Laredo Abraham-les noms des juifs du Maroc- Azancot

(Azini) Ezini אזיני
Azzini, Alzini, Elzini
Nom arabe dont le sens paraît être: «Le paré», «L’orné», «Celui qui aime se faire beau».
(Aznagui) Eznagui
Znagui
Ethnique de la tribu berbère des Znaga dans le Tafilalet (Oueden- feldt, p. 186.)
Ce nom est parfois trouvé sous la graphie de: «Znagui».
(Aznati) Eznati
Znati
Ethnique de la grande tribu berbère des Znata dont la fraction des Gueraoua, commandée par la reine juive de l’Aurès, la Kahena Dahiya, combattit l’invasion arabe au VIIe s. A cette époque, les tribus berbères- des Gueraoua, Fendlaoua, Mediouna, Bahloula, Bani Fezaz et autres- étaient juives en grande partie. Ibn Khaldoun, le célèbre historien des berbères, pense que ceux-ci s’étaient convertis au judaïsme au temps de l’apogée du peuple d’Israël, en raison du voisinage de la Syrie, pays- d’origine des berbères d’où ils auraient été refoulés sur l’Afrique du Nord, d’abord par Josué et ensuite par le roi David. (Ibn Khaldoun; Rond Al-Qartas ; Al-Istaqça).
Abraham Eznati, rabbin notaire à Salé, XVIIe-XVIIIe s
Joseph bar Shelemoh Eznatti, rabbin marocain au XVIIIe s., auteur de Kêlé ha-Sharet be-Diné Qiriat ha-Torah ve-Diqduqim «Instrument de Service avec les règles de lecture de la Torah»
Salomon Eznati, rabbin à Tibériade au XVIIIe s
Simeon et Jacob Znati figurent parmi ceux qui ont contribué à la publication de l’ouvrage de Salomon Ha-Cohen Vayahel Shelomolo (Casablanca, 1929)
Azancot אזנקוט
Azincout, Azencot
Ce nom, qui est une transcription hébraïque du nom berbère «Azen- kodh» (pl. Izenkadh), et dont la signification est «Gazelle», indique une origine de Akka Izenkadh, «ksar» dans l’oasis de Tatta, fraction berbère des Sektana, entre le Draa et l’Océan Atlantique, ou de la tribu berbère des Oulad Izenkadh des Aït Djemel, dans le Sahel au Sud-Ouest du Maroc. L’existence au Maroc du nom de Lévy-Azancot confirme l’idée- qu'il s’agit d’un nom d’origine. (Voir No. 669)
Voir les noms similaires de: Izerzer (No. 70), Amelal (No. 207),. Bughzala (No. 286), Ghozal (No. 382), Ghozlan (No. 383), Ben Zimron (No. 495), El’opher (No. 163).
Judah Azancot figure parmi les signataires de la Haskamah de Tanger du 25 Heshvan 5555 (1795)
Hayyim Azancot figure également parmi ces mêmes signataires
Sasson Azancot, probablement fils de Hayyim (2), notable de la Communauté israélite de Tanger, XVIIIe-XIXe s
Salomon Azancot, rabbin à Marrakech au XIXe s. Certaines de ses décisions juridiques sont reproduites dans le Sepher Qupat ha- Rokhelim de Yedidiah Monsonego
Hayyim Azancot, fils de Sasson (3), drogman au Consulat de France à Tanger au début du XIXe s. Vers 1820, s’étant rendu à bord d’un voilier français échoué sur la côte pour y prêter assistance, il y contracta la peste dont il mourut à l’âge de 29 ans, laissant trois fils et deux filles
Moïse Azancot (Don Fernando Azancot), fils de Hayyim (5),. orphelin de bonne heure, fréquentait assidûment l’école des Pères Franciscains espagnols. Doué d’une intelligence précoce, il fut victime d’un rapt à l’âge de 9 ans. Il fut conduit en Espagne où on le baptisa sous le nom de Fernando, le Roi Fernando VII ayant été son parrain. Il remplit plusieurs fonctions à la Cour d’Espagne et fut précepteur du Roi Alphonse XII, alors Prince des Asturies. Il se maria avec une dame de la Cour et eut une fille, Dona Carmen, qui devint la femme de l’Amiral de Bula et dame d’honneur de la Reine Isabelle II. En 1860, il revint au Maroc pour la première fois, en mission avec le Comte de Luna, pour arrêter les modalités du traité de paix avec le Maroc à l’issue de la Guerre d’Espagne.
La mission siégeait chez son frère David, à Tanger, où venait négocier Mouley El-Abbas, oncle et envoyé plénipotentiaire du Sultan, chargé de conclure la paix. En 1875, on le vit de nouveau à Tanger d’où il s’embarqua pour Casablanca où il venait d’être nommé Vice- Consul d’Espagne. Quelques années plus tard, il mourut à Casablanca
David Azancot, fils de Hayyim (5), entra, en 1830, au service du Consulat de France à Tanger, comme drogman et fut l’ami du célèbre peintre Delacroix pendant son séjour dans cette ville, ainsi que d’Alexandre Dumas qui le mentionne longuement dans son ouvrage La Vêloce. C’est par son entremise que furent conduites avec le Gouvernement marocain les négociations qui précédèrent le bombardement de Tanger par l’escadre sous les ordres du Prince de Toinville en 1844. Il se rendit également en Espagne pour s’occuper du ravitaillement de la flotte française. Retiré du Consulat, il ne cessa jamais de prêter ses services à la France et celle-ci, en récompense, l’avait nommé fournisseur de sa marine à Tanger. Mort à Tanger en 1875. Il figure parmi les acheteurs au procès-verbal de vente de la succession du Sieur Marius Rey à Tanger en Novembre 1842
Sasson Azancot, fils de Hayyim (5), mort en 1889. Commerçant important à Tanger ayant contribué au développement des relations maritimes du Maroc avec l’extérieur. Intreprète honoraire du Consulat des Etats-Unis d’Amérique à Tanger, puis Agent Consulaire de cette Puissance à Rabat et à Larache. En 1885, il fut promu membre de la «Orden de los Hospitalarios» de Madrid
Hayyim Azancot, «Paytan» à Tanger, XIXe-XXe s
Abraham Azancot, fils de Sasson (8), célèbre «Mohel» de la Communauté de Tanger. Continua les fonctions paternelles comme fournisseur de la marine française à Tanger. En 1871, il participa à la construction d’une dépendance au cimetière de Tanger
David Azancot, fils d’Abraham (10), né à Tanger, polyglotte distingué et possesseur d’une vaste culture générale, notamment dans les domaines de la sociologie et des questions ethniques juives et marocaines. Continuant la tradition familiale, il entra en 1911 au Consulat de France à Tanger et fut chargé de la Chancellerie du Consulat de Tétouan pendant de nombreuses années, jusqu’en 1930
Judah Azancot, rabbin, notaire s’étant distingué dans l’enseignement rabbinique pendant de nombreuses années. A la suite de l’implantation du Statut de Tanger, il fut nommé, en 1924, l’un des trois magistrats composant le Tribunal Rabbinique de cette ville. Par la suite, il succéda au Grand Rabbin Judah Benchimol dans les fonctions de Grand Rabbin et de Président du Tribunal Rabbinique de Tanger
Moïse Azancot, rabbin et notaire à Tanger au début du XXe s
Moïse Azancot, fils de Hayyim (9), né à Tanger, émigra en 1894, à l’âge de 14 ans, au Venezuela où il fit des études et remplit plusieurs fonctions dans le Gouvernement, telles que Secrétaire et Trésorier Général de la Province de Maracaïbo. A son retour à Tanger, il s’occupa de questions publiques et fut fondateur et président de la Chambre de Commerce Internationale, un des promoteurs de la Fondation de l’Asile Laredo-Sabah, vice-président de la Communauté Israélite de Tanger, membre de l’Assemblée Législative, conférencier, journaliste et écrivain distingué. Auteur de : Polémica Religiosa en defensa, de los Judíos — A propósito de los métodos medioevales usados por el nazismo alemán, ouvrages de défense du Judaïsme et attaque contre le régime nazi (Madrid, 1934), etc. Officier de l’Ordre du Ouissam Alaouite
Moïse Azancot, fils de Judah (12), rabbin né à Tanger vers 1895, principal organisateur de nombreuses institutions d’assistance publique à Tanger. Il fut membre du Comité de la Communauté et délégué israélite à l’Assemblée Législative de cette ville de 1928 à 1932. Actuellement l’un des trois membres du Tribunal Rabbinique de Tanger. Eminent conférencier, doué d’une vaste culture, par sa modestie, sa probité exemplaire et son affabilité, Moïse Azancot s’est attiré l’admiration et le respect de tous ses concitoyens
Abraham Azancot, fils de Moïse (15), membre du Comité de la Communauté de Tanger en 1967.
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