Alliance Israelite Universelle..Les 150 ans de l'Alliance Israelite Universelle

Brit – 30

ALLIANCELa revue des juifs du Maroc

Redacteur : Asher Knafo

Les 150 ans de l'Alliance Israelite Universelle

Colette Zytnicki, de l'Universite de Toulouse-Le Mirail, a expose  La vision de l'enseignement de l'histoire dans les ecoles de l'A.I.U.  "Pour ce projet elle s'est interrogee sur ses acteurs, elle a scrute les consequences politiques, economiques et sociales d'un enseignement a la francaise pour les populations concernees. Mais la connaissance precise des disciplines proposees aux enfants, de la pedagogie et de sa reception demeure un champ d'etude a peine entame. Parmi les savoirs transmis aux ecoliers frequentant les etablissements de l'A.I.U., l'histoire est appelee a remplir de multiples fonctions. Par l'intermediaire de son enseignement, c'est une certaine vision du monde qui leur a ete offerte, trouvant son origine dans la culture juive francaise, volontiers republicaine et patriote, a coup sur rationaliste et progressiste.

Dans les deux histoires qui sont professees, l'histoire des Juifs et l'histoire universelle, la Revolution francaise qui ouvre l'ere de l’emancipation, occupe, par exemple, une place determinante.

Dans une Tunisie devenue protectorat francais en 1881 s'est posee la question de la finalite intellectuelle et identitaire des ecoles de l'A.I.U. A quel destin doivent-elles former les enfants doivent-elles les preparer a etre des Juifs tunisiens, ou a devenir des citoyens francais, ou bien encore des Israelites a la francaise dans une Tunisie coloniale ?

 La discussion sur les programmes d'histoire en 1885 entre le directeur des ecoles de Tunis, David Cazes et le Comite central de l'A.I.U. illustre ce dilemme et traduit la complexite du projet de l'A.I.U. en terre coloniale frangaise.

Claude Nataf, president de la S.H.J.T. a aborde le probleme des «relations entre l'Alliance Israelite Universelle et les tenants de l'assimilation franfaise ». Cette question a ete traitee d'apres l'etude des relations entre l'A.I.U. et un courant d'opinion qui s'est forme au sein de la communaute juive de Tunisie dans les annees 1900  autour d'un autodidacte Mardochee Smaja et de quelques jeunes diplomes des universites francaises, courant que l'on a appele « le parti des assimiles », terme que les interesses ont recuse tout en affirmant leur volonte d'adopter le modele francais. Le conflit est apparu lorsque Mardochee Smaja et ses amis creent en 1907  le journal La Justice pour poser devant l'opinion les problemes du Judaisme tunisien et revendiquer surtout la soustraction des Juifs tunisiens aux tribunaux musulmans pour les rattacher aux tribunaux francais ainsi qu'une politique de naturalisation.

Les divergences s'estompent apres la guerre de 1914-1918  au moment ou le Quai d'Orsay s'inquiete de la faiblesse du peuplement francais dans la Regence face au peuplement italien et envisage avec faveur une politique de naturalisation. L'A.I.U., comme le groupe de la Justice, approuve la loi de 1923  qui rend les conditions de naturalisation plus liberales. Ce sont les evenements exterieurs (Allemagne, statut des Juifs de 1938  en Italie) et les evenements interieurs (montee du nationalisme tunisien, antisemitisme, developpement du mouvement sioniste) qui entrainent l'A.I.U. et le groupe de La Justice a collaborer pour defendre les droits menaces et conjurer les perils qui pouvaient atteindre le Judaisme tunisien, en developpant a la fois l'enseignement et les sentiments de fidelite a la France protectrice.

 

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