ארכיון יומי: 22 במאי 2021


חיי היהודים במרוקו-תערוכה מוזיאון ישראל -הפולקלור היהודי במארוקו-קמיעות.

האמונה המאגית מונחת גם ביסוד הקמיעות, המלווים את האדם עוד מלפני לידתו ועד מותו, אף־על־פי שרבים מן המלומדים והרבנים שללו אותם, כשם ששללו כל אמונה ומנהג שנדף ממנו ריח של עבודה זרה. הנוסחאות לקמיעות הועתקו מתוך ספרים שהיו כמעט מקודשים בעיני העם. לדפים שנועדו לשמור על היולדת ולתליוני־הקמיעות למי­ניהם נוספו איורים מעשי ידי אמן.

רבים גם התכשיטים שהנשים עונדות אותם לא רק לשם נוי, כי־אם בשל האמונה בכוחם הסגולי. דוגמה יפה לכך היא ה״כמסה״ — תכשיט־קמיע בצורת יד — הנפוצה בצפון־ אפריקה בגיוון רב יותר מאשר בכל ארצות־האיסלאם האחרות.

 

תליוני־קמיע

קצר אל־סוק ;; אמצע המאה הכ׳(?) כתובת החוזרת ארבע פעמים מסביב : ״ר׳ עמרם ן׳ דיוואן״ (רב בעל־נסים ; ראו מס׳ 12 ו־238); במרכז כתובת : ״זיע״א 4

דיו שחורה על־גבי נייר מתחת לזכוכית במסגרת־פח

הגובה : 4.5 ס״מ ; הרוחב : 4 ס״מ מוזיאון ישראל, אוסף אליכס, מתנת מר אמסלם

(247) התמונה מימין למעלה.

 

ראשית המאה הכ׳(?) כתובת חקוקה: ״צמרכד״

כסף; מעשה יציקה וחקיקה ; התליון שבור

הגובה : 3.6 ס״מ ; הרוחב : 3 ס”מ אוסף יצחק איינהורן, תל־אביב

(248) מצד ימין

 

תיזנית

במסגרת של זיגזגים כתובת: ״אנקתם פסתם פספסם דיונסים ייחו" ומלה שאיננה קריא (הכתובת הפוכה)

הגובה : 5.6 ס״מ ; הרוחב : 3 ס״מ מוזיאון ישראל

(249) מצד שמאל, התמונה הגדולה

 

צפרו

צרור של שמונה משולשים, אשר בקודקודיהם מולחם קולב ;

בשני הצדדים של כל משולש חקוקות שלוש שורות של ראשי־תיבות

גובה כל תליון: 3.5 ס״מ מוזיאון ישראל

(250) התמונה התחתונה.

 

חיי היהודים במרוקו-תערוכה מוזיאון ישראל -הפולקלור היהודי במארוקו-קמיעות

La famille Marciano-Les origines de la famille

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La famille Marciano

Les origines de la famille

 

Selon une tradition ancestrale, la famille Marciano descend en droite lignee de Yehouda.

Cette tribu superbe et magnifique se nourrit de la gloire des rois qu’elle porte en son sein. Mais avec la destruction du second Temple et d’autres catastrophes, elle va perdre son prestige et ployer sous 1’exil que lui inflige l’empire d’Edom. Des lors, elle ne vit plus que dans 1’attente du salut messianique.

Elle s’exile en Espagne, se concentre a Murcie, et constitue peu a peu un noyau hierarchise et structure. Elle ne tarde pas a devenir l'une des communautes les plus fameuses et illustres de l’Espagne medievale. Et elle conserve jalousement son titre de noblesse jusqu'a la fin, c’est-a-dire jusqu’a l’Expulsion des Juifs d’Espagne.

Au cours de cet Age d’Or, les Juifs de Murcie passent pour des sages et des lettres, des experts en medecine et des docteurs bien introduits dans le royaume et particulierement fiers de leur identite juive. Ils se font desormais appeler «Hamourchi», l'habitant de Murcie (ou «Almourci» ou encore «Mourci» tout court).

L’on se souvient d’un sage de Murcie – Chlomo Hamourchi qui se rendit en visite au Maroc avant l’Expulsion des Juifs d’Espagne. Dans ses carnets, il dit «avoir ete confronte a toutes sortes de questions d’ordrc religieux au cours de son sejour en Occident״ (Cf. Ner Hamarav de Rabbi Yaakov Moche Toledano, p. 104, note 29).

On evoque egalement Rabbi Chimon bar Moche Almourci, qui doit sa notoriete a quelques maigres vestiges d’une production litteaire et poltique pourtant feconde.

On raconte aussi que le docteur Rabbi Yossef Almourci a ete torture atrocement par les agents de l’Inquisition pour avoir abrite des ouvrages sacres dans sa demeure.

Quand ils quittent I’Espagne (en nombre restreint en 1391 puis massivement en 1492), les expatries de Murcie caressent d’abord le projet dc se rendre en Israel. Mais freines par les vicissitudes du voyage, ils finissent par se scinder en trois groupes: le premier s’installe en Italie (pour plus de documentation, on lira l’ouvrage La nazione ebrea livorno, Pise, de Renzo Toaff, p. 143); le second groupe gagne la cote algcricnne probablement pres d’Oran; et le troisieme parvient en Israel et en Syrie.

L’eminent cabaliste Rabbi Chmouel Mourcia est justement un descendant de ce dernier groupe : il a vecu au XIXC siecle a Aram-Tsova en Syrie. Ses commentaires et ses reflexions sur la pensee du Ari Zal ont vu le jour dans l’ouvrage Emet Meerets, Jerusalem, 5748 (1988).

(Ici, il y a lieu de remarquer quc la plupart des habitants de Tolede installes en Turquie se nomment «Toledo» et non «Toledano»; de meme, les immigrants de Murcie qui foulent le sol sacre d’Israel se nomme Murcia et non Marciano, ce dernier nom etant reserve aux nord-africains). Nous avons des preuves que quelques familles Mourcia ont habite a Jerusalem en 1740.

Selon certains documents, parmi les plus anciens, le nom Marciano remonte au XVC siecle, et plonge ses racines a TIemcen. La-bas, il designe un diplomate qui sert d’intermede entre l’armee francaise, assujettie a l’empereur Charles V, et la cour royale de TIemcen. A n’en pas douter cet ambassadeur est issu de la famille Marciano. Comme il maitrise plusieurs langues europeennes, et fait preuve d’une adresse et d’un tact admirables, il est charge de remettre un avis de reddition du roi de Tlemcen au general qui represente l’empereur.

Resumons l’itineraire des pionniers du XV' siecle : ils quittent Murcie pour Carthage, le port le plus proche. En embarquant a bord du navire, ils savent qu’ils s’exposent a un grand danger, que leur sort est entre les mains d’un chretien, que le capitaine peut agir a sa guise.

Heureusement, ils parviennent sains et saufs en Algerie, et accostent au port de Honane, non loin de TIemcen, ou au port d’Oran. Le cousin bien introduit a la cour royale de TIemcen usera vraisemblablement de son influence pour faciliter l’integration de ses proches a TIemcen et dans ses environs.

A une periode un peu plus tardive, on recrouve les Marciano au village Natisdalet, non loin de Tlemcen. Dc Natisdalet, les pionniers se dirigent a Debdou. Au XIX' siecle, le village Natisdalet prendra le nom de Tadliset.

Comme tous les Juifs d’Espagne, les exiles de Murcie s’identifient par leur prenom et celui de leur pere, mais aussi par un nom de famille indiquant leur origine natale : Marciano pour Murcie, Toledano pour les exiles de Tolede, Sevillano pour les exiles de Seville, Sorreano pour les exiles de Soria, etc.

Mon plus vieil ancetre, Rabbi Itshac Marciano, a vecu vers la fin du XVI' siecle (approximativement 1570 ou 1600). C’etait un sage splendide, un erudit exceptionnel, un exegete de renom, un predicateur populaire qui fit autorite a Debdou. (Pour en savoir plus, on lira le dossier intitule Tif’eret banim avotam en annexe du livre Mayim Hayim de Rabbi Yossef Messas).

Le XVII' siecle quant a lui a conserve le souvenir d’au moins trois rabbins Marciano de la communaute de Debdou : Rabbi Chlomo ben Itshac Marciano, Rabbi Moche ben Chlomo Marciano et Rabbi David ben David Marciano.

Au debut du XVIII' siecle, on ressent la necessite d’adjoindre au nom de famille un sobriquet qui permet de distinguer les differentes families du clan. Des lors, et jusqu’a l'mmigration en Israel, ce sobriquet ne sera plus jamais dissocie de chacune des branches de la souche. Ainsi l'on a Marciano-Belchguer, Marciano ben Aouizer, Marciano ben Ako, Marciano Bibi, Marciano Zizah (ou Ben Yaza’h), Marciano ben Alouga etc. D’autres surnoms voient le jour un peu plus tardivement (fin du XVIII' siecle et debut du XIX') : Oulad Limama, Oulad L’herher, Oulad Bihi, Oulad Mchicho, Oulad Ougnuich, Oulad Tsrindi, Oulad L’khihel et autres (j’ai decouvert que les premiers sobriquets usaient du vocable hebra'ique «ben» tandis que les derniers usaient du vocable arabe «oulad»).

Dans ce genre de famille, les genes particulierement forts refletent une certaine purete de la race.

Comment la famille preserve-t-elle sa purete? Tres simple : Les mariages se font entre cousins. Depuis les temps les plus recules, les hommes choisissent l'heureuse elue dans la famille paternelle la plus proche; sinon, ils prennent femme a un second degre de parente, et ce n’est qu’en cas d’extreme necessite qu’ils s’allient a un autre clan. II arrivait rarement qu’un mari prit femme a l'exterieur de sa communaute.

Bien evidemment, les families Cohen etaient les plus soucieuses de respecter cette tradition.

Au fil des ans, la saga des Marciano ne cesse de nourrir et d’accroitre son heritage spirituel. Son savoir, deja bien ancre dans la riche culture du Judaisme espagnol, trouve a Debdou un nouveau terreau fertile ou s’epanouir. L’heritage spirituel gravite autour des figures legendaires de thaumaturges tels que le pieux Rabbi Chlomo bar Ma'imon (que son merite nous protege) ou Rabbi Yossef Marciano dit Bibi ou bien plus tard Rabbi David Marciano ben Ako (decede a Missour). D’autres erudits immortalisent le clan : le grand dayan Rabbi Yaakov Marciano ben Ako «qui edicte un bon nombre de regles pour le bien de son peuple et de ses coreligionnaires»; le grand dayan Rabbi David Marciano; le dayan Rabbi Avraham Marciano L’herher, le dayan Rabbi Yossef Marciano ben Ako; le collecteur de fonds Rabbi Avraham Marciano de Jerusalem.

La famille Marciano-Les origines de la famille

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