L’histoire oubliée des camps marocains-Le camp Sidi El Ayachi

L’histoire oubliée des camps marocains

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Après la Seconde Guerre mondiale ça été un cauchemar pour les juifs d’Europe. Mais ce que l’on connaît moins, c’est que des centaines parmi eux ont été contraints de « chercher refuge » enAfrique du Nord, particulièrement au Maroc, dans l’espoir de transiter vers des pays d’accueil en Amérique du Nord ou au Canada 

Cet ancien camp militaire, situé près d’Azemmour, au sud de Casablanca, à l’embouchure de l’Oum Rabi‘, fut transformé en camp régulier pour les réfugiés en transit, c’est-à-dire qu’il n’est pas à confondre avec les camps de travail. Il a reçu, à plusieurs reprises, la visite du consul américain à Casablanca dans le but d’y améliorer les conditions de séjour

Un rapport de la Croix-Rouge internationale, daté de Genève le 17 août 1942, nous apprend qu’il héberge à cette date 288 personnes (dont 138 hommes, 99 femmes et 51 enfants)

La plupart de ces réfugiés étaient espagnols (86 personnes), le reste composé de nationalités diverses. Ledit rapport constate que les conditions générales y étaient plutôt confortables ; mais il signale également que des marins belges et norvégiens qui y étaient internés en mai 1942 ont été transférés dans un camp à Oued-Zem après une tentative d’évasion

En l’absence d’un lieu de culte israélite sur place, les juifs de ce centre pouvaient se rendre à une synagogue à Azemmour

Parmi les « réfugiés » juifs qui ont séjourné à Sidi el Ayachi, mentionnons le cas du futur philosophe Stéphane Mosès, décédé à Paris en décembre 2007

C’est pendant l’été 1938, qu’il arriva en famille au Maroc venant de Hollande où ses parents s’étaient installés depuis qu’ils avaient quitté l’Allemagne en 1937

En 1939, la petite famille fut rejointe par les grands-parents en provenance de Berlin

Mais l’avènement de la guerre allait bientôt assombrir la joie des retrouvailles. Les uns furent internés comme « étrangers ennemis » (ex-Allemands) à la prison pour femmes de Casablanca, les autres incarcérés pour le même motif au pénitencier de Port-Lyautey (Kénitra)

Plus tard, en avril 1942, les autorités vichyssoises de Rabat procédèrent à l’internement de la famille Mosès, parce que juive, à Sidi El Ayachi qu’elle ne quittera qu’au lendemain du débarquement américain

AUTEUR Jamaâ Baïda

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