Les juifs de Colomb-Bechar-J.Ouliel

Les juifs de Colomb-Bechar

Et des villages de la Saoura

1903-1962

colomb becharJacob Oliel

Les Juifs furent longtemps ranges parmi les indigenes, sans doute parce que, impregnes de culture arabe, ils ne se distinguaient de leurs voisins musulmans, au debut, ni par langue, ni par le vetement ou le mode de vie. Ils avaient passe tant de siecles dans ce pays, aupres des populations berberes, d'abord, puis des Arabo-musulmans… Cantonne sur la rive droite de l'oued vers1906 le quartier juif allait se developper autour de la Place des Chameaux», englobant l'Avenue Poincare (la rue principale) et finir de se confondre avec le coeur de la ville. II concentrera la vie de la cite, avec ses boutiques et magasins, ses echoppes d'artisans, ses hotels, qui voisineront avec le marche, la mosquee et l'eglise, les agences des compagnies aeriennes, les banques, les ecoles et les administrations…

 «L'installation d'un poste militaire ayant assure une tranquillite relative dans la region, des la fin de 1904

la voie ferree etait poussee d'Ain Sefra a Ben Zireg et I'annee suivante, le train arrivait a Bechar, amenant avec lui et a la suite de nos troupes de nombreux commercants, pour la plupart juifs du Tqfilalet et du Tell [littoral algerien], ils furent a I'origine du village primitif qui s'etablit entre la Redoute de Colomb-Bechar et le ksar de Takda, en bordure des jardins longeant la rive droite de l'oued.»

 Dans la societe de classes de Colomb-Bechar, qui avait son aristocratie, sa bourgeoisie et son proletariat, le groupe juif etait, a I'origine, marginalise pour ne representer qu'une sorte de sous-proletariat. II n'a evolue que progressivement vers la classe moyenne, sans unite interne, toutefois, puisqu'il etait lui-meme une micro-societe avec ses nantis et ses nombreux pauvres, ceux qui n'ayant pu evoluer a temps furent abandonnes en chemin..

. Entre ces trois communautes, a priori cloisonnees, pouvaient etre observes, dans les domaines les plus inattendus, des points de rencontre surprenants et des influences mutuelles nombreuses

Les interferences d'ordre linguistique sont aujourd'hui monnaie courante chez les «bilingues» franבais-arabe. A notre epoque, les contaminations pouvaient s'expliquer par une absence de maitrise des langues en presence, en meme temps que par un manque de discipline des usagers ; c'est ainsi que des phrases commencees en francais, etaient poursuivies en arabe (ou inversement), ce qui pouvait aboutir a des resultats cocasses : «n'abbi bask, va me chercher un kilo de tomates fessouk.»

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