RABBI DAVID BENSHIMON LES PIONNIERS- 1826-1881

Les grandes figures dans l'histoire des Juifs du Maroc

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LES PIONNIERS – 1826-1881

L'amour des Juifs du Maroc pour la Terre Sainte est bien connu et le premier historien de cette communauté, rabbi Yaacob Tolédano en fait ainsi l'éloge : «Leur affection pour la Terre Sainte tient du merveilleux. Ils sont prêts à sacrifier leur dernier sou en faveur de la caisse de rabbi Shimon Bar Yohaï. Tout émissaire d'Eretz Israël, qu'il soit séfarade ou ashkénaze, sera reçu par leur communauté avec les plus grands égards, la plus chaleureuse hospitalité et les dons les plus extravagants, même s'ils sont au-delà de leurs moyens». Malgré la distance physique importante et le trajet très aléatoire, le mouvement d'alya des Juifs du Maroc vers Israël ne s'était jamais totalement tari. Au milieu du 19ème siècle, après la conquête française et suite à l'éradication des derniers repaires de pirates en Algérie, l'amélioration et la sécurisation de la navigation maritime en Méditerranée transforma ce goutte à goutte en un véritable courant populaire. Ce mouvement spontané ne répondit à aucun mot d'ordre organisé et fut initié pour sa plus grande part par des rabbins et des érudits qui rêvaient de finir leurs jours sur la terre de leurs ancêtres. Toute différente fut, en 1854, l'alya de rabbi David Benshimon de Rabat-Salé, de sa famille et de ses compatriotes. Ils subirent en effet l'influence des idées de celui qui, bien qu'encore peu connu à l'époque, peut être considéré aujourd'hui comme le véritable précurseur du sionisme religieux : rabbi Yéhouda Bibas. Natif de Gibraltar, descendant d'une famille de Salé et admirateur de la révolte grecque contre les Turcs, rabbi David Benshimon préconisait de cesser d'attendre passivement le Messie et de reconstruire sans tarder le judasme en Eretz Israël. Dans cet esprit, il avait projeté de s'installer dans la ville portuaire de Jaffa où les Juifs vivaient de leur labeur et non des dons de la diaspora. Mais il finit par céder aux supplications de la plus grande communauté juive originaires du Maroc, celle de Jérusalem. Grâce à son énergie et à son charisme, il réussit le pari d'obtenir l'indépendance de la communauté séfarade et fonda, vers 1860, le Comité de la communauté Maghrébine de Jérusalem qui existe encore de nos jours. Grâce aux dons des communautés nord-africaines, recueillis par des émissaires mandatés par ce Comité, il fit bénéficier sa communauté marocaine de la meilleure organisation, créa des écoles, des synagogues et, par ses propres moyens, le premier quartier extérieur aux murailles de la Vieille Ville, Mahané Israël, près de la Porte de Jaffa. Ce quartier possédait en son centre une grande bâtisse, destinée au logement des immigrants pauvres, qui vient d'être restaurée pour abriter le magnifique Centre Mondial du Patrimoine du Judaïsme Nord-Africain. Rabbi David Benshimon fut le premier chef de communauté à publier chaque année dans la presse hébraïque le bilan de ses recettes et de ses dépenses. Il encouragea les juifs originaires du Maroc à ne plus vivre de la Halouka, le partage des dons de l'étranger, mais à avoir un travail productif dans l'agriculture, l'artisanat ou le commerce.

Malgré des charges publiques écrasantes, Tsouf Dvach, ainsi surnommé à cause de ses initiales, ne négligea jamais les études et se spécialisa dans les commandements propres à la vie en Terre Sainte et à Jérusalem qu'il rapporta dans son livre, Shaar Hahatser (Jérusalem, 1862).

Son fils, rabbi Raphaël, né à Rabat en 1847, lui succéda un moment à la tête du Comité de Jérusalem et fut Grand Rabbin d'Egypte. Il fut envoyé à deux reprises comme émissaire de Jérusalem au Maroc. Son amour pour la tradition marocaine l'amena à fonder, lors de ses séjours à Fès, une société pour la diffusion de son patrimoine appelée Dobeb sifté yéchénim. Cette organisme fit imprimer le livre de prières particulier à la synagogue des Tochabim: slat elfassyin et les deux livres du plus grand des rabbins marocains du 17ème siècle, rabbi Yaacob Abensour, intitulés Et lekol hefetz et Michpat outsédaka beyaacob.

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