Histoire des juifs de Safi-B. Kredya

Histoire des juifs de Safi-B. Kredya 

Ainsi, nous constatons que : 

En 1508, il y avait pour chaque foyer juif, quarante foyers musulmans ;

En 1631, on comptait un juif pour quatre musulmans ;

En 1856, malgré l'espace de temps entre cette année et celle citée auparavant, le rapport du nombre de juifs dans la population restait presque inchangé : un juif pour trois musulmans ;

Dans les années 1918, 1926 et 1936, celui-ci passait à un juif pour environ cinq musulmans ;

Dans les années 1921 et 1931, il s'établissait à un juif pour environ six musulmans ;

En 1941, il tournait autour de un juif pour huit musulmans ;

En 1947, on l'estimait à un juif pour environ neuf musulmans.

La raison qui a favorisé la multiplication du nombre de la population juive de Safi, repose sur le fait qu'elle était présente dans tous les quartiers de la ville, proches ou éloignés, anciens ou modernes.

Durant les siècles passés, les habitants juifs de Safi n'étaient pas obligés de loger, isolés et cantonnés dans des mellahs, comme leurs coreligionnaires des autres villes, telles Fès, Marrakech, Rabat et Essaouira.

 Et si une minorité parmi les juifs riches a choisi, à l'époque du Protectorat, de déménager vers les nouveaux quartiers, afin de vivre et de se mélanger avec la population européenne, la majorité a préféré demeu­rer dans les ruelles de la vieille médina, dans des ensembles au nombre et à la densité variables d'une rue à l'autre.

 La plupart résidait à « Derb Likoud » (Impasse des Juifs), « Derb El Habs » (Rue dela Prison), « Derb Diwana » (Impasse dela Douane), « Derb Essamâa » (Impasse du Minaret), et « Driba Lamzouaqa » (Rue Mzouaqa).

     Le mot « Al Kanoun » est utilisé dans les statistiques maro­caines anciennes pour désigner le foyer – ou le feu – ou la famille et correspondait à cinq ou six individus.À l'analyse des statistiques des années suivantes, à la fin du XXe siècle, nous remarquons une régression importante de la population juive de Safi.

     « Derb Lïhoud » était situé dans l'ancienne médina. Son entrée existe toujours alors que les habitations ont été démolies, et leur emplacement a servi pour l'extension du souk des potiers, connu sous le nom de « Dar Sikar ». Cette ruelle était habitée par la population juive la plus dense au point que certains visiteurs étrangers l'avaient prise par erreur pour un mellah.

     Rue de la vieille ville également qui porte le nom de l'ancieinne prison qui s'y trouvait et dont le terrain a été accaparé par la Zaouia Derkaoaia (confrérie religieuse) pour y installer un cimetière. Des cellules en subsistent encore et nécessitent une réfection comme la Zaouia (quartier).

     Rue sise face à l'ancien port de Safi. On y trouve un hôtel ancien qui était fréquenté par les voyageurs arrivant à Safi. 'Abdelkrim Karim dans sa description des services de la douane a écrit : « C'était un grand hôtel avec de grands et vastes magasins, de grandes portes qui étaient ouvertes le jour et fermées la nuit. » Voir son livre : « Al Maghrib fi Ahd Saadiyine » (« Le Maroc sous la dynastie saadienne »), S.E.P, Casablanca, 1978, p. 266. Cette description convient parfaitement à l'hôtel de Derb Diwana.

     « Derb Essamâa » est une longue rue traversant une partie importante de la ville ancienne. Beaucoup de ruelles y débou­chent. L'étonnant est que cette rue séparela Grande Mosquéede son Minaret [voir à ce propos notre : « Safahat min tarikh al Àiasjid al kabir… » (« Pages de l'histoire dela Grande Mosquéeet des Imams qui s'y ont succede 

      Driba lamzouaqua : Vieille rue ouverte sur la rue du R'bat à Safi. Un vieillard m'a appris qu'elle doit son nom à la maison d'un riche citoyen de la famille Benhima dont la façade était décorée (« mzouaqa »).

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