COMMENT FUT DECOUVERTE LA TOMBE D'UN GRAND JUIF

COMMENT FUT DECOUVERTE LA TOMBE D'UN GRAND JUIF

Yaacov Avitsouc (enregisteur; textes Nos. 1 à 23) : est né en 1924, à Vasloui (Roumanie), sixième enfant de David et Rahel Itzkovits, qui eurent, en tout, neuf enfants. Le père de Yaacov était tapissier. L'enfant fut élevé au Hêder et dans une école juive dont le programme accordait une place modeste à l'enseignement de l'hébreu. La famille Itzkovits était pratiquante et Yaacov fut membre des mouvements sionistes Gordonia et Bousliya; il fit sa hakhchara avant de venir en Erets-Israël. Durant la Deuxième Guerre, il travailla dans des camps de travaux forcés hitlériens

Avraham (Albert) Allouche (narrateur; textes Nos. 1 à 12): Est né à Mogador, ville portuaire, en 1918. Sa mère était la fille d'un cordon­nier qui avait sa boutique au marché arabe. Son père était mar­chand de fruits

Quand Avraham avait cinq ans, sa famille se fixa à Casablanca et c'est là qu'il passa sa jeunesse avec ses trois soeurs (dont deux se trouvent maintenant à Paris) et ses cinq frères (dont deux sont établis aujourd'hui à Acre et à Beerchéva). Avraham a épousé, à l'âge de 26 ans, Sultana, fille d'un inspecteur du domaine de Léon Corcos, qui est l'un des Juifs les plus riches du Maroc. Avraham a cinq fils, dont l'aîné qui a été élevé au Kibouts Afikim, accomplit aujourd'hui son service militaire. La famille est pratiquante et, au­jourd'hui encore, la langue parlée à la maison est l'arabe marocain. Avant sa venue en Israël, en 1955, Avraham était mécanicien, mais aujourd'hui il possède un camion et exerce le métier de chauffeur à Kiryath Malahi

Il y a longtemps de cela, les Arabes de « Teluat, situé tout près de Marrakech, érigèrent une clôture autour de leur cime­tière. Il se trouva qu'un laineux rabbin était enterré dans ce cimetière, sans que les Arabes le sachent, parce que ce village était habité uniquement par des Arabes et il n'y avait parmi eux aucun Juif.

Une femme de ce village fit un rêve: elle vit un homme vêtu d'une longue robe blanche et dont le visage était orné d'une belle barbe blanche, s'approcher d'elle. Il lui dit: "Demain matin, dis aux membres de la société juive des pompes funèbres de la ville la plus proche, que le rabbin qui est enterré au cimetière musulman de ton village, ne trouve pas de repos".

"Ce n'est qu'un rêve", se dit la femme lorsqu'elle se réveilla. Le même rêve revint la nuit suivante et la femme se dit encore: "Ce n'est qu'un rêve!" Mais lorsqu'elle fit le même rêve pour la troisième fois, elle savait qu'il avait un sens et le lendemain elle se rendit à la ville voisine pour raconter ce qu'elle avait rêvé.

Les membres de la société juive des pompes funèbres se ren­dirent chez le cheikh du village et lui dirent: "Un de nos rab­bins est enterré dans votre cimetière. Nous te prions de nous accorder la permission d'identifier l'endroit. Nous sommes prêts à te payer une grande somme d'argent pour la permission de construire sur la tombe une maison de prières".

— D'accord, dit le cheikh.

Les membres de la société des pompes funèbres se mirent à chercher et à chercher, mais ils ne purent découvrir l'endroit où était enterré le rabbin. Le fils du cheikh s'énerva et se mit à crier: "Qu'est-ce que vous cherchez ici? Un rabbin qui est mort il y .1 100 ans?" Et il s'approcha de la clôture avec l'intention d'y faire ses besoins. Mais subitement il resta immobile: tout son corps était paralysé.

Lorsque les Juifs, qui s'apprêtaient déjà à rentrer chez eux, virent le fils du cheikh transformé en statue, ils savaient que celui-ci désignait l'endroit où était enterré le rabbin.

Les Arabes demandèrent aux Juifs: "Que devons-nous faire avec, le fils du cheikh? Le cheikh nous tuera, s'il apprend que son fils est paralysé".

"Enlevez la clôture!" ordonnèrent les Juifs. Et les Arabes exé­cutèrent immédiatement cet ordre. Puis, ils tracèrent un cercle autour de l'endroit où se trouvait le fils du cheikh, placèrent, à l'intérieur du cercle, plusieurs pierres et y fixèrent un écriteau: "Tombe juive sacrée". Lorsque ce travail fut accompli, le fils du cheikh sortit de son immobilité et se mit à marcher. Il de­manda: "Où suis-je? Que m'est-il arrivé?"

On lui raconta tout ce qui s'était passé et il dit: "S'il en est vraiment ainsi, alors votre rabbin fut sans doute un grand homme".

Les habitants du village arabe érigèrent un tombeau à l'en­droit sacré et chaque année de nombreux Juifs s'y rendirent pour honorer le mort.

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