Histoire des juifs de Safi-B. Kredya

Le Makhzen réitéra plus qu'en aucun autre temps le rappel des droits des juifs et de leurs enga­gements écrits dans la loi des « gens protégé

            D'après Germain Ayache, « El Akalia Elyahoudia Fi Maghrib Ma Kabla Istiamar » (« La Minorité juive du Maroc avant la colonisation »), Revue Dar Al-Niaba, n° 12, 1986, p. 11

[1]         Le sultan Moulay Hassan Ier demanda, au sujet des droits des « Ahl Eddhimma », l'avis d'un ensemble de savants dont Jaâfer Al Kettani, Mohamed Guennoun, Ahmed Bel Haj et Abdellah Al Ouadghiri. Dans leur réponse, on relève : « Le Sultan a édicté un dahir chérifien détaillant ce que les juifs ont perpétré en faits inconvenants reniant leurs engagements, et demandant aux gens du savoir ce que la loi "Chraâ" prévoit en la matière… Quand l'ordre supérieur par la grâce de Dieu nous est parvenu, nous l'avons accueilli très volon­tiers et nous avons examiné l'affaire avec attention. Nous avons constaté que les juifs "Ahl Eddhimma" ont dépassé les bornes par leurs agissements, renié leurs engagements et bafoué le pouvoir de leur gouverneur musulman, élevant leur puissance (Dieu les confonde !) par-dessus. Ils se sont déclarés les exécuteurs comme s'ils étaient les juges responsables. Ils ont atteint ce qu'ils visaient en corruption, instituant cela sur les bases de la trahison et de l'entêtement, croyant que le Prince des Croyants n'est pas vigilant et que leurs actes ne pourront être réprimés. Il est nécessaire de les punir sévèrement et de repousser leurs méfaits. S'ils récidivent, ils mériteraient les pires sanc­tions. Leurs actes sont égarements évidents et leur persévérance est un bouleversement dans la religion. La situation des "Ahl Eddhimma" est établie, et dans les registres des savants clairement inscrite, et le pacte institué par Notre Seigneur Sidna Omar, Dieu l'agrée, en est la base… » [D'après le manuscrit : « Eddourar al Jawharyafi madh al khilafa al hassanya » de Ahmed Ben Mohamed ben Hamdoun Bni Lhaj, Bibliothèque Royale, n° 512.]

À ce propos, le sultan Moulay Al Hassan affirma, à l'occasion du début du nouveau siècle de l'hégire 

« Les gens protégés ont été appelés ainsi parce qu'ils sont sous la responsabilité de l'islam, il faut les préserver et les défendre ; verser leur sang et voler leurs biens sont interdits

Et en une autre occasion, il déclara, rappelant leurs obligations 

« Ils sont tenus à des engagements et à des conditions qu'ils doivent respecter et appliquer; autrement, leur violation pourrait induire un mal auquel leur commu­nauté n'échapperait pas et de ce fait, il n'y aurait plus de protection

5.- Le Makhzen appela ouvertement les juifs, à s'adresser directement au Sultan pour exposer les abus et les plaintes. Dans ce sens, il est mentionné dans une lettre du Ministre des Affaires étrangères de Moulay Al Hassan, adressée aux juifs de Marrakech 

« Vous êtes "des gens protégés" et vous êtes de ses sujets. Le Sultan, que Dieu l'assiste, n'aime pas qu'une oppression, une injustice ou un mal vous atteignent de quiconque ; mais au contraire, il faut que vous en soyez préservés et en sûreté, vivant dans de bonnes conditions, une vie satisfaisante… Le Sultan, Dieu le glorifie, m'a ordonné de vous écrire pour que vous nous signaliez par écrit les faits vous concernant pour que je les rapporte à son illustre connaissance

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