Histoire des juifs de Safi-B. Kredya

Pages de l'histoire des juifs de Safi

Brahim Kredya

Traduit de l'arabe par Abellah Ferhat

Chapitre II

Aspects de la présence juive à Safi : entre le passé et le présent

Probablement que ces choix étaient dictés par leur désir de garder l'ambiance de familiarité et d'amitié qui les rattachaient à leurs frères musulmans, et pour rester à proximité des souks de la médina et de ses « Kissaria » (bazars) où se trouvaient leurs commerces, leurs affaires et leurs ateliers ; et égale­ment pour résider près de leurs synagogues et leurs temples qui ont atteint le nombre de trente dans l'ancienne médina parce que leur confession leur impose de vivre ensemble en groupes pour pouvoir accomplir les rites religieux comme il se doit et afin d'avoir à leur portée la nourriture rituelle légale

      Les synagogues les plus connues et dont les anciens se souviennent encore, sont celles qui se trouvaient au Mausolée des Oulad Ben Zmirro, et de Derb Lihoud, dela Ruedu Pressoir, de Derb Boussouni, de Derb Samâa, de Derb Dizvana et de la rue du R'bat.

Cette population juive remarquable par son nombre et par son étendue créait une circulation intense entre les souks et les différents quartiers de la ville, mouvement continu que nul observateur ne pouvait ignorer.

D'autre part, les juifs géraient une grande partie de l'économie traditionnelle de Safi et de sa région :Dans le passé, la ville de Safi a connu une multiplication remarquable du nombre de métiers et d'activités commerciales. Jusqu'à l'année 1919, il y avait « cent onze [111] métiers, dépassant ainsi d'autres villes connues pour leur potentiel économique, comme Marrakech, Salé, et Essaouira ».

À propos de la « Hisba » à Safi, on raconte que cette administration sanctionnait sévèrement toute fraude en poids ou en qualité. Le « Mohtassib » condamnait à faire le tour de la ville tout prévaricateur, une corde autour du cou, encadré par deux mokhaznis qui annonçaient le genre d'infraction commise.

 Ils marquaient un arrêt de temps à autre pour le fouetter et le punir. Une histoire orale qui continue à circu­ler, indique que les juifs de Safi ont exercé la plupart des métiers de la ville comme ils ont été les seuls à pratiquer certains métiers, à tel point qu'ils y avaient excellé et qu'ils avaient acquis une grande renommée dans des domaines tels la peinture, la couture des vêtements traditionnels, le commerce des tissus, la cordonnerie, la fabrication des literies, des selleries, des bâts, l'épicerie, la boucherie et le commerce des céréales…

 Beaucoup de personnes âgées de la ville disent que le juif était un modèle dans son travail, son commerce et ses services, et avait un comportement exemplaire avec les clients en accomplissant un travail soigné et en respectant les délais. En outre, les plus pauvres d'entre eux ne dedaignaient pas les metiers les plus humbles et les plus avilissants comme le recurage et la vidange des egouts ou le nettoyage des dechets laisses par les animaux, le transport des voyageurs venus par mer, sur leur dos depuis les navires jusqu'a la terre ferme. C'etait l'une des specialites professionnelles des juifs de Safi, comme l'a rapporte un visiteur anglais, « depuis des centaines d'annees »

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