחן, אלא גם מקום לדיאלוג ותחייה תרבותית של ערכי היסוד של התרבות המרוקאית. גבירותיי והרבות, את המסורת העתיקה של תרבות מרוקנית לצייר המהות שלהם היא שהם מרוקאים חדור עמוק עם הערכים של דו קיום, סובלנות והרמוניה בין המרכיבים השונים של האומה, תחת הנהגתו והדרכתו של הכס העלאווי המפואר, שיש לנו אלוהים עליון הפקיד. ביכולת שלנו כמפקד הנאמן מצורף להגנה על אמונה ודת, וקבל את האחריות על מנת להבטיח חופש פולחן לכל הדתות השמימיות, כולל יהדות, שחסידים הם חלק נחשב נאמן של אזרחים שמקיפים אותנו הטיפול-, המתמיד ואוהב שלנו שאנחנו אומרים שתוכלו למצוא הוד מלכות המגן הנאמן שלנו שיש cÂœur לקיים אידאלים אלו. ידי חידוש ביטוח עם כל הטיפול שלנו, אנו מבקשים מהקב"ה שכתר בהצלחה את המאמצים שעשית בשירותו של אינטרס כללי. Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh. "

 

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Shlomo Elbaz – Texte établi par Emmanuelle Main (*)

Né en 1921 à Marrakech au Maroc, Shlomo Elbaz est mort à Jérusalem en 2003. Ce sioniste de la première heure, qui vécut au kibboutz Dorot et travailla à l'Agence Juive, ce professeur de littérature française à l'Université Hébraïque, spécialiste de Saint-John Perse, reste surtout dans les mémoires comme le défenseur du petit peuple juif marocain qui ne fut pas toujours accueilli avec beaucoup d'égards en terre d'Israël et comme le chantre d'un rapprochement entre Juifs et Musulmans, entre Israéliens et Palestiniens. 

 

 

En 1983, il fonda le mouvement « L' Orient pour la Paix ». C'est une excellente initiative qu'ont prise les éditions Avant-Propos de publier un florilège de textes de Shlomo Elbaz dont certains sont inédits. On y trouve, bien sûr, un hymne à la gloire des deux villes qui auront marqué sa vie : Marrakech et Jérusalem, des descriptions saisissantes de personnages de son enfance, telle sa grand-mère, Zahra dite Perla, « Imma léziza »qui, en 1900, fugua vers la Palestine, des poèmes également ainsi que des portraits de personnages connus ou moins connus : Yehuda Amihaï, André Chouraqui, Elias Canetti ou encore Ami Bouganim et une étude sur les Juifs berbères et sur le personnage fascinant de la Kahina. Un parallèle étonnant est établi entre Albert Memmi et Sigmund Freud. Ce que Shlomo Elbaz considère comme une « aventure équivoque », l'installation, par centaines de milliers de Juifs marocains en Israël, est raconté avec humour et avec amour, les « Morocco-Sakin » ( Marocains au couteau) des premières années, accueillis au DDT et rejetés d'une certaine façon par l'establishment ashkénaze, ayant fini, bien après la révolte des « Panthères Noires » de Mousrara en 1971, par être enfin acceptés à part entière dans le pays et imposant même à l'échelon national, l'une de leurs coutumes festives, la « mimouna ». Shlomo Elbaz ne manque pas de nous rappeler qu'en septembre 1997, lors d'une réunion du parti travailliste israélien, Ehud Barak formula une demande de pardon à l'adresse des Juifs séfarades. Partisan d'un rapprochement avec le monde arabe et d'une intégration d'Israël dans l'Orient, Shlomo Elbaz n'en était pas moins lucide, rappelant le statut infamant de la dhimmitude imposé aux Juifs en terre d'Islam ou encore les émeutes d'Oujda et de Djerrada en 1948 où 43 Juifs trouvèrent la mort et où 155 d'entre eux furent blessés. Sans oublier la tragédie de la malheureuse Solica Hatchuel décapitée à Tanger en 1834 pour avoir refusé d’embrasser l'islam et, dans un tout autre registre, l'attitude pro-hitlérienne du mufti de Jérusalem, Hadj Amine El Husseini.

 

Dans l'un de ses derniers articles daté de  2003, Shlomo Elbaz jette un regard critique sur l'attitude de l'Europe à l'égard du conflit israélo-arabe. « Le sentiment dominant ici est qu'on ne peut plus compter sur l'Europe » et il lance, entre espoir et scepticisme : « Ah ! Si seulement l'Europe élargie, doublant ainsi le nombre de ses membres, pouvait atténuer les préjugés, les partis pris et les excès consécutifs à la mobilisation anti-israélienne des immigrants nord-africains et islamistes dont l'action se fait sentir davantage en Europe occidentale (tout particulièrement en France et en Belgique) que dans les pays est-européens récemment affiliés ». On se prend à ce demander ce qu'aurait pensé Shlomo Elbaz des problèmes aigus que connaît de nos jours l'Europe et de l'évolution vers un islamisme de plus en plus radical des pays touchés par le « printemps arabe ».

 

Des photographies nostalgiques illustrent cet ouvrage qui, au-delà des « Mrakchis » qu'il séduira sans aucun doute, intéressera tous les Marocains, Juifs et Arabes et, plus généralement, tous ceux qui sont friands de textes agréablement écrits.

http://www.crif.org/fr/alireavoiraecouter/marrakech-j%C3%A9rusalem-patries-de-mon-%C3%A2me-par-shlomo-elbaz-texte-%C3%A9tabli-par-emmanuelle-main/36253

 

Jean-Pierre Allali

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AUJOURD'HUI MARDI 23 AVRIL

Journée mondiale du livre et du droit d'auteur

QUEL MALHEUR !

Et dire que je croyais le Maroc plus progressiste et d'avant garde…  

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Le Salon du livre de Casablanca: 

Salon de l’antisémitisme et de l’apologie du nazisme

22 avril 2013  

livres anti juif 

Pour répondre à Caron qui, face à Véronique Genest, affirmait que Mein Kampf n’était pas un best seller dans le monde musulman, le Salon international de l’édition et du livre (SIEL) de Casablanca s’est tenu où l’on a pu constater que beaucoup de livres présentés étaient des livres antisémites et des livres faisant l’apologie du nazisme. Mein Kampf, il figurait en bonne place !

«Il est effrayant de constater que, nonobstant le “printemps arabe”, la haine des Juifs demeure une constante implacable de la littérature arabe  exposée, laissant des taches indélébiles sur les stands du SIEL. »

« Le thème de cette édition, “La culture des images et l’image de la culture”, était en réalité une image qui fomentait une culture de la haine. »

 

Dans une lettre adressée à M. Mohamed Amine Sbihi, ministre de la Culture du Maroc, Shimon Samuels, directeur des Relations internationales du Centre Simon-Wiesenthal, a présenté les résultats de sa quatrième enquête annuelle sur l’incitation à l’antisémitisme sur les stands du SIEL (Salon international de l’édition et du livre). Ce salon, qui s’est tenu à Casablanca du 29 mars au 7 avril, est le salon du livre le plus important du monde arabe, avec 150 stands marocains, 30 libanais, 20 syriens, 10 égyptiens, 5 saoudiens, 2 palestiniens et 1 libyen. 

M. Samuels a déclaré : « Il est effrayant de constater que, depuis 2010 jusqu’à l’édition 2013 de ce salon, qui s’est tenue du 29 mars au 7 avril dernier, et nonobstant le “printemps arabe”, la haine des Juifs demeure une constante implacable de la littérature arabe exposée, laissant des taches indélébiles sur les stands du SIEL. »

Le rapport attirait l’attention sur les stands les plus problématiques d’Egypte, de Libye, du Maroc et de Syrie (dont plusieurs éditeurs diffusent depuis le Liban) :

« “Dar Al Kitab Al Arabi”, le récidiviste égyptien habituel, expose de manière compulsive théories de complots, déni de la Shoah et tous les stéréotypes antisémites possibles : [Veuillez trouver les photos correspondantes en piècesjointes]

1. “Le début et la fin du peuple juif”, Ahmad Ahmad Ali al Saqa.

2. “Qui crée les dictateurs?”, Majdi Kamel (Hitler, Staline, Mao, Franco, Idi Amin, Bokassa, Noriega, Saddam Hussein, George W. Bush comme créatures des Juifs).

 

3. De droite à gauche sur l’étagère du bas : une série de complots judéo-maçonniques : – “Les secrets des francs-maçons”, – “Les secrets cachés de la franc-maçonnerie”, – “Les scandales de la franc-maçonnerie”, tous par Osama Hamed Mar’i, – “L’organisation secrète la plus ancienne”, Mansour Abdul Hakim.

4. – A droite : “Mein Kampf – Adolf Hitler”, subrepticement placé à côté d’une biographie critique – à gauche : “L’autre visage de Hitler”.

5. “Les assassinats du Mossad”, Adel Al Jawjiri (Cheikh Yassin, Arafat, Meshaal).

6. “Le sionisme et le nazisme”, Abdul Karim al Aluji (les relations secrètes entre les nazis et les juifs dans la lutte pour un Etat juif).

7. “Les protocoles des sages de Sion – Le complot pour dominer le monde”, Mansour Abdul Hakim (la couverture représente des Juifs, des nazis, des communistes, des francs-maçons et de l’argent, tous unis pour dominer le monde).

8. “Iz-a-din Al Kassam : la victoire ou le martyre”, Abdul Karim Al Aluji.

9. “La malice des Juifs”, Said Muhammad Sayd Al-Sanari.

10. – A droite : “La page noire du Livre saint”, Muhammad Husni Yusuf. – à gauche : “Du mur al-Buraq à la barrière de la honte”, A.D. Zainab Abdul Aziz (le mur al-Buraq est l’islamisation du “Kotel” juif ou “Mur des lamentations”).

11. “Les règles des rabbins de Lucifer”, Majdi Kamel.

12. “La religion et la politique entre mensonges sionistes et lois divines”, Muhammad Yunes Hashem.

13. “Le début de la fin” : un rabbin juif prophétise que la dernière captivité des Israélites sera sous domination “ismaélite” (musulmane), Yusef Rashad.

 

L’invité d’honneur cette année a été la Libye, représentée par le stand de son ministère de la Culture, sur lequel nous avons découvert :

14. “Le sionisme et l’Occident impérialiste – qui sont leurs héritiers?”, Alaa-din Hasan Omar bin Dardaf, Al Fadil Press, Benghazi. La couverture représente des symboles ensanglantés de la croix gammée nazie et de l’étoile de David devant la statue de la Liberté. Le discours kadhafiste antisémite/anti-américain se poursuit sur le stand officiel de “la nouvelle Libye”.

15. Même livre, page intérieure.

 

Sur un des stands du pays hôte, le Maroc, Dar Afak a présenté :

16. – A droite : “Le sionisme non juif”, Regina Sharif, Al Shuruq Press.  – au centre : “L’extrémisme juif et les courants politico-religieux en Israël”, Huweda Abdul Hamid Mustafa. – à gauche : “Le messie juif et la fin du monde”, Rida Hilal.

17. “Le terrorisme saint en Israël”, d’après Noam Chomsky, Laula Hafez.

Les stands syriens masquaient les massacres du régime en exploitant l’éternel bouc émissaire juif :

18. Dar Al Awael Press, “L’Amérique, Israël et le 11-Septembre”, traduit  de l’ancien chef du Ku Klux Klan, David Duke.

19. Page intérieure du même livre.

20. Dar Al Awael Press, “Comment le terrorisme israélien et la traîtrise américaine ont causé le 11-Septembre”, traduit de David Duke.

21. Page intérieure du même livre.

22. Dar Al Awael Press, “L’Iraq d’abord : la Blitzkrieg israélienne sur le pétrole du Moyen-Orient : l’opération Shekhina”, Joe Vialls, feu le théoricien australien du complot antisémite.

23. Dar Al Awael Press, “Les secrets de la guerre sainte”, Tareq Mustafa Al-Jundi et Husam Hamad Badawi.

24. Les éditions Khatawat, “Le grand complot”, Hasan Latsh. La couverture affiche une étoile de David sur une carte de l’Afghanistan.

25. – Au centre : Madbuli Press, “Le Talmud”, Layla Ibrahim Abu al Mayd. – à droite : Madbuli Press, “Les judéo-francs-maçons dans les révolutions et les constitutions ».

26. Dar al Murshid al Thikafi, “Le lobby israélien et la politique étrangère américaine”, Meershesmer et Walt.

27. Riyad al Rayyes, Liban, “L’Amérique et les génocides culturels – la malédiction anglaise de Canaan”.

Les éditeurs syriens ci-dessus sont basés à Beyrouth. »

M. Samuels a laissé entendre que « ce qui est encore plus déconcertant, c’est que, apparemment, tous ces textes odieux ont été approuvés par le SIEL, d’après les Conditions de Participation figurant sur votre site Web :

Article 6: “Pour l’étude des dossiers des exposants et des listes des livres, une commission gouvernementale spécialisée est constituée de deux (2) représentants de chacun des Ministères : de la Culture, des Habous et Affaires Islamiques, de la Communication, en plus de deux représentants des éditeurs et d’un distributeur éditeur, et ce, conformément aux procédures règlementaires en vigueur.”

Article 9: “Ne peuvent être exposés ou vendus que les livres figurant sur la liste visée par la commission…”

Article 13: “Les publications exposées ne doivent pas porter atteinte aux bonnes mœurs, ou être contraires à la souveraineté du Royaume du Maroc ou à ses préceptes religieux ou encore heurter la sensibilité publique.”

Article 34: “Toute Infraction à ce règlement est passible d’une des sanctions suivantes : … Saisie des ouvrages qui ne figurent pas sur les listes… Fermeture du stand… Rejet définitif de participation aux éditions futures du Salon.” »

La lettre affirmait : « Il semblerait que les livres antisémites découverts lors de notre visite non exhaustive ne soient que la partie émergée de l’iceberg. Est-ce que cette liste de littérature haineuse a été approuvée par votre Commission? Est-ce que l’antisémitisme “ne porte pas atteinte aux bonnes mœurs”, “ne heurte pas la sensibilité publique”  ou n’est pas “contraire aux préceptes religieux du Maroc” ? »

Le Centre a signifié que « nous partageons avec le Salon du livre de Francfort cette liste d’éditeurs délinquants pour qu’ils soient bannis de son édition 2013.

De même, nous demandons instamment au Maroc de respecter l’article 34 des Conditions de Participation au SIEL et de refuser catégoriquement la présence de ces éditeurs délinquants à son édition 2014. »

La lettre soulignait que « le thème du Salon de Casablanca cette année était : “La culture des images et l’image de la culture.” En réalité, l’image de ce salon fomentait une culture de la haine. »

M. Samuels a conclu sa lettre en ces termes : « Le Maroc et sa diaspora juive ont de tous temps tissé une relation d’affection et un modèle de tolérance. Nous vous prions de faire en sorte que le Salon de l’année prochaine reflète ces valeurs et que la littérature arabe sélectionnée sur les stands contribue à une culture de la paix. »

Quatrième rapport annuel du Centre Wiesenthal sur l’antisémitisme au Salon international de l’édition et du livre (SIEL) de Casablanca

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Tribune

Publié le 9 Avril 2013

À Cordoue, on vivait en arabe, on pensait en grec, on priait en hébreu

http://www.crif.org/fr/tribune/%C3%A0-cordoue-vivait-en-arabe-pensait-en-grec-priait-en-h%C3%A9breu/36200

Par Jacques Attali 

Dans le cadre du dossier consacré aux successeurs de Maïmonide et Averroès qui figure dans le nouveau numéro de l’Arche, six personnalités évoquent ces deux penseurs et leur influence. Voici le témoignage de Jacques Attali, auteur de plusieurs livres sur le sujet.

Il est important, lorsqu’on parle d’Averroès, de citer son nom arabe Ibn Rushd. Averroès est un nom latin qui lui a été donné au XVe siècle par des gens qui ne l’aimaient pas. Ce qui rapproche ces deux hommes, c’est la concordance des dates. Ils sont nés au même endroit, avec quinze ans d’écart. Il est possible, et c’était d’ailleurs le sujet du roman que j’ai écrit à leur propos, qu’ils se soient rencontrés, bien que ce soit peu probable. Les deux sont des Espagnols issus de Cordoue. Ils sont partis au Maroc pendant un moment. Fils de juristes et avocats, ils professent le métier, entre autres, de médecin. On peut difficilement faire plus proches. Évidemment, ils sont aussi tous les deux, et c’est peut-être le plus important, des juges et de grands théologiens de leurs univers, musulman pour l’un et juif pour l’autre, mais surtout fanatiquement proches de la pensée d’Aristote. Sachant qu’Ibn Rushd a quinze ans de plus que Maïmonide, il est vraisemblable, en regardant leurs textes, qu’il a été influencé par son aîné. Pas le contraire. 

Ibn Rushd est plus audacieux dans ses propos que Maïmonide. En particulier sur l’éternité de l’univers. Par contre, Maïmonide est plus audacieux qu’Ibn Rushd sur un point précis : le caractère totalement abstrait de Dieu. 

Ce qui les distingue, c’est que l’un a fini sa vie très mal, progressivement abandonné par les dirigeants du monde musulman, conscients qu’il était trop audacieux pour eux. Si Ibn Rushd avait été suivi, il aurait amené l’islam dans une toute autre direction. Sa grande thèse étant qu’il n’y a pas de contradiction entre la raison et la foi. Une thèse oubliée peu après lui par l’islam… et par le catholicisme. Maïmonide est resté la référence suprême de son peuple, considéré comme un grand maître, rayonnant auprès des juifs, puis en Occident en général. Tandis qu’Ibn Rushd a été totalement censuré par l’islam qui a suivi, pratiquement jusqu’aujourd’hui. Ce qui est d’autant plus regrettable, Ibn Rushd étant un plus grand penseur que Maïmonide. Aristotéliciens, les deux hommes ont tenté de concilier le monothéisme et la science telle que le philosophe grec la concevait.

Maïmonide est clairement un penseur organique, tandis qu’Ibn Rushd se voulait organique. Mais en raison de ce qui s’est passé, à savoir la victoire de l’obscurantisme à ce moment-là, il s’est révélé un penseur critique. Mais aucun ne se voulait critique, désirant penser à l’intérieur de leur foi. 

Leurs successeurs sont nombreux. À commencer par Thomas d’Aquin, René Descartes et Giordano Bruno. Et puis, bien entendu les Lumières. C’est par eux, plus que par Byzance et Florence, que la pensée grecque va revenir en Occident. Ils vont donc être très importants dans la naissance du monde des Lumières. Maïmonide a été beaucoup utilisé et a nourri la pensée juive par ses commentaires, plus qu’Ibn Rushd, étudié depuis peu. En 1149, la victoire des plus orthodoxes à Cordoue a conduit progressivement à éteindre les Lumières de l’islam qui étaient alors bien plus audacieuses que les Lumières de l’Occident. Ceux qui aujourd’hui encore dans l’islam se réfèrent à Ibn Rushd sont souvent contestés. Tous les intellectuels musulmans modernes se réfèrent à lui comme tous les intellectuels juifs sont conscients de l’importance jouée par Maïmonide dans la transmission de la jurisprudence. 

L’âge d’or andalou se réfère à cette époque où on passait d’une religion à l’autre, on allait aux fêtes des uns et des autres. Comme disait un poète juif : « On vivait en arabe, on pensait en grec et on priait en hébreu. » Tout cela constituait une extraordinaire symbiose. Malgré tout, ils vivaient sous une dictature théologique. Les juifs, tout comme les chrétiens, vivaient comme des dhimmis, des citoyens secondaires. Cet âge d’or impliquait donc à la fois de grandes tolérances et de grandes fermetures. 

Propos recueillis par Steve Krief 

Jacques Attali est économiste et auteur du roman La Confrérie des Éveillés, consacré aux deux penseurs (Fayard, 2004).

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Kahina, la mystérieuse reine guerrière

10 jan 2013 ⋅ par  ⋅ dans A la une ⋅ 0 Commentaires ⋅ Mots-clés:

Insoumise et charismatique, Kahina la berbère a presque changé le cours de l’Histoire en freinant l’avancée des arabes omeyyades lors de l’expansion islamique KAHENAen Afrique du Nord, au VIIe siècle. Son épopée reste pourtant en grande partie méconnue.

Kahina l’insoumise et son destin tragique ont inspiré nombre de romanciers. L’écrivain algérien Kateb Yacine lui a dédié un poème-hommage dans son recueil La guerre des deux mille ans, et nombre de romancières et essayistes féministes se sont approprié la figure de la Kahina pour sa charge symbolique, la décrivant comme l’une des premières féministes de l’Histoire. Huit siècles avant Jeanne d’Arc, cette chef berbère a dirigé des armées contre l’envahisseur. Une femme dans un monde d’hommes, une femme guerrière qui a tenu en échec les troupes arabes pendant plusieurs années.

Nous sommes au VIIe siècle, l’empire byzantin affaibli est vulnérable tandis que la dynastie omeyyade progresse. Son objectif ? Conquérir et islamiser l’Afrique du Nord occupée par les Byzantins et peuplée par des tribus berbères. En 688, le général arabe Hassan Ibn Nouaman El Ghissani entre à Kairouan et, de là, il fond sur Carthage d’où il chasse les derniers Byzantins. Mais à l’est, dans la région montagneuse des Aurès, une femme se dresse. Du haut du Rocher des Aigles, un pic à Thumar (capitale de l’Aurès), elle entre en rébellion contre l’envahisseur arabe. Cette femme, c’est la Kahina. Elle est le dernier obstacle qui se dresse encore contre l’avancée des musulmans vers l’ouest.

De l’Histoire à la légende

S’appelait-elle Diyha, Dayha ou Damina ? On ne sait pas… L’Histoire n’a retenu que son surnom : El Kahina, ce qui signifierait « prophétesse », « prêtresse » ou « sorcière », car on lui prêtait le pouvoir de lire l’avenir. Dans son Histoire des Berbères, Ibn Khaldoun évoque ses « connaissances surnaturelles que ses démons familiers lui avaient enseignées ». La Kahina aurait-elle été diabolisée par certains historiens arabes ? C’est en tous cas la thèse de certains analystes contemporains. C’est aussi celle de l’auteur Kateb Yacine, qui prête à la reine des Berbères ces paroles : « Les Arabes m’appellent Kahina, la sorcière. Ils savent que je vous parle, et que vous m’écoutez … Ils s’étonnent de vous voir dirigés par une femme. C’est qu’ils sont des marchands d’esclaves. Ils voilent leurs femmes pour mieux les vendre. Pour eux, la plus belle fille n’est qu’une marchandise. (…) II ne faut surtout pas qu’elle parle, qu’on l’écoute. Une femme libre les scandalise, pour eux je suis le diable ».

Alors que sait-on vraiment de la Kahina ? D’abord qu’elle était une Berbère zénète (une tribu également appelée Zenata) des Aurès (du tamazight « awras », signifiant « massif »), une région qui s’étendait du nord de l’actuelle Algérie à la pointe Est de la Tunisie actuelle et à l’ouest de l’actuel Maroc jusqu’à la Moulouya. La Kahina appartenait à cette terre du Maghreb Oriental, peuplée depuis la Préhistoire par des tribus berbères. Cette terre, c’est l’antique royaume de Numidie. La Kahina (dont la date de naissance n’est pas connue) serait la fille unique de Tabat Ibn Tifan, seigneur de la puissante tribu des Jarawa, une tribu qui selon Ibn Khaldoun aurait fourni des chefs à tous les Berbères des Aurès. Descendante d’une très ancienne lignée amazighe, la Kahina a succédé à Koceila, mort au combat dans une bataille contre les successeurs du général arabe Oqba. Son pouvoir lui fut vraisemblablement attribué par un conseil de tribus, ce qui était courant à l’époque.

Guerrière et stratège

Une chose est sûre, la Kahina maîtrisait parfaitement l’art de la guerre. Cavalière émérite, elle tirait à l’arc et maniait la lance. Pendant que Koceila et son armée berbère affrontaient les forces arabes autour de Kairouan, la Kahina attendait, observait et galopait sur son cheval barbe, sillonnant les Aurès, du mont Chélia aux forêts de cèdres de Belezma (au nord-est de l’Algérie actuelle). Perpétuellement menacées, les tribus berbères devaient se déplacer en permanence et se cacher dans les vallées étroites et le paysage tourmenté des Aurès.

Nommée chef par un conseil de tribus pour succéder à Koceila, la Kahina commence son combat en fédérant les Berbères dans une alliance contre les arabes. Avant de brandir le cimeterre, elle doit convaincre, faire adhérer et unir. Avec éloquence et fermeté, elle organise un regroupement des tribus en s’appuyant sur le soutien des Jarawa et des Banou Ifren. Après avoir rassemblé ses troupes, elle les galvanise et les prépare au combat. Son adversaire sera le général arabe Hassan Ibn Nouaman El Ghissani, qui entre au Maghreb en 693. Sa mission : briser la résistance de la rebelle. Ayant confiance en ses forces, il part à l’assaut et affronte la Kahina dans le Constantinois, près de la rivière Miskiyâna (entre Tebessa et Aïn Beïda, à la frontière entre l’Algérie et la Tunisie). C’est la première bataille de la Kahina. Et elle la gagne. En véritable stratège, elle a dissimulé une partie de son armée pendant la nuit, pour prendre en embuscade les troupes arabes. Au crépuscule, l’amazone berbère peut crier victoire. Son armée a mis en déroute les forces arabes qui se replient en Tripolitaine (province occidentale de l’actuelle Libye). Grâce à son esprit stratège, appuyé par la force des cavaliers Banou Ifren, la reine des Aurès a écrasé l’armée omeyyade. Passant en revue ses prisonniers, la Kahina identifie Khaled Ibn Yazid, le neveu du général Hassan Ibn Nouaman. Magnanime, ou peut-être simplement émue par la beauté et la jeunesse du prisonnier, la Kahina décide non seulement de lui laisser la vie sauve mais, suivant une vieille coutume berbère, l’anaïa (protection), elle l’adopte alors qu’elle a déjà deux fils : Ifran et Yezdigan.

Après cette victoire, la Kahina sait qu’elle ne bénéficiera que d’un court répit. Sur le champ de bataille, elle a lu la détermination dans le regard du général Hassan Ibn Nouaman. Il reviendra… plus fort. Sur son cheval barbe, elle contemple le relief tourmenté des Aurès, pensant à cette Arabie lointaine dont les têtes multiples repoussent à mesure qu’on les coupe, telle l’Hydre de Lerne. Elle attend le deuxième choc et surtout elle sait qu’elle ira jusqu’au bout. De son coté, en Tripolitaine, le général arabe réorganise son armée, qui se voit renforcée par de nouvelles troupes que lui expédie le calife. La même année, en 693, il repart en campagne contre la Kahina. La « prophétesse » est aux portes du Sahel, à Thysdrus (aujourd’hui El Jem, ville située au sud de la Tunisie), une cité antique célèbre pour son amphithéâtre, l’un des plus grands de l’empire romain. Surveillant l’approche du général arabe, elle n’aurait pas hésité à pratiquer la politique de la terre brûlée, incendiant sur son passage pâturages, bocages, villages et hameaux, forêts, palmeraies et oliveraies. Difficile de démêler le vrai du faux : selon les historiens Ibn Khaldoun, Ibn El Athir mais aussi Gautier et Le Bayan, la Kahina aurait donné l’ordre de brûler les terres, ne laissant sur son passage que ruines fumantes, et ce tandis qu’elle battait en retraite vers Tabarka (ville côtière située à quelques kilomètres de la frontière algéro-tunisienne et à 150 km de Tunis). Cette thèse est contestée par certains historiens contemporains, qui avancent qu’elle aurait eu pour but de discréditer la reine berbère. Des villes et des villages auraient certes été brûlés, mais cela s’expliquerait non par l’invasion arabe, mais par les affrontements entre Byzantins et Berbères, voire entre Berbères nomades et sédentaires. Reste que pendant plusieurs années, la Kahina et ses troupes résistent à l’offensive arabe, aidés par leur excellente connaissance du terrain et la qualité de leur cavalerie.

Poursuivie par la puissante armée arabe, abandonnée par certaines tribus qui se soumettent à Hassan, la Kahina sent la fin approcher. En mère, elle veut d’abord protéger ses deux fils, Ifran et Yezdigan. Elle leur ordonne de rejoindre, avant la bataille, le camp de l’armée musulmane et de se convertir à l’islam. Désormais, la Kahina est seule. Même son fils adoptif, Khaled Ibn Yazid, la trahit : depuis quelque temps déjà, il fournit secrètement des informations stratégiques à son oncle, le général Hassan Ibn Nouaman. En 702, ce dernier saisit l’occasion de lancer un nouvel assaut contre les derniers fidèles qui obéissent encore à la « prophétesse ». Il s’élance vers Thydrus, où la Kahina s’est repliée, traversant un paysage lugubre de sable et de cendre où flottent encore des odeurs de bois et de laine calcinés. Les parcs à moutons, principale richesse du royaume, forment des entassements de chair grillée.

L’assaut final et la dernière bataille

Déterminé à se venger de la cuisante défaite que la reine berbère lui a infligée, Hassan Ibn Nouaman n’a qu’une idée en tête : anéantir la Kahina et avec elle la rébellion berbère. Renseigné par son neveu, le fils adoptif de la Kahina, il sait qu’elle ne dispose plus que d’une petite garnison et donne l’ordre à son état-major d’adresser des sommations aux assiégés avant de monter à l’assaut.

La dernière bataille se déroulera en 702, à Tabarka (ville côtière du nord-ouest de la Tunisie, à quelques kilomètres de la frontière algéro-tunisienne). Aussi déterminée que le général arabe, prête à mourir pour sa cause, pour sa terre et pour son peuple, la Kahina aurait surgi de sa cache, chevauchant sa monture barbe, le cimeterre brandi. Le combat est acharné mais déséquilibré. Epuisée, la reine des Aurès  vacille et chute. Elle est à la merci de son adversaire. Le général arabe pointe sa lame sur la poitrine de la femme et d’un geste sec, il plante son cimeterre dans le cœur de la Kahina. On raconte qu’il se serait écrié : « A cette reine exécrable, il faut une sépulture immonde », suggérant la fosse aux ordures. Quelques protestations auraient alors fusé, émises sans doute par Khaled, le neveu du général. On l’imagine rappelant à son oncle vainqueur que la Kahina haïssait les Arabes certes, mais qu’on ne saurait lui dénier une certaine grandeur d’âme. Le général aurait alors tranché le cou de l’insoumise. Selon certains, sa tête a été envoyée comme trophée de guerre au calife Abd el Malik. D’autres avancent qu’elle aurait été jetée dans un puits, au lieu dit Bir-el-Kahina (le puits de la Kahina). Selon d’autres sources, ce puits serait à Bir-el-Alter, au sud de Tebessa (ville algérienne située à la frontière avec la Tunisie). Avec la mort de la Kahina, la voie vers l’Atlantique et l’Andalousie est ouverte aux Arabes. Ces derniers réclament alors aux Berbères douze mille cavaliers, dont le commandement sera confié aux deux fils de la guerrière, Ifran et Yezdigan. La Kahina aura lutté jusqu’à son dernier souffle. Elle aurait pu changer l’Histoire…

 

LIVRES:

Ibn Khaldoun, L’histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l’Afrique septentrionale
André Chouraqui, Histoire des Juifs en Afrique du Nord, éd. Hachette, 1985
Jean Servier, Les Berbères, éd. PUF, coll. Que Sais-Je, 2011
Gabriel Camps, Berbères, mémoire et identité, éditions Actes Sud, 2007 (réédition)

 

Yasmina EL Kadiri

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Un mail que j'ai recu de mon ami Arrik Delouya

 
 argane-maroc
 
25 janvier 2012   Dossier Terroir

L’Argan : une huile qui vaut de l’or !

la pluspart des producteurs marocains diluent leurs huile, ce qui amoindri ses effets thérapeutiques.

 

 L’huile d’Argan produite traditionnellement par les tribues berbères marocaines   est désormais fabriquée en Israël par la société SIVAN S.M.

C’est une histoire qui fait la rareté de cette huile. Celle d’un arbre, l’Arganier, qui poussait exclusivement dans l’Atlas marocain et dont la noix ne pouvait être traitée, aux dires de certains,  qu’après que sa coque dure n’ait été digérée par des troupeaux de chèvres. Ses vertus thérapeutiques exceptionnelles en ont fait  un produit rare et cher. Ajoutez à cela que l’arganier pmet 15 ans pour produire des noix et qu’un arbre ne peut donner seulement que quelques litres d’huile, et vous comprendrez pourquoi cette huile est si difficile à trouver et si coûteuse .

Depuis peu , SIVAN S.M., une société agricole d’Israël,  a mis au point une souche dérivée de l’Arganier dénommée Argan 100. Cette “super” souche donne naissance à des arbres capables de s’adapter au climat méditerranéen et de produire des noix 10 fois plus grosses que les noix d’Arganier marocains. Pour le moment SIVAN S.M. continue à commercialiser de l’huile d’Argan marocaine mais compte, dès que les premiers fruits pourront être récoltés, vendre l’huile d’Argan israélienne.

Les bienfaits de l’huile d’Argan :

L’huile d’argan, riche en vitamine E et en acides gras, est devenu le produit de la décennie. Très prisée par les chimistes, les laboratoires pharmaceutiques, les diététiciens, les salons de coiffure, les chefs cuisiniers, et les esthéticiennes, elle permet de :

  • ralentir le processus de vieillissement de la peau,
  • prévenir les problèmes de peau et d’inflammation,
  • lutter contre les cheveux sec,
  • soigner les cicatrices.

La fin d’une légende

D’après Chaïm Oren, directeur de SIVAN S.M., les producteurs d’Argan n’utilisent plus de chèvres pour décortiquer leurs noix mais en revanche, la pluspart des producteurs marocains diluent leurs huile, ce qui amoindri ses effets thérapeutiques.

Pour la préservation de l’arganier

Outre l’innovation horticole, c’est aussi la survie de l’arganier qui est en jeu. Cet arbre, protégé par l’organisme de conservation naturelle de l’UNESCO, est en voie d’extinction, et sert aujourd’hui de bois de chauffage au Maroc. Avec la découverte de SIVAN S.M. c’est 2.500 arganiers qui ont été plantés dans les régions d’Ashkelon, d’Arava et du Néguev, les zones où les palmiers et les dattiers poussent généralement. Et à l’heure où les professionnels sont sensibles aux modes production, cela constitue une plus-value notable pour le futur marché couvert par SIVAN S.M.

Alors rendez vous dans quelques années en Israël pour déguster, pourquoi pas, un verre d’huile pur d’Argan 100, parce que vous le valez bien …

Source: siliconwadi.fr

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