Benmoussa-Benmsiba-Ben Nahman-Ben Nathan

BENMOUSSA

Nom patronymique arabo-hébraïque, le fils de Moïse, porté aussi bien chez les Juifs que chez les Musulmans, formé de l'indice de filaition Ben et de la forme arabe du prénom d'homme biblique, Moché, qui signifie en hébreu retiré de l'eau pour rappeler le miracle de l'enfant abandonné par sa mère Miriam sur le Nil et recueilli par la fille du Pharaon. Moussa est en fait un vieux nom d'homme égyptien, formé selon les ethymologistes de mo (eau) usha (sauvé). . Le nom est attesté en Epagne au XlVème siècle et au Maroc au XVIème, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels au Maroc à cette époque. Au XXème siècle, nom peu répandu porté au Maroc (Tétouan, Tanger, Marrakech); en Tunisie (Tunis) et en Algérie (Constantine).

  1. HAYIM: Célébré rabbin et médecin né à Béja, près de Salamanque en 1390 et mort en 1460. Auteur d'un ouvrage très connu faisant l'apologie du judaïsme face aux attaques de l'Eglise.
  2. ABRAHAM: Fils de rabbi Shélomo. Un des plus célébrés rabbins et kabbalistes du Maroc au XVIIIème siècle à la vie pleine d'aventures. Né à Tétouan, il fut un des disciples de rabbi Ménahem Attia. Sa réputation de kabbaliste était grande dans sa ville et on raconte qu'un jour un chrétien voulut le mettre à l'épreuve en lui demandant de lui dire à quoi ressemblait le Dieu que les Juifs adoraient. En bon Juif, il lui répondit par une autre question: peux-tu m'expliquer d'abord comment tu vois avec tes yeux et comment tu entends avec tes oreilles ? Quand il s'avoua dans l'incapacité de répondre avec exactitude, il s'attira cette réplique: si même tu ne sais pas comment fonctionnent tes propres organes, comment prétends-tu vouloir comprendre l'essence de ce qui dépasse tous les hommes ? Il devait quitter sa ville natale en 1707 et après quelques années à Salé, il dût quitter précipitamment le Maroc pour trouver refuge à Tunis. Comme la légende s'est emparée de sa biographie il est difficile de savoir les raisons exactes de son départ précipité en 1720. Une des versions raconte qu'il fut contraint de le faire pour échapper à la vengeance d'un chef de tribu qu'il avait maudit pour l'assassinat d'un colporteur juif sur son territoire. La terrible malédiction avait commencé à décimer les membres de sa tribu et quand leur chef arriva à Salé pour le tuer, rabbi Abraham averti à temps, put s'enfuir. Une autre légende affirme que l'objet de sa malédiction avait été l'épouse d'un haut personnage qui ne cessait d'insulter et de maudire les enfants d'Israël. Il lui avait souhaité que de même qu'elle ne pouvait supporter   jusqu'à   l'odeur des enfants

d'Israël, de même elle ne puisse plus trouver aucun goût à la nourriture. Et elle cessa effectivement de manger, au point de mettre sa vie en danger. Comme les médecins ne trouvaient point de remède, on fit appel au rabbin qui accepta de la guérir à condition qu'elle lui promette de ne plus maudire les Juifs. Après sa guérison miraculeuse, craignant la vengeance de son puissant époux, il préféra prendre les devants pour partir en direction de la Terre Sainte. Le prodige qui marqua son arrivée à Tunis le fit considérer comme un saint homme. La tradition rapporte qu'arrivé dans la ville sans ressources, il fut logé dans la maison d'accueil de la communauté pour les rabbins et indigents de passage. Sur le conseil d'un passant, il se rendit à une noce dans une des familles les plus riches où on lui avait garanti qu'il pourrait manger à sa faim. Le père de la mariée, offusqué de le voir s'asseoir à la table d'honneur, lui si mal vêtu au milieu de ses hôtes distingués, le fit déguerpir sans ménagements. La même nuit le notable perdit soudainement la vue, sans que les médecins puissent comprendre l'origine de ce mystérieux mal. Il comprit alors que c'était l’affront à ce rabbin inconnu qui en était la cause et il alla s'excuser et le supplier de le guérir. Rabbi Abraham accepta de le faire sur l'engagement que plus jamais il n'humilierait aucun de ses semblables, en particulier les plus pauvres. Ce miracle révéla à la communauté la grandeur de l'homme qui était son hôte et elle refusa de le laisser continuer sa route. Il y resta 13 ans jusqu'à sa mort en 1733. Après sa mort, sa tombe devint un lieu de pèlerinage qui resta populaire jusqu'à nos jours. La légende rapporte que lorsque les Français voulurent faire passer une ligne de chemin de fer sur sa tombe, les ouvriers qui y travaillaient furent décimés et implorèrent son pardon. Sa tombe bougea alors d’elle- même et les Français construisirent autour un enclos. Poète doué, une des ses oeuvres est entrée dans la liturgie des synagogues marocaines, le chant "Nerdi natan rého" récité les joins de fêtes en sortant de l'Arche les Rouleaux de la Loi. Il a laissé des corrections aux livres de kabbale de rabbi Itshak Lourié, ainsi que des commen­taires sur la Hagada de Pessah et le Talmud, encore manuscrits. Quelques uns de ses commentaires ont été repris dans le livre de rabbi Yaacob Fitoussi de Tunis. "Yaguel Yaacob".

  1. MOCHE: Fils de rabbi Abraham. Célèbre rabbin kabbaliste qui monta à Safed, contemporain de rabbi Yehouda Ayache d'Alger. Il fut émissaire de Safed à Alexandrie pendant deux ans et s'installa ensuite à Jérusalem ou il devait mourir.
  2. ABRAHAM: Rabbin-juge et kabbaliste à Marrakech, contemporain de rabbi Abraham Azoulay avec lequel il eut des discussions sur la Kabbale. Quelques uns de ses commentaires et écrits mystiques ont été reproduits dans le livre de rabbi Shalom Bouzaglo, "Mikdach Mélekh", sur le Zohar. Il a laissé de nombreuses oeuvres encore manuscrites citées par rabbi Yaacob Tolédano dans son histoire des Juifs au Maroc, "Ner Hamarab".

SANY: Médecin né à Tunis en 1894. Il se porta volontaire pour se battre dans l'armée française pour la durée de la Première Guerre mondiale. Croix de Guerre, il fut le fondateur et le président de l'association des Engagés Volontaires Israélites de Tunisie.

PAUL:  Fils d'Achile Benmoussa, industriel, né à Tunis en 1937. Directeur de sociétés et restaurateur. Fondateur du restaurant parisien à la mode, "Chez Edgar", rendez-vous des hommes politi­ques et de la presse. Ingénieur de l'Ecole Supérieure des Industries Textiles de Lyon. Héritier de l'affaire familiale de textile, il fut contraint de quitter la Tunisie après la Guerre des Six Jours, les émuetiers anti­israéliens ayant mis le feu à son usine.

BENMSIBA

Nom patronymique d'origine arabe au sens difficile à cerner, sans doute ethnique de lieu. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels à l'époque. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté au Maroc.

BEN NAHMAN

Nom patronymique d'origine hébraïque formé de l’indice de filiation Ben et du prénom votif Nahman, consolation, équivalent de Ménahem donné généralement aux garçons nés le jour de Ticha Beab qui commémore la destruction du Temple. Sous la forme de Nahman ce prénom n'était presque plus donné au Maghreb et il n'a subsisté que comme nom patronymique. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels à cette époque. Au XXème siècle, nom très rare, sinon disparu.

BEN NATHAN

Nom patronymique d'origine hébraïque, formé de l'indice de filiation et du prénom biblique masculin Nathan, qui signifie (Dieu) a donné, à rapprocher de l'arabe Attias et du prénom français Dieudonné. Ce prénom fut illustré dans la Bible par le prophète qui reprocha son inconduite au roi David et lui transmit l'ordre de Dieu de ne pas lui construire de Temple: "Va dire à mon serviteur David: Ainsi a parlé l'Etemel: Quoi!, tu veux m'ériger un temple pour ma résidence ? Pourtant, je n'ai point demeuré dans un temple , depuis le jour où je tirai de l'Egypte les enfants d'Israël jusqu'à ce jour" (II Samuel, 7, 5-6), l'assurant que son fils Salomon lui le ferait avec l'assentiment divin. Ce prénom populaire jusqu'à nos jours dans les communautés achkénazes, n'était plus donné au Maghreb depuis le milieu du XVIIème siècle, depuis l’échec du mouvement messianique de Shabtaï Zvi dont Nathan Ackénazi, dit Haazati, fut le prophète et l'organisateur inspiré. Très fortement ébranlées par la crise messianique, les communautés du Maghreb l'avaient surmontée en refoulant jusqu'au souvenir du nom du faux Messie et de son prophète. Ce prénom n'y a susbsisté dès lors que comme nom patronymique. Autre forme sans l'indice de filiation: Nathan. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté presque uniquement en Algérie, à Constantine.

  1. ABRAHAM: Saint dont la tombe à Azemour, sur côte atlantique marocaine, était un lieu de pèlerinage local

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