Joseph Toledano-Bijaoui- Bismuth- Bitan

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BIJAOUI: Nom patronymique d'origine arabe, ethnique de la ville de Béja au nord de la Tunisie, l'habitant de Beja. Autres orthographes: Béjaoui, Begiaoui. Au XXème siècle, nom répandu, porté uniquement en Tunisie (Tunis, Béja, Sousse, Sfax, Kairouan).

 

JOSEPH: Fils d’Abraham. Journaliste en langue arabe et française né à Tunis en 1890. Il fut un des journalistes les plus féconds de la presse judéo-arabe, collaborant à presque toutes les revues en judéo-arabe de son temps. Après avoir commencé sa vie professionnelle comme tailleur, il fut en 1911 le rédacteur de "Al Jarida", "quotidien en judéo-arabe du monde entier". La même année il fut avec E. F. Hassid, le rédacteur de l’hebdo­madaire d’informations générales, "Ado", La Lumière. Puis il fonda avec Yaacob Chemla l’hebdomadaire "El Fajr” (L’Aurore) qui deviendra en 1914 le seul quotidien en judéo-arabe. A partir de 1913, il collaborera à la revue de tendance sioniste "Kol Sion״. Il fonda en 1920 avec un autre célèbre journaliste en judéo-arabe, Daniel Hagege, l’hebdomadaire sioniste, ״A1 Ouatan", La Patrie. De 1923 à 1924, il publia avec le journaliste Abraham Koscas, "Cachefo Lasra", le révélateur de la vérité, hebdomadaire d’informations générales. En 1926, il fonda avec Joseph Uzan, le premier journal économique de Tunisie de langue française, "Le Commerce Tunisien", et en 1936 l’hebdomadaire ”Le Juif’. Sur le plan littéraire, il traduisit en judéo-arabe plusieurs chefs d’oeuvre de la littérature européenne dont le célèbre roman français "La fille du Marquis".

 

BISMUTH

Nom patronymique d’origine arabe, francisation de "bsmat", textuellement pain sec grillé qui servait jadis, selon le rabbin Eisenbeth, de provision aux pèlerins se rendant à la Mecque et aux voyageurs ne pouvant s'approvisionner en route en pain frais. C’est aussi le nom donné dans les communautés juives de Tunsie au pain allongé que l'on mangeait au troisième banquet du chabbat, la "séouda chlichit" qui suit la sieste traditionelle du jour du samedi. Au Maroc, ce pain perdu grillé et moulu, appelé "bzmat", constituait dans l'ancien temps l’essentiel du petit déjeuner du matin. Au figuré cela pourrait indiquer un trait de caractère: celui qui ne laisse rien se perdre, l'économe, l'avare. Autre forme: Beschmout. Au XXème siècle, nom particulièrement répandu en Tunisie (Tunis, Kaïrouan, Bizerte, Sfax) et également porté en Algérie, dans l’ancien département de Constantine (Constantine, Bône).

 

  1. ISRAËL: Rabbin et membre du tribunal rabbinique de la communauté des autochtones, les Twansa à Tunis, seconde moitié du XVIIIème siècle, sous la présidence de rabbi Eliahou Hay Borgel.

 

  1. YOSSEF: Un des grands rabbins de Tunis au milieu du XVIIIème siècle quand le goût des études florissait et que Tunis était devenue un centre de Torah réputé. Il dirigea la grande yéchiba qui portait son nom. Dans son célébré journal de voyages, "Maagal Tob", l'émissaire de Terre Sainte, rabbi Haïm David Yossef Azoulay rapporte que lors de son passage imprévu à Tunis, en 1773-74, il apprécia particulièrement les soirées d'études avec cet éminent rabbin, soulignant son intelligence et sa finesse.

 

YOSSEF: Caïd de la communauté juive de Tunis chargé de la gestion du trésor du Bey jusqu'à sa mort en 1775.

 

  1. ITSHAK: Rabbin à Tunis, seconde moitié du XIXème siècle, il fut en 1880 un des signatures au nom du grand rabbinat de la Takana interdisant l'ouverture des cafés juifs le jour du chabbat.

 

NATHAN: Un des joumalsites qui participèrent à la fin du siècle dernier et au début du XXème à la grande épopée, unique par son ampleur au Maghreb, de la presse en judéo-arabe. Il collabora notamment avec Isaac Berebi au seul essai de lancement en 1910 d'un journal satirique "Hyat Eldhak", "La vie pour rire, journal comique excentrique et politique paraissant trois fois par mois".

 

DAVID: Dirigeant sioniste, président de l'association "Chibat Sion" de La Goulette au début du siècle. Militant communautaire, il fut élu au comité des Soixante au cours des premières élections à la direction de la communauté de Tunis au suffrage universel indirect en 1922. C'était en effet le corps ainsi élu qui à son tour élisait le Comité de la Communauté.

 

 ISAAC-HENRI: Engagé volontaire dans l'année française pour la durée de la Première Guerre Mondiale, il atteignait le grade de sergent avant de tomber sur le champ d'honneur. Chevalier de la Légion d'Honneur, son nom fut donné à une des mes de Tunis.

 

JULES: Administrateur et enseignant né à Tunis en 1876, il fut le fondateur de la première Ecole Pratique de Commerce en Tunisie et édita dans ce cadre un grand nombre de manuels de compatabilité.

 

 ABRAHAM: Journaliste à Tunis de la presse en judéo-arabe et en français. Il fut en 1920 le rédacteur du bi-hebdomadaire en judéo-arabe: "El Nahla", L'Abeille". Un des rédacteurs de "La Gazette d'Israël", hebdomadaire d'informations et d'action juive à tendance révisioniste, majoritaire dans le mouvement sioniste tunisien, qui parut entre 1938 et 1951, avec une interruption pendant la guerre.

 

GUY : Avocat et notable de la communauté de Tunis entre les deux guerres. Il fit partie du Comité provisoire de gestion de la communauté mis sur pied par Paul Guez au cours de la terrible période de l'occupation allemande de novembre 1942 à mai 1943.

 

VICTOR HAIM: Fils de Raphaël. Administrateur né à Sfax en 1917. Licencié en Droit de la Faculté d’Alger. A son retour en Tunisie, il intégra l'adminis­tration des Finances du Protectorat où il fut chef du service de contrôle des collec­tivités locales à la veille de l'indépendance. En 1959, il fut nommé sous-directeur du budget au ministère tunisien des Finances, puis directeur des Services étrangers à la Banque Centrale de Tunisie. En 1961, il quitta la Tunisie et intégra le ministère des Finances français où il remplit d'impor­tantes fonctions jusqu'à à sa mise à la retraite en 1983.

 

DR HENRI ISAAC: Fils de Joseph Chirurgien et universitaire français, né à Tunis en 1934. Docteur en médecine de la Faculté de Paris. Professeur agrégé, direc­teur du département de chirurgie expérimentale à l'unité d'enseignemement et de recherche de la Faculté de Kremlin- Bicêtre. Coordinateur du réseau de recherches clinique sur la transplantation hépathique depuis 1990. Il a notamment opéré avec succès le ministre israélien de la Culture, Shoulamit Aloni, la fondatrice du mouvement des droits de l'homme et du parti "Méretz".

AGNES: Femme de lettres française, originaire de Tunisie. Elle a publié en 1996 son premier roman: "Le Gros lot" sur les étranges relations entre un jeune étudiant en médecine et Mara, la femme la plus grosse du monde.

 

BITAN

Nom patronymique d'origine hébraïco-araméene, indicatif d'une métier: l’archietcte, le constructeur. Autre orthographe: Bittan, Bettan. Au XXème siècle, nom peu répandu, porté essentiellement en Tunisie (Djerba, Tunis, Moknine); mais également en Algérie (Constantine, Souk-Akhras, Tebessa, Alger) et très peu au Maroc (Ouezane, Casablanca).

 

  1. ABRAHAM: Rabbin célèbre à Djerba, seconde moitié du XIXème siècle. Il eut une grande controverse avec le grand rabbin de Tunis, rabbi Yéhouda Nadjar à propos de son livre de commentaires talmudiques "Shébout Yéhouda". Quel­ques-uns de ses miracles sont contés dans le livre "Maassée Nissim", en judéo-arabe, publié à Djerba.

 

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