Tehila le David.R.D.Hassine

תהלה לדוד 001

Comme le lui souhaitait son pere, Aharon devient plus tard un homme respectable. II epouse une de ses cousines, fille du dayyan Yeqoutiel Berdugo. Son beau-frere, le poete Ya'aqov Berdugo, en a laisse un portrait elogieux: "Homme tres aimable, responsable de plusieurs oeuvres pieuses, plaisant a Dieu et aux hommes, chantre a la voix agreable, il rejouissait les nouveaux maries, rendait visite aux malades, consolait les families en deuil et enterrait les morts. II etait aime au Ciel, et agreable ici-bas".58

Nous connaissons deux de ses enfants, son fils David, dont les deux fils, Rabbi Aharon et Rabbi Abraham, dayyan a Meknes, continuent la lignee rabbinique des Ben Hassine, et sa fille Oroduena, qui attrista ses dernieres annees. En effet, Oroduena, devenue veuve en 1798, trois mois apres son mariage, a attendu onze annees avant de pouvoir epouser en secondes noces, conformement aux regies du levirat, Shelomo Elmosnino, le frere de son premier mari, qui n'avait que trois ans en 1798. Comme ce dernier est aveugle, Aharon Ben Hassine consent a subvenir a tous les besoins du couple pendant deux ans, a condition que Shelomo Elmosnino s'engage, de son cote, a ne pas prendre de deuxieme epouse!

Apres Aharon naissent plusieurs filles, neuf selon la tradition, sur lesquelles nous savons bien peu de choses. Aucune n'est identifiee par son prénom. L'une d'entre elles épouse, en 1764  le rabbin Binyamin Elkhrief, qui écrira une haskama – une préface approbative – à Têhilla Le-David, en 1782, "en l'honneur de son beau-père". David Ben Hassine compose deux piyyoutim en l'honneur de Yahia, fils de Binyamin, à l'occasion de sa guérison, puis de sa bar-misva en 1777.  D'autres poèmes mentionnent les noms de trois autres de ses gendres: Mordekhay Sarraf, El'azar Ben Lahdeb et Shélomo Raguinos. Enfin, David Ben Hassine pleure la mort de l'une de ses filles et de son mari, l'année même de leur mariage, mais sans les nommer. Il ne nomme pas non plus les parents de son petit-fils Sa'oud, dont il célèbre le pidyon ha-ben.

Selon une légende rapportée par Yossef Ben Naïm, Ya'aqov Berdugo, futur dayyan et poète, aurait demandé la main de la fille aînée de David Ben Hassine, à la suite d'une facétie spirituelle de ce dernier. Un samedi, lisant dans la Thora le verset: "Si Ya'aqov choisit une épouse parmi les filles de Het" (Genèse 27:46), David prononce "Tet" (neuf, en hébreu) au lieu de "Het" (huit, en hébreu). Corrigé par Ya'aqov Berdugo, il répond avec humour: "Si Ya'aqov épousait une de mes neuf filles, il n'en resterait en effet que huit!" Ya'aqov Berdugo comprend l'allusion, et devient bientôt son gendre. Légende plaisante, mais invraisemblable, car Ya'aqov Berdugo, né en 1783  n'avait que neuf ans à la mort de David Ben Hassine, tandis que la fille aînée de ce dernier en avait plus de quarante!

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