His. des juifs de Safi-B. Kredya

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Histoire des juifs de Safi

PAGES DE L'HISTOIRE DES JUIFS DE Safi

L'histoire des juifs de Safi (Maroc) est aussi ancienne que la ville elle-même. Malheureusement, peu d'écrits lui ont été consacrés. Brahim Kredya, historien amoureux passionné pour sa ville, tente de relancer la recherche dans ce domaine. Il ne cesse de piocher dans les rares manuscrits disponibles et incite les chercheurs à suivre son exemple.

Ainsi, il s'est intéressé à toutes les composantes de la popula­tion de Safi à travers les âges, en essayant de mettre en valeur les personnalités qui ont joué un rôle prépondérant dans cette ville, en respectant la vérité historique, sans préjugé ni parti-pris.

Entre autres travaux, il a retracé le rôle joué dans l'histoire du Maroc par les sept saints juifs, les Oulad Ben Zmirro, à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, lesquels ont fait prospérer l'éco­nomie régionale sous l'occupation portugaise et se sont imposés comme les médiateurs entre l'occupant et les chérifs saâdiens à Marrakech, d'une part, et les tribus environnantes, d'autre part.

Le présent ouvrage est consacré aux juifs de Safi, la ville de tolérance et de coexistence par excellence, celle où les juifs et les musulmans ont cohabité, dans les moments les plus dramatiques comme les plus prospères.

Le respect mutuel et la coopération entre les deux communautés se sont perpétués malgré les inter­férences des mouvements extérieurs de lacolonisation et les intrigues de ses agents.

Certes, la plupart des concitoyens de confession juive ont quitté la ville mais ils continuent à y revenir en pèlerins, en touristes et en amis, à la recherche d'anciens compatriotes musulmans… Fasse Dieu que ces liens fraternels se consolident davantage, dans la paix et le respect mutuels !

Brahim Kredya

Histoire des juifs de Safi

Préface

Le nom de Brahim Kredya commence à s'imposer dans la nomenclature des chercheurs marocains grâce aux travaux qu'il a réalisés successivement au cours des dernières années et relatifs à l'histoire de Safi et de sa région, dont : « Le Faquih Mohamed al Haskouri », « Les Saints de Safi et des Abda » et « Âissa Ben Omar et la révolte des Oulad Zid, événement de Rafssa » – publiés en arabe, respectivement en 2000 pour le premier et 2003 pour les deux suivants -, outre les articles parus dans des périodiques scientifiques spécialisés dans les affaires de la région et les rencontres culturelles qu'il a organisées dans le cadre de l'Association de Safi pour la Recherche dans le Patrimoine Religieux.

Nous pouvons classer cet homme parmi les rares chercheurs qui ont consacré leur vie au service de la culture locale et considérer cette association comme un modèle à l'échelon régional.

Dans ce même contexte, Brahim Kredya s'est engagé dans une autre voie de recherche dans l'histoire et la culture locales. Ainsi, il a rédigé les «Pages de l'histoire des juifs de Safi », partant du principe que l'histoire de ces derniers constitue une partie indéfectible de l'histoire de la ville, d'une part, et de celle du Maroc, d'autre part, convaincu que tout ce qui a déjà été écrit au sujet des juifs du Maroc n’empêche nullement d'y revenir.

Histoire des juifs de Safi

 

 

Plus que jamais, ce domaine requiert un besoin urgent d'une nouvelle réflexion. L'auteur considère que l'écriture à ce sujet nécessite actuellement un courage évident que certains n'osent braver.

À partir de ces données, cette nouvelle étude de Brahim Kredya fournit des choix divers, se voulant scientifiques et logiques du début à la fin. Cela relève de l'évidence dans les points suivants :

–        Cette exploration est essentiellement monogra­phique, du fait qu'elle traite d'un espace géographique déterminé – Safi et sa région – et qu'elle s'intéresse à une réalité bien définie : l'histoire des juifs dans cet espace.

 Ce choix s'avère important pour révéler les caractéristiques locales de la communauté juive. Les résultats dépassent l'espace local pour couvrir l'ensemble du pays, considérant que l'étude doit permettre sans doute la rectification de beaucoup des préjugés répandus au sujet de la communauté juive au Maroc, et par conséquent favoriser la recherche et ouvrir la porte à des discussions dans de nombreux domaines qui ont été beaucoup négligés.

La recherche représente un travail bibliogra­phique par excellence, considérant que l'auteur y a réuni des informations qui étaient dispersées dans des documents, des études et des monuments.

 Il n'a pas non plus dédaigné les récits oraux de la région. Il y a en cela un grand intérêt parce que beaucoup d'informations et de récits locaux ne peuvent trouver place que dans une telle recherche.

Histoire des juifs de Safi

De là, l'importance de ce livre qui corrige beaucoup de préjugés qui, à force de répétitions, sont admis comme des réalités. 

Pour son travail, l'auteur a choisi la méthodologie convenant à ce sujet épineux, optant pour un chemi­nement que nous pouvons qualifier de modéré, appuyé sur des opinions diverses. Le chercheur est connu pour son attachement profond à la religion musulmane, et l'esprit de tolérance de cette confession est toujours présent dans ses analyses et dans ses discussions. 

Nous pouvons résumer les grandes lignes de cette étude de la façon suivante : 

  1. La présence très ancienne des juifs aux côtés des autres Marocains à Safi, d'où l'hypothèse de l'appellation hébraïque de la ville et son argumenta­tion parallèlement à l'appellation « amazigh ».

2.La pérennité de cette présence à travers l'histoire de la ville et de sa région.

3.Les juifs ont constitué par leur présence à Safi, à travers les âges, une communauté (Simon Lévy) fonctionnelle (Abdelwahab Al Massiri, spécialiste des affaires et de l'histoire des juifs). Brahim Kredya a privilégié ces données et même en a fait le support principal de son travail.

Histoire des juifs de Safi

Ainsi, il a considéré que la communauté des juifs de Safi, bien qu'attachée à ses coreligionnaires dans le monde parla Bibleet le Talmud, avait réagi avec le milieu social de la ville et adopté de nombreux modèles de la culture locale, au point que l'on pouvait faire une distinction entre cette communauté et les autres communautés du peuple juif.

 Le chercheur a exploité cela pour montrer combien la puissance et l'attrait de la culture locale ont rapproché les deux parties et pour mettre en évidence le génie de certains juifs et leur rôle dans cette fusion. Il conduit le lecteur à penser que la cohabitation équivaut à l'intégration de la communauté juive aux autres composantes de la population de Safi, dans le passé et dans le présent.

Selon l'auteur, l'intégration des communautés est allée au-delà du voisinage, a éliminé les mellahs ; les gens partagèrent le même domicile dans plusieurs quartiers, exercèrent ensemble les mêmes métiers, sans distinction aucune dans le milieu des indigents comme dans celui des riches, juifs ou musulmans.

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 La tolérance religieuse, la participation à certaines traditions populaires ont marqué les relations d'ami­tié et d'affection et ont fait que l'interaction entre les deux parties était courante et normale, contribuant ainsi à la naissance d'une culture commune.

Mais malgré cela, l'étude révèle que les juifs n'ont pas fusionné entièrement avec la population de Safi et leur intégration dans la culture et dans la société marocaines n'a pas été totale : cette communauté a préservé beaucoup des caractéristiques et des spéci­ficités qui la rattachaient à l'ensemble du peuple juif.

Plus important encore, le désir d'assimiler la civi­lisation occidentale est resté très vif parmi eux et dans ce même contexte, l'auteur révèle comment l'Europe coloniale a pu embrigader la communauté juive de Safi, comment elle l'a mobilisée pour arriver à ses fins et amenée à la servir à l'époque impériale ou coloniale. Cette étude constitue un pas utile et méritoire.

Pr. Ahmed Al Ouarit El Jadida, le 14 juin 2003

Histoire des juifs de Safi

Introduction

L'une des raisons les plus évidentes qui m'ont poussé à dévoiler ces faits et ces événements épars, relatifs à l'histoire des juifs de Safi, est ma profonde conviction solide et sincère et ma croyance ferme, que ceux qui feront l'objet de cet ouvrage, sont des Marocains de cœur et d'esprit, non des intrus venus accidentellement, comme le pensent certains.

Les racines de leur présence au Maroc remontent très loin dans l'histoire profonde du pays, dans sa cul­ture et dans son patrimoine. Ils ont été tout le temps l'un des constituants de la société marocaine, dans son existence et dans sa civilisation.

 Il n'est pas possible de les écarter de l'histoire de ce pays, avec ses traditions, ses hauts, ses bas et ses bouleversements. Ils étaient et sont encore aujourd'hui, qu'ils résident dans leur patrie, le Maroc, ou dans une terre d'émigration, fiers de leur marocanité, attachés à une grande partie des traditions originelles du pays, dans leur habillement, leur cuisine et dans la célébration des fêtes et des manifestations familiales.

 Ils continuent à exprimer leur allégeance au roi du Maroc à des occasions déteminées. Leurs synagogues retentissent encore de leurs prières, de leurs vœux sincères tant au Maroc qu'à l'extérieur.

 Cela n'échappe guère à tout observateur doué de jugement ni à tout insouciant maladif. Les Arabes disaient, il y a longtemps : « Point n 'est besoin d'explication après constatation. »

Les recherches historique et sociale permettent de confirmer que les juifs du Maroc ont toujours été attachés à leurs frères marocains musulmans, par des relations d'interaction et de complémentarité, d'entraide et de mutualité.

Histoire des juifs de Safi

Ils jouissaient « d'une place particulière dans la société, dans l'État et dans la culture, et d'une façon générale, dans la civilisation du pays ; ce qui est peut-être unique dans le genre par com­paraison avec la situation des populations juives dans d'autres pays dans le monde ».

Au cours des siècles et des gouvernements, les juifs marocains n'ont épargné aucun effort dans le développement des relations du pays avec les nations étrangères, en étendant son commerce, son industrie et son artisanat, et en enrichissant le Trésor par les rentrées des taxes et des droits de douane.

 Parmi eux figuraient le ministre et le conseiller, le consul et le négociateur diplomatique, l'intellectuel et le philosophe, le médecin et le comptable, le commerçant et l'industriel, l'artiste et le simple ouvrier.

 Ils ont toujours été « un élément utile et nécessaire dans la société, et leur récent départ a laissé une impression d'amputation, sensible encore, dans cette entité globale ».

 Et malgré le refroidissement, la détérioration et même l'aversion réciproque dans les relations entre juifs et musulmans, dus aux intrigues étrangères, à la colonisation et à l'infiltration du sionisme, la majorité des juifs marocains est restée fidèle à l'État marocain, pleinement dévouée au trône.

 Et en dépit de la régression et de l'affaiblissement qui les ont affectés par suite des miroitements de l'exil, ils représentent, nonobstant le petit nombre qui en est resté, la plus importante population juive dans le monde arabe.

 Outre ceux, ô combien nombreux, qui viennent encore visiter leur patrie, chaque année, de leurs différents pays d'émigration, même les plus éloignés, pour rencontrer des membres de leur famille, ou par nostalgie des régions de leur origine, ou encore pour se rendre en pèlerinage dans les plus célèbres lieux saints juifs, espérant leur bénédiction et pour participer aux festivités annuelles de la Hiloula.

En réservant cet essai aux juifs de mon lieu de naissance, je voudrais que leur histoire tînt une place dans mes recherches qui ont pour but d'exhu­mer les trésors du passé de cette cité antique – Que Dieu la préserve ! -, qui a toujours été terre de paix, de coexistence pacifique, de tolérance et de vie commune entre juifs et musulmans marocains.

 Dieu Seul sait combien de temps et d'efforts j'ai déployés pour en réunir la matière historique, avec la volonté tenace de l'enrichir continuellement au mieux de mes possibilités. Je n'y ai pas réussi pleinement, à cause des déplacements coûteux, au-dessus de mes moyens.

J'ai néanmoins préféré en publier le résultat, mal­gré le petit volume de cette recherche incomplète, avant que cela se perde, espérant que ce sera un motif qui conduira d'autres chercheurs à l'approfondir et à l'élargir.

Je demande à Dieu que mon travail soit utile

!

Il est le Connaisseur des secrets des âmes.

Kredya Brahim Safi, le 5 mars 2003

Histoire des juifs de Safi

Chapitre I

L'origine hébraïque du nom de la ville de Safi

Tous ceux qui ont parlé de Safi, chroniqueurs et historiens, reconnaissent que les racines de la ville remontent très loin dans les mystères de l'Histoire. Cette situation a suscité de grandes contradictions dans les avis relatifs à la fondation de cette ville et de là, dans la signification et l'origine de son nom : Safi.

Les versions se sont multipliées à ce sujet et les chercheurs ont emprunté différentes voies pour les justifier.

Les récits relatifs à l'appellation de Safi sont nombreux : l'un d'entre eux prétend que Safi est le nom d'une divinité phénicienne appelée « Sofia » ; un autre fait référence au passage des « Égarés » cité par Charif Al Idrissi dans son célèbre ouvrage : « Nuzhat al-Mushtacj fî Ikhirâq al-Âfâq » (« Plaisirs de l'amour à traverser les horizons », éd. complète par A. Bombaci, Naples et Rome, 1970-1984, 9 volumes.

Nous avons relevé entre autres, une anecdote curieuse pour ne pas dire étrange et inconnue de beaucoup, et nous l'avons gardée en attendant l'achèvement de cette étude.                           

 Safi serait dérivé d'un mot hébreu. Armand Antona l'a exposé avec moult détails dans sa célèbre étude des Abda. D'autre part, le professeur Ahmed Bouchareb y a fait allusion dans sa thèse sur la colonisation portugaise aux Doukkala, dans son étendue historique séculaire.

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Avant d'exposer les revers de cette appellation hébraïque, je dirai que cette version n'est pas la seule à prendre la voie linguistique pour expliquer le nom de Safi.

 Il y en a une autre qui prétend que le nom de Safi est originaire de la langue amazigh. J'estime que cette interprétation est utile pour la méthodologie, parce que l'adopter et la rapprocher de la version amazigh par la comparaison et l'analyse, nous fait toucher du doigt les données historiques et sociales qui ont justifié leur fréquence chez les chroniqueurs.

La version amazigh donne deux explications linguistiques différentes au nom de Safi :

La première prétend que le nom « Safi » est dérivé du mot amazigh « assafou » signifiant lumière, torche, flamme ou fanal.

La seconde relie ce nom à « assif ». En observant ce mot, nous trouvons que « assif » veut dire rivière et que « Asfi » et « Assafi » désignent l’embouchure

Malgré la différence entre les deux mots amazigh et leur sens, on trouve dans l'histoire ancienne de la ville la justification de leur utilisation sous la plume des chercheurs et des historiens :

Relier le nom de la ville au mot « assafou » est dû à une réalité historique incontestée, du fait que celle-ci qui « existe depuis des temps immémoriaux que seul Dieu connaît » (comme le dit Ibn Khaldoun), était un port de commerce important.

 De nombreux chercheurs pen­sent qu'il s'agissait de l'un des cinq ports construits par Hanon le Carthaginois, lors de son voyage le long des côtes atlantiques, au cours de son fameux périple dans le premier quart du cinquième siècle avant J.-C

Histoire des juifs de Safi

 Les recherches archéologiques vont dans ce sens pour le démontrer, en raison de la découverte de tessons de poteries puniques (carthaginoises) au Cap Guir et d'un morceau de statue de pierre au Djorf Elyahoudi.

 Safi a gardé son importance comme port de commer­ce durant les siècles suivants. Elle « était le dernier port qui accueillait les bateaux venant de la vier d'Andalousie vers l'est et plus loin, il n'y avait plus de destination possible pour eux ».

 Après ce port actif, il n'y avait aucune ville éminente et fortifiée, et plus bas, on trouvait des populations en contact avec l'extrême Souss et jusqu'aux confins de l'Abyssinie (Éthiopie) au-delà du Sahara, ce qui a augmenté cette envergure.

Nul doute que ce port, par sa stature commerciale et par sa situation extrême, a imposé à ses commerçants et sa population de prendre des précautions de vigilance et un mode de gouvernance : entre autres, l'installation de phares et de feux (assafou, en langue berbère des Masmouda).

Histoire des juifs de Safi

On installait sur les côtes des gardiens qui, dès qu'ils apercevaient une barque sur la mer, allumaient leurs flambeaux au-dessus des phares, annonçant une attaque et s'y préparant. Avec ces torches, ils guidaient également les embarcations, de nuit, vers le port et le salut.

 

La disposition des feux et des phares était un fait historique sur ce littoral et l'une des caractéris­tiques de la ville de Safi. Ce qui justifie l'attribution du mot « assafou » et de ses dérivés à la ville et donne une crédibilité et une justification scientifique à cette version.

2.- De même, en ce qui concerne le mot « assif» et ses dérivés : il se justifie par la construction de cette ville en aval du cours de Oued Chaâba, venant de l'est, en un lieu proche de son embouchure pour ne pas dire dans son embouchure même.

Cette « rivière » par ses crues inattendues qui emportaient tout sur leur passage est restée, à travers les âges, objet de terreur et d'inquiétude pour les habitants.      

[1] Mohamed Majdoub, « Hasilat Ettaharryat al Atarya bi Mantaqat Abda al Koubra » (« Histoire de la Province de Safi, des temps anciens au temps moderne »), Cahiers des Doukkala-Abda, Premier cahier, Casablanca, 2000, p. 34.

    La raison de l'appellation de Djorf Elyahoudi vient du fait qu'un juif qui se promenait en cet endroit est tombé du haut de la falaise et en est mort. Depuis, le site porte ce nom.

            Ahmed Mohamed Sbihi, « Bakourat ezzebda fi tarikh Asafi wa Abda », revu et présenté par Abderrahim EL Attaoui et Mohamed Drif, Imprimerie Al Anbaa, Rabat, 1994, p. 33

Histoire des juifs de Saf

S'il est difficile de considérer les crues des siècles passés, nous en connaissons les catastrophes des trois derniers, qui montrent combien elles étaient fortes dans l'histoire de la ville, et leur fréquence en tout temps.

Le fquih Al Kanouni a relaté plusieurs cas de ces cataclysmes durant les époques passées, dont nous aimerions citer quelques-uns, à titre d'exemples :

« Au cours d'une nuit du mois de Dhoul Hijja de l'an 1057 de l'hégire (correspondant à l'année 1647), après la dernière prière de îcha, une crue, entrant par Bab Chaâba, a inondé la ville, terrorisant la population. Des cris et des pleurs se sont élevés.

Les gens se mirent à déplacer leurs biens vers des lieux plus élevés. La crue s'est intensifiée, submergeant les maisons comme des vagues de l'océan. Elle détruisit la muraille du côté de la mer et dévasta les boutiques des petits commerçants, des marchands d'épices, des cordonniers, le pressoir, les minoteries, les maisons proches du souk, emportant tout sur son parcours.

 Elle creusa un ravin allant de Bab Chaâba à la mer. Ce ravin est resté jusqu'en 1060 de l'hégire (1650) ; les gens le traversaient sur un pont. »

« Au cours d'une nuit de Rabiî Ennabaoui de l'an 1205 de l'hégire (1791) à minuit, il y eut un vent très fort et une pluie abondante occasionnant une énorme inonda­tion de la ville, au moment où les habitants donnaient.

 Le courant fractura la porte de Bab Chaâba, détruisit des boutiques emportant leurs portes et abîmant les marchan­dises qu'elles contenaient… Il y eut plus de cent morts hommes et femmes. Les pertes matérielles furent très importantes. »

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