.Une histoire de familles-J.Tol

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Une histoire de familles

Joseph Toledano 

Ecrivain journaliste, conferencier, ne a Meknes, Maroc, en 1938, Monte1963 aJerusalem, comme premier delegue du mouvement Oded, il a ete journaliste a Kol Israel.une-histoire-fe-familles

Diplomate au Ministere des Affaires etrangeres, chef de cabinet du Ministre des Affaires etrangeres, chef de cabinet des P.T.T charge d'information a l'Organisation Sioniste Mondiale.

Auteur de 8 livres sur l'histoire et le patrimoine culturel du judaism nord-africain en general et marocain en particulier, en francais et en hebreu

Avant – propos

Ecouter – moi, vous qui poursuivez la justice, vous qui recherchez l'Eternel !

Jetez les yeux sur le rocher d'ou vous futes tailles; sur le puits de carriere d'ou vous futes extraits

Isaie 51, 1.

Le plus grand des cadeaux, l'homme le recoit gratuitement et sans conditions – comme la vie. A lui de le faire fructifier ou de le renier. Par son nom de famille. L'homme se place d’emblee dans la continuite historique, provisoire dernier maillon, qu'a son tour il lui est demande de transmettre un jour – inchange.

Secret de la continuite juive, cette fidelite n'a plus aujourd'hui l'automatisme tranquille de naguere – et encore plus pour le judaisme maghrebin. Qui apres avoir perdu sa geographie est  encore plus expose a l'oubli de son histoire – qu'il n'a jamais d'ailleurs particulierement bien connue 

Tant mieux diront certains – presses d'entrer au XXIeme siecle sans trainer derriere eux de fardeau de souvenirs susceptible de ralentir leur course. Rien de plus dangereux dissent-ils que de regarder en arriere – au risque de se figer en statue de sel comme dans le recit dela Genese, la femme de Loth pour s'etre retournee vers les ruines de sa Sodome natale.

A ceux-la nous ne pouvons que rappeler l'avertissement du plus sage des homes, le roi Salomon dans l'Ecclesiaste, que " bonne renommee vaut mieux qu'huile parfumee ", et qu'un arbre pousse mieux et plus haut autant que ses rancunes sont plus profondes et qu'aussi imperative que soit l'avenir, il n'exige pas que sue l'autel on lui sacrifie le passe.

Modernite peut aussi rimer avec la fidelite. Connaitre le passe n'est pas sacrifier l'avenir, mais parfois mieux le preparer – et l'onomastique – L'onomastique (du grec onoma, nom) est la science qui étudie les noms propres – est le plus court chemin de la connaissance.

Le nom en effet, quel merveilleux raccourci de l'Histoire dont il est autant le reflet que le miroir.

Les noms de famille juifs parlent a ceux qui veulent les entendre. Leur importance ne vient-elle pas en effet paradoxalement ? Invention relativement recente, ne commencant a s'imposer qu'a partir du Moyen Age, ils sont infiniment plus bavards que les prenoms pouvant pourtant se prevaloir de plus de dignite et d'une plus haute antiquite 

L Midrash Rabba affirme en effet que c'est par le merite de trois choses que les Hebreux ont pu resister a l'epreuve de l'esclavage et sortir finalement d'Egypte. 

Ils ne changerent pas leur langue; ils ne changerent pas leurs prenoms; ils ne se calomniaient pas entre eux. 

La fidelite jalouse dans la transmission des prenoms a ete sans conteste un des secrets de la survie miraculeuse du peuple juif. Donne huit jours apres la naissance, a l'heure de l'entree dans l'Alliance d'Abraham, le prenom accompagne et identifie exclusivement son porteur dans toutes les circonstances religieuses de la vie, de la naissance a la mort, le patronyme, le nom de famille n'ayant qu'une importance secondaire, plus sociologique que theologique.

Si jusqu'a la modernisation et l’emancipation, dans toutes les communautes juives les prenoms masculins ayant seuls une dimension religieuse  etaient restes immuablement presque exclusivement hebraiques, les apports linguistiques etrangers avaient, dans tous les pays de la diaspora, deja largement modele les prenoms feminins, n'ayant pas de contenu religieux imperatif.

Ce meme phenomene d'evolution et d'adaptation a egalement de tout temps preside a la formation et a la l'adoption des noms de famille au point que l'on pourrait parier : dis moi quel est ton nom “ je te dirai d'ou tu viens.

N'ayant pas comme les prenoms de valeur religieuse immuable, les patronymes ont pu en effet evoluer plus librement, epouser le cours des evenements historiques, s'impregner de leurs echos, retenir leur empreinte. Etre a la fois un reflet et un miroir de l'Histoire.,

Une histoire de familles

une-histoire-fe-famillesUn cadre qui s'impose 

Le choix pour cette etude d'un cadre aussi global que celui du Maghreb, les trois pays de l'Afrique du Nord : Maroc, Algerie, Tunisie n'a rien d'artificiel meme si historiquement l'unite politique de cette vaste etendue de terres de l'Atlantique ala Mediterranee, et des cotes mediterraneennes au Sahara, n'a jamais persiste et qu'aujourd'hui encore elle reste un mirage. 

Sur le plan juif en tous cas, la foisonnante diversite, l'originalite profonde de chacune des trios communautes ne peut masquer l'unite profonde dont l'onomastique est le meilleur reflet. 

Même si le genie local a forge dans chacun des trios pays des patronymes typiques, les migrations ont abouti a ce que la majorité des noms effectivement les plus repandus soient communs aux trois pays ou au moins a deux d'entre eux, les couples les plus frequents etant l'Algerie et la Tunisie d'un cote, et l'Algérie et le Maroc de l'autre, l'Algerie jouant bien son role de corps de la colombe le Tunisie et le Maroc ses ailes

Sur le solide strata de base hebraico – armeen, se sont deposes comme autant de couches geologiques, avec des intensites diverse selon les pays mais dans le meme ordre, un mince apport punique, un massif renfort berbere que l'invasion arabe a largement erode sans l'effacer pour autant, auxquels sont venus ensuite se greffer – directement en Algerie et au Maroc et indirectement en Tunisie enrichis par le passage par l'Italie – les rescapes espagnols et portugais iberique.

L'interlude ottoman qui aurait pu separerla Tunisie, l'Algerie qui l'ont subi, du Maroc qui y a echappe, n'a dans le pratique presque pas laisse de traces onomastiques.

Pas plus que le dernier episode, pourtant le plus lourd de consequences, celui de la domination francaise,  commencee et poursuivie avec la plus grande intensite en Algerie, etendue ensuite ala Tunisieet beaucoup plus tardivement au Maroc.

Et pour la meme raison : la precocite de l'adoption de noms de familles dans les communautes juives sepharades

Alors que dans les communautes ashkenazes d'Europe il aura fallu attendrela Revolution Francaiseet Napoleon pour obliger les juifs a adopter des noms patronymiques, ils s'etaient deja solidement cristallises en Espagne et au Maghreb a partir du XIVeme siecle.

Tout au plus l'influence française a-t-elle ajoute un vernis orthographique – dans la maniere de transcrire les noms. De les franciser avec plus au moins de liberte et de fidelite. 

C'est a un autre niveau que ce raz-de-maree aura laisse son empreinte indelibile – avec une intensite decroissante de l'Algerie au Maroc, en passant parla Tunisie.Celuides prenoms Francises a outrance dans un premier temps, tout en essayant de rester proches de l'original – Abraham devenant Albert ; Messod, Fortune ; Yaacob, Jacques ; Moche, Maurice ; Aaron, Henry . 

Ce fut dans un second temps une adoption sans frontieres des prenoms français, toute ressemblance avec l'original hebraique devenant fortuite. Paradoxe plein d'enseignements – qu'il n'y a pas lieu ici de developper – que cette fideite inversee : aux noms de famille qui n'ont qu'une valeur identitaire sociologique au detriment des prenoms pourtant charges de valeur religieuse.

L'imagination au pouvoir

Dans chacune de ces six langues qui ont participe a cette creation naghrebienne, la meme mysterieuse alchimie a preside a la formation des patronymes. Ils conviendrait toute fois d'y ajouter une septieme, particulierement bavarde, celle des…mauvaises langues, un grand nombre de noms n'etant en effet au depart que des surnoms et des sobriquets plus aux moins moqueurs, indicatifs d'un trait de caractere ou d'une particularite physique: Chiquito, Katan, Betito, Shgir, pour ne prendre qu'un exemple, pour designer le petit de taille.

Seconde source d'inspiration : l'adoption par ses descendants du prenom de l'ancetre fondateur, avec ou sans l'adjonction de l'indice de filiation hebraico-arabe Ben : Ben Simon, Ben Amram, Aaron, Jacob, Amghar.

Viennent ensuite la fonction, la dignité ou le metier : Assayag, Sebbag, Zabaro, Hazan, Gabay, Senior.

Les peregrinations si caracteristiques du destin juif, a travers les pays, les regions et les villes, trouvent ensuite le plus large echo : Lisbonne, Valensi, Lugassy, Venero, Jerusalmi, Sarfaty, Elfassi

Une histoire de familles

La nature aussi a ete mise a contribution donnant des noms d'arbre comme Caravahlo, de fleursune-histoire-fe-familles comme Shoshana' d'animaux Elofer, Ghozlan, Ezerzer pou rappeler par exemple la grace de la gazelle ou Elbaz et Falcon pour le faucon.

L'obsevation de la cruaute et de la precarite de la vie a entraine l'adoption d'un grand nombre de noms votifs souhaitant chance, bonheur et longevite a son porteur : Mazaltarim; Benhaim; Vidal; Ayache; Bibas; Benider.

Plus rarement le patronyme est un rappel d'un evenement, d'une histoire particuliere. Comme nous le verrons : Zafrani, Bellicha, Bendaro. En ce domaine de la formation des patronymes, l'imagination, on le verra, n'a jamais ete prise au depourvu. La proliferation exuberante du nombre de noms en est la meilleure illustration

Le casse de tete des nombres. 

Se basant sur les ecrits de l'epoque, le premier historien du judaisme marocain, rabbi Moche Toledano dressait son clasique " Ner hamaarav " la liste de 480 noms courants dans le pays au debut du XVIeme  siecle.

Dans la premiere etude scientifique consacree a ce sujet, basee sur les recensements effectues par les autorites francaises autour de 1936 au Maroc, en Algerie et en Tunisie, le Grans Rabbin d'Algerie, Maurice Eisenbeth relevait dans son livre |. Les juifs d'Afrique du Nord "; demographie et onomastique " pour l'ensemble des trios pays.

1146 noms souches et 4063 noms avec leurs varietes graphiques. Pour le seul Maroc, Abraham Laredo, dans son monumental ouvrage " Les noms des juifs du Maroc, essai d'onomastique judeo-marocaine ", recensait un quart de siecle plus tard, 1145 noms et plus de 2000 aves leurs variants.

Nous meme dans cet ouvrage nous etudions quelques 1250 noms

Une histoire de familles

une-histoire-fe-famillesDe tells chiffres pourraient donner le vertige et faire croire a un morcellement, si les statistiques de richesse et d'exuberance.

Aucun des checheurs avant nous n'a cherche en effet a aller plus loin dans l'analyse et a examiner pour chaque nom sa frequence effective.

Il en effet essentielde savour su ce nom est porte a un seul exemplaire, par une seule famille d'un village isole de l'Atlas par exemple, si on a affaire a un patronyme porte a des centaines d'exemplaires dans les trios pays du Maghreb – et meme en dehors.

En le laissant, pour la premiere fois, l'image change totalement. Le vertige donne par l'extreme diversite fait place au contraire a la monotonie de la repetition.

Quell casse tete, ils ont tous les memes noms !

Ce fut le crit du Coeur pousse par les agents de l'Agence Juive, fortement genes dans leur travail par au contraire ce qui leur est apparu comme l'extreme concentration deroutante des noms patronymiques, en organisant entre 1961 et 1964 le dernier grand exode du Maroc.

Qu'on en juge : sur quelques 500 noms souches recenses, les 38 les plus repandus englobaient plus que la moitie de la population, exactement 58.3 %, les 462 autres noms reunis ne representant que 41.7% de la population.

L'image s'eclaircit encore plus en contestant que les 15 noms les plus repandus representaient a eux seuls plus 35% de la population globale.

Ce qui est valable pour le Maroc ne l'est sans doute pas moins pour les deux autres pays du Maghreb. Faure de statistiques aussi fouillees porla Tunisieet l'Algerie, nous avons tente d'etablir des approximations a partir de sources fiables.

Sana grande surprise, l'image qui s'en degage, sans avoir la meme nettete qu'au Maroc, est analogue : concentration se conjuge aussi bien avec dispersion.

Le hasard et la nessecite.

Notre professeur de philosophie nus recomendait de toujours nous arbiter derriere l'unanimite des gens competents. En prenant le parti d'ajouter a l'analyse linguistique er vistorique des patronymes, l'evocation des personnages qui se sont illustres dans chaque famille, nous sommes conscients de nous en eloigner dangereusement.

Comment en effet  etablir des criteres objectifs d'entree et peuvent-ils etre les memes pour toutes les familles les plus illustres comme pour les plus anonymes ?. Il est certain qu'il est plus difficile pour tote personnalite de forcer le passage dans une famille qui a donne des celebrates a toutes les generations que dans une famille sans histoire, qui a peu souvent quitte l'anonymat.

Comment de plus surmonter l'inegalite devant les archives et les sources, entre les pays d'abord et entre les familles ensuite, compte rendu en gros qu'elles sont plus accessiblee pour le Maroc que pourla Tunisieet l'Algerie ?

Le plus prudent et le plus scientifique n'aurait-il pas ete de s'abstenir ? Et une fois ce risque pris, pourquoi l'accroitre encore en poursuivant l'etude jusqu'a nos jours, sans atendre la decantation de l'Histoire

Une histoire de familles-Aaron-Abbate  

une-histoire-fe-famillesAaron 

Nom patronymique d'origine hebraique, francisation du prenom biblique Aharon, qui a pour sens, je chanterai, je louerai sous entendu le Seigneur, porte par le frere aine du prophete Moise' fils de Anram et de Yokhebed, de la tribu des Levy, ne en Egypte avant la proclamation de l'edit de Pharaon de jeter au Nil tout nouveau ne de sexe masculin.

Il servit a son frere begue de porte parole pour reclamer du Pharaon de laisser partir les enfants d'Israël : " Eh bien ! C'est Aaron, ton frere, que je designe ! oui, c'est lui qui parlera.

Comme lui, ne connut pas, pour la meme raison, le privilege d'entrer dans la terre promise après les 40 ans d'errance dans le desert a la tete des Hebreux. Au moment de l'octroi dela Torahsue le Mont Sinai, Dieu le designa comme Grand Pretre, Cohen Gadol' et ce sacerdoce est passé en heritage a ses descendants jusqu'a nos jours.

" De ton cote fais venire a toi Aaron, avec ses fils au milieu des enfants d'Israel, poue exercer le sacerdoce en mon honneur " ( L'Exode 28-1 ). Dans la tradition talmudique, Aaron est devenu le symbole de l'amour et de la recherché de la paix, toujours cite en exemple comme " aimant la paix et la poursuivant ". 

D'ou le grand amour pour se prenom, porte jusqu'a nos jours dans toutes les communautes juives a travers le monde, et son adoption dans certaines d'entre elles comme nom patronymique.

Precede souvent comme dans les communautes du basin oriental dela Mediterraneede l'undice de filiation hebraico-arabe : Ben Aharon, Benharoun.

Au XXeme siecle, npm peu repandu, porte essentiellement en Algerie ( Alger,Oran, Constantine, Biskra, Bone ) ainsi que, moins frequemment, au sud du Maroc, et en Tunisie (Tunis

Abbate 

Nom patronymique d'origine arabe, textellement celui qui recoit, indicatif d'une profession : celui qui receptionne les marchandises dans les ports au nom des importateurs de l'interieur, correspondent au transitaire moderne, métier juif par excellence dans tout le Maghreb avant la modernisation et l'occupation europeenne.

Autre formes : Abbat, Abato. Au XXeme siecle, nom tres peu repandu, porte, semble-t-il, uniquement en Tunisie, aTunis

Une histoire de familles-Abbou

    Abbou  

Nom patronymique d'origine arabe, porte aussi bien par les Juifs que par les Musulmans, diminutive berbere du prenom theophore Abdallah, l'esclave de Dieu, equivalent du prenom hebraique Obadiah. Le prenom de Abdallah, aujord'hui porte uniquement auMaghrebpar les Musulmans. Etait autrefois egalement porte par les Juifs et il existait meme au Maroc' une famille qui l'avait meme adopte comme nom patronymique.

Autre explication connue : trait de crarctere, l'homme presomptueux, vaniteux. Par contre la recherché d'une origine hebraique, si elle est seduisante est peu convainconte.

Adoptee par la branche de Safed de cette illustre famille d'origine algerienne, elle vient souligner le merite de sa grande piete : Abou serait constitue par les premieres letters en hebreu du celebre passage des Psalmes : " marque au coin de la verite et se la droiture " Psalmes, 111, 8.

ABBOU ou ABOU ou BENABOU : c’est soit un nom de tribu marocaine (‘abbû) soit un diminutif berbère formé sur Abdallah qui signifie en arabe serviteur de Dieu (‘abd’Allah). Le préfixe ben veut dire fils en arabe

Ismael Hamet penche egalement pour une origine hebraique mais qui rejoint en fait la premiereune-histoire-fe-familles explication : Abbou, Abbo, Abboun. Ce dernier, qui porte la masque de l'augmentatif espagnol et arabo africain parait venire de Habdu dela Bible( Esdras X, 26 ) ou de Habdon qui justifierait sa parente avec Abdallah qui a pour equivalents hebraiques Habdiel et Obadia.

Autres orthographes : Abou, Abu, Benabou, About, Benabout. Au XXeme siecle , nom moyennement repandu, porte surtout au Maroc ( Csablanca, Meknes, Rabat, Ksar es souk, Beni Mellal, Erfoud ) mais egalement en Algerie ( Alger, Oran, Bone , Guelam, Medea, Relizane, Sidi Bel Abes  ) et tres peu en Tunisie ( Tunis, Sfax, Beja )

Rabbi Shlomo Ben Abbou.

Rabbin don’t la tombe au cimetiere d'Oufran, dans le Sous, considere comme le plus antique du Maroc, etait un lieu de pelerinage. Parmi les miracles qu'on lui attribue' on raconte qu'un musulman qui avait oser profaner sa tombe, tomba immediatement paralyse et ne put se relever qu'apres l'intercession de ses parents aupres du saint et des offrandes

Akan Ben Abbou

Grand commercant caravinier dans le village de Tgost, dans la vallee de l'oued Noun, dans le Sous au XVieme siecle, specialise dans la traffic avec l'Afrique noire. Repute pour sa droiture et sa richesse, un chroniqueur portugais contemporain le cite comme exemple du bon traitement reserve aux Juifs puisqu'il etait considere de son temps comme l'homme le plus riche de la region.

Yehouda Ben Abbou.

Commecant representant a Alger du grand negociant international Shkomo cohen charge par le bey de Tunis de negocier en 1669 un traite de paix et de commerce avec les Pays-Bas.

Shemouel Ben abbou.

1789 – 1879. Fils de rabbi Abraham. Celebre commercant ne a Alger, il monta en Terre Sainte en 1817 avec sa famille et s'installa a Safed. Avec son pere Abraham. Qui avait de vastes relations commerciales, et ses freres, ils fonderent une enterprise de negoce intrenational en relations avec l'Afrique et l'Asie.

C'est aunsi qu'il se rendit en Inde ou il obtint du grand negociant Obadia David Shlush, le monopole de l'importation dans la region du colorant tres recherché, l'indigo pour la tincture en bleu des textiles.

Parallelement a sea affaires, il deploya une remarquable activite publique.Revolte par les conditions de misere et d'humilation de la communaute juive locale, il tenta , en vain, d'en organizer l'auto defense.

Sur la recommendation du philanthrope anglais Sir Moses Montefiori qui deploya de grands efforts pour ameliorer la situation du vieux Yichouv de Terre Sainte, il obtint le titre de consul de France en Galilee

Il se rendit en Algerie, conquise entre temps parlaFrance, pour tenter de mobiliser ses anciens compatriotes en faveur du Yichouv juif d'EretzIsrael. Il encouragea les olims venus du Maroc' ainsi que les pelerins musulmans du Maghreb, a se mettre sous la protection delaFranceet il montra le meme zele a les defender au cours de ses 40 ans de service.

C'est ainsi qu'il n'hesita pas a se render a Constantinopole poue demander la tete d'un terrible brigand qui semait la terreur dans toutelaGalileeet a obliger ensuite les autorites locales a mettre en execution la peine de mort prononcee contre lui dans la capitale de l’empire ottoman.

Apres le tremblement de terre de 1837 qui detruisit totalement la ville, faisant des milliers de victims parmi la population juive et musukmane. Ul s'efforca d'y attirer de npuveaux habitants juifs en rachetant le terrain entourant la tombe du plus venere des saints, rabbi Shim'on Bar Yohai/ a Meron/ qu'il restaura a ses faits.

En signe de reconnaissance il est depuis coutume, et jusqu'a nos jours, pour ses descendants d'ouvrir chaque annee la celebration dela Hiloulade Lag Baomer – qui attire des dizaines de milliers de pelerins – par la procession des Rouleaux dela Loide la maison des Abbou a Safed des Tanaim.

Avant de quitter l'Algerie, il avait noue des liens d'amitie avec l’emir Abdel Kader. Apres sa defaite et son exil a Damas a partir de 1844, le chef de la revolte algerienne reprit ses liens d'amitie avec Shemouel, le recontrant a plusieurs reprises de la frontiere entrela Syrieet Eretz Israel sur le Pont des filles de Jacob

Rabbi Yaacob Abbou  1830 – 1900 

Fils de de rabbi Shemouel, il lui succeda dans le commerce, la representation consulaire delaFranceet la direction de la communaute de Safed. Sioniste fervent, il intervint dans le rachat des terres sur lesquelles furent edifies les deux premieres mochavim Michmar Hayarden et de Yessod hamaala.

A sa mort, c'est son proper frère, rabbi Itshak Mordekhay, qui grace a ses relations, lui succeda comme consul de France en Galilee et comme grand rabbin de Safed.

Son neveu, rabbi Meir, fils de rabbi Yaacob, lui succeda et pour suivit la tradition familiale de la Hiloula de Meron jusqu'a la creation de l'Etat d'Israel. Apres sa mort, son fils rabbi Raphael obtint la reconnaissance officiele de la procession, organisee desormais sous l'egide du ministere des Cultes et avec la participation du consul de France en Galilee

Une histoire de familles-Abbou

une-histoire-fe-famillesRabbi Abraham Haim Abbou

Fils de rabbi Shemouel. Il fut envoye comme emissaire de Safed et deJerusalemen Inde en 1869, puis en Afrique du Nord en 1887.

Jacob Hay Abbou

Arriere petit fils du fondateur de la famille en Terre Sainte. Ne a Safed en 1902, il fut comme tous les proteges francais declare sujet ennemi et expulse avec sa famille par les Turcs des la declenchement dela PremiereGuerreMondiale.

La Franceenvoya un bateau pour amener les refugies en Corse, parmi kesquels plusieurs centaines d'originaires du Maroc des familles Toledano, Berdugo, Zrihen ect….Apres la guerre, ils revinrent en Galilee mais un certain nombre d'entre eux preferent rester a Ajaccio ( Ajaccio, ville de France, chef-lieu du département dela Corse-du-Sud et dela Région Corse) ou ils fonderent une synagogue.

Moise Abbou

Grand notable de la communaute de Monstaganem. Il fut designe en 1850 comme commissaire delegue du Consistoire d'Oran a Mostaganem  (  Mostaganem (arabe:مستغانم), est une ville et chef-lieu de la wilaya de Mostaganem en Algérie. )

Rabbi Maimoun Abbou 

Fils de rabbi Reouben Celebre Grand Rabbin de Mostganem en Algerie, seconde moitie du XIXeme siècle. Auteur de quatre livres publies a Livourne, don’t le plus connu " Hessed veemet ", publie en 1865 et rredite en 1931, traite des coutumes de deuil, des preceptes rituels relatifs aux deniers devoirs de visite aux malades, en arabe dialectal algerien.

Ses autres livres : " Deguel Reouben " en 1867. " Bnei Reouben " en 1864, " Mate Reouben " en 1867, " Chebet Yehouda " en 1874' commentaire de l'Ecclesiaste. Son fils, Joseph, fut le president de la communaute de Mostaganem jusqu'en 1933.

Maxime Abbou

Fils de Joseph, fils de Mimoun, celebre avocet, ne a Moostaganem en 1895. Il fut Batonnier de de l'Ordre des avocats de Mostaganem dans les annes trente, et le president de la section locale du parti radical socialiste

Menahem Ben Abbou

Un des grand notables de la communaute de Meknes a la fin du XIXeme siècle. Il epousa sa cousine Esther Ohana , la fille du grand richard deMeknes, Yaacob Ohana.

Grand negociant, receveur de la poste francaise et vice consulde France,ilfavorisa l'ouverture de la premiere ecole de l'Alliance aMeknesen 1901. Etabli ensuite a Rabat, il fut un des rsres juifs marocains a aquerir en 1927 la nationalite francaise sans avoir a quitter le pays comme le stipule la clause de l'allegeance perpetuelle adoptee parla Conventionde Madrid de 1880.

A la demande du Resudent general Theodore Steeg, le nouveau sultan Sidi Mohamed Ben Youssef, le releva avec les members de sa famille, du devoir d'allegeance perpetuelle. Il s'installa ensuite comme colon dans la region deRabat.

Victime de la crise economique qui toucha tardivement le Maroc après le krachde Wall Streeten 1929. Il mourut ruine aRabaten 1939. Son oetit fils, Marcel Benanou lui a consacre son dernier livre " Menahem Mimoun, une époque familiale

Mimou Ben Abbou

Frere de Menahem. Grand commercant et notable de la communaute deMeknesau debut du XXeme siecle. P resident de la communaute au debut des annes vingt, il fut a l'origine d'une initiative unique dans l'histoire du judaisme marocain : la creation d'un nouveau mellah aMeknes.

Face au surpeuplement et a l'insalubrite du vieux mellah, il prefera a la proposition dela Municipalitede mettre a la disposition des familles aisees des terrains pour u edifier leurs maisons dansla NouvelleVilleeuropeenne, la construction d'un nouveau quartier juif proche de l'ancien.

Il ne put malheureusement voure la realisation de son projet, emporte par la maldie en 1924 alors qu'il etait alle inviter son frere Menahem a Rabat au marriage de sa fille ainee, Mazaltov avec Amram Toledano ( les parents de l'auteur de ce livre ).

Il fut le premier a etre enterre dans le nouveau cimetiere acquis sur son initiative par la communaute et jouxtant le Nouveau Mellah

Geoges Ben Abbou

Fils de Menahem. Presudent dela Communautede Port Lyautey dans les annees 1950, administrateur de l'organe du Conseil des comminautes Israelites du Maroc, "La Voixdes Communautes " et tresorier du Conseil des Communautes jusqu'en 1956.

Albert Ben Abbou

Fils de David, fils de Mimoun. Administrateur de societes aParis, ne aRabaten 1918. diplome d'Etudes Superieures de Latin etde Grec,ilfut en 1937 le premier bachelier juif de Meknes.

Victime des lois discriminatoires deVichy, dut interrompre ses etudes a l'Univesite de Bordeaux en 1940 et rentrer au Maroc ou il se convertit avec son oncle Maurice Benabou, comme agent d'affaires

.Apres l'independencedu Maroc,ils'installa aParisou il se distingua dans la promotion immobiliere.

Marcel Ben Abbou

Fils de David' petit fils de Menahem' professeur d'histoire romaine a l'Universite de Paris-Censier. Ne aMeknesen 1938, il fit ses etudes a l'Ecole Normale Superieure de Paris. Ou il obtient son aggregation.

Il consacra sa these de Doctorat a " La resistance berbere a la romanisation de l'Afrique du Nord ", parue en livre chez Maspero. Parallelement a son activite scientifique, il fut avec Geoeges Perec un des fondateurs de L'Ouvroire de Litterature Potentielle, don’t il est le secretaire " definiment provisoire ".

Depuis quelques annees il s'est egalement lance avec success dans l'ecriture, publiant tour a tour des livres aux titres intriguants, bien dans l'optique des interrogations de l'Olipo sur l'ecriture, prix de l'Humour noir, qui a ete traduit en allemand, italien, anglais et japonais, puis " Jette ce livre avant qu'il ne soit trop tard " reflexions profondes et humoristiques sur la difficulte d'etre auteur et..lecteur.

Son troisieme livre " Menahem, Mimoun, une apopee familiale, " traite de la difficulte d'ecrire frontalement l'epopee de sa famille, comme il en avait fait le projet encore enfant a Meknes, donnant au passage une description tres emouvante de son milieu familial dans la comminaute juive de Meknes dans les annees quarante et cinquante, avant le grand exode versla France, largement precede par le sien propre.

Maxime Ben Abbou

Fils de Maurice, petit fils de Mimoun, medecin gyneologue a paris, il fut en 1955 le premier Marocain Laureat du Prix du Concours General de France et de l'Empire francaus qu'il recut des mains du President Coty a l'Elysee.

Cet evement culturel symptomatique de l'integration des juifs marocains dans la culture francaise, recut un tres large echo' alors qu'au Maroc la lutte pour l'independence atteignait son paroxysme

Isaac Abbou

Fils de David; Un des plus remarquables dirigeants du judaisme marocain au XXeme siècle. Ne a rabat en 1896 d'une famille originairede Tetouan,ilfut tour a tour president des communautes deRabatet deCasablanca. Il fut un des partisans les plus determines a l'adhesion du judaisme marocain au Congres Juif Mondial et represent le Maroc en1951 ala premiere reunion dela SectionNord-Africainedu Congres Juif Mondial qui se tint a Alger.

Profitant du flou du Dahir de 1945 reorganisant les Comites des Communautes et autorisant les presidents des Comites des Comminautes a se reunir a Rabat une fois par an, il chercha au cours de la secode reunion en1947, aelargir cette autorisation pour fonder un organisme representative du judaisme marocain en creant, sans demander l'autorisation des autorites de controle, un Bureau Federal permanent ayant son siege a Rabat.

Il se heurta a la mefiance de l'Administration qui n'apprecia guer cet esprit d'independence et il fut contraint de demissionner la meme annee de la presidence de la communaute deCasablanca.

Il fit preuve du meme esprit critique en condamnant, au retout d'une visite en Israel en 1953, les luttes partisans entre les emissaries de l'Agence Juive, qu'il accusa de passer leur temps a defendre les partis qui les avaient nommes, au lieu de trouver des solutions originales pour encourager la alya problematique des classes moyennes.

Les emissares d'Israel plaident chacun pour leur propre parti et sont incapables de donner aux candidats aises des renseignement concrets sur la situation economique.

Comment s'etonner que les individus émigrés jusqu'ici du Maroc etaient, dans leur majorite, des dechets des mellahs de ce pays, n'ayant pour la profession que des occupations douteuses ?

Auteur d'un livre devenu classique : " Musulmans andalous et Judeo-Espagnols, consacre a l'histoire et a la culture des Arabes et des Juifs en Espagne et au Maroc. Il se retire a Paris, visitant annellement le Maroc et c'est au cours de l'un de ses voyages qu'il devait mourir en 1961

R.Raphael Abbou.

Rabbin ne a Tiberiade, descendant de la célèbre famille des abbou d'Algerie. Il epousa la fille de rabbi Mordekhay Ohana, descendantde rabbi Raphael Ohana, le célèbre rabbin originaire deMeknes.

En 1950 il fut pressenti par les fondateurs americains de l'oeuvre d'Otsar Hatorah – des juifs d'origine syrienne installes aNew Yorksous la direction de M. Shalom – por fonder un reseau d'ecoles talmudiques au Maroc .

Il reussit en moins de trios ans de mission a poser les bases de ce qui allait devenir le plus grand reseau d'ecoles religieuses au Maroc.

 Il commenca par fonder un Talmud Torah aCasablanca, puis aRabat. Il signa avec les villes ou existaient déjà des ecoles religieuses modernes " Em Habanim ",Meknes,Fes, et Sefrou, des accords avec les communautes prevoyant un soutien financier en contre partie d'une intervention dans la fixation des programmes et la designation des maitres.

Avec la grande vague des departs après l'independance du Maroc de Otsar Hatorah, parllelement avec les Loubavitch, prit de fait en charge toute l'education religieuse au Maroc, disposant a ce jour de la plus grande yechiva du Maroc, " Nevei Shalom " a Casblanca

Mardoche Ben Abbou

President de la communaute de Bone dans les annees quarantes

R. Moche Ben Abbou

Rabbin ne a Beni Mellal en 1928. De1958 asa alya en 1961, il dirigea la grande yechiva Neve Shalom de Casablanca. Rabbin du nouveau quartier de Guilo aJerusalemde1977 a1988.

Albert Ben Abbou.

Administrateur israelien, ne aCasablanca. Officierde Tsahal,ilfut le conseiller de David Levy pour les affaires juives au ministere des Affaires Etrangeres de1988 a  1992, puis membre de la mission militaire de l'ONU en Yugoslavie.

Une histoire de familles-Abdallah-Abdelhak-Abdoun.

une-histoire-fe-famillesAbdallah 

Nom patronymique d'origine arbe, prenom d'homme devenu non patronymique principalement dans les communautes orientales, qui a pour sens : l'esclave, le serviteur de Dieu, equivalent de l'hebreu Obadiah.

Selon Abraham Laredo, la tribu guerriere juive des Abid-Allah qui s'etait oppose a l'netreprise de conquete du Nord marocain par le fondateur de la premiere dynastie royale musulmane au Maroc, Idriss Ier,  a la fin du VIIIeme siecle, avait prefere apres sa defaite quitterla Marocpue l'Orient et se serait installee dans l'ile de Djerba en Tunisie.

Ce patronyme est atteste dans la communaute juive d'Espagne des le XIIeme siecle, en particulier aux Baleares. Dans l'ile de Majorque. Au XXeme siecle, ce prenom a cinsonnance trop musulmane, etait totalement tombe en desuetude depuisfortlongtempsdans les communautes juives et n'y avait survecu que cimme patronyme – tres rare d'ailleurs – uniquement au Maroc.

Abdelhak.

Nom patronymique d'origine arabe, prenom masculine qui a pour sens l'esclave de la verite. Ce prenom, tres usual parmi les musulmans et autrefois porte egalement par les juifs, avait depuisfortlongtempstotalement disparu dans les communautes juives ou il n'a survecu que comme patronymique.

Le nom est atteste en Espagne au XIVeme siecle, dans les Baleares, dans l'ile de Majorque. Au Xxeme siecle, nom extremement rare porte uniquement au sud du Maroc – Marrakech, Zaouya di Sidi Rahal,Casablanca.

Shalom Abdelhak.

Commercant originaire dela Zaouyade Sidi Rahal, officiant de la synagogue Charles Netter aCasablanca.

ABDIAS ou OBADIA ou OVADIAH ou OBADIYAH : correspond à l’hébreu ‘ovadhyah (serviteur de Dieu) et popularisé par Abdias, l’un des 12 prophètes de la bible (livre d’Abdias).

Abdoun.

Nom patronymique d'origine arabe, ethnique de la tribu des Oulad Abdoun, fraction des Oulad Bahou-Sghar dans la circonscription de Oued Zen en Algerie.

A XXeme siecle, nom tres peu repandu. Porte uniquement en Algerie, dans l'ancien department de l'Algerois.

Une histoire de familles-Abecassis


une-histoire-fe-familles

Abecassis.

Nom patronymique d'origine arabe typique au Mghreb et inconnu dans les communautes orientales, forme de l'indice de filation Aben ( le n est tombe por des raisons de phonetique ) et du subsantif Kassis, derive de Ksa qui signifie conte, ksida ou ecrit rime, et par extension, le troubadour, le devin, le charlatan.

Ce sobriquet aurait ete  accole par derision par les Musulmans, dans le lointain passe, aux notables et aux pretres chretiens et aux rabbins juifs. On peut trover un debut de confirmation a cette hypothesedans le fait que dans la passé c'etait effectivement le titre porte par les chefs des communautes juives en Algerie, equivalent du tutre de " Cheikh " au Maroc et de " Caid " en Tunisie.

Autre explication base sur l'origine arabe ; nom de métier, deformation phonetique de Belhziz, celui qui travaille la soie ecrue. Abraham Laredo, dans son monumental ouvrage sur les noms des juifs au Maroc, fidele a sa tendance a faire remonter dans le plus lointain passé l'origine des noms, y decele une origine bibkique ethniquede la vallee de Kaces, attribuee lors du patage de la terre Promise par Josue a la tribu Benjamin.

Les porteurs de ce patronyme seraient donc les descendants de la tribu de Benjamin. On peut a la suite evoquer egakement le prenom biblique de Gacez, tombe en desuetude.

Jose abecassis de Lisbonne ( voir dans la suite l'article le concernant ) se refere, lui, a l'antique et célèbre tribu juive des Banou Kassis qui vivait pres de Medine, en Arabie. Au temps du prophete Mohammed.

Apres le triomphe de l'islam, eke aurait émigré en Espagne ou elle aurait fonde la localite de Bacassissu a l'est du pays. Une partie de la tribu aurait ensuite émigré au Maroc des le Xeme siècle.

Le nom esr effectivement atteste en Espagne au XIIIeme siècle sous la forme de Abengacez. Il ne fait pas de doute que le patronyme Cazes est une re-hispanisation de Abecassis. Mais vue l'importance de cette famille, nous l'etudieront a part.

A partir de la seconde moitie du XIXeme siècle nombre de menbres de cette familledu Nord du Maroc ont émigré versGibraltar, le Potugal et en Amazonie et au Bresil. Autres formes : Kassis, Cazes.

Au XXeme siècle, nom moyennement repandu. Porte essentiellement au Maroc ( Tetouan, Larache, Tanger, Fes, Marrakech,Rabat,Sale, Mogador,Safi,Casablanca,Meknes), mais egalement en Algerie (Oran, Mascara, Lamoriciere, Arzew, Batna )

ABECASSIS ou ABBECASSIS : plusieurs sens possibles : soit père âgé (de l’araméen  ‘abba’=père et gashîs=âgé), soit père du prêtre (de l’araméen abba=père et gassîs prêtre), soit originaire de le cité d’Emek Kessis, où se seraient réfugiés des membres de la tribu de Benjamin (cf. bible : Josué 18 :21).

Rabbi Yossef Abecassis.

Rabbin a Rabat-Sale au milieu du XVIeme siècle. Il fut lors de la crise messianique de Shabtai Zvi, un des plus fervents adeptes du faux Messie qui, de Turquie, avait prophetise ala Redemptiondu peuple juif et l'arrivee du Messie pour l'an grace 1666.

Malgre la conversion du faux messie pour la deliverance, rabbi Yossef fit partie de ses nombreux partisans qui continuerent a croire en secret en sa mission divine. Aussi quand dix ans plus tard, un nouveau prophete, Yossef Abensour, se leva a Meknes pou announcer le retour de Shabtai Zvi, " Le vrai Messie d'Israel ", il se joignit a lui et prit sa defense, confirmant son interpretation de la prophetie de Zeroubabel fixant l'arrivee du Messie a l'an 1675.

Apres ce nouvel echec, il revint comme les autres marocains a la stricte orthodoxie.

Rabbi Yahya Abecassis.

Rabbin aSaleau XVIIeme siècle, contemporain de rabbi Yaacob Abensour de Fes, la plus grande autorite en matiere dela Halakhade sa generation, avec lequel il fut en correspondence.

Rabbi Itshak Abecassis.

Rabbin a Tanger fin XVIIeme, debut XIXeme siècle. Parmi les sigataires de la " Haskama " de 1795 par laquelle la communaute de Tanger decida de prendre son autonomie et de ne plus dependre du tribunal rabbinique de la ville mere de Tetouan.

Moses Abecassis.

Negociant ne a tanger en 1724, il fut le premier membre de la famille a s'installer a Gibraltar, devenue colonie anglaise en 1713, u oil devait mourir en1828 al'age de 104 ans.

Messod-Fortunado Abecassis.

Fils d'Isaac. Ne a tanger en 1791, il fut le premier member de la famille a s'installer au Portugal après la suppression definitive du Tribunal de l'Inquisition en 1821.

Il fut avec d'autres originaires du Maroc, parmi les fondateurs de la premiere sunagogue depuis l'Expulsion de 1497, " Shaar Hachamayim ", la porte du Ciel, dans la localite de Ponte Delagado, dans les iles des Acores –  Les Acores sont un groupe d'iles portugaises qui se trouvent au centre de l'ocean Atlantique, a environ  km de Lisbonne et du Maroc et  km de la cote est de l'Amerique du Nord.

Il fonda une grande famille dont plusieurs descendants devaient, un siècle plus tard, se convertir au christianisme.

Rabbi Yehouda Abecassis.

Rabbin ne a Mogador en 1 813. Il monta en Terre Sainte en 1967 et s'installa dans la ville de Tiberiade, en Galilee. Il fut envoye comme emissaire de la ville au Maroc deux ans plus tard, pour  recuellir des fonds pour ses yeshivots. Il mourut au cours de sa mission, en 1870, a Meknes

Moses conquy de Abecassis.

Fils de Fortunado,il quitta le Portugal pour s'installer a Londres ou il fonda une nouvelle branche de la famille

Salomon Abecassis.

Notable de la communaute sepharade de Londres fondee et dirigee par les descendants des expulses d'Espagne et des Marranes du Portugal. A partir du milieu du XIXeme siècle, la communaute regroupee autour de la synagogue Portugaise de Bevis Mark surnommes " los Moros ".

Il fut elu a plusieurs reprises membre du Maamad de la communaute' la derniere fois en 1848.

Le marranisme est un terme utilisé à partir du XVe siècle en reference aux Juifsde la peninsule Iberique (EspagnePortugal) convertis au catholicisme, souvent de force, et qui continuaient a pratiquer le judaisme en secret. Au Portugal, ils ont ete traditionnellement designes sous le nom de cristaos novos(nouveaux chretiens), appellation aujourd'hui souvent remplacee par celle de crypto-juifs.

Messod Abecassis.

Fils de Menahem. Un des grands notables de la communaute juive de Tanger au cores de la seconde moitie du XIXeme siecle, alors la plus riche et la plus emancipee des communautes juives du Maroc. Il fut longtemps presudent de la communaute et interprete ala Legationdes Etats-Unis, alors une des plus actives de la capitale diplomatique de l'Empire cherifien et l'mi intime du pacha de la ville.

Il se distingua dans la promotion de l'education religieuse des jeunes de la communaute

Menahem Abecassis.

Fils de Messod, il succeda son père dans la fonction d'interprete dela Leguationdes Etats-Unis. Membre actif de la communaute, il fut parmis les fondateurs en 1884 dela Commissiond'Hygiene, la premiere dans l'histoire du Maroc, qui devait contribuer grandement a l'amelioration de la situation sanitaire de l'ensemble de la population et servir d’embryion a la premier minicipalite moderne du Maroc.

Moise Abecassis.

Grand negociant a Tanger, seconde moitie du XIXeme siecle. Exportateur de peaux et de cuirs vers l'Amerique, disposant d'un vaste reseau de ramassage s'etendant a l'interieur du pays.

Il fut l'agent de " Goat and Sheep Skin Import Company of New York ". protege americain, on dit aussi qu'il se livrait a la contrebande de carabines americaines Winchester les plus perfectionnes de l'epoque, vendues aux tribus du Rif.

Grace a ses relations avec le consul americain a Tanger, il obtint en 1852, un poste de vice consuk des Etats-Unis, pour l'un de ses proches a Larache, Messod Abecassis.

Rabbi Shimon Abecassis.

Rabbin enseignant a Mogador. Alors la plus peuplee des communautes juives du Maroc, a la fin du siecle dernier. Avec le grand essor du port de Casablanca au debut du XXeme siecle, Essaouire commencs a se depeupler en faveur de la nouvelle metropole er Rabbi Shimon finit par se joindre aux emigrants.

Il fut longtemps enseignant dans l'institution d'education religieuse, " Keter Torah " de Casablanca. Il publia son premier ouvrage, " Palgue Mayim ", un recueil de sermons, a Londres en 1906' et le second " Shesh Anikhi "' commentaires et novela, a Casablanca en 1935.

Ce livre a ete reedite a Jerusalem par ses descendants au debut des annees 1980.

Itshak Abecassis.

Imprimeur ne a Jerusalem au debut du siecle dans une famille originaire de Fes. Son imprimerie, " Dfous Hammara", se specialisa dans l'impression des ouvrages des rabbins marocains jusqu'à sa femeture au debut des annees 80.

Jose Aboudarham-Abecassis.

Fils de Max ( Moses ) Bensaude Abecassis. Ingenieur ne a Sao Mathuro, pres de Portp au Portugal en 1911, descendant de la famille de Tanger unstallee au Portugal au miliaeu du dernier siecle.

Officier du Merite Indistruel poue son action en faveur du developpement economique du Portugal.

Jose Maria De Abecassis.

Fils de Max, ne a Lisbonne en 1938. Ingenieur en electricite et telephone. Auteut d'une monumentale genealogie des familles juives de Gibraltar et du Portugal du XVIIIeme siecle, en cinq volumes publies a Lisbonne en 1990 et a laquelle nous faisons souvent referance dans cette etude

Raymond Abecassis.

Avocat ne a Alger. Il fut parmi les membres de la resistance du groupe Geo Gras a Alger. Il fut l'assitant de Maurice Ayoun a la tete du grope charge, en vue du debarquement americain du 8 novembre 1942, de prendre et de neutraliser le Palais d'été, residence du Gouverneur General.

Rabbi Yehouda Abecassis.

Rabbin a Tetouan dans les annees cinquante et soixante. Hebraisant emerite, il a largement contribue a l'edition du grand ouvrage de l'un des plus celebres rabbins de sa ville natale au XVIIIeme siecle. Rabbi Yaacob Malka' " Sefer Ner Hammarbi ", ainsi qu'a la publication dy recueil de Responsa des rabbins marocains, Sefer Michpate Tsadikim ".

Armand Abecassis

Professeur titulaire de la chaire de philosophie generale a l'Universite Michel Montaigne de Bordeaux. Militant communautaire, membre du comite de redaction de l'organe de l'Alliance " Les Nouveaux Cahuers ".

Ne a Marakech, il s'est installe en France apres ses etudes. Il collaboralongtemps avec le rabbin Josy Einsebberg a l’emission televisee hebdomadaire de France 2' " Ecoute Israel ".

Leurs commentaires dela Bibleont ete reproduits in extenso dans le livre " A Bible Ouverte " . Auteur d'un ouvrage monumental sur la pensee juive en trois volumes : " Du desert au desie "; " De l'etat politique  a l'etat prophetique "; " Espaces d'oubli et memoire du temps ".

Il a egalement publie " La lumiere dans la pensee juive ; ' Le temps du partage : les fetes juives de Roch Hachana a Pourim.

Jaky Abecassis.

Fils de Maxime Abecassis, huissier de justice. Pharmacien et directeur de societes be a Alger en 1941. Directeur des Laboratoires Boiron a Lyon. President dy Syndicat Français dela PharmacieHomeopathique.

Elliette Abecassis

Fille du professeur Armand Abecassis. Professeur de philosophie a Paris. Son premier roman " Quomram " , paru en 1996, un thriller theologique policier melant evenements contemporains et la secte de Quomran. Autour de la possession des manuscrits dela MerMorte, rencontra un tres vif succes.

La critique fut aussi enthousiaste pour son second roman policier philosophique sur le Mal sur fond dela Shoaparu en 1997. Critique litteraire du mensuel parisien " L'Information Juive ".

Raymonde Cohen-Abecassis.

Celebre chanteuse de folklore marocain en Israel ou elle arriva jeune fille de Casablanca avec sa grand-mere. Apres avoir acquis ka celebrite dans les milieurx originaires du Maroc en Israel, elle s'installa poue quelques annees en France avant de revenie en Israel ou elle connait actuellement une consecration nationale.

Souvent appelee pour des concerts en France et au Maroc. L'Histoire de sa vie a fait l'objet en 1995 d'une grande emission a la seconde chaine dela Televisionisraelienne.

Yael Abecassis.

Fille de la grande chanteuse Raymonde nee a Tel-Aviv. Celebre presentatrice d’emissions enfantines ala Televisionisraelienne et actrice de cinema. Elle a notamment joue dans le film d'Avi Toledano : " L'Heritage ".

Raphael Abecassis.

Celebre graphiste israelien, originaire de Marakech. Ses tableaux graphiques d'inspiration orientale connaissent un grand succes en Israel et a l'etrnger. Il dessina l'affice officiele commemorant le 40eme anniversaire de l'Etat d'Israel.

Une histoire de familles-Abehsera

Abehsera. אביר יעקב

Nom patrynomique d'origine arabe, typique du Maroc, d'apparition relativement recente, porte par l'une des plus illustres familles de rabbins marocains donr la renommee depasse les frontieres du pays, exemple unique dans les annales du judaisme nrd-africain d'ne dynastie de rabbins se succedant " de droit " de pere en fils " a la maniere des cours hassidiques d'Europe Ocidentale.

Abou hsera, signifie en arabe le propietaire de la natte, le tapis du pauvre au Maghreb, fait de branches de palmier tresses. Ce surnom aurait été donne au fondateur de la famille, un celebre kabbaliste de Jerusalem du XVIIIeme siecle, rabbi Shmouel Elbaz 1698 – 1749, en souvenir du miracle de sa traversee de la mer sur une natte.

La tradition rapporte que nomme emissaire de Jerusalem aupres de la riche communaute de Turquie, il ne parvint pas a trouver de place sur le premier navire en partance, le capitaine lui refusant l'acces a bord. Le rabbin etendit alors sa natte sue la mer et s'y installa, suivant ainsi l’embarcation jusqu'au port d'arrivee de Smyrne, sous les yeux ebahis et stupefaits des passagers et du capitaine qui  tout au long de cette etrange tarversee, le suoolierent de alur pardonner et de bien vouloir monter a bord.

Izmir (en grec : / Smýrni), connue autrefois sous le nom de Smyrne, est le deuxième plus grand port de Turquie (après Istanbul), et la troisième ville du pays par le nombre d’habitants. Elle est située sur la mer Égée près du golfe d’Izmir. Ses habitants sont les Smyrniotes.

Arrives a bon port, ils ne tarderent pas a propger partout le prodige dont ils avaient ete temoins. Cette natte, le rabbin la transportait avec lui de ville en ville tout au long de ses peregrinations dans les communautes juives por y coucher, refusant les invitations des notables.

Ce serait egalement pour rappeler cette extremr humilite et son ascetisme que lui fut accole le surnom de l'homme a la natte. Selon une autre tradition cet eminent kabbaliste qui s'etait rendu a Jobar, en Syrie pour etudier aupres de l'illustre rabbi Haim Vital, avit coutume d'etudier dans sa sunagogue assis sur la natte et après sa mort' il fut enterre dans la azara de la sungogue et sa tombe recouverte se cette natte' deviant un lieu de pelerinage connu.

En plus de cette explication traditionnellement rapportee dans la famille, il en existe d'autres plus au moins convaincantes. La premiere est que fidele a l'enseignement talmudique du " Pirke Abot ", les Preceptes des Peres. Rabbi Shemouel avait choisi pour subvenir a ses besoins de vivre de l'artsanat de la fabrication de nattes pour ne pas " profiter " dela Torah.

La seconde explication fait appel a une origine hebraique : comme fervent kabbaliste, rabbi Shemouel passait le plus clair de son temps a l'etude dans la cour ( en Hebreu " Hatser ", prononcee a la marocaine " Hasser " ) de sa maison, d'ou le surnom de " Abbi hahasser, devenu Abehsera.

La derniere explication enfin, avancee par Isaac Abbou dans son livre " Musulmans andalous et Jydeo-espagnols ", se fonde egalement sur l'origine hebraique et vienr rappeler le don de poete de rabbi Shemouel, surnomme le pere de la poesie, " Abi-Hashira ".

Quoi qu'il en soit, au dela de cette legende' il n'existe aucune trace historique sur les circonstances qui ont pu amener ce rabbin ou ses descendants a quitterla Terrre Saintepoue le Maroc et s s'installer justement dans une region aussi isolee que le Tafilalet, a la lisiere du sahara.

L'installation des juifs dans cette region sauvage et isolee est tres ancienne, son ancienne capitale Sijilmassa atant au Moyen Age, un des principaux comptoirs sur la grande route des carvanes reliant le Sahara aux ports dela Mediteranee.

Apres la destruction de la communaute de Touat, dans les confins algero marocains a la fin du XVeme siècle, une partie des membres de cette communaute du Tafilalet. En raison de son isolement, la comminaute du Tafilalet fut moins influencee que les autres communautes du Maroc par l'arrivee des expulses d'Espagne et conserva sa proper tradition jusqu'a nos jours.

Il est interessant de noter qu'il existe une tradition musulmanesemblable sur l'installation d'une famille sainte au Tafilalet : celle des Alaouites – qui a donne la dynastie qui regne du XVIIeme siecle a nos jours au Maroc – appelee d'Arabie par les habitants de la region pur leur prodiguer sa " Baraka ".

Depuis le milieu du siècle dernier, la famille Abehsera remplit en effet un role semblble pue la communaute juive du Tafilalet. Autre parallele intriguant : de meme que les Alaouites ne jouerent au depart aucun role dominant, de meme la famille Abehsera resta relativement anonyme jusqu'au siecledenier.

Ce que l'on sait de certain dans la genealogie de la famille marocaine est que l'ancetre rabbi Yiouch eut deux fils : rabbi Messod et rabbi Yahya. Rabbi Messod fut le pere de rabbi Yaaacob, le plus célèbre des membres de la famille et lr veritable fondateir de la dunastie.

Son frère cadet, rabbi Yahyaeut trios fils. L'aine, rabbi Moche quitta le Tafilalet pour fonder une nouvelle branche de la famille a Meknes. Un de ses trois fils, rabbi Eliahou quitta a son tour Meknes pour fonder une nouvelle branche de la famille a Fes ( les Boussira ), les deux autres , rabbi Shlomo et rabbi Yaacob restant a Meknes.

A partir de la fin du XIXeme siècle une partie de la famille quitta le Tafilalet poue l'Algerie, particulierement pour Colomb-Bechar, d'autres membres s'installent en Ertz Israel et jusqu'en Amazonie.

 Autres orthographes : Abicera, Abecera, Boussirah, Bicera, Boussira, Boassera, Bissira. Au XXeme siècle, nom moyennement au Maroc ( Tafilalet,Meknes,Fes' Tiznit.Casablanca, Marakech ) , et en algerie ( Oranais, Algerois, Constantinois et Sahara)

Une histoire de familles-Abehsera-Rabbi Yaacob. 1808 1880.

 

Rabbi Yaacob. 1808 1880. אביר יעקב

Fils de rabbi Messod. Talmudiste. Kabbaliste, dirigeant communautaire. Considere comme un des plus saints les plus celebres dans toute l'Afrique du Nord et veritable fondateurde la dunastie de rabbins de la famille.

Malgre le grand nombre d'ouvrages qui lui ont tete consacres, les contes et legends qui entourent depuis plus d'un siècle sa memoire, on possede en fait peu d'elements sue sa biographie.

On ignore par exemple le nom de ses maitres meme si l'on sait qu'il mota des dispisitions expetionnelles pour l'etude depuis le plus jeune age. La traditio0n pieuse rapporte que c'est le prophete Elie lui meme qui l'initia ala Kabbale.

Rabbi Yaacob voyait dans l'etude dela Torahla valeur religieuse supreme et en donna l'exemple tout au long de sa vie, passant ses journees et ses nuits a l'etude dans la synagogue, se contentant de quelques heures de sommeil seulement.

A l'amour de l'etude, il ajoutait la piete et l'ascetisme, mangent  peu, reduisant au minimum ses besoins physiques, s'adonnant a la meditation, aux jeunes prolonges, prenant frequemment des bains purificateurs quell que soit le temps.

Il n'avait que mepris pour l'argent et les biens de ce monde, distribuant aux etudiants et aux pauvres les dons qu'il receullait. Car sa passion de l'etude, il ne negligeait pas les besoins immediats de sa comminaute don’t il devint le guide nateriel et spiritual inconteste.

Malgre sa haute position au sein de la communaute et le respect don’t il joussait parmi les musulmans, il resta d'une grande humulite. C'est ainsi qu'il refusa se son vivant de publier aucune de ses oeuvres n'etant pas sur de leur valeur.

Contrairement a la tradition des autres rabbins marocains reservant l'acces a la science du mystere a une elite intellectuelle qui a déjà fait ses preuves. Il encouragea l'etude dela Kabbalepar le people et les letters. Kabbaliste influence par l'ecole de Safed' il estimait que seule cette etude pouvait permettre d'arriver a la verite supreme.

C'est pour cela qu'il est ecrit quela Torahde Dieu n'est pas au ciel, ni au dela des mers, mais a notre portee. Tout depend de l'homme qui, a force d'etude, de purification et de sanctification peur devenir digne de comprendre le secret dela Creation.

La diference entre le le sens litteral du texte dela Bible, le " pshat ", et le sens cache du " sod ", peut betre compare a la difference entr l'or et l'argent. L'eau douce et l'eauy saumatre. Celui qui s'en tient au seuk sens litteral ne peut acceder a l'interieur dela CourRoyale.

Il estimait que seule l'etude dela Kabbalepouvait amener l'homme a comprendre le sens profond des commandements et a les aimer au lieu de les subir : " La seule saisie du sens litteral transforme les mitsvot en fardeau, mais la comprehension de leur sens secret permer de savourer leyr vrai gout qui est sucre, et alors, de saumatre, l'eau deviant douce et delicieuse et au lieu d'etre un devoir, l'adoration de Dieu se fait dans la joie et l'extase ". 

Mais le service de Dieu ne peut etre parfait que sur Sa Terre. Toute sa vie, il brula du desir de monter en Terre Sainte, mais sa communaute refusait de le laisser partir faisant meme intervener les autorites nusulmanes pour l'en dissuader.

Apres trios vaines tentives de depart, il finit a l'age de 72 ans par prendre le chemin dela TerreSaintequ'il ne devait jamais atteindre. Il devait en effet succomber a la maladie quelque temps avant d'y arriver, apres d'Alexandrie, a Damenhoue en Egypte.

Son tombeau aest devenu un lieu de pelerinage por les juifs et les musulmans et depuis la signature de la paix avec l'Egypte, une grande Hiloula y est organisee chaque annee le 20 du mois de Tebet avec la participation de centaines de pelerins d'Israel et du monde entire.

Il laissa une oeuvre litteraire considerable qui ne fut publiee qu'apres sa mort. Parmi ses oeuvres imprimees, citons " Shaare arouka ", " Pitouhe Hotam ", commentaries surla Torah, Jerusalem 1885, reedite en 1963, " Yoroucha nichpateha Yaacob "' Responsa, Jerusalem 1885, reedite en 1965.

"Dorech tob " sermons Jerusalem 1885, reedite en 1965, " Guinze Hamelekh ", sur le livre dela Genese1889, 1890, 1961. "Elef binah " 1890, 1961, " Bigdr hasserad " 1889, 1969. " Mahsef halaban ", commentaries bibliques 1892/ " Yagel Yaacob " receuil de poesies ecrites  par rabbi Yaacob et se descendants.

Mais quelle que soit la valeur de son oeuvre litteraire, ce n'est pas elle qui fit sa gloire, comme l'explique Dan Manor – Lugassy dans le livre consacre a l'Ethique etla Kabbaleau Maroc. Le secret de l'extreme devotion don’t est entouree sa memoire est a rechercher plus dans sa personnalite que dans son oeuvre – pourtant immense mais connue seulement d'un petit cercle d'erudits.

Ce dont les masses marocaines miserables avaient besoin ce n'est pas d'un brasseur d'idees abstraites mais d'un home saint don’t la vie exemplaire peur server d'inspiration et dont les miracles peuvent etancher sa soif de mystique. Rabbi Yaacob a repondu a cette attente par sa piete, son ascetisme, son humilite et sa reputation, deja de son vivant et encore plus apres sa mort, de faiseur de miracles.

Rabbi Messod 1835 – 1909.

Fils aine de Rabbi Yaacob. Il succeda a son pere après son depart pourla TerreSaintecomme president du tribunal et chef spiritual de la communaute du Tafilalet. A sa mort, la communaute lui fit des obseques grandioses qui provoquerent la jalousie des musulmans qui le dererrent le soir meme.

Il serait alors apparu en reve a son fils David pour lui demander de ne pas reagir contre ce sacrilege car il etait merite; un des faveurs de la " Hebra Kadishsa " qui lui avaient fait sa derniere toilette etait en effet en etat d'impurete. 

Rabbi Aharon.

Fils de rabbi Yaacob. Il realisa le reve de son illustre pere et monta en Terre Sainte en 1887 pour s'installer a Tiberiade. Il se consacra a l'impression des ouvrages que son pere avait refuse de publier de son vivant et publia " Bigde Haserad ". J erusalem 188, Mashof Halban "Jerusalem1892, et " Alof Binah ",Jerusalem1893.

Il mourut a Tiberiade en 1913. Son fils, Yahia' fut tue par des emeutiers arbes en 1938 a Tiberiade

Rabbi Itshak 1876 – 1912.  

Surnomme Baba Hako. Le plus jeune des fils de Rabbi Yaacob. Malgre sa mort precoce – victime de fanatiques musulmans – il etait déjà considere de son vivant comme un rabbin miraculeux et, après sa mort, sa tombe est devenue un centre de pelerinage egalement venere par les musulmans.

La traditionraconte qu'il s'adonnait plus que pqermis a la boisson et que toutes les tentatives de mwttre fin a cette habitude echouerent, jusqu'a que ses proches comprirent que ce n'est qu'en buvant de la mahya qu'il pouvait le mieux etudier.

Sa Hiloula a lieu au mois de Chebat et pour lui etre agreable, il etait de coutume de deveser des bouteilles de mahya sur sa tombe.

Rabbi David

Surnomme Baba Do. Fils aine de rabbi Messod, petit fils de Rabbi Yaacob. Chef spirituel de la communautedu Fafilalet,ilconnut une mort tragique en 1920, victime des evenements politico-militaires qui accompagnerent la pacification francaise du Tafilalet.

Le chef des rebelles qui domina la region pendant trois ans, reussit a stopper l'avance de l'armee francaise. Souoconnant les juifs d'etre favorables ala France, il decreta leur extrimination, mais devant l'opposition de son people,  il accepte a la place de se contenter de la vie de leur chef, rabbi david qui fut place dans le flut d'un canon tyrant sur les troupes francaises.

La tradition rapporte qu'un mois avant sa mort, il en avait eu la premonition et s'y etait prepare. Convaincu que sa mort serait expiatoire pour le reste de la communaute. Il ne laissa pas de successeur. Auteur d'un ouvrage de commentaries du Pentateuque en 4 volumes, Petah Ohel publie après son martyre, a Jerusalem a la fin des annes 1920, et d'un receuil de ses sermons Sekhel Tob, publie a Jerusalem en 1920 aves une preface de son frère, Rabbi Israel Abehsera, Baba Sale

Une histoire de familles-Abehsera

Rabbi Abraham 1868 – 1948.אביר יעקב

Rabbin-juge ne ameknes, il fut un des disciples de rabbi Hayim Messa. Nomme au debut des annes 20 membre du TribunalRabbinique de Casablanca,iloccupa cette function jusqu'a sa mort a la fin des annes 1940.

Rabbi Makhlouf

Rabbin juge president du Tribunal Rabbinique de Marahech a la fin des annes quarante. Il representa Marrakech au Second Concil des Rabbins du Maroc qui se tint aRabaten 1949.

Rabbi Shalom.

Rabbin originaire du tafilalet' il fut appele par kes originaires de la region a leur server de rabbin en Algerie. Il fut le dernier grand rabbin de Colomb Bechar avant l'exode de la communaute après l'undependance en 1962.

Il s'installa a Marseille ou il mourut en 1971. Auteur de cinq ouvrages de Halakha publies a Jerusalem : " Zehab Sheba " – 1968, " Kaf Ahat " – 1968' " Keli Kessef " – 1973 et " Dibre Chalom " – 1974. 

Rabbi Israel 1890 – 1984.

Plus connu sous la pronciation berbere de son nom, Baba Sale. Fils de rabbi Messod, il  succeda a son frère rabbi David comme chef spirituel de la communaute de Tafilalet et s'installa a Boudenib avant de passer en 1940 dans la nouvelle capitale du Tafilalet cree par les Francais, Erfoud.

Sa reputation de piete, d'ascetisme et de faiseur de miracles etait déjà grande quand il decida au debut des annees soixante de monter en Israel, apre s'y etre rendu en visite a pkusieures rep[rises au tewmps du Mandat britannique et avoir fait une premiere tentative de s'installer a Jerusalem puis a Ashkelon, il s'etablit en 1970 dans la petite ville de devoloppement du nord du Neguev a Netivot ou il fonda une Yechiva et une synagogue, 

Apres sa mort, son tombeau est devenu un haut lieu de pelerunage qui attire chaque annee des dizaines de milliers de pelerins d'Israel et du monde entire. De nombreux livres ont ete publues au cours des dernieres annees racontant sa vie et ses miracles, aussi bien en hebreu qu'en francais.

Il n'a laisse aucune oeuvre bien qu'il semble, selon ses descendants qu'il ait beaucoup ecrit alors qu'il etait encore au Maroc, mais ses mabuscrits auraient ete perdus.

Rabbi Meir.

Fils aine de rabbiIsrael, ne en 1917. Il fut p[resident du tribunal rabbinique d'Erfoud et du Tafilalet avant de monter enIsraelen 1966. Il s'installa a Achdod ou il refusa tout poste official, preferant s'isoler pour etudier. Mais la reputation de la famille rejaillit sur lui et ses fideles n'eurent de cesse jusqu'a ce qu'il accepte de seconder son illustre pere tombe malade et ouvrit a son tour sa porte aux malades et aux solliciteurs.

Sa reputation de saintete et de faiseur de miracles se repandit dans tout le pays. Atteint d'une grave maladie' il devait y succomber en 1983, du vivant de aon pere qui en epriuva un chagrin inconsolable, qui devait l’emporter l'nnee suivante.

Joseph 1898 – 1996

Fils de rabbi Abraham Grand negociant et dirigeant communautaire ne aCasablancaau debut du siècle. Il fut conseiller municipal et member dela Chambrede Commerce. Sur le plan communautaire, il fut president de Otsar Ha torah, tresorier du Conseik des Communautes juives du Maroc, Vice president de la communaute de Casablanca et tresorier dela Caisse Israelite de Relevement economique de Casablanca et de Rabat.

Rabbi Elazar.

Fils de de Rabbi Meir. Rabbin et fondateur d'une grande Yeshiva et d'une synagogue a Beer-Sheba. Connu pour son erudition et sa piete, beaucoup le considerent comme le seul digne succeseur de son illustre grand pere, babaSale.

D'autres par contre voient d'un oeil plus critique l'extension de son empire, demandant a la police d'enqueter sur ses acquisitions foncieres.

Rabbi David.

Fils de rabbi Meir. Rabbin a Naharya,Israel.

Rabbi Barukh.

Le fils cadet de BabaSale. Il lui suceeda a la tete du complexe fonde a Netivot, prenant le titre devenu hereditaire de Baba Baroukh et apres quelques oppositions s'imposa comme le veritable successeur sprituel de son pere.

Rien portant ne semblait de predestiner a cette haute function cae dans sa jeunesse il s'etait lance dans la politique locale devenant Maire adjoint d'Achkelon en 1977.

Implique dans une affaire de corruption, il fut condamne a une lourde peine de prison. Apres sa liberation avant terme, en 1983, il revint assister son pere malade, et le seconder dans une action publique. Sous son influence, il se repentit et se prolongea dans l'etude et la pratique rekigieuse la plus stricte.

Avant la mort de son illustre pere. Il se revetit de son celebre foulard et se proclama son successeur. Cette intronisation peu dans la tradition marocaine, ne devait pas manquer de soulever de vuves critiques dans la presse et rn 1995 deux journalists, Yassi Bar-Moha et Dani Dor ont consacre a la famille un livre requisitoire " Saints et compagnie – la famille Abehsera, legende et realite "

Une histoire de familles-Abehsera

Rabbi Itshak. Abehsera.

Surnomme Baba Hako. Ne au tafilalet en 1893/ President du Tribunal d'Erfoud jusqu'a sa alya enIsraelen 1948. Grand rabbin de la ville de ramle, il s'aquit une reputation de saintete qui depassait se loin les frontiers de la ville.

Il fut nomme en juillet 1959 par Ben gourion member – seul sepharade – dela Commitiond'enquete sur les evenements de Wadi Salib presude par le juge dela CoueSupremeEtsioni.La Commissionconclut que kes emeutes etaient revelatrices d'un malaise reelet qu'il etait necessaire de prendre des mesures poue mettre fin a la discrimination objective des originaires des pays islamiques.

Mort prematurement dans un accident de voiture a la fin des annees soixante.

Rabibi Abraham. Abehsera.

Fils de rabbi Itshak. Il succeda a son son pere comme Grand Rabbin de Ramle, poste qu'il occupa jusqu'a sa mort en 1973, date a laquelle son frere rabbi Yehiel, lui succeda.

Aaron. Abehsera.

Fils de Rabbi Itshak. Educateur et home politique israelien. Monte en I srael encore enfant avec sa famille, il commenca par enseigner apres ses etudes a l'Universite Bar-Ilan.

Remarque por son intelligence et ses relations familiales par les dirigeants du Parti National Religieux alors a son apogee, il fut encourage a se lancer dans la vie politique. Il fut d'abord, a 23 ans, maire de Ramle avant d'entrer ala Knesset en 1973 comme le plus jeune depute.

Il fut ensuite Ministre des Cultes dans le premier gouvernement de Menahem Beguin. Accusede mauvaise gestion de son ministere, le Ministre des Cultes, il fut acquitte a la suite d'un premier process qui fit grand bruit, reveillant le spectre de la confrontation entres sepharades et achkenazes.

Il quitta sur fond de ces recriminations, le Parti National Religieux, a la veille des elections de 1981 pur fonder Tami ( Parti dela Traditiond'Israel ) qui fit campagne sur le theme de la discrimination des sepharades. Malgre le peu de temps dont il disposa, le nouveau parti reussit a faire passer quatres deputes.

Il se joignit au second gouvernrment de Beguin comme Ministre du Bien etre social, mais il fut constraint de demissionner en1982 ala suite d'un second process ou il fut reconnu coupable de detournement de fonds dans la gestion du fond de charite au nom de son pere, beneficiant de financement public, et condamne a des travaux d'interet public.

Relu en1984 ala Knessetsur la liste de tami, il rejoignait le Likoud aux elections de 1988 et continua a sieger ala Knesset jusqu'en 1992. 

אביר יעקבJacques  Abehsera

Fils de Yossef. Gerant de societes et militant communautaire, ne a Colomb bechar en 1930 dans une famillle originaire du Tafilalet. Ancien tresorier dela FederationSionisted'Algerie, il fut parmi kes fondateurs de SIONA, le movement de Sionistes d'Afrique du Nord enFrancequi'il representa a plusieurs Congres Sionistes.

President de l'Executif et dela CommissionSocialedela FedrationSepharaditeMondiale, member du Comite Directeur du C.RI.Fet president mondial de l'Association Rebbi Yaacob Abehsera.

David. Abehsera.

Indistruel ne a Meknes, il dirige aCasablancaun des plus grands groupes de textile du Maroc.

Daniel. Abehsera.

Fils de Maurice Abehsera. Assureur, ingenieur et directeur commercial ne aRabaten 1953. Apres des etudes humanistes a l'Institut d'Etudes orientalesde Paris,ilobtint le diploma d'ingenieur de l'Institut Superieur dela ConstructionMecaniqueet un doctorat en Sciences Economiques.

President depuis 1991 d'Intertechnique Aerospatial, il avait ete auparavant directeur commercial de l'entreprise et directeur adjoint des affaires internationals de " Messier Hispano-Bugati.

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