ארכיון יומי: 24 באוגוסט 2013


L'esprit du Mellah-J.Toledano

L'esprit du Mellah – Joseph Toledano

Humour et folklore des juifs du Maroc

A la mémoire de Rabbi Yedidia et son fils Abraham qui :

S'ils avaient pu jusqu'à ce jour vivre

Auraient mieux que moi ecrire ce livre 

LA PREUVE PAR L'HUILE

Le conseiller de ce roi etait particulierement haineux envers les Juifs. Sa derniere invention " si les Juifs continuent a faire des miracles c'est que le Prophete Moise est encore parmi eux et qu'ils nous le cachent!" Convaincu, le Roi convoque les rabbins et leur donne trente jours pour amener devant lui le prophete. Desampares les rabbins decretent jeune, prieres et penitence. Seul un illettre qui ne frequentait pas les synagogues continua a mener sa vie comme a 1'ordinaire.

—  Mecreant tu ne sais ce que le Roi nous demande?

—   Soyez sans inquietude menez-moi au Roi.

Au jour dit le Roi demanda "alors ou est Moi'se?"

—   C'est moi, Seigneur!

—   Prouve-le par un miracle!

—     Qu'a cela ne tienne, vous avez toute confiance dans votre vizir, eh bien amenez-moi une baignoire pleine d'huile bouillante j'y jeterai le vizir et vous verrez le miracle; il en sortira indemne.

Le roi demanda a voir, mais le Vizir affole cria:

—  Je le crois, il n'y a pas de doute c'est lui Moi'se, nous n'avons pas besoin de preuve! Et il laissa ses sujets juifs vivre en paix.

LE PACHA ET LE VAGABOND

Une terrible epidemie de typhus s'etait abattue sur Marrakech ou, chaque jour, deux cents personnes mouraient, deux cents musulmans pour mieux dire car, a l'exception du premier jour, ou seuls cinquante juifs avaient passe de vie a trepas, le Mellah semblait desormais immunise contre le mal effroyable.

Le Pacha en prit ombrage et fit savoir aux juifs que si dans huit jours, ils ne s'etaient pas decides a mourir comme les musulmans ou a expliquer pourquoi ils etaient refractaires a l'epidemie, il chargerait ses soldats d'accomplir la besogne que ne voulaient pas faire les poux. Chacun s'interrogea pour connaitre la reponse qu'il convenait de faire.

Les savants la chercherent, qui dans le Pentateuque, qui dans la Genese, qui dans le Talmud. Les sorcieres furent priees de donner leur avis. Un astrologue interrogea les etoiles et sept jours passerent ainsi. Au soir de ce jour, c'est a dire a la veille d'aller porter la reponse au Pacha, les rabbins s'assemblerent une derniere fois et, apres une longue et savante discussion, convinrent de ceci: II n'y avait plus qu'a mourir et a profiter de la derniere nuit pour se repentir de ses fautes. . .

Les femmes s'accommoderent fort bien de cette decision. A les entendre hurler et pleurer, les enfants firent chorus et les hommes n'ayant rien de mieux a faire, suivirent cet exemple lacrymal. En un instant, le Mellah devint, a la lettre, une "vallee de larmes" et les glapissements firent croire aux moribonds de la cite musulmane, que les portes des enfers s'ouvraient devant eux. C'est a cet instant que penetra dans le Mellah un vieux petit Juif montagnard qui, pour tout bien, n'avait qu'une besace.

—   Combien de fois par an celebre-t-on le Youm Kippour a Marrakech? demanda-t-il.

On lui repondit qu'il n'etait pas ban de plaisanter et on lui expliqua le malheur qui venait de s'abattre sur la communaute. Alors le petit vieux se mit a rire, il puisa aux eventaires abandonnes par les marchands. les elements d'un repas substantiel et, a la grande indignation des temoins, il se mit a manger, tout en fredonnant une chanson grivoise. Avertis du scandale, les rabbins accoururent pour tancer le coupable mais il les accueillit par ces mots:

—    Allez boire, allez manger, allez dormir, j'irai repondre. . . et toujours tres calme, il but un nouveau verre de mahia.

Ainsi qu'il l'avait promis, il se chargea de l'ambassade, et c'est souriant toujours, qu'il reparut alors qu'on le croyait deja mort.

Eh bien, qu'a repondu le Pacha? interrogea la foule.

—Que tout est bien.

—Que lui as-tu donc dit?

—  Simplement que le mur du Paradis s'etait ecroule. Dieu pour le reparer, ayant besoin de personnel, vint en querir sur terre. Le premier jour, les resultats furent desastreux car les cinquante Juif envoyes ne savaient rien faire de leurs dix doigts. C'est alors qu'Il prit la decision de ne recourir, desormais, qu'a la main d'oeuvre musulmane . . .

Histoire des juifs de Safi-B. Kredya

PAGES DE L'HISTOIRE DES JUIFS DE SAFI 

L'histoire des juifs de Safi (Maroc) est aussi ancienne que la ville elle-même. Malheureusement, peu d'écrits lui ont été consacrés. Brahim Kredya, historien amoureux passionné pour sa ville, tente de relancer la recherche dans ce domaine. Il ne cesse de piocher dans les rares manuscrits disponibles et incite les chercheurs à suivre son exemple

Malgre le nombre reduit de documents entre nos mains, nous allons tenter d׳exploiter les rares renseignements obtenus, pour evoquer les roles joues et les services rendus par Abraham Ben Zmirro et sa famille a la presence portugaise a Safi, afin d'asseoir leur domination et pour preserver leurs interets personnels.

En voici quelques exemples:

De nombreux evenements indiquent que les gouverneurs de Safi de la famille des Farhoun et autres ne furent jamais sinceres dans leur allegeance  a la Couronne portugaise. Ils avaient toujours essaye de mettre les batons dans les roues a cette occupation pour empecher qu'elle ne devint effective et qu'elle ne les etouffat, en amenuisant leur pouvoir et leur richesse.

Pour cette raison, les Portugais fomenterent plusieurs renversements pour finalement faire tomber Ahmed Ben Ali Ben Farhoun en 1498. Constatant que le successeur qu'ils lui avaient choisi (son rival Abderrahman) ne leur convenait pas, ils le destituerent et encouragerent ses deux assassins, Ali Ben Ouachmane et Yahya Ou Taafouft, qui se partagerent ensuite l'autorite sur Safi 

Ainsi, Ben Ouachmane accompagna le capitaine Diego de Azambuja au Portugal pour demander des renforts militaires qui permettraient l'occupation de Safi. Et effectivement, tous deux ramenerent avec eux une flotte de guerre sous le commandement de Garcia Da Melo. Mais Ben Ouachmane et son comparse Ou Taafouft se revolterent contre les Portugais et s'engagerent dans le courant populaire qui les combattait et persevererent jusqu'a decevoir l'espoir des Portugais.

 La flotte fut obligee d'attendre au loin, au large de la ville. En meme temps, De Azambuja et Da Melo ourdissaient un complot contre les deux gouverneurs de Safi, Ali et Yahya, et leur choix se porta sur Abraham pour le fomenter. A cette fin, Da Melo fit semblant d'etre malade et convoqua Abraham : « II le corrompit et le chargea de remettre a chacun des deux une lettre dont I'autre devait ignorer le contenu .

            II s'agissait de missives avertissant chacun d'eux de la traitrise de preparation reciproque d'un complot contre l'autre, et lui offrant l'aide des Portugais qui devaient l'assister en cas de besoin pour lutter contre son rival, pour le surprendre et le tuer. Dans une autre version, De Azambuja aurait contacte en secret et probablement l'intermediaire etait Abraham Ali Ben Ouachmane et lui aurait promis de lui livrer l'administration de la ville  ...et il lui suggerait d'attaquer de nuit, en compagnie de ses partisans, le domicile de Yahya Ou Taafouft, et de le tuer, si necessaire

Le plan des deux capitaines portugais reussit et une lutte armee se declara entre les deux rivaux cela permit aux soldats portugais d'envahir la ville et de l'occuper aisement entre janvier et mars 1508. Le capitaine De Azambuja y fut nomme gouverneur par le roi du Portugal.

L'aide d'Abraham ne s'arreta pas a la reussite du complot portugais et de !'occupation de Safi, mais il oeuvra aussi pour asseoir l'autorite coloniale, usant de tous les moyens pour assujettir les tribus voisines et pour briser leur resistance. Deux ans apres son occupation, Safi subit une attaque devastatrice des tribus Doukkala, a l'invitation et a l'appel au combat des habitants d'Al Gharbi. Ces tribus reussirent un siege strict de la ville, de tous les cotes, et ouvrirent des breches dans ses remparts. Elles etaient sur le point de s'en saisir, sans l'arrivee de renforts militaires portugais venus des iles de Madere, dans l'ocean Atlantique, qui permirent d'arreter l'avance des attaquants et de les renvoyer vers l'arriere. Des sources indiquent que Abraham Ben Zmirro et ses deux freres Ishaq et Ismail avaient fait preuve de bravoure dans la lutte contre les assiegeants qui se replierent apres qu'environ six cents d'entre eux furent tues.

Communautes juives des marges sahariennes du Maghreb

 

Communautes juives des marges sahariennes du Maghreb

Edite par M. Abitbol

Institut Ben zvi pour la recherche sur les communautes juives d'Orient

Yad Itshak Ben-Zvi et l'Univesite Hebraique de Jerusalem

Types de problemes 

  1. Jusqu'a il y a quelques annees le classement des parlers juifs etait place pour moi dans une perspective nord-sud et se structural ainsi:

Kairouan, Mahdia et Sousse (Port de Kafrouan), Tunis etant un melange de parlers.

Djerba dont les habitants sont venus de Canaan, d'Arabie (Yemen) et du Djebel Nefoussa, puis ont rayonne vers les communes du sud tunisien, algerien et probablement marocain.

Ayant reflechi et interroge sur le terrain a propos du corpus de la geste, de ses heros et d'usages extra linguistiques, et ceci non seulement en Afrique du Nord mais aussi en Israel (au Negev), je devais decouvrir qu'il existait un noyau dur dans les parlers des marches ouest et sud-ouest de la Tunisie ou j'ai pu isoler in extremis des elements de parlers du Kef juif, du Sers juif, de Tozeur et de Nefta juifs, de sorte que j'ai ete amenee a supposer que ces luifs qui marchent d'est en ouest et qui chantent, s'ils sont venus en partie, d'Arabie, comme les Hilaliens, n'ont pas tous la meme origine.

A travers cette disposition des parlers structures selon cette marche depuis l'Arabie (Damar, Arhab, Taez) jusqu'a Imi Ntanout au Maroc (ce sont les limites de mon information), les parlers des Juifs du sud ne sont pas homogenes, ce que leur grand nombre laissait prevoir; de plus ils se groupent comme dans le tableau II.

Peut-etre l'etude d'une autre geste, plus ancienne, celle de la conquete de l'IIfriqya, ou bien d'autre documents pourront-ils determiner par difference, si l'on peut, avec une marge raisonable de securite, classer les parlers juifs en prehilaliens, ce que l'on a deja fait, mais aussi en hilaliens.

 L'archive n'est pas seulement en effet point du depart, elle est aussi point d'arrivee qui suggere et autorise des verifications; en d'autres termes, si les chansons de geste que j'ai etudiees ont focalise ces types d'interrogation sur langage et societe, identite juive et relations humaines en milieu hostile (car les migrations ne vont pas sans contacts culturels), c'est sur elles que j'ai dirige des recherches purement formelles comme celles du fonds linguistique commun a ce genre de poesie et aux parlers, fonds decele en onornastique, en toponymie et a travers les redondances du lexique technique de ces chansons, voir plus loin a exemples concrets.

II. Types d'archives

Ces chansons de geste, hilaliennes ou non hilaliennes ne sont pas les seuls documents non exploites concernant les Juifs; il existe a Djerba juif et ailleurs, des guem'zot que je n'ai pas pas encore inventees mais simplement inventoriees; normalement cette nouvelle scientifique de vrait suffire a declencher des recherches de possibilite de travail en commun si elle etait comprise, c'est a dire concue dans les limites tres necessaires d'une deontologie de la recherche.

A cote de ces types d'archives il faudrait denombrer, repertorier et etudier les cimetieres juifs et anciens qui jalonnent ces marches. On a trouve au Kef, (frontiere de 1'est tunisien) un cimetiere de montagne ou les inscriptions hebrai'ques recouvrent de precedentes inscriptions romaines.

It reste aussi les archives communautaires, les bibliotheques juives, et les bibliotheques privees en milieu ibadite; ce sont les moins accessibles; le milieu ibadite est un peu comme le milieu juif de Djerba, a la fois orthodoxe et soucieux de tenir a jour les evenements quotidiens de la communaute; on peut remarquer en passant, que souvent hors des villes, les communautes juives les plus orthodoxes, vivent precisement dans les communautes musulmanes orthodoxes; e'est au moins le cas de Djerba, Tozeur, Nefta, Ghardaya et peut-etre etait-ce le cas de quelques groupements juifs tripolitains. Pourquoi? Il faudrait l'etudier en ayant present a 1'esprit que les "hommes elaborent leur propre projet d'existence."

En resume, parmi ces types de documents les archives litteraires orales, transmises de generation en generation et ayant un fondement historique que sont les chansons de geste il en est qui constituent des attestations relativement claires bien qu'indirectes pour favoriser la formulation d'hypotheses de travail; c'est a propos de ce genre d'informations qu'Henri Marrou parle de degre superieur de verite, parce que, dit-il, le temoin ne sait pas qu'il temoigne.

C'est peut-etre beaucoup disserter pour dire que l'associaticm de la discipline linguistique aux autres disciplines sociales est le meilleur si non le seul bon usage de la recherche, ce que tout le monde sait, mais pour aller un peu plus loin on peut ajouter sous une autre forme que l'histoire doit collaborer avec d'autres disciplines ou devenir une ideologie.

Apres ces generalites et ces quelques propos sur les types de problemes et les types d'archives, nous allons passer a des exemples concrets. Debarquer comme ca, a froid, dans un millieu humain a la recherche du meilleur document, de la meilleure archive, du meilleur temoinage qu'est ce qui legitime cela?

Une chose tres simple qui n'est ni l'attrait pour la communication ou pour la difference, voire l'exotisme, ni les examens de ce que l'on appelle les structures so ciales (lesquelles ouvrent les voies a l'etude d'un univers mental), meme pas une recherche d'identite; cette chose tres simple c'est le postulat de l'unite profonde de la gestualite humaine a l'interieur de choix et de modalites diverses.

II va sans dire que ces differences options preposuppositionnelles, methodologiques et deontologiques determinent et definissent a leur tour un type de recherche.

Le mariage trad. chez les juifs marocains

LE MARIAGE TRADITIONNEL CHEZ LES JUIFS MAROCAINS – ISSACHAR BEN-AMI

לעילוי הנשמות הטהורות אסתר וגלאוסיה וייזר ז״ל

La jeune fille emplit un seau d'eau du ruisseau. Quand on la ramene a la maison, le fiance, qui l'a devancee, l'attend pres de la porte. Elle 1'asperge d'eau, en disant: "hak torbah" (reussis!). Le jeune homme est tenu d'avaler deux gorgees d'eau, aux cris des "youyous" des assistants.

Mardi soir, tout le mellah est invite a la principale ceremonie du henne 1chez le marie. Le pere de la fiancee arrive avec sa famille et des amis, tandis que la mere tient compagnie a sa fille a la maison. Tard dans la soiree, pendant qu'une tamzwara applique du henne au jeune homme, une vieille personne recite a trois reprises chaque vers:

 Henne du Draa,

 Henne de la montagne,

 On peint le marie

 Qu'il ait des enfants,

Qui auront la crainte de Dieu.

La jeune fille recoit, en tout, huit fois du henne, et le jeune homme, quatre fois. La cause donnee ici est que la fille est impure huit jours apres la fin de la menstruation, et que, pendant tout ce temps, il faut la purifier avec du henne

 Imeghrane. Dimanche. un dejeuner reunit les deux families et leurs amis. Le soir, vetues de leurs plus beaux habits et parees de bijoux, les femmes organisent le l'ah jusqu'au matin.

Lundi, une vache, ceinte d'un hzam et avec du khol autour de 1'oeil droit, est menee par les islan. Ils dansent autour d'elle, pendant que les assistants jettent des cadeaux sur l'animal. On grille de la viande, qu'on sert aux invites avec de la mahia.

Mardi soir, a l'abraz, les tamzwarat installent la fiancee sur un grand plateau et la lavent. Elles deposent par terre un qdndil, afin qu'elle soit une lumiere pour son mari. et du sel, qui la rendra agreable a son epoux.

A ma question, si la lumiere sert a eloigner les demons, l'mformatrice a acquiesce avec un signe de tete, sans vouloir prononcer le mot. II existe done un tabou sur 1'allusion au demon.

 Pendant cette operation, les femmes chantent:

"O! ote les habits de tes parents,

 Prends ceux offerts par ton fiance! "

 Lorsqu'elle est prete, on l'installe sur une mule, derriere un membre de sa famille. Elle est ainsi conduite chez le fiance. On asseoit les deux sur un lit pour assister a I'ab, qui dure jusqu'au lendemain matin.

Il semble que les centaines et milliers d'articles et publications qui concernent les Juifs d'Afrique du Nord, écrits généralement en diverses langues, sont loin de nous donner une image profonde et équilibrée de ce Judaïsme.

. Dans le Sous. Dimanche, les deux families et des invites dejeunent ensemble. A cette occasion, les islan soulevent le fiance et le font danser.

Lundi matin, avant l'abattage du boeuf, on couvre de foulards verts la tete de la bete et on orne ses cornes de bijoux. On procede a I'ab jusqu'a ce que la bete soit cacher. Les jeunes gens font une affrande a l'abatteur. Des seaux de mahia circulent parmi l'assistance et les gens boivent a pleines carafes.On grille de la viande, qu'on consomme sur place. Le lendemain aura lieu encore un deuxieme abattage.

Mardi soir, pour la ceremonie de "hanna elkbira", une grande assistance est presente chez la fiancee. Un des hahamim ou sages de la ville va chercher le fiance. En route, on chante en son honneur, jusqu'a ce qu'on 1'installe sur une table, pres de la fiancee. Celle-ci est recouverte d'un drap et d'un foulard. Les invites offrent une grama aux maries. On sert a l'assistance du poulet, du foie, du pain, du the et de la mahia. Des tamzwarat preparent le henne, pendant que d'autres chantent et dansent. Une tamzwara mettra du henne aux mains et aux pieds de la mariee et sur la main droite du fiance.

 On leur bande les mains a l'aide d'un tissu. On mange et on boit toute la nuit. L'ambiance est gaie. Les histoires et les plaisanteries fusent de toutes parts. On invite souvent des musiciens musulmans pour agrementer la fete. Au matin, chaque islan vient denouer les bandes attachees aux mains et aux pieds des maries, et, a cette occasion, offre une somme d'argent et du sucre. Les islan disposent ensuite du bois et font un feu. Ils prennent le fiance et font semblant de le bruler. La mere de la jeune fille accourt et remet aux jeunes gens des bijoux d'or et de 1'argent. Chez les Oulad- Barhi, c'est le pere du jeune homme qui offre un mouton aux islan, afin de racheter son fils.

LE JOUR DU MARIAGE

Mercredi est le "nhar seba' barahot"," ou on lira pendant la ceremonie nuptiale les sept benedictions.

Cote atlantique 

A Casablanca, les fiances vont au bain dans la nuit du mardi au mercredi ou mercredi matin. Les tamzwarat viennent laver la fiancee a la maison. Elles lui coupent les ongles des pieds et des mains et lui taillent les cheveux, principalement les poils de l'entre jambes.

Note de l'auteur

E. Mauchamp, La sorcellerie au Maroc, Paris s. d., p. 135: "II est interdit de toucher aux poils du corps. Ainsi tout poil arrache ou coupe au penis retarde d'un an le manage d'une jeune fille. Mais cette interdiction ne s'applique pas aux femmes marines, qui doivent au contraire se faire 6piler". Chez les Juifs de Tunisie, on epile totalement la marine. Voir D. Cohen, op. cit., pp. 19, 41. Cohen ajoute que cette coutume tend si disparaltre depuis qu'on s'est assure que l'origine de cette coutume n'est pas juive. Pour les Musulmans, voir W. Margais, Takrouna, p. 381 (bonne description); Montety, op. cit., p. 78.

חיי היהודים במרוקו – תערוכת מ.ישראל-כיסא לילד-כרסי

חיי היהודים במרוקו – תערוכת מ.ישראל

כיסא לילד-כרסי

הועתק 60

اسرائيل بالعربية – اليهود في المغرب

مقال جديد على موقع اسرائيل بالعربية


نظام ” آيات الله” يدعم ” تاريخ فلسطين” المزيف متناسياً التاريخ الفارسي العريق

Posted: 23 Aug 2013 08:15 AM PDT

كيف يعقل أن تتنكر إيران الفارسية، لحضارتها القديمة لأرض إسرائيل وهي التي أسمتها دينياً ب” فلسطين”، إضافة الى أن السجل التاريخي مليء بالمعلومات والأوصاف الفارسية الداعمة للدولة اليهودية في أرض إسرائيل( يهود مدينتنا)  في عهد نبينا عزرا عليه السلام ( في القرن الخامس قبل الميلاد)؟

 

https://mail.google.com/mail/h/xmsroao5aw8t/?&v=c&th=140af7652f10472d

הספרייה הפרטית של אלי פילו

מואיז בן הראש נולד ב 1959 . עלה לארץ ב 1972

 פירסם עד כה שמונה ספרי שירה בעברית,

בארץ המהגרים - שירים

בארץ המהגרים – שירים

ארבעה רומאנים וספרים בספרדית ובאנגלית.

הרומאן האחרון שלו ־בשערי טנגייר" הופיע בשנת 2008 בהוצאת דסטינו, בספרד.

"בארץ המהגרים" כולל שלושה ספרי שירה

קינת המהגר

משם באתי

לכאן

ביקורות שנכתבו על ספריו

׳בוקובסקי הישראלי.״

ידיעות אחרונות (יולי 2002)

״משה בן הראש הוא אחד המשוררים הראויים בין הצעירים הכותבים היום.״ נתן זך ( הארץ אוקטובר 2001) .

״לפעמים השירה היא יותר, או פחות, משירה: היא מסמך.״

כתב העת קלרין, ספרד, נובמבר 2000.

״ משה בן הראש מספר לנו על מולדת שתמיד נמצאת במקום אחר, ואיננה על שום מפה. היא ריח עץ תפוזים בגרנדה בערב שמעולם לא היה קיים.״

חוסה לואיס גרסיה מרטין, אל מונדו, ספרד, 2000.

״משה בן הראש מביא בשירתו חוויות שונות מחייו ומעביר אותן בבהירות לקורא. זוהי שירה כנה ואנושית.״

ג׳ו אן מילר, ארה״ב, 2001 poetyryonlinetoday

״ הנשיקה שלא תבוא [.״] היא רק מדומיינת, היא הרווח שמשאיר המשורר לקורא. היא הרווח היפה והמרגש שיש בשירי הספר: בין הלחם לבין החלום.״

רוני סומק, עיתון 77.
״משה בן הראש הוא השור הזועם של הספרות העברית.׳

ירון אביטוב, כל הזמן.

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