ארכיון יומי: 4 במאי 2019


Colonialisme francais et colonialisme juif-Simon Schwazfuchs- 1980- judaisme d'Afrique du nord au XIXe-XXe siecles edite par Mchel Abitbol

Les ministres du culte, ou du moins certains d’entre eux, devraient être salariés par l’Etat, ce qui permettrait bien entendu de les choisir au mieux des intérêts de la colonisation. C’est la raison pour laquelle Altaras et Cohen souhaitaient que les rabbins fussent choisis parmi les élèves diplômés de l’Ecole Centrale Rabbinique de Metz!

L’influence française devait donc être assurée par des membres des Consistoires, des grands rabbins et des rabbins qui ne seraient pas choisis parmi les Juifs indigènes de l’Algérie, sans qu’ils fus­sent soumis ou rattachés organiquement au Consistoire Central à Paris: les nouveaux Consistoires seraient algériens, mais sans les Algériens!

Tel quel le rapport Altaras-Cohen répondait à nombre des accusations lancées par Bugeaud. Il tombait à point puisque le pouvoir central venait enfin de décider de s’opposer de plus en plus énergiquement aux manifestations du maréchal-proconsul. Il n’est donc guère étonnant que le Ministre de la Guerre, peu soucieux de ménager Bugeaud, aît jugé bon de retenir le rapport Altaras-Cohen et de le soumettre à la commission qu’il allait charger de préparer un réglement pour les Juifs d’Algérie. Les intérêts de ces derniers devaient etre défendus par trois membres du Consistoire Central, dont Adolphe Crémieux: son intérêt pour le judaïsme d’Algérie ne se démentait pas.

Le projet finalement retenu par la commission traitait aussi bien de la condition civile des Juifs qu’elle voulait en tout semblable à celle des non-musulmans sauf pour ce qui est du service dans la milice, que de la réorganisation de leurs communautés selon le modèle consistorial et de leurs écoles. Il consacrait la prééminence du Consistoire central auquel les consistoires algériens et leurs rabbins devaient être rattachés et soumis. Toutes les institutions traditionnelles de l’Algérie juive étaient supprimées et les Juifs devenaient justiciables des seuls tribunaux français. Quant aux rabbins,

"la commission a pensé qu’il serait utile qu’ils fussent, autant que possible, choisis en France, et fissent pénétrer avec les notions élevées de la religion, les idées françaises au sein de la population israélite de l’Algérie."

Le projet initial fut longtemps remanié, avant d’être finalement promulgué à la fin de 1845. Toute référence au Consistoire Central et aux droits civils des Juifs avait disparu. Les institutions traditionnelles du judaïsme algérien étaient supprimées d’un trait de plume. Un consistoire central algérien siégerait à Alger, et deux consistoires provinciaux qui lui seraient soumis, à Oran et à Constantine. Le Ministre de la Guerre recevait les fonctions de tutelle et de surveillance qui avaient été destinées à l’origine au Consistoire Central.

Le nouveau règlement résultait donc d’un compromis entre les positions extrémistes du gouverneur général qui niait l’utilité des Juifs pour l’effort de colonisation française en Algérie et la tentative d’Altaras et de Cohen qui tendait à transformer les Juifs d’Algérie en Européens de fait sinon de droit. Légalement ils devaient être considérés désormais comme des non-musulmans et se voir pourvus d’un statut spécial. Pour le Ministère, les Juifs d’Algérie pouvaient donc être considérés non comme des colonisateurs mais comme un élément d’appoint à l’élément européen: ils pourraient éventuellement être colonisés avec succès, francisés, comme ils en exprimaient le désir, du moins dans leurs classes dirigeantes, et s’agréger en fin de compte à l’elément colonisateur européen.

La voie de l’assimilation était donc ouverte. Le nouveau consistoire algérien fut nommé. Il devait être présidé par… Joseph Cohen, qui était assisté de deux juifs français, le grand rabbin Michel A. Weillet le négociant Guggenheim, ainsi que de deux juifs indigènes, Levi Bram et le docteur Migueres, qui était d’origine marocaine.26 Ils décidèrent de considérer que l’intention du gouvernement français était de faciliter et de promouvoir l’émancipation des Juifs d’Algérie et leur assimilation progressive aux Français, et s’employèrent en ce sens, certains que les Juifs de l’Algérie, en passe de devenir Français, seraient les soutiens les plus sûrs de la présence et de l’influence françaises en Afrique du Nord.

Cette prise de position aurait dû très logiquement les inciter à nouer des liens aussi étroits que possible avec le Consistoire Central. Or quand, en 1850, le ministre des cultes proposa le rattachement des consistoires algériens au Consistoire Central, ce sont précisément les membres du Consistoire d’Alger qui trouvèrent la mariée trop belle. Ils acceptaient bien le principe du rattachement, mais arguaient les différences de rites et d’organisation communautaire entre les Juifs de la métropole et ceux de l’Algérie pour demander ‘de circonscrire la suprématie du Consistoire Central dans le cercle des intérêts généraux du culte’. Les proconsuls juifs, à l’image de certains hauts fonctionnaires, se plaisaient à Alger et voulaient y être laissés en paix! Leur opposition fut longtemps couronnée de succès: la haute surveillance du culte en Algérie ne fut confiée au Consistoire Central que le 16 septembre 1867.27 L’intégration à la nation française était proche.

Colonialisme francais et colonialisme juif-Simon Schwazfuchs- 1980- judaisme d'Afrique du nord au XIXe-XXe siecles edite par Mchel Abitbol-page 46-48

Il était une fois le Maroc-David Bensoussan-2010- Les contacts entre le Maroc et les pays européens au XIXe siècle

Troisième partie

Les contacts entre le Maroc et les pays européens au XIXe siècle

LIMINAIRE

La conquête de l'Algérie au XIXe siècle marqua le début de l'ère coloniale. Pour empêcher le Maroc de venir en aide à son voisin algérien, la France intervint en dépêchant la marine française pour bombarder les villes de Tanger et de Mogador. Son armée stationnée en Algérie infligea une défaite cuisante à l'armée marocaine lors de la bataille d'Isly. Le pouvoir marocain prit alors conscience de sa faiblesse au plan militaire. Ne voulant pas demeurer en reste, l'Espagne se lança dans la guerre contre le Maroc en 1860. L'Angleterre mit en jeu sa politique traditionnelle d'équilibre des forces en se faisant accepter comme puissance de médiation. L'objectif premier de l'Angleterre était de continuer d'exercer son contrôle sur le de détroit de Gibraltar, relais qui, avec le canal de Suez, étaient les garants de l'accès à la perle de l'Empire : l'Inde. L'Allemagne intervint avec fracas pour exiger sa part de colonies, mais la France et l'Angleterre l'en empêchèrent.

Le Maroc était à l'image de l'Empire ottoman que l'on disait être l'homme malade de l'Europe. Il n'était plus la puissance militaire du passé. Sur la scène domestique, ses défaites militaires alimentèrent la dissidence. Les épidémies et les crises de disette accrurent le mécontentement général. L'insécurité régnait. Les Juifs tout comme le petit peuple en furent les premiers à en pâtir. De puissants contestataires du sultanat marocain allaient affaiblir encore plus le pays.

Au début du XXe siècle, la France troqua l'Égypte à l'Angleterre en échange d'une liberté d'action au Maroc, qu'elle partagea avec l'Espagne. Les dés en étaient donc jetés. Le long chapitre des ambitions et des rivalités enchevêtrées des puissances – commerciales et stratégiques pour la Grande-Bretagne, politiques et historiques de l'Espagne, territoriales et économiques de la France, économiques et impériales pour l'Allemagne – touchait à sa fin. L'institution du protectorat ne fut plus qu'une question de temps…

Le plan de cette troisième partie s'ouvre sur la description des rivalités coloniales européennes. La France occupe l'Algérie en 1830 et exerce des pressions sur le Maroc pour qu'il ne prête pas main-forte aux Algériens. Les batailles d'Isly contre l'armée française en 1844 puis contre l'Espagne en 1860 obligent les Marocains à admettre la supériorité militaire des Européens et à verser des indemnités considérables à l'Espagne. Les forces navales européennes ont mis fin à la piraterie d'antan. L'Angleterre joue un rôle diplomatique discret mais efficace et les représentants britanniques Drummond Hay père et fils bénéficieront de la confiance des souverains. L'Allemagne tente de faire son entrée avec fracas, mais elle est habilement écartée d'une mainmise sur le Maroc. Dans ce pays affaibli du XIXe siècle, les contestataires de  l'autorité s'affirment au grand jour : banditisme de Raïssouli, contestation de la couronne par Bou Hmara, ostensible puissance du chérif d'Ouezzane et opposition religieuse d'Al-Kettani. Le sultan Abdelaziz est évincé par son frère Abdelhafid. Suite à l'assassinat d'une dizaine de Français, Casablanca est bombardée en 1907 et l'armée française en profite pour pénétrer plus avant au Maroc. Encerclé par des rebelles à Fès, le sultan Abdelhafid fait appel à l'armée française et se voit contraint de signer en 1912 un traité de Protectorat.

PRINCIPAUX TRAITÉS INTERNATIONAUX AVANT LE PROTECTORAT

Quelle fut l'attitude des sultans à l'endroit des Européens au XIXe siècle?

Au début du XIXe siècle, le sultan Moulay Slimane décourageait les contacts entre Musulmans et Européens. Moulay Slimane s'inquiétait de l'influence européenne sur les mœurs et les croyances des Musulmans, raison pour laquelle il chercha à séparer les Juifs des Musulmans en créant des quartiers juifs ou Mellahs, car les Juifs et notamment ceux de la côte, étaient plus imprégnés de coutumes européennes. Les souverains qui lui succédèrent ne purent se passer des contacts avec les Européens et durent composer avec eux bon gré mal gré. Le sultan Abderrahmane reconnaissait le bienfait des échanges commerciaux et les encourageait. Le sultan Mohamed IV avait désespérément besoin des échanges commerciaux pour liquider sa dette envers l'Espagne à la suite de la guerre hispano-marocaine de 1860. Cinq ans après son avènement, le sultan Hassan Ie se trouva aux prises avec la crise due à la sécheresse, à la famine et au choléra, crise particulièrement grave. Outre cela, il mena de nombreuses campagnes pour mater des rébellions remettant son autorité en cause. Bien que le commerce renflouait le trésor public qui se trouvait au plus bas, il se méfiait des influences qui accompagneraient les contacts avec les Européens, mais ne pouvait toutefois pas les ignorer.

Au XIXe siècle, la diplomatie anglaise joua un rôle prépondérant dans les affaires du Maroc, notamment parce que les représentants anglais Drummond Hay père et fils eurent la confiance du Palais. Dans l'ensemble, les traités ratifiés par les souverains marocains ont contribué à un affaiblissement progressif du pouvoir au Maroc, jusqu'à l'avènement du Protectorat en 1912. Qu'en fut-il dans les faits?

Le sultan Abderrahmane qui ne nourrissait aucune confiance envers les Français car il les considérait comme des Infidèles, des ennemis d'Allah, des ennemis de la religion, des polythéistes et des adorateurs d'idoles, ne put s’empêcher d'avoir un grand respect pour le sens d'organisation et la qualité du renseignement que les Français prodiguaient. Il les combattit, mais perdit la bataille d'Isly en août 1844, alors même que les navires français bombardèrent Tanger et Mogador. Le 10 septembre de la même année, il signa le Traité de Tanger mettant fin aux hostilités. Le Traité de Lalla Maghnia fut ratifié le 18 mars 1845. La supériorité des armes françaises plaça la France en position de force avec laquelle le Maroc dut faire avec. La bataille d'Isly consacra la conquête de l'Algérie car au terme de ce traité, la France officialisa la frontière entre le Maroc et l'Algérie en se basant essentiellement sur les limites qui existaient entre le Maroc et la Turquie, sans toutefois préciser la limite territoriale dans le Sahara. Par ailleurs, le Traité anglo-marocain du 9 novembre 1856 entérina la position des Chargés d'affaires britanniques et celle de leurs interprètes et domestiques, les exonérant de tout impôt de capitation. Ce traité garantissait la liberté de commerce, abolissait les monopoles et les prohibitions de marchandises importées et fixait un plafond sur les taxes d'importation et d'exportation. La France officialisa la protection consulaire en 1863 (convention de Béclard).

Sous Mohamed IV, la guerre hispano-marocaine perdue par le Maroc fut conclue par le Traité de Tétouan le 26 avril 1860. L'enclave de Ceuta fut agrandie, une nouvelle enclave – Ifni – fut concédée au Sud du littoral atlantique et une indemnité de guerre fut fixée à 20 millions de piastres, soit 85 millions de francs. Le Maroc riétait plus la puissance militaire qu'il avait été par le passé.

Il était une fois le Maroc-David Bensoussan-2010- Les contacts entre le Maroc et les pays européens au XIXe siècle-page 137-140

זוהאר תא טאח מן פמהא- زوهار تا يطيح من فومها-פיה מפיק מרגליות-יעל לזמי

  • ״אילא חבּבּ אללאה

 תרגום – אם ירצה השם.

הסבר ־ אומרים למי שמדבר ומדבר ומתכנן מגדלים באוויר.

 

  • ״אילא חבּבּתי תסמע ח'באר ד-דאר תמסי ענד א-דרארי אצע'אר"

תרגום – אם תרצה לשמוע [את] סודות הבית לך אצל הילדים הקטנים.

הסבר – הילדים הקטנים אומרים את האמת. כמו המלך הוא ערום.

 

  • ״אילא חבב אללאה י'ראני יתקבּ א-סקאף ויעטיני"

תרגום – אם ירצה האל להעשירני, [אפילו] ינקב [את] התקרה וייתן לי.

הסבר – אם לאדם יש מזל הוא יבוא אליו.

78 | יעל לוטי

ע

34- אילא חבּבּתי צ'רב אלכּלבּ, חסם פוזה מואליה

תרגום – אם רצית להרביץ לכלב, כבד [התבייש] בפני בעליו.

הסבר – הפתגם מסביר שאפשר לכבד את בעל הכלב גם דרך הכלב שלו.

 

35- אילא חבּבּתי תרא מולאת אלדאר- שוף בּבּאבּ אל-דדאר

תרגום – אם רצית לראות את בעלת הבית – הסתכל בכניסה לבית.

הסבר – פעם, אם רצו להתחתן עם מישהי, שתהיה בעתיד בעלת הבית, היו צריכים להכיר את האימא שלה. אם האם בסדר, מכבדת את בעלה והילדים ואם הבית נקי ומסודר, כן תהיה הבת. לעיתים יופיע הפתגם כן:

 

35- אילא חבּבּתי תרא מולאת אלדאר – שוף עלא גת אל-דאר

תרגום – אם רצית לראות את בעלת הבית – הסתכל על מִדרך [גת] הבית

הסבר – אם הבית משולה לסף הבית שהוא שטיח הכניסה לבית. המילה גת – היא מילה עברית ומקבילה למילה מדרך [גת שמנים, גת ענבים].

 

  • 36– אילא חכּמת – תחון

תרגום – אם שלטת – תרחם

הסבר – גם אם השלטון בידיך תהיה רחום.

זוהאר תא טאח מן פמהא- زوهار تا يطيح من فومها-פיה מפיק מרגליות-יעל לזמי עמ' 78-77

 

 

אלף פתגם ופתגם –משה(מוסא) בן חיים-2004-אהבה-אחוה-שנאה וקנאה

51 – ما بعد إلا بعد القلوب.

מא בֻעְד אלִא בעד(א)לקֻלוב.

אין ריחוק אלא ריחוק הללבות.

 

52 –  كل شي عند العطار، إلآ حبني غصب.

כֻּל שי ענד(א)לעטאר, אלא חבני ע׳צב.

כל דבר אצל מוכר הבשמים, פרט לאהוב אותי על כורחך.

אהבה אינה מושגת ע״י אלימות או הכרח.

 

  1. . صار حبك في عبك

צאר חֻבכּ פי עֻבכּ.

אהבתך כבר בכיסך.

הגיע הזמן להיות רגוע, אחרי שהשגת את אשר צפית לו.

 

  1. الغيره بتعمي.

אלע׳ירֵה בִתעמי.

-קנאה מעוורת.

 

55.غيرة المره مغتاح طلاقها.

ע׳ירַת(א)למרה מֻפתאח טַלאקְהא.

הנאת האישה מפתח לגרושה.

״צה לאישה לא להבליבו קנאתה לבעלה.

 

56.غزاوي لا تآوي ويافاوي لا تصاحب.

ע'זאוי לַא תְאוי ויאפאוי לַא תְצאחַב.

אצל איש עזה, אל תתארח או תמצא מקלט ועם איש יפואל תתידד

איש עזה בהיותו מושחת ואיש יפו אינו נאמן

 

אלף פתגם ופתגם –משה(מוסא) בן חיים-2004-אהבה-אחוה-שנאה וקנאה

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