Berebi- Berrih- Beriro- Berros

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BEREBI

Nom patronymique d'origine araméo-hébraïque, formé de l'indice de filiation araméen Bar et de rabbi, mon rabbin, devenu pour des raisons phonétiques Ber rebi, Bérébi à rapprocher du patronyme autrefois illustre: Berab (voir Berab). Autre orthographe: Berrebi. Au XXème siècle, nom moyennement répandu, porté essentiellement en Tunisie (Tunis, Djerba, Gabès, Sfax, Kaïrouan, Sousse), où il était parmi les patronymes les plus répandus, mais également en Algérie (Alger, Bône).

  1. MOCHE: Grand rabbin de Tunisie de 1899 à sa mort en 1903.
  2. YOSSEF (1852-1919): Un des plus émérites enseignants à Djerba à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. Il entra ensuite comme juge au tribunal rabbinique, mais il fut démis de ses fonc­tions en raison d'un grave différend avec le chef de la communauté malgré l'estime et le grand amour dont l'entourait toute la communauté. Ses disciples publièrent de son vivant son grand livre de Responsa, "Yaldé Yossef', en 3 tomes (Djerba, 1914), et après sa mort son autre livre "Benporat Yossef'.

SALOMON: Journaliste et publiciste, il fut notamment le rédacteur de l'hebdomadaire en judéo-arabe "Al Fajar", l'Aurore qui parut à Tunis en 1910.

ISAAC: Journaliste et publiciste très célèbre à Tunis au début du siècle. Il édita en 1910 avec Nathan Bismuth, le trimestriel satirique "Hayat Alshak", la vie pour rire, et fut l'année suivante le rédac­teur du mensuel d'informations en judéo- arabe "Akhbar el alam", les nouvelles du monde. Après la disparition de ce journal, il fut le rédacteur en 1911 toujours, de l’hebdomadaire d'informations générales, "Al Fnar mta Tunis", le Phare de Tunis.

GEORGES: Fils de Edmond Berrebi, commerçant, président de sociétés né à Tunis en 1943. Ingénieur de l'Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs de Paris. Docteur es-sciences. Après un passage dans le groupe Pechiney Saint-Gobain comme ingénieur de recher­che, il entra comme ingénieur de fabrica­tion à Rhône-Progil. Fondateur et président directeur général de EURECTA, l'Européenne de Retraitement Catalysateur depuis 1980. Fondateur et président depuis 1982 d'Eurecta-US à Houston, Texas. Premier Trophée Européen des petites et moyennes Entreprises françaises en 1990. Membre du Club des no. 1 mondiaux.

JACQUES-MEYER: Fils de Gaston, fabricant de prêt à porter, directeur de société né à Kef, en Tunisie, en 1942. Après des études de Commerce et de Droit à l'Université de Grenoble, il fut auditeur au Service de contrôle des succursales du constructeur automobile Chrysler-Simca. Il est depuis 1979 directeur commercial des Nouvelles Editions Parisiennes. Directeur général de la Société de Produits et Services (SPDS). Président du groupe Rochefortaise de Communication. Sur le plan littéraire, il a publié en 1981, un ״Guide pratique de l'artisan״. JEAN-JACQUES:            Fils de Victor

Raphaël, journaliste et homme de lettres, né à Alger en 1927. Diplômé de l'Ecole des Hautes Etudes Sociales et de l’Institut libre d'Etudes des Relations Internationales Contemporaines. Après une carrière de journaliste dans différents quotidiens et revues spécialisés, il devint en 1955 secré­taire général du Centre d'Etudes et de Recherches humaines. Directeur depuis 1962 du bureau d'Enquêtes et de Rense­ignements Economiques. Rédacteur en chef depuis 1969 de la revue ״Géopolitique du Pétrole." Fondateur en 1988 de la Deep off shore Technology Conférence. Collaborateur de grands journaux et revues tels que Le Monde, La Vie Française, producteur de programmes de télévision. Auteur d'un grand nombre d'ouvrages d'histoire et géographie, dont "La péninsule arabique" (Paris, 1961); "Le golfe persique" (Paris, 1959); "Histoire mondiale du pétrole" (Paris, 1961); "Le pétrole dans la stratégie mondiale" (Paris, 1974); d'une autobiographie ״J'ai choisi de vivre״ (Paris, 1984) et de ״Modèles pratiques pour réussir toute négociation״.

GEORGES: Secrétaire du Grand Rabbin de Bône, Rahamim Naouri, pendant plus de vingt ans jusqu'au départ des derniers juifs de cette illustre communauté au début des années soixante après l'indépendance de l'Algérie. Il a édité une brochure à la mémoire de son maître. Il remplit diverses missions au Maroc dans le cadre de la alya clandestine après l'indépendance du Maroc, avant de monter en Israël.

ELIE GEORGES: Homme de lettres et de théâtre né à Alger. Il a notamment publié en 1994 un roman ״L'enfant pied- noir״ et les ״Contes de Bab־el Oued״. YVAN : Poète et homme de lettres français originaire de Tunisie. Il a notamment publié en 1995 un recueil de poésies, ״L'humeur des Crépuscules״.

BERRIH

Nom patronymique d'origine arabe, indicatif d'une fonction, francisation de brrah, le crieur public. Dans l'ancien temps, il était dans le quartier juif, Mellah au Maroc Hara en Algérie et en Tunisie, l'homme de toutes les nouvelles, parcourant les rues et les places pour annoncer l'entrée du chabbat, le début de la vente des matsot de Pessah, l'heure d'ouverture des fours publics, les grands événements comme la visite du souverain, etc. La fonction disparut au XXème siècle avec le développement des médias, remplacé par les annonces lues à la synagogue et ensuite par la presse. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté en Tunisie, à Tunis.

BERIRO

Nom au sens et à l'origine difficiles à cerner avec précision. Si on se basait sur une origine portugaise, cela pourrait être l'indicatif d'un trait de caractère: l'homme bruyant, le mot signifiant textuellement clameur. Mais selon une tradition rapportée dans la famille, l'origine de ce patronyme serait espagnole, sans doute indicatif d'une origine, ethnique de la localité de Beriro. Le nom était porté par une grande famille noble chrétienne dont l’un de ses membres, le chevalier Gaspard de Beriro se serait converti au judaïsme au XII- XIIIème siècle pour épouser une belle Juive du nom d'Esther. On peut y trouver un début de confirmation dans le fait que ce nom était porté effectivement en Espagne par des familles juives, où il est attesté au XlVème siècle. Ce qui est certain, c'est qu'au Maroc, ce ne fut au départ qu'un surnom donné à une des branches de la famille Benchimol de Tanger et avec le temps, le nom patronymique originel s'est estompé pour ne laisser place qu'au surnom. Au milieu du XIXème siècle, quelques membres de cette famille du Maroc s'installèrent à Gibraltar et en Angleterre, rejoignant la grande colonie d'originaires du Maroc au sein de la communauté sépharade londonienne, appelés par leurs coreligionnaires d’Orient, les "berbériscos". Autres formes: Bar Beriro, Bérero. Au XXème siècle, nom extrêmement rare porté au Maroc (Tanger, Tétouan, Fès, Casablanca) et en Algérie (Sahara).

  1. SHELOMO: Rabbin descendant d'une famille originaire d'Espagne arrivée en Algérie au cours de la première expulsion de 1391. Après des dizaines d'années à Tlemcen, la famille avait émigré dans le Touat au sud de l'Algérie et rabbi Shelomo fut le rabbin de la grande oasis commerçante de Tamentit. Au moment de la grande attaque qui devait en 1492 mettre fin à l'existence séculaire des riches communautés du Touat (Voir Touati), il avait réussi à fuir à temps, mais il devait mourir de soif dans le désert avec son fils rabbi Itshak et il fut enterré près du village de El Kandasssa, dans les environs de Colomb Béchar. Dès l'installation à Colomb Bêchai־ bien après la conquête française, d'une communauté juive, formée en très grande majorité d'originaires du Tafilalet, un coupole fut édifié sur sa tombe en son honneur en 1905. Il devint le saint patron de la nouvelle communauté, son tombeau était vénéré à la fois part les Juifs et par les Musulmans jusqu'au grand exode de 1961. A la mort de leur premier Grand rabbin, rabbi Eliahou Cohen, ils l'enterrèrent entre les deux saints.

SIMON BENCHIMOL-BERIRO (1868 -1950): Notable et militant communautaire né à Fès dans une famille Benchimol de Gibraltar. Il passa à Casablanca avec sa famille en 1910.

SION: Fils de Simon, né à Fès en 1910, il fut éduqué à Casablanca où il devint un des agents immobiliers les plus importants de la nouvelle métropole. Installé en France après l'indépendance du Maroc, il mourut à Annecy en 1972.

BERROS

Nom patronymique d'origine arabe, formé de l’indice de filiation Ben (le n ne se prononçant plus) et de ros, tête au pluriel, sobriquet devenu nom patronymique sans doute pour indiquer un trait physique: l'homme à la grosse tête. Autre forme: Benros. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté au Maroc (Tanger, Larache, Safi); en Algérie dans l'ancien département d'Oran (Oran, Saïda)

JONATHAN:   Professeur à Paris, originaire de Safi, auteur d'un livre de    

démographie ״Migrations juives du Maroc״ (Paris, 1991).

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