ארכיון יומי: 6 ביוני 2020


Bensimhon- Une histoire de familles- Joseph Toledano

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BENSIMHON

Nom patonymique d'origine hébraïque, formé de l'indice de filiation Ben et de simhon, l'augmentatif de simha, la joie, l'homme très joyeux. Cette explication paraît plus plausible que celle qui lui accorde une origine arabe comme augmentaif de bensamha, le très clément, qui pardonne généreusemeent, puisque ce patronyme typique au Maghreb n'était porté que chez les Juifs. Le nom est attesté en Espagne au XVème siècle et au Maroc dès Xllème siècle. Au Maroc, le berceau de cette famille qui s'est particulièrement distinguée à Fès, est dans le Sous. C'est à la suite de la destruction de la zaouia de Dlila en 1666 par le sultan Moulay Rachid que ses fondateurs s'établirent à Fès et ensuite à Meknès. Autre orthographe: Bensimon. Au XXème siècle, nom moyennement répandu, porté essentiellement au Maroc (Fès, Meknès, Rabat, Tafilalet, Sefrou, Mazagan, Tanger, Casablanca), en Algérie (Alger, Blida, Constantine) et en Tunisie, à Tunis.

 

  1. YOSSEF: Fils de Yéhouda, rabbin Fés au Xllème siècle, un des disciples de Maïmonide au cours de son séjour dans la capitale marocaine. A l'appel de son maître qui avait conseillé aux Juifs du Maghreb de quitter dès que possible leur pays où sévissaient les persécutions des Almohades pour des régimes ne s'opposant pas à la pratique ouverte de la religion juive, il émigra après lui en Egypte.

 

  1. AHARON: Rabbin originaire du Tafilalet installé à Fès à fin du XlVème siècle. Il décida ensuite de monter en Terre Sainte en passant par l'Algérie. En route, la communauté de Tlemcen lui offrit le poste de grand rabbin et il s'y fixa définitivement.

 

  1. YAACOB: Un des dirigeants de la communauté de la Zaouia de Dlila, dans le Tadla au sud du Maroc au moment de la destruction de la ville devenue le bastion d'une grande confrérie musulmane rebelle à l'autorité centrale. Le sultan Moulay Rachid, le fondateur de la dynastie Alaouite, prit la ville à l'issue de durs combats en 1665 et résolut en punition de la détruire totalement. Il donna un délai de trois jours aux Juifs pour quitter la ville avant qu'elle ne soit rasée, en emportant tous leurs biens, qui étaient considérables. La grande majorité d'entre eux décidèrent de s'installer à Fes, où ils devaient fonder leur propre synagogue et conserver longtemps sous sa direction leur autonomie.

 

  1. ABRAHAM: Rabbin à Fès au plus fort de la crise du mouvement messianique de Shabtaï Zvi. Le mouvement qui avait reflué après la conversion à l'Islam du faux Messie en 1666, connut une embellie en 1673 avec l'apparition à Meknès d'un nouveau prophète, Yossef Abensour (voir Abensour), annonçant le prochain retour du vrai Messie. Il se basa notamment sur le rêve rapporté par ce rabbin au cours duquel il prétendait que lui avait été dévoilée la date de l'arrivée du vrai Messie, correspondant à celle annoncée par le nouveau prophète Yossef Abensour.

 

BINYAMIN: Un des grands notables de la communauté de Fès à la fin du XVIlIème siècle. Il fut accusé avec son frère Pinhas par le sanguinaire sultan Moulay Lyazid, en 1790, d'être parmi ceux qui avaient caché le trésor du Hakham Baka, le grand richard Mordekhay Chriqui, exécuté à Meknès. Le sultan n'accepta de les relâcher qu'après qu'ils lui aient versé une rançon équivalente au trésor qui lui avait échappé.

 

  1. AHARON: Rabbin célèbre à Meknès à la fin du XVIII, début du XIXème siècle. Auteur de nombreux ouvrages encore manuscrits conservés par ses descendants dont "Em lamikra", commentaires bibliques, "Bigdé Yésha'" sur la Torah et "Pirhé Aharon", surcommentaire de Rachi.

 

MOCHE: Dit ould Tamo, du nom berbère de sa mère, Naguid des Juifs de Fès au milieu du XIXème siècle, et qui a laissé le plus mauvais souvenir pour son esprit de lucre et sa cruauté. C'est ainsi qu'en 1848, Il provoqua l'arrestation des 12 grands notables de Meknès qui sur sa dénon­ciation, furent envoyés enchaînés à Fes et jetés en prison. L'un d'eux devait même mourir des suites des mauvais traitements, mais au bout de quelques mois la roue se retourna et il fut lui-même arrêté, ses biens confisqués puis exécuté après d'horribles tortures.

  1.  
  2. RAPHAËL: Rabbin à Fès, mort en 1857. Il a publié un recueil des Reponsa des rabbins marocains de son temps, "Bat rabim" et un livre de commentaires "Sober harazim".

 

SAMUEL: Un des grands notables de la communauté de Fès au cours de la seconde moitié du XIXème siècle. Il accueillit chez lui le capitaine Charles De Foucault au cours de sa mission de reconnaissance du Maroc déguisé en rabbin moscovite, un déguisement qui n'avait trompé aucun de ses hôtes. L'explorateur français, d'ordinaire si sévère envers les Juifs du Maroc, pour ne pas dire animé de sentiments antisémites les plus primaires, se montra particulièrement élogieux pour son hôte dans le livre relatant sa mission "Reconnaissance du Maroc", écrivant notamment: "Je ne puis dire combien de zèle il montra dans toutes les négociations et toutes les recherches. Jusqu’au dernier moment, il quitta toutes ses occupations, négligea ses affaires pour se consacrer entièrement à ce que je lui avais demandé. Il montra en tout une intelligence, une activité, une discrétion dont je ne devais trouver d'autres exemples au Maroc parmi ses coreligionnaires." Les autorités du Protectorat apposèrent une plaque commémorant cette visite sur la maison des Bensimon au mellah de Fès, et ses descendants conservèrent pieusement les documents laissés par le Vicomte et en firent don à la Bibliothèque du Protectorat en 1931. L'impression laissée dans cette famille par ce passage avait dû être bien forte, puisque deux générations plus tard, elle eut la plus inattendue des conséquences. Une de ses descendantes, qui avait épousé un juif tunisien, Félix Nataf (voir Nataf), se convertit au christianisme sous l'influence d'un prêtre fiançais débarqué en novembre 1942 avec les troupes américaines. Dans son autobiographie, Félix Nataf, attribue la conversion de sa femme et la sienne ensuite, à cette visite historique: ״Est-ce l'intercession du Père De Foucauld qui avait été si reconnaissant à ton arrière- grand-père, lors de son séjour à Fès en 1883 ?.

 

BINYAMIN: Une des grosses fortunes de la communauté de Fès à la fin du siècle dernier et qui faillit être victime de son immense richesse. En 1899, pour le dépouiller, un groupe d'aventuriers anglais et allemands qui cherchaient fortune à Fès, forts de l'immunité que leur donnait leur nationalité, l'avaient faussement accusé d'escroquerie et enfermé dans leur maison, le soumettant à la torture pour qu'il leur revèle où il avait caché son or. Ses cris finirent par attirer l’attention des passants juifs qui assiégèrent la maison, échangeant des coups de feu avec les ravissseurs, puis ils finirent par faire une brèche dans le mur et le libérer.

 

YEHOUDA: Un des grands notables de Fès au début du siècle. Sa belle demeure fut entièrement brûlée au cours du sac du Mellah, le "tritel" de sinistre mémoire, les 17, 18 et 19 Avril 1912. Le problème de l'indemnisation des victimes domina la vie communautaire pendant des aimées. Mécontents de la gestion des demandes d'indemnisation par le directeur de l'Ecole de l'Alliance, Amram Elmaleh, imposé par les autorités du nouveau Protectorat, les notables élirent un comité resteint de 4 membres, dont Yéhouda, pour négocier à Rabat et à Paris une indemnisation équitable. Ils finirent par obtenir satisfaction en 1916.

 

  1. MOCHE: Rabbin à Fès, un des disciples de rabbi Shelomo Aben Danan. Monté à Jérusalem au début du siècle, il revint au Maroc quelques années plus tard comme émissaire de Terre Sainte. A la fin de sa mission, il décida de s'installer à Fès et fit venir sa famille. En 1930, il fut nommé juge au tribunal rabbinique de Mogador.

 

JACQUES: Notable de la communauté de Fès, fondateur d'une école de formation. Militant sioniste dans les années trente, il est l'auteur d'une étude sur les débuts du sionisme au Maroc, parue dans l'hebdomadaire de Casablanca "L'Avenir Illustré" en 1936. Président du Comité de la Communauté de Fès dans les années soixante-dix et quatre-vingt jusqu'à son installation à Paris.

 

RAPHAËL: Commerçant et militant sioniste à Meknès dans les années qua­rante, correspondant et diffuseur après la guerre du journal sioniste ״La Voix Juive״ de Tunis. Son activité sioniste illégale le contraignit à quitter précipitamment le Maroc en 1948 pour échapper à la police du Protectorat. Fonctionnaire au Ministère israélien des Finances, il a publié de nombreuses études sur le judaïsme marocain et un grand ouvrage en hébreu sur les coutumes juives marocaines et prépare le second volume sur les fêtes du calendrier hébraïque telles qu’elles étaient traditionnellement célébrées au Maroc.

 

SHAUL: Syndicaliste et homme plitique israélien originaire de Fès, monté en Israël dès la création de l'Etat. Actuellement président de la Chambre de Commerce Israël- Maroc. Ancien membre de l'Exécutif de la Hisatdrout et membre du Comité central du Parti Travailliste. Il fut au début des années soixante un des fondateurs de la ville d'Achdod dont il fut le premier Secrétaire du Conseil Ouvrier. Envoyé en mission d'assistance technique auprès des syndicats du Sénégal en 1963, il revint en Israël au bout d'une année à la suite d'un grave accident de la route. Secrétaire Général de la  section d'Achdod du Parti Mapaï, il se joignit lors de la scission du parti au camp de Ben-Gourion, faisant passer toute la section locale au Rafi – seul exemple dans tout le pays. Il revint ensuite dans le giron du Parti Travailliste et en 1966 il fut élu au Comité Exécutif de la grande centrale syndicale. Parralèlement à son activité syndicale et politique, il fut un des fondateurs de l'Association des Originaires du Maroc en Israël et l'introducteur de la Mimouna dans le calendrier des festivités de l'Etat d'Israël. Président-fondateur de l'Union Mondiale des Originaires d'Afrique du Nord (UMOAN), il y déploya une activité intensive organisant une dizaines de congrès internationaux et fondant avec l'Institut Ben Zvi un Centre d'Etudes du Judaïsme Nord-africain, un fonds de bourses pour les étudiants du secondaire et du supérieur et développa une activité sociale en faveur des détenus des prisons – en majorité d'origine sépharade. En 1983, l'UMOAN organisa à Tel- Aviv le Congrès des Retrouvailles – un retour aux sources pour les dizaines de milliers d'originaires du Maghreb en Israël et dans le monde.

 

GABRIEL:       Professeur de cinéma, télévision et théâtre à la faculté des Arts de l'Université de Tel-Aviv. Né à Sefrou en 1938, il arriva en Israël avec sa famille avec le premier bâteau d'immigrants clandestins qui quitta les côtes algériennes en 1947, le "Yéhouda Halévy". Il a consacré son doctorat à la Sorbonne à l'adaptation de la tragédie grecque au cinéma. Auteur de nombreuses pièces de théâtre dont l'une, "Le Roi Marocain", fut montée en 1980 par le Théâtre National Habima avec une musique de Shlomo Bar. Drame mystique sur l'arrivée du messie dans la petite ville de Sefrou – souvent appelée la petite Jérusalem du Maroc. Sa mère, Rina Bensimhon, a publié un livre sur la cuisine juive marocaine, en hébreu.

 

RAPHAËL: Educateur et administrateur français né à Fès. Directeur de l'Appel Juif Unifié de France, de 1979 jusqu'à sa retraite en 1994. Ancien directeur du CCVL, Centre Culturel de Vacances et de Loisirs du Fonds Social Juif Unifié. Ancien Commissaire Général des ELF, les Eclaireurs Israélites de France, il fut après l'indépendance du Maroc un des principaux animateurs du DEJ, le Département Educatif de la Jeunesse Juive.

 

DANIEL: Fils de Haïm. Journaliste israélien, né à Meknès en 1954, il monta avec sa famille en Israël en 1969. Ancien rédacteur politique de l'organe de la Histadrout, "Davar" jusqu'à sa disparition et ancien correspondant de l'AFP en Israël et de journaux étrangers, commentateur politique à la radio et à la télévision. Collaborateur du quotidien du matin "Haaretz", il est depuis janvier 1998 membre de sa direction. Il a publié en 1997 une analyse de la prise de pouvoir de Binyamin Nétanyahou, dans un livre intitulé "Eretz Aheret", expliquant comment la coalition des minorités nationalistes et religieuses qui a amené au pouvoir Bibi Natanyahou a fait d'Israël comme l'indique le titre du livre, un autre pays. Le livre a été traduit en anglais et va l'être aussi en français.

 

NAFTALI: Fils de Haïm. Journaliste israélien né à Meknès. Grand reporter au service des informations de la télévision Publique.

 

Bensimhon- Une histoire de familles- Joseph Toledano

הרבנית אסנת-ראש הישיבה בכורדיסתאן -אורי מלמד ורינה לוין מלמד –פעמים 82-חכמת נשים

פעמים 82

לפנינו תיאור של נערה יהודייה, בת לתלמיד חכמים, אשר בהיעדר יורש ממין זכר רכשה חינוך תורני כמו בן זכר. אין ספק שמדובר אף בנערה מוכשרת, אשר בעיני אביה מילאה את חלל ה״יורש״ בהצלחה. התנאי שהיתנה הרב שמואל עם חתנו יעקב מזרחי הוא תנאי יוצא דופן ויוצא מן הכלל, ועשוי לעורר קנאה אצל נשים אפילו בימינו אלה. אך כללו של דבר, תוכנו ברור: אסנת קיבלה חינוך מסורתי תורני והוכשרה על ידי אביה להיות תלמידת חכמים. מסתבר שניקרו בפניה הזדמנויות אחדות למלא את ייעודה בתפקיד זה, הן בהיותה נשואה ואף לאחר מכן, בהיותה אלמנה. אין אנו שומעים על סימני מאבק או רישומי מתח בקרב הקהילה או בישיבה, שנוצרו על רקע נוכחותה של אסנת או תפקידה כרבנית. היה ברור לכול, ובמיוחד לשניים מן הרבנים המכובדים ביותר שחיו אז בכורדיסתאן – אביה ובעלה – שלאסנת היו כל הכישורים המתאימים והנחוצים, כדי להמשיך את מסורת אביה, לרשת את מקומו ולשמש כראש ישיבה.

באיגרת שחלקים ממנה צוטטו לעיל, המצב הקשה שבו אסנת מצאה את עצמה קובע את הנימה הכללית של התוכן, ונדמה לנו שהכוח הלירי המצוי בכתיבתה אינו בולט במיוחד. לעומת זאת, חלקה הראשון של האיגרת, מקדים ב״שיר פתיחה״, ואפשר להבחין ממנו בכישוריה הספרותיים והפואטיים ולהעריך אותם כראוי:

 הערות המחבר: קיימות דוגמאות רבות של אלמנות הנכנסות לתחומים ״גבריים״ והקהילה מקבלת אותן בגלל מצבן האישי. המקרה שלפנינו מתייחד בעובדה שאיש לא עירער על מעמדה של אסנת אפילו בהיותה נשואה!

הצעת ההסבר של צבר, ברזאני, עמ׳ 187, לגבי הגורם האפשרי להופעה של ״רבנית״ דווקא בקרב יהודי כורדיסתאן, נראית בעינינו בעלת נימה אנאכרוניסטית שאיננה הולמת את הנסיבות החברתיות של התקופה הנידונה בימי הביניים. מודל המעבר ״החלק והטבעי״ ממצב של ״עקרת בית״ למעמד של ״רב וראש ישיבה״ המוצג שם בידי כותב המאמר, אינו משקף את מציאות הנתונים הביוגרפיים הידועים לנו בתולדותיה של אסנת. ראו לעיל בדבריה האישיים של אסנת ביחס לתפקידה כ״עקרת בית״, בפיסקה שליד הערה 33.

השיר מובא להלן לאחר השוואה חוזרת עם תצלום כתב היד המקורי. השיר נדפס אצל מאן, עמי 509-507, וכן בניקוד מלא אצל בן־יעקב, עמ׳ 165-164.

פשוט ומרובע

שִׁמְעוּ הַחֲכָמִים מִלָּי / וּנְבוֹנִים יַאֲזִינוּ אֵלָי

צִירֵי מַחֲלָתִי אַשְׁמִיעַ / אוּלַי יָשׁוּב כֹּחִי, חֵילִי

 

עַל תּוֹרָה אֶזְעַק אֶנְאָקָה / כִּי נֶעֶדְרָה מִכָּל גְּבוּלִי

נִתְכַּסָּה נִיצוֹץ מֵאִיר, / תּוֹךְ עֲנַן מָעוֹן מִקְּהָלִי

 

אָפְסוּ מוֹשְׁכֵי עִיּוּן, / אִישֵּׁי חָכְמָה, מֵעִמְקֵי מֻושְׂכָּלִי

נִסְגְּרוּ שַׁעֲרֵי הַבִּינָה, / לֹא נוֹדְעוּ אָרְחִי וּשְׁבִילִי

 

הַדּוֹר אָפֵל, אֵין מוֹכִיחַ, / אֶבְכֶּה לִזְמַנִּי גַּם חֶדְלִי

אֲנִי עָמַדְתִּי בְּמַצָּב צָרוֹת / הִקִּיפוּנִי אֶת יָדַי, רַגְלִי

 

תִּכַּנְתִּי עַמּוּדֵי אָרֶץ,/  אָז אַצִּיב דַּיָּנִים בִּפְלִילִי

 גַּם סָגַרְתִּי הַנִּפְרָצוֹת, מִדְרַשׁ וּתְפִלָּה בִּגְלִילִי

 

הִטְרִידוּ שִׂכְלִי, בִּמְבוּכַת / הָרַבּוֹת עוֹנֶשׁ שֶׁלִּי [עָ]לָי

הִצִּיגוּנִי רֵיק, הִפְשִׁיטוּ / אֶת שִׂמְלַת אֶדֶּר וּמְעִילִי

 

 קָרָאתִי: חָנוּנִי, רֵעַי, / כִּי צַר! אַלְלַי, אַלְלַי לִי

וּלְמִי מִקְּדוֹשִׁים אֶפְנֶה, /  לִנְדִיבִים רוֹפְאֵי מֵחֲלִי

 

אַתֶּם חֲסִידִים, חִמְלוּ־נָא אֶל / תּוֹרַת אֵלִי, צוּרִי פּוֹעֲלִי

לֹא אֶל הוֹדִי אוֹ תּוֹעַלְתִּי, / הִיא בְּכִיָּיתִי אוֹ תּוֹלָלִי

 

 גַּם לֹא אֶל צוֹרֶךְ בֵּיתִי, אוֹ / אֶל מַלְבּוּשַׁי וּמַאֲכָלִי

אַךְ אֶל קִיּוּם הַמִּדְרָשׁוֹת, / שֶׁלֹּא יָפוּץ מֶנִי חֵילִי

 

חֲיָילִים אַגְבִּיר אֶל תּוֹרָה, /  עַל־זֹאת, מָתְנַי מָלְאוּ חַלְחָלִי

אָקִים סֻכָּה הַנּוֹפֶלֶת, / אֲסִירָה אֶת כָּל מִבְּדִילִי

 

עַל־זֹאת, יֶחְרַד כָּל אִישׁ מַשְׂכִּיל, / גַּם נָבוֹן יֶחֱרַד לְמִלּוּלִי

אֵם עָשִׁיר אִם עָנִי, / יִשְׁלַח צֳרִי אֶל לִבִּי וּלְכִסְלִי

 

אֶפֶס עוֹזֵר, סוֹמֵךְ אָיִן, / גַּם אַח קָרוֹב מִגּוֹאֲלִי

אַךְ לִנְדִיבֵי יִשְׂרָאֵל, אֶל / הָרֵי עֶזְרָתָם אֶשָּׂא קוֹלִי

 

הַרְבֵּה מֻוטִּים אֶל הַהֶרֶג / הִצַּלְתֶּם, הַתִּירוּ שַׁלְשְׁלִי

שֶׁלֹּא תִּכְבֶּה גַּחֶלֶת הָהָר /  נִיצוֹץ דּוֹלֵק בְּזֹךְ שִׂיכְלִי

 

וּלְהָרִים קֶרֶן מִדְבָּר שָׁמֵם / וְחָיְיתָה נַפְשִׁי בִּגְלָלִי

אֶל דִּמְעָתִי אַל תֶּחֱשׁוּ /  יָשִׂישׂוּ נָא כָּל חֲלִילִי

 

 אֶעֱשֶׂה חַיִל, אַרְבֶּה, כִּי / בָּאתִי בִּכְתַב מִשְׁאָלִי

וּזְכוּתְכֶם נֶאְדֶּרֶת עַד / רוּם שַׁחַק, אֶל רֹאשׁ מִגְדָּלִי

 

שִׁמְכֶם יוּחַק בִּמְרוֹם שַׁחַק, / קֶרֶן הוֹדְכֶם לִגְדוֹלִי

אִם יָפוּצוּ תַּלְמִידַי אֶל / תֵּבֵל, מָה הֵם יוֹמִי, לִילִי

לָכֵן שָׁמְעוּ הַחֲסִידִים / אַנְשֵׁי צֶדֶק הַאֲזִינוּ אֵלָי..

 

בסגנונה האישי מבקשת אסנת תמיכה כספית בישיבה שבניהולה, וכפי שנהג אביה אף היא אינה מבקשת עבור הצרכים האישיים שלה אלא עבור ״קיום המדרשות״. בשיר אין פרטים אישיים לגבי חייה או תלאותיה; ישנה פנייה אישית ישירה לחכמים, לצדיקים, לנבונים, לאנשי צדק ולנדיבים, האמורים לתרום מכספם לישיבה ולתמוך בה מבחינה כלכלית.

הרבנית אסנת-ראש הישיבה בכורדיסתאן -אורי מלמד ורינה לוין מלמד –פעמים 82

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