Les noms de famille juifs d'Afrique du nord des origines a nos jours – Joseph Toledano- Cabalo-Cabeza-Cahloun-Cabalo

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CABALO

Nom patronymique d'origine espagnol, emprunté au règne animal, le cheval, par extension le cavalier celui qui monte ou possède un cheval et au figuré celui qui possède les qualités de cette monture noble. Le nom figure sur la liste Tolédano des patronymes usuels au Maroc au XVIème siècle, précédé de l'indice de filiation: Ben Cabalo. Au XXème siècle nom très peu répandu porté au Maroc (Tafilalet, Rif, Safi).

  1. YEHOUDA: Fils de rabbi Messod. Rabbin Kabbaliste connu à Safi à la fin du XVIIeme siecle.

PINHAS: Plus connu sous diminutif de Pini. Syndicaliste israélien d'origine marocaine. Secrétaire du Conseil Ouvrier de la ville de développement de Bet-Shéan, militant du Parti Travailliste. Sécrétaire national des Conseils Ouvriers d’Israël.

 

CABALLERO

Nom patronymique d'origine espagnole, le cavalier, celui qui monte le cheval. Au figuré synonyme de senor, le messieur, le galant homme, le noble. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle figurant sur la liste Tolédano des noms usuels à l'époque. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté au Maroc.

ABRAHAM: Fils de Yéhouda. Notable de la communauté de Fès, il figure avec les rabbins et les notables, parmi les signa­taires de la Takana de 1688 sur la limitation des dépenses somptuaires pour les repas de noces et autres fêtes familiales. Les excès des riches familles contraignaient les familles moins fortunées à s'aligner sur elles alors que la situation générale de la communauté s'était dégradée et pour tenter d'y mettre fin on recourut à une Takana, règle d'administration à valeur religieuse.

 

CABEZA

Nom patronymique d’origine espagnole, la tête, indiquant soit une particularité physique, l'homme à la grosse tête, soit une qualité intellectuelle, la grosse tête, l'érudit. A rapprocher du patronyme arabe Elkoubi qui a le même sens. Il existe toutefois chez les Musulmans un patronyme presque identique Qabisa qui signifie un amas de terre et de cailloux. Ce patronyme s'était déjà illustré en Espagne, en particulier à Tolède dès le XlVème siècle. Au moment de l'expulsion d'Espagne de 1492, des membres de cette famille trouvèrent refuge au Portugal. Cinq ans plus tard, en 1497, le Portugal décrétait à son tour l'expulsion sans permettre dans la pratique à ceux qui le désiraient de quitter le pays à temps. Au-delà de la date-limite fixée par les autorités, tous les Juifs encore présents sur le territoire portugais furent baptisés d'office, déclarés chrétiens et renvoyés chez eux. Dès que les circonstances le permirent une partie des membres de la famille quittèrent le Portugal vers 1530 pour les îles Canaries et de là ils s’embarquèrent clandestinement pour le Maroc où ils purent revenir ouvertement au judaïsme dans le port d'Azemour. Quand les Portugais furent contraints d'abandonner le port en 1541, ils transférèrent ses habitants juifs à Tanger et de là ils passèrent en partie à Marrakech. De là ils se répandirent dans les autres villes du Maroc, en Europe et après la conquête française, en Algérie. Autre orthographe: Cabessa Au XXème siècle, nom très peu, répandu porté au Maroc (Marrakech, Mogador, Casablanca) et en Algérie ( Oran, Tlemcen, Alger, Orléansville, Jeryville).

ANTON: Marrane portugais, condamné à être brûlé sur l'autodafé en 1531 pour pratique secrète du judaïsme par le tribunal de l’Inquisition des Iles Canaries.

ITSHAK: Un des notables de la communauté d'Azemour vers 1530. Bien que le port fut à l'époque occupé par les Portu­gais, ses gouverneurs permirent le maintien d'une communauté juive contrairement à la décision d'expulsion adoptée dans la métropole, ne pouvant se passer des Juifs qui servaient d'intennédaires dans les relations avec les populations et les autorités musulmanes de l'arrière-pays. Cette tolérance était vivement combattue par l'Eglise qui soupçonnait la commu­nauté d'accueillir des Marranes fuyant la péninsule ibérique pour revenir ouverte­ment au judaïsme. C'est ainsi que le banquier Itshak Cabeza fut soupçonné en 1537 par les prêtres d'être justement un de ces Marranes. Mais en l'absence de tribunal de l'Inquisition, il ne fut pas inquiété par le gouverneur soucieux de la prospérité de sa ville et poursuivit ses activités à Azemour jusqu'à son évacuation définitive par les Portugais en 1541. Il choisit alors de s'installer à Marrakech, avec son frère Abraham. Il devint le banquier du souverain Saadien, contrôlant tout le com­merce passant par les ports d'Agadir, Safi et Azemour.

ABRAHAM: Chef de la communauté des expulsés de la péninsule ibérique à Marrakech au milieu du XVIème siècle. Avec son frère le banquier, ils prirent faire et cause pour les Saadiens dans leur lutte pour le pouvoir contre les derniers Watassides. Les chérifs Saadiens, descen­dants de la famille du Prophète, fondèrent leur pouvoir et leur prestige sur leurs succès dans la lutte contre les Portugais qu'ils contraignirent à évacuer les ports d'Azemour et d’Agadir. La légende raconte que se basant sur les prophéties d'un devin juif, Masliah Ben Gouacha, Abraham encouragea le prétendant saadien, Mohamed-El-Cheikh, à partir à la conquête de Taza et de Fès, lui prédisant la victoire. Effectivement il l’emporta et son prestige grandit à la cour, prestige dont il usa pour développer les affaires familiales et intervenir en faveur de ses coreligion­naires du royaume chérifien. Avec le développement du commerce extérieur, des membres de la famille s'installèrent dans les ports du Maroc ainsi qu'à Marseille, Hambourg et Amsterdam. Après l'occupation de l'Algérie, leus descendants devaient ouvrir une nouvelle succursale à Oran.

HANANIA: Un des grands commerçants de Mogador au milieu du XIXème siècle, descendant de la famille de Marrakech.

DAVID: Commerçant à Mogador à la fin du siècle dernier. Agent consulaire du Portugal, il devait être relevé de ses fonctions après l'instruration du protectorat français, soupçonné de vendre des armes aux tribus berbères rebelles non encore pacifiées. L'accusation ne fut pas prouvée et il put reprendre ses activités commerciales. En 1914, il fut nommé agent consulaire des Etats-Unis et après la fin de la Première Guerre, il fut chargé des intérêts consulaires allemands et autrichiens.

  1. ABRAHAM: Rabbin à Orléansville dans les années vingt.
  2. YAACOB: Rabbin à Jeryville dans les années vingt.

 

CACOUB

Nom patronymique d'origine arabe, au sens difficile à cerner, sans doute ethnique de lieu. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté uniquement en Tunisie, à Tunis.

OLIVIER-CLEMENT: Fils de René Célèbre architecte français né à Tunis 1920. Premier Grand Prix de Rome en 1953. Architecte en chef des Bâtiments civils et des Palais nationaux depuis 1959. Architecte-conseil de la République tunisienne, il a tracé les plans du Palais présidentiel de Monastir et les plans d'urbanisme des villes tunisiennes de Kairouan et Monsatir.

 

CAHLOUN

Nom patronymique d'origine arabe, indicatif d’une particularité physique: augmentatf de cahl, le noir, le noiraud, le brun accentué, teint qui détonne dans la société juive où la blancheur de peau était le canon par excellence de la beauté, plus particulièrement chez la femme. A rapprocher de l'autre patronyme proche Suied. Au XXetne siècle, nom extrêmement rare, porté uniquement en Tunisie.

 

CALAHORRANO

Nom patronymique d'origine espagnole, ethnique de lieu: Calahorra, en Navarre, autrefois centre juif prospère qui possédait une des plus anciennes synagogues de la péninsule ibérique. Le nom figure sur la liste Tolédano des patronymes usuels au Maroc au XVTème siècle. Au XXème siècle, le nom semblait avoir disparu au Maghreb.

  1. HAIM: Un des rabbins expulsés d'Espagne installés à Fès et qui prit part à la grande controverse entre les Mégourachim et les Tochabim sur la règle de l'abattage rituel de la "Néfiha insuflation du poumon (voir Gaguin).

EFRAIM: Fils de Yona. Un des grands notables de la communauté de Fès à la fin du XVIlème siècle.

 

CALDERON

Nom patronymique d'origine espagnole, indicatif d’un métier, déformation phonétique de Caldero, le chaudronnier. En Espagne ce patronyme était commun aux Juifs et aux Chrétiens. Le nom est attesté au Maroc au début du XVTème siècle figurant sur la liste Tolédano des noms usuels à l’époque. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté uniquement au Maroc.

 

CALVO

Nom patronymique d'origine espagnole, ethnique de la bourgade de Calvo, dans la province de Pontevardo. Autre explication plausible: particularité physique: l'homme chauve. Ce patronyme figure sur la liste Tolédano des noms usuels au Maroc au XVTème siècle. Autre orthographe: Calbo. Au XXème siècle nom extrêmement rare porté uniquement en Tunisie, à Tunis, par des descendants des Livoumais.

 

CANDERO

Nom patronymique d'origine provençale, diminutif hispanisé de candelero, fabricant ou marchand de chandelles, le travail de la cire étant au Moyen Age un métier typiquement juif. Il est également possible que ce patronyme ne soit qu'une altération phonétique du nom plus connu: Calderón. Au XXème siècle nom très rare porté à notre connaissance uniquement au Maroc, à Meknès.

 

CAÑIZO

Nom patronymique d'origine espagnole, ethnique de la bourgade de Cañizo, dans la province de Ponteverda. Au XXème siècle, nom extrêmement peu répandu porté en Algérie, dans l'Oranais et également au Maroc (Marrakech) sous la forme de Kanizou.

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