Bebay-Bedjai-Bedoucha-Behar-Beida-Belahcen-Belahdeb-Belahem

BEBAY

Nom patronymique d'origine hébraïque porté par une famille de prêtres à Jérusalem après le retour des exilés de Babylone, au Vlème siècle avant J.C., comme il est mentionné dans la Bible, dans le livre de Néhémia (Vil – 6). Ce patronyme est attesté en Espagne au XVème siècle, et au Maroc au XVIème siècle. Au XXème siècle, le nom avait disparu au Maghreb.

  1. ITSHAK: Célèbre rabbin à Fès, descendant d'une famille de Mégourachim d'Espagne, mort vers 1617.

BEDJAI

Nom patronymique d'origine berbère, ethnique de la tribu des Bejaï, qui fonda le port de Bougie, en Algérie. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté uniquement en Algérie, dans l'Algérois et l'Oranais.

BEDOUCHA

Nom patronymique d'origine arabe, indicatif, selon le rabbin Eisenbeth, d'un métier: le colporteur, à rapprocher du patronyme marocain ayant le même sens, Rouah. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté uniquement en Tunisie.

BEHAR

Nom patronymique d’origine arabe, textuellement la mer, le marin, celui dont la profession est liée à la mer, équivalent de l'espagnol porté au Maroc: Delmar. A moins que l'origine ne soit hébraïque, dérivé de Béhira, l'élection. Autres formes: Elbhar, Lebhar, Lebar. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté en Tunisie (Tunis) et en Algérie (Alger).

BEIDA

Nom patronymique d'origine arabe, textuellement blanche, indicatif d'une caractéristique physique: l’homme ou la femme au teint clair. Autre explication possible: oeuf, celui qui a une tête en forme d'oeuf. Au XXème siècle nom très peu répandu, porté uniquement en Tunisie.

BELAHCEN

Nom patronymique d'origine arabe, déformation de Ben Lalicen, qui signifie textuellement le fils du meilleur. Autre explication aussi plausible, indicatif d'un trait de caractère: le fils de l'homme plein de charme, le charmeur. Le nom est attesté en Espagne dès le XlVème siècle et au Maroc dès le XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels de l’époque. Autres orthographes: Belahsen, Belahsein. Au XXème siècle, nom peu répandu, porté au Maroc (Marrakech, Meknès, Fès, Casablanca), en Tunisie (Tunis) et en Algérie (Oran, Constantine, Kenchela).

    1. YAACOB: Fils de Baroukh. Un des principaux protagonistes de l'amère contro­verse qui opposa au début du XVIème siècle les nouveaux arrivés, les Mégou­rachim expulsés d'Espagne, aux Tochabim, les anciens habitants de Fès, à propos d'une des règles de l'abattage rituel, la ״Néfiha" ou insuflation du poumon, interdite par les Tochabim et autorisée par les Mégou­rachim. La décision des rabbins des Mégourachim d'autoriser également les Tochabim de manger de la viande abattue selon la règle de la Néfiha mit le feu aux poudres. Les Tochabim, sous la direction de rabbi Haïm Gaguin et de son plus proche disciple, rabbi Yaacob Belahcen, prirent sur eux, par la Haskama de 1526, l'engagement irrévocable de ne pas acheter et de ne pas consommer de viande abattue par les Mégourachim, ce qui provoqua l'indignation de leurs rabbins, vexés de voir déclarer "charogne", la viande abattue selon leurs règles. Dans le feu de la contro­verse, un groupe d'extrémistes parmi les Mégourachim alla jusqu'à tenter d'assas­siner ce rabbin, considéré comme le plus proche conseiller du chef des indigènes, rabbi Haïm Gaguin. Il fut ensuite, sur dénonciation des Mégourachim, traduit devant le tribunal du sultan pour insultes à leurs rabbins et trouble à l'ordre public. Seule l'intervention du neveu du sultan, avec lequel il s'était lié d'amitié, le sauva de la prison – si ce n'est pire. Mais après de longues péripéties qui se prolongèrent presque 10 ans, les Tochabim finirent, en 1535, par annuler leur Haskama et par adopter, de guerre lasse, la coutume de la Néfiha et les autres coutumes de "la sainte communuaté des Castillans".
    1. YAACOB (1723-1806): Dit le second, pour le distinguer de son ancêtre. Rabbin à la vie pleine d'aventures et qui selon la légende, rapportée par rabbi Moché Benchétrit, sauva par son intelligence la communauté de Meknès. Orphelin très jeune, sa mère avait décidé, pour assurer son avenir, de monter avec lui en Terre Sainte, mais elle mourut en route, à Alexandrie. Le jeune orphelin fut alors recueilli par un notable de la communauté, qui l'éduqua comme son propre fils. Comme il était d'une grande intelligence, le père adoptif commença à le préférer à ses propres enfants. Leur jalousie devint telle qu'à 17 ans, le jeune Yaacob fut contraint de quitter la maison de son bienfaiteur. Resté seul au monde, il décida de revenir dans sa ville natale. Là, il trouva sa paisible communauté en butte à la haine implacable d'un redoutable agitateur reli­gieux musulman qui, par ses prêches enflammées, montait la population crédule de la médina contre le mellah, alors que le gouverneur de la ville, tout à ses amours, le laissait faire sans réagir. Pour soigner sa réputation d'homme saint, il avait fait courir le bruit que chaque vendredi, des anges du ciel venaient le prendre pour l'amener faire ses prières à la Mecque, et que, là-bas, les chorfas lui reprochaient amèrement les privilèges exorbitants accordés aux Juifs dans son pays. La communauté, désemparée, ne savait com­ment réagir contre la montée du péril qui se précisait de jour en jour. C'est alors que le jeune rabbin eut une idée de génie, préconisée par le très populaire proverbe local, qui recommande de "suivre le voleur jusqu'à sa porte". Comme il était excellent bijoutier, il fabriqua une superbe paire de boucles d'oreilles en or serties de diamants. Un chef-d'oeuvre dont il s’empressa de faire cadeau au pacha pour sa nouvelle concubine, en prenant soin, toutefois, de ne lui donner qu'une seule boucle. La suite était prévisible: la concubine, conquise, réclama l'autre boucle – la mode ne se prêtant pas, en ces temps de naïveté, aux extravagances des belles d'ajourd'hui.. Le pacha, qui ne pouvait rien lui refuser, la réclama à son tour à rabbi Yaacob qui lui expliqua candidement qu'il n'avait pas l'autre boucle, l'ayant perdue. "Mais qu'à cela ne tienne, il n'y a qu'à la demander au bijoutier-fabricant. Certes, il tient boutique outre-mer, à la Mecque, mais comme nous avons la chance d'avoir parmi nous un saint homme qui se rend chaque vendredi dans la ville sainte, il n'y a qu'à lui demander ce petit service d'aller voir de ma part le bijoutier". Le crédule pacha s’empara de l'idée et chargea le saint homme de la commission. L'imposteur comprit qu'il jouait son va-tout et alla supplier rabbi Yaacob de lui donner l'autre boucle. Ce dernier accepta bien volontiers, mais posa comme condition que sa sainteté s'abs­tienne à l'avenir de toute attaque contre les Juifs. Marché conclu. Le vendredi suivant, toute la ville en émoi attendait le retour du marabout de la Mecque. Pour ménager ses effets, il arriva ce jour en retard, expliquant qu'il avait dû faire le détour chez le bijoutier et exhiba la belle boucle ! Tout le monde y avait trouvé son compte: la belle concubine était aux anges, le pacha comblé, le saint homme confirmé dans sa sainteté, et la communauté en paix. Et chaque fois que le méchant homme manifestait des vélléités anti-juives, son complice de rabbin lui rappelait que les mains, qui avaient fabriqué des boucles d'oreilles, pouvaient tout aussi bien en fabriquer d'autres ou un demi-bracelet, un demi-collier… et le calme revenait au mellah de Meknès…
  1. YAACOB: Rabbin à Meknès, seconde moitié du XIXème siècle. Signataire vers 1840 d'une Takana avec le célèbre rabbin Yaacob Berdugo qui, à sa mort, lui consacra une élégie reproduite dans son recueil de poèmes "Kol Yaacob״.

ELIE: Publiciste et journaliste à Tunis, il fut le rédacteur de l'hebdomadaire satirique en judéo-arabe ״Ejaabal”, le Rigolo, qui parut en 1910-1911.

FELIX: Publiciste et militant sioniste, il fonda et dirigea avec Félix Nataf, l'hebdo­madaire d'action sociale et d'informations juives ״Tel-Aviv״ qui parut à Tunis entre 1936 et 1939.

SIMON: Militant sioniste à Tunis dans les années quarante et cinquante. Fondateur de l'association ״Agoudat Sion״, dans la ligne du sionisme de salon de l’avant-guerre ne mettant pas l'accent sur la alya et la réali­sation personnelle. Vice-Président de la Fédération Sioniste de Tunisie en 1952.

BELAHDEB

Nom patronymique arabe, indicatif d'une particularité physique, textuellement le propriétaire de la bosse, le bossu. Ce surnom est devenu assez précocement nom patronymique au Maroc et figure sur la liste Tolédano des noms usuels au début du XVIème siècle. Egalement porté par les Musulmans sous une forme proche: Ahdab. Au XXème siècle, nom très rare, porté uniquement au Maroc, à Meknès.

    1. ELIEZER: Rabbin à Meknès, il épousa une des neuf filles du grand poète rabbi David Hassine. Il mourut précocement dans la grande famine de 1780 et son beau-père lui consacra une poignante élégie reproduite dans son recueil de poèmes ״Téhila leDavid״.
  1. YAACOB: Rabbin à Meknès, il fut à la tête du grand convoi d'immigrants qui quitta Meknès en 1885 pour Tibériade, dans le cadre de la grande vague de montée en Terre Sainte de la seconde moitié du XIXème siècle.

BELAHEM

Nom patronymique d'origine hébraïque, indicatif d'un trait de caractère: textuellement le propriétaire du pain, celui qui aime beaucoup manger du pain, le glouton. Au XXème siècle, nom très rare, porté uniquement en Algérie, dans le Constantinois, à Sétif.

Voir:"Une histoire de familles"-Joseph Toledano ed:Ramtol Jerusalem-page 141-144

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