.Une histoire de familles-JosephToledano-Azoulay-Deuxieme partie

  1. ABRAHAM: Rabbin miraculeux dont la légende dit qu'il était de la famille du rav Hida et qui était venu au Maroc comme émissaire de la Terre Sainte. Son tombeau, à Iguinessen dans le Haut Atlas, était un lieu de pèlerinage pour les Juifs de la région. On ignore tout de sa biographie.
  2. YEHOUDA ZERAHYA: Rabbin, né à Marrakech, descendant de rabbi Abraham le Troisième. 11 monta à Jérusalem en 1812. Il revint en Europe en 1836 à titre privé et s'occupa, notamment à Livourne, de la publication des Responsa du célèbre grand rabbin d'Egypte, rabbi David Ben Zimra.

JOSUE: Fils de Moses, un des premiers Juifs du Maroc à s'installer au Portugal après la dissolution du tribunal de l'Inqui­sition en 1821. Il fut parmi les fondateurs de la première synagogue, Shaar Hacha- mayim. à Ponte Delagado, dans les Açores, où il mourut en 1831. Un des ses fils, Abraham, immigra au Brésil, où il mourut en 1896.

MOSES: Interprète au vice-consulat de France à Tétouan, puis assistant du consul de France, Menahem Nahon. pendant 17 ans, à la fin du siècle dernier.

  1. SHALOM: Grand rabbin de Sefrou, mort en 1922 à l'âge de 74 ans. Plusieurs de ses poèmes et commentaires ont été publiés dans les oeuvres de deux rabbins de Fès, Moché Abensour et Itshak Abendanan.

MOCHE: Notable de la communauté de Larache, militant sioniste de la première heure, il fut en 1920, le président de l'asso­ciation "Bone Yerouchalayim", les Constructeurs de Jérusalem.

  1. HANANIA: Une des figures les plus originales de la famille. Rabbin, né à Marrakech en 1876, monté enfant avec sa mère à Jérusalem. Après des études rabbiniques, il fut envoyé comme émissaire de Jérusalem en Europe, mais il fut contraint de mettre fin à sa mission avant de l'ache­ver, en raison d'une controverse entre les communautés sépharades et achkénazes. Il décida de rester quelques années en Europe et fut, pendant une dizaine d'années, professeur en Belgique, au Séminaire Rabbinique de France, puis à Marseille. Il tenta ensuite sa chance dans le commerce à Marseille, et perdit sa fortune à la suite du naufrage du navire transportant ses marchandises. En 1918, il décida de revenir au Maroc, et son retour fut entouré d'une grande publicité dans le seul journal juif de l'époque en judéo-arabe, édité par les frères Hadida, Ner Hamaarab, dont il allait devenir le collaborateur. Ses espoirs d'être nommé rabbin au tribunal de Casa­blanca ayant été déçus, il s'installa comme avocat rabbinique. Quelques années plus tard, il déclencha une polémique restée célèbre, s'attaquant, à propos d'une sombre affaire de levirat, à la compétence et à l'intégrité du tribunal rabbinique de Casablanca et de l'Inspecteur des Institu­tions Hébraïques, Yahya Zagury qui lui avait préféré à la tête du tribunal, un rabbin de Tibériade, rabbi Moché Hay Elkaim. Il se rendit en 1924 à Tunis, où il sollicita en vain un poste de rabbin, et en profita pour obtenir la préface des grands rabbins de Tunisie à son livre de critique de la justice rabbinique au Maroc: "Maguen Hadat", le défenseur de la religion. Le président du Tribunal rabbinique de Casablanca, rabbi Hay Eliakim, lui répondit par un contre- réquisitoire, "Milhemet Hamaguen". Quand la polémique prit fin, il fonda un oratoire et une yéchiva. Il publia ensuite deux livres de Halakha  Moré Tsedek" et "Kiriat Hana".
  2. SHALOM: Fils de rabbi Shimon. Né à Sefrou, il monta à Jérusalem avec sa famille en 1922. Il enseigna à la Yéchiva Porat Yossef et fut rabbin de la communauté maghrébine de la Ville Sainte. Il fut pendant des dizaines d'années un des membres les plus actifs du Comité de la Communauté Maghrébine de Jéru­salem, jusqu'à sa mort en 1961.

AKIVA: Fils de rabbi David, né à Jaffa en 1913 sept ans après la alya de son père de Marrakech. Comme tous les originaires du Maroc, sa famille fut expulsée de Palestine par les Turcs, comme sujets ennemis en et se réfugia à Alexandrie. Après la fin de la guerre, ils revinrent à Jérusalem. A la suite des événements de 1929, il se joignit à la Hagana. Craignant pour sa vie parce que recherché par les Arabes pour avoir tué l'un des leurs, sa mère l'obligea à se réfugier auprès de sa famille restée à Casablanca. Mais, pris de nostalgie, il ne tarda pas à revenir à Jérusalem au bout de quelques mois. De par sa bonne connais­sance des moeurs arabes, il fut engagé au département arabe de la Hagana, de 1940 à 1948. Entré comme employé à la Munici­palité de Jérusalem, il milita parallèlement au Conseil Ouvrier et, en 1969, il fut élu comme maire-adjoint de la capitale. A la mort de Abraham Elmaleh, il lui succéda comme Président du Comité de la Communauté Maghrébine de Jérusalem, poste qu'il occupa avec panache jusqu'à sa mort en 1984. Après la libération du quartier juif de la vieille Ville en 1967, il oeuvra pour la restauration de la synagogue "Tsouf Devash" qui avait été dévastée pendant la période d'occupation jordanienne. Un de ses derniers gestes fut de destiner la grande maison que le Comité possédait à Mahané Israël, le premier quartier juif construit en dehors des murailles de la vieille ville par les origi­naires du Maroc, pour y abriter le Centre Mondial du Judaïsme Nord-Africain. Ses enfants, avec l'aide du Comité, ont édité un livre racontant sa vie en texte et en images: "Akiva Azoulay, homme de Jérusalem".

ELIE: Militant sioniste à Rabat dans les années trente. Il représenta sa ville à la Commission Exécutive de la Fédération Sioniste de France section du Maroc, en 1939.

DAVID: Directeur du bureau de Casa­blanca de la Section Marocaine du Congrès Juif Mondial au milieu des années cinquante, quand le Congrès fut appelé à jouer un rôle de premier plan dans l'évolution du judaïsme marocain avant l'indépendance du Maroc.

  1. MOCHE: Rabbin à Oujda dans les années cinquante, il représenta le rabbinat de la ville au troisième Concile des rabbins du Maroc qui s'est tenu à Rabat en 1952.

ARIE-GEORGES : Educateur et adminis­trateur israélien. Né à Fès, il fut respon­sable éducatif du mouvement de jeunesse pionnière Habonim jusqu'à sa alya en 1956 au Kibboutz Dorot, puis au kibboutz Bror Haïl. Diplômé en histoire et éducation de l'Université Hébraïque de Jérusalem, il a consacré son travail de M.A. à la visite de Sir Moses Montefiori au Maroc. Il fut à deux reprises délégué du mouvement Habonim en Argentine et délégué du Département de la Jeunesse et du Héhaloutz en France. Après avoir quitté le kibboutz, il s'installa à Achdod, où il dirigea le plus grand lycée de la ville. Elu maire d'Achdod sur une liste travailliste en 1985 pour quatre ans. Membre du Comité Central du Parti Travailliste, il a representé le parti à plusieurs congrès sionistes. Parllalèlement, il a participé à l'organisa­tion des originaires du Maroc en Israel. C'est ainsi qu'il fut notamment parmi les fondateurs de la Brit, Association des originaires du Maroc en Israel, de l'Union Mondiale des Juifs Originaires d'Afrique du Nord, du Rassemblement Mondial du Judaïsme Marocain, dont il est secrétaire général et du Centre de Recherches sur le Judaïsme marocain, créé en 1995 sur l'initiative de Robert Assaraf. De 1994 à 1997, il fut chef de la délégation de l'Agence Juive en France. A son retour en Israel, il reprit ses activités au sein du Conseil Sioniste pour la préparation du 35ème Congrès Sioniste.

 GUILLAUME: Célèbre peintre à Los Angeles, né à Mazagan en 1949. Il s'installa d'abord avec sa famille en France en 1959. Après trois années en Israel, il s'installa aux Etats-Unis où ses tableaux, d'une grande originalité célébrant la beauté du cheval, devaient rencontrer rapidement un grand succès. Resté proche de ses racines, il organisa à Jérusalem en 1982, une exposition de ses oeuvres avec la collboration du mouvement des intellec­tuels d'origine nord-africaine, Beyahad.

ANDRE: Fils de Salomon. Conseiller économique de Sa Majesté le roi du Maroc Hassan II depuis 1993. Né à Mogador en 1941, il fit ses études supérieures en France, au centre de formation de journa­listes. Secrétaire Général du Conseil des Communautés Israélites du Maroc au début des années soixante, puis rédacteur en chef du quotidien libéral "Maroc- Presse" paraissant à Casablanca (1963-66). Il quitta le Maroc à la fin des années soixante pour la France, où il fit une brillante carrière à la Banque de Paris et des Pays-Bas, qui avait de gros intérêts au Maroc. Chargé des Relations Publiques, il organisa une efficace campagne de publi­cité lors de la privatisation de la banque, une des campagnes de privatisation les plus réussies en France. Parallèlement à son activité professionnelle, il continua à cultiver les relations avec le Maroc et fut parmi les premiers fondateurs du mouve­ment d'intellectuels juifs marocains "Iden­tité et Dialogue", qui, comme son nom l'indique, était pour la promotion du dialogue avec le Maroc, et les Arabes en général, à partir de l'acceptation par ses interlocuteurs de l'identité juive et de la reconnaissance de l'Etat d'Israël. Il oeuvra dans les coulisses pour amorcer un dialogue entre Israël et les Palestiniens et entre Israël, le Maroc et l'Egypte. Le mouvement organisa en 1978 à Paris le premier Colloque International sur le judaïsme marocain avec la participation de chercheurs d'Israël, du Maroc, de France, d'Espagne, des Etats-Unis et du Canada. Les actes du colloque ont été publiés sous le titre "Juifs du Maroc" (Grenoble, 1980). Les deux premiers exemplaires furent remis solennellement à Jérusalem au Prési­dent Navon, et à Rabat au roi Hassan II, qui ordonna de traduire le livre en arabe afin de mieux faire connaître l'exemple de cohabitation et de symbiose judéo- musulmane au Maroc.

NESSIM: Fils de Salomon Azoulay, exportateur. Président directeur général de banque. Né à Mazagan en 1930. Après une carrière à la Compagnie Algérienne de Crédit et de Banque au Maroc, il fut réintégré en France au Crédit Commercial de France. Président-directeur général de la Banque privée de Crédit et Dépôts, filiale du C.C.F., de 1978 à 1988. Administrateur de la Banque du Louvre depuis 1988.

 SALOMON: Fils de rabbi Eliahou. Homme d'affaires, éducateur et militant communautaire, né à Safi en 1925. Il fut parmi les premiers animateurs du mouvement de jeunesse Charles Netter dès le milieu des années quarante, et n'a cessé depuis lors de se consacrer à l'éducation de la jeunesse et à lutter contre l'assimilation. C'est ainsi qu'il fit un don pour la cons­truction de la première synagogue à Belmonte, au nord du Portugal, depuis l'Inquisition, Beit Eliahou, inaugurée en grande pompe en décembre 1996, dans le cadre de la commémoration du 500ème anniversaire de l'expulsion des Juifs du Portugal. Il fut un des représentants du judaïsme marocain aux cérémonies de transfert des corps des naufragés du "Pisces" à Jérusalem . Il a publié en 1993 un recueil de commentaires bibliques, basé sur les sermons qu'il faisait chaque semaine à la synagogue Charles Netter de Casablanca, sous le titre "Ecoute mon fils", avec une préface du Grand Rabbin René Sirat, et en 1998 un commentaire du  Cantique des Cantiques.

MAXIME: Juriste né à Casablanca, juge à la Cour Suprême du Maroc, président de chambre.

DR LUCIEN: Médecin et militant com­munautaire, né en Algérie. Président de la communauté de la Duchère près de Lyon.

HANA AZOULAY ASPARI: Actrice de théâtre et de cinéma israélienne d'origine marocaine. Auteur du scénario du film "Shoour" (la magie) qui remporta tous les prix du cinéma israélien en 1994 et représenta Israël dans plusieurs festivals à l'étranger, basé sur l'expérience de la seconde génération d'originaires du Maroc en Israël.

DAVID: Député de Shass depuis 1996. Militant du parti dans la région nord. Originaire de Tunisie, sa famille s'était installée après sa alya à Acco, Saint Jean- d'Acre.

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