AMSELLEM .Une histoire de familles-J.Tol

une-histoire-fe-famillesAMSELLEM

Nom patronymique arabe sans doute de la même racine que le mot islam qui signifie la soumission à Dieu, le sens serait alors le soumis à la volonté divine, le croyant, ou encore le pacifique, celui qui aime le salam, la paix. Ce patronyme typiquement juif était porté comme prénom par les Musulmans sous la forme de Mussalam avec pour sens: acquis, admis, sauvé. Autre explication plus tardive et moins convaincante: déformation de l'hébreu "am shalem" qui signifie peuple parfait ou peuple uni, formule désignant dans la tradition le peuple d'Israël. C'est en tout cas sous cette forme que des membres de cette famille ont hébraïsé leur nom en arrivant en Israël. Autre explication proposée par le rabbin Eisenbeth, ethnique du douar du même nom près de Mazagan. Le nom est ancien, attesté au Maroc dès le XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels de l'époque. Autre orthographe: Amsalem. Au XXème siècle, nom particulièrement répandu, porté dans toutes les régions du Maroc (en particulier dans l'ancien Maroc espagnol, Tétouan, Larache, Tanger mais aussi dans le Tafilalet, à Fès, Midelt, Oujda. Marrakech et Casablanca) et en Algérie (Oran, Tlemcen, Aïn, Temouchent, Mascara, Médéa, Mostaganem, Miliana, Relizane, Aïn-Beida).

  1. AHARON AMSELLEM

Rabbin à Tanger, un des signataires de la Haskama (accord) de 1795, par laquelle la communauté de Tanger se détacha de la juridiction de la communauté de Tétouan et proclama son indépendance.

  1. SHELOMO AMSELLEM

Saint dont on ignore la biographie. Sa tombe, à Midel, dans le Moyen-Atlas marocain, était un lieu de pèlerinage local.

  1. TSEMAH AMSELLEM

 Grand rabbin de Relizane, célèbre dans toute l'Algérie à la fin du siècle dernier et au début du XXème siècle.

 ABRAHAM et YOSSEF AMSELLEM

Notables et dirigeants de la communauté de Larache dans les années vingt, au Maroc espagnol, surnommés en espagnol, en raison de leur richesse, Oulad Plata (les fils de l'argent).

 MAKHLOUF (1837-1927): AMSELLEM

Fils de Itshak, sans doute le dernier des alchi­mistes juifs au Maroc. Né à Oran dans une famille pauvre, il s'installa avec sa famille à Fès. Il dût quitter sa ville d'adoption pour s'installer à Tanger à la suite de démêlés avec des Musulmans. Autodidacte de génie, il avait appris l'arabe et s'était pris de passion pour l'alchimie, étudiant tous les classiques arabes dans ce domaine, y ajou­tant la contribution des kabbalistes juifs. Sa réputation devint telle que le sultan Moulay Hassan le prit à son service en 1887 et lui installa dans son palais un laboratoire perfectionné avec des instru­ments importés spécialement de Londres par son correspondant Moses Afrait. Mais, a la mort du souverain, son successeur,  Moulay Abdel Aziz, ferma le laboratoire et en détruisit le matériel. Makhlouf se convertit alors avec succès dans la méde­cine et la fabrication de médicaments. A la suite de la perte de ses instruments de travail lors du sac du mellah de Fès en 1912, il tenta de revenir à ses projets d'al­chimie, mais dut y renoncer faute de moyens pour acquérir le matériel néces­saire. Il tenta en vain de convaincre le premier Résident Général français, le maréchal Lyautey, de prendre la relève du sultan comme mécène pour financer ses projets d'alchimie. Celui-ci parut intéressé au projet et accorda même une préface au livre qu'il devait publier, mais son texte a été perdu. En 1923, il décida de terminer ses jours en Terre Sainte et s'installa à Jéru­salem. Son bref passage à Tunis, en route pour Jérusalem, attira l'attention de la presse juive locale. Il fut notamment reçu par le grand rabbin Moché Sitruk qui lui accorda une préface-recommandation à son ouvrage. Arrivé à Jérusalem, il chercha vainement à intéresser le Président de l'Organisation Sioniste Mondiale, H ai m Weizman, en tant que chimiste, à ses recherches. Il entreprit alors de faire impri­mer son premier ouvrage de Kabbale- alchimie, dont il avait emporté le manus­crit du Maroc avec la préface de Lyautey. Mais l'impression fut interrompue par sa mort. Elle ne fut reprise et achevée que plus d'un demi-siècle plus tard par son fils  Albert, de Washington ,qui confia ce soin à rabbi David Ovadia. Le premier tome du livre parut en 1978, sous le titre ésotérique de "Tapouhé zahav bemichkélot kessef (pommes d'or dans une balance d'argent), avec des préfaces du grand rabbin de Palestine, le rav Kook, du grand rabbin du Maroc Raphaël Encaoua, des grands rabbins de Fès, Casablanca, Mogador, le Caire et d'éminents kabbalistes de Terre Sainte qui lui vouaient une grande admi­ration. Le second tome parut en 1992. Ses autres traités d'alchimie n'ont pas encore été publiés à ce jour. Un chercheur de :'université de Strasbourg, M. Fenton, vient Je lui consacrer une étude approfondie, parue en hébreu dans la revue de l'Institut Ben Zvi, "Péamim" et en français dans les annales du colloque de Paris "relations udéo-musulmanes au Maroc. Perceptions et réalités", organisée en 1995 par le Centre de Recherches du Judaïsme Maro­cain, le CRJM, fondé par Robert Assaraf.

 ALBERT (1913-1996):

 Fils de Makhlouf, un des pionniers de l'immigration des Juifs marocains aux Etats-Unis. Après la mort le son père, il s'installa à Washington en 1928 et y fonda un salon de coiffure, puis _ne école de formation de coiffeurs de rrestige. 11 fit venir sa famille du Maroc et ^ia de nombreux originaires du Maroc à migrer en Amérique et à s'intégrer dans la branche de la coiffure. Un des fondateurs ie la nouvelle synagogue sépharade de Washington, Maguen David.

WILLIAM:

 Militant communautaire à AIger, fondateur en 1930 de la revue "Kol Aviv", La Voix du Printemps, organe du foyer de la jeunesse et de la culture juive. Engagé dans les Forces Françaises Libres.

AMRAM:

  1. Médecin, né à Larache et installé à Tanger où il fut directeur de l'hôpital juif portant le nom de Haïm Benchimol. Il fut, dans les annees 1950, ub-n des plus  celebres chirurgiens et neurologues d'Afrique du Nord

YAHYÂ:

Président du Consitoire de Tîemcen jusqu'à sa mort en 1961.

ABRAHAM A M SELLE M-B EN- MAMAN:

Président de la communauté de Larache au début des années 1960.

  1. SHELOMO: Rabbin né à Midelt. 11 publia après sa alya un ouvrage de com­mentaires sur les Psaumes "Béné Shélomo" (Jérusalem, 1964).

NISSIM ELYAD.

Avocat et homme poli­tique israélien, descendant d'une famille originaire du Maroc, installée à Tibériade au milieu du siècle dernier. Après avoir longuement exercé comme avocat à Tibériade, il se lança au milieu des années 1950 dans la politique, dans le cadre du Parti Progressiste, un petit parti fondé par ies immigrants originaires d'Allemagne. Après s'être unifié avec le Parti Libéral, le Parti Progressiste s'en sépara à nouveau pour former les Libéraux Indépendants. Chargé du département arabe du parti, il entra à la Knesset en 1968 comme son représentant. Réélu en 1973, il quitta la Knesset en 1977 avec la disparition élec­torale de son parti.

ADI AMSHALEM:

 Syndicaliste et hom­me politique israélien, originaire de la zone espagnole du Maroc. Ancien maire-adjoint d'Ashdod sur la liste du Parti National Religieux, qu'il quitta pour adhérer au parti sépharade Tami fondé par Aharon Abehséra. Un des fondateurs de l'Union des originaires du Maroc en Israël (Brit). Il a rempli diverses missions en France à la demande du Département de la Alya de l'Agence Juive.

ARMAND:

 Expert-comptable et militant sioniste, originaire du Maroc. Il préside la Fédération Sépharade de France depuis plusieurs années. Conseiller du Président du Consistoire de Paris.

 AMNON LIN:

 Economiste et avocat israélien, descendant d'une famille originaire de Sefrou. Ancien Directeur de la Compagnie Israélienne d'Electricité et ancien député du Parti Libéral à la Knesset, où il fut président de la Commission des Lois jusqu'en 1988.

ARMAND:

 Homme d'affaires à Paris. Un des fondateurs et des animateurs de l'asso­ciation des anciens d'Oujda en France.

HENRY:

 Président de la communauté d'Oujda dans les années soixante-dix.

 WALTER:

 Fils de Félix Amsallem, agri­culteur. Phramacien et homme politique français né à Miliana en 1931. Installé en France après l'indépendance de l'Algérie, il est le maire de la ville de Beauvais depuis 1977.

AMSALLEM ou AMSALAM ou AMSALEM : il est construit sur la racine consonantique arabe s.l.m. (paix) précédé du mot hébreu ‘am (peuple) : peuple de la paix.  Cependant ‘am peut être le préfixe arabe ‘am, le nom prend le sens de soumis.

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