Les noms de famille juifs d'Afrique du nord des origines a nos jours – Joseph Toledano- Brunswig- Brami-Brakha-Brudo

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BOUZBIB

Nom patronymique d'origine arabe, textuellement le propriétaire des raisins secs, sans doute marchand de fruits secs. Au XXème siècle, nom très peu pandu porté à Tétouan et Casablanca. Autres orthographes: Buzbib, Bousbib.

BRAMI

Nom patronymique d'origine hébraïque, francisation de Abrahami, l'Abrahaméen, le membre de l'Alliance du Patriarche Abraham, le premier monothéiste et l'ancêtre fondateur du peuple hébreu. La Bible raconte qu'après avoir conclu son Alliance avec lui. Dieu changea son nom originel en chaldéen de Abram – qui siginifie "père élevé – er Abraham, "le père d'une grande multitude": "Moi-même, oui je traite avec toi: tu seras 1( père d'une multitude de nations. Ton nom se prononcera plus désormais Abram: ton non sera Abraham, car je te ferai le père d’une multitude de nations. Je te ferai fructifie prodigieusement." (La Genèse, 17, 4-5). Pour les mystiques, la valeur numérique de c nom est 248, comme le nombre de commandements positifs de la Torah et celui de membres du corps humain. Le prénom Abraham était le plus répandu parmi les Juif d'Afrique du Nord. Il est également très populaire parmi les Musulmans qui revendiquer également le patriarche Abraham comme ancêtre, le Coran donnant toutefois un ser différent au nom: l'ami de Dieu, sous la forme de Ibrahim, ou Brahem. Il n'est devenu noi patronymique que chez les Juifs. Autres formes: Abraham, Abrahami, Brahm Abrahmi, Bramy Au XXème siècle, nom peu répandu, porté essentiellement en Tunisie (Tunis, Béja, Le Kef, Nabeul, Sfax, Bizerte ), mais également en Algérie (Algérois, Oranais, Constantine, Biskra, Bougie, Chateaudun).

  1. ITSHAK ABRAHAMI: Célèbre rabbin et kabbaliste à Tunis, mort en 1861, contemporain de rabbi Yéhoshoua Bessis. Il éleva malgré sa grande pauvreté ses six fils dans la Torah. Il a laissé un recueil de ses sermons et éloges funèbres, "Imré Kodech" qui ne fut publié qu'en 1949 à Djerba, par un de ses descendants, le grand médecin Joseph Brami.
  2. ELIAHOU: Notaire au tribunal rabbinique de Tunis dans les années 1880, il fut ensuite appelé à servir de guide spirituel par la communauté de Nabeul.
  3. YOSSEF: Rabbin, journaliste et hébraïsant, correspondant du journal de Hamvévasser de Jérusalem au début du siècle. Un des plus fervents militants sionistes, il fut avec Sauveur Sitruk, le rédacteur du mensuel Kol Sion, La Voix de Sion, qui parut à Tunis de 1913 à 1914. Il collabora ensuite à "La Voix Juive". Mort à Tunis en 1925.

DR JOSEPH: Célèbre médecin à Tunis, il publia en 1949 le livre de son ancêtre rabbi Itshak, "Imré Kodech".

CLAUDE: Homme de lettres et romancier français originaire de Tunisie. Son premier roman "Une affaire trop personnelle", parut à Paris en 1975, suivi en 1980 par "Le garçon sur la colline" et en 1990 par le roman autobiographique, "Parfums des étés perdus".

ITSHAK ABRAHAMI: Fils de rabbi Yossef. Un des pionniers des mouvements de jeunesse sioniste en Afrique du Nord, il fit partie du premier groupe, garin nord-africain qui fonda le kiboutz Regavim, dont il est toujours membre. Fondateur et directeur de l'Institut pour l'étude du sionisme pionnier dans les pays orientaux, près de Yad Tabenkin à Efal qui publie un périodique scientifique de haut niveau "Racines en Orient". Il a consacré sa thèse de doctorat à l'histoire et l'organisation de la communauté livoumaise de Tunis: "La communauté des Grana à travers ses registres: la lutte pour l'autonomie" (Bar Han. 1982). Auteur de nombreuses études en hébreu sur l'histoire du judaïsme tunisien.

BRAKHA

Nom patronymique d'origine hébraïque, la bénédiction, sous-entendu divine. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté en Tunisie (Tunis ), et en Algérie (Sidi Bel-Abès, Bône, Constantine).

BRUDO

Nom patronymique d'origine espagnole, sans doute déformation phonétique de bruto, indicatif d'un trait de caractère: bête. Après l'expulsion d'Espagne et du Portugal, les membres de cette famille trouvèrent refuge dans l’empire ottoman et émigrèrent enuite en France. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté par une seule famille à Mazagan, au Maroc.

JOSEPH BRUDO: Grand négociant de poste française et fut vice-consul de France Marseille qui s'intalla au port de Mazagan dans la ville, à la fin du siècle dernier. Il y organisa la poste francaise et fut vice-consul de France dans la ville.

BRUNSWIG

Nom patronymique d'origine allemande, ethnique de la province du même nom dans le nord de l'Allemagne, porté par une illustre famille d'origine alsacienne qui a joué au vingtième siècle un grand rôle dans le vie juive du Maghreb, en particulier au Maroc. Autre orthographe: Brauschvig.

BENJAMIN: Le fondateur de la famille au Maroc. Ayant quitté son Alsace natale annexée par l'Allemagne après la guerre de 1870, il débarqua à Tanger en 1871 et y fonda une importnate maison de commerce qui ne tarda pas à établir des succursales dans les autres villes portuaires et jus­qu'aux villes de l'intérieur. Il se retira à Paris où il devait mourir à l'hôpital juif de Tanger.

GEORGES: Fils de Benjamin, il reprit et développa l'affaire familiale. Après sa mort, survenue en 1927 ses fils fondèrent un pavillon au nom de Georges et de son épouse Laure à l'hôpital général de Tanger.

ROBERT (1901-1990): Islamologue et historien français né à Bordeaux dans une famille alsacienne qui avait opté pour la France après l’annexion de la province par l'Allemagne en 1870, il lia son sort à celui du judaïsme nord-africain. Normalien et agrégé de lettres classiques, c'est à Tunis où il avait été affecté en 1925 qu'il se prit de passion pour les études islamiques. Sioniste fervent, il fut un des fondateurs et des dirigeants du mouvement de jeunesse Betar et du parti révisioniste de Tunisie qu'il représenta aux XVème et XXIIème Congrès Sionistes. Muté à Alger en 1932, il mit ses compétences d'arabisant et d'hébraïsant au service de la communauté. Vice-président du Comité Juif Algérien d'Etudes Sociales, il participa à ses combats contre la résurgence de l’antisémitisme à partir de 1937. Radié de l'Université après l'adoption des lois raciales de Vichy, il joua entre 1940 et 1943 un rôle de premier plan dans la création ex-nihilo d'un réseau d'enseignement privé juif pour accueillir les milliers d'écoliers et lycéens juifs exclus du système éducatif public. Après le débarquement américain, il participa à la lutte des Juifs algériens pour la restauration des leurs droits politiques comme citoyens français, lutte qui ne fut définitivement couronnée de succès qu'avec la restauration du décret Crémieux par le Comité Français de Libération Nationale du général De Gaulle en octobre 1943, tout en continuant à militer en faveur de la renaissance nationale juive en Palestine dans le cadre du parti révisioniste. Muté à Bordeaux en 1946, il terminera sa brillante carrière universitaire à Paris comme directeur de l'Institut d'Etudes Islamiques. Auteur notamment de: "Deux récits de voyage inédits en Afrique du Nord" (Paris, 1936) et de sa thèse en deux volumes "La Berbérie Orientale sous les Hafsides" (Paris 1940-1947).

https://archive.org/details/DeuxRecitsDeVoyageInedits/page/n11/mode/2up

JULES: Descendant de la famille alsa­cienne. Né en France, il paricipa à la campagne de France en mai-juin 1940. Fait prisonnier, il passa le reste de la guerre dans un camp de prisonniers allemands. Après la guerre, il vécut le plus souvent à Casablanca avec sa famille Gladys, la fille de Haïm Tolédano de Tanger installé à New-York et se consacra entièrement à l’oeuvre scolaire de l'Alliance dont il était membre du Comité Central depuis 1932. Favorable à l'étude de l'hébreu moderne, il se rapprocha des idées sionistes et fut à l'origine de la création en 1947 de l'Ecole Normale Hébraïque de Casablanca pour la formation des maîtres en matières juives. Succédant à René Cassin à la présidence de l'Alliance, il négocoia avec les autorités marocaines et tunisiennes après l'indépen­dance l'intégration du réseau des ses écoles dans le système d'éducation nationale. Mort à Jérusalem en 1994 où il avait crée un actif bureau pour la promotion de l'oeuvre éducative de l'Alliance en Israël.

BUENO

Nom patronymique d’origine espagnol indicatif d’un trait de caractère: le bon, à rapprocher de l'arabe Elmaleh. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle sous sa forme pluriellle Buenos, ainsi que sous la forme de Buenos Hombres, les hommes bons. Autres formes: Buenos Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté au Maroc (Rabat, Casablanca) et en Tunisie

JUDAH: Notable de la communauté de Rabat. Il fut en 1927 le président de l'éphèmère section marocaine de l’Union Universelle de la Jeunesse Juive fondé par Aimé Paillard à Paris et qui rapidement interdite par les autorités du Protectorat, soucieuses de mettre le judaïsme marocain à l'abri de toute influence extérieure, alors qu'en Tunisie aucune entrave ne fut mise à son action.

BUENOS HOMBRES

Nom patronymique d'origine espagnols, les bons hommes. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle, figurant sur la liste tolédano des patronymes usuels à l'époque. Le nom semble avoir disparu du Maghreb au XXème siècle.

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