Bendelush-Bendidi-Bendodo-Bendicho-Bendiwan

BENDELUSH

Nom patronymique d'origine arabo-berbère, dimintif arabo-berbère de "delou", le baquet servant à remonter l'eau du puits. Faute d'eau courante dans l'ancien temps, chaque maison avait son puits au centre de la cour. C'est donc indicatif d'un métier: le puisatier, "zbad dlou", dont le rôle consistait à remonter les objets tombés par inadvertance dans le puits, et en premier lieu le baquet lui-même. Dans les périodes de troubles quand le quartier juif était attaqué pour être pillé, il arrivait souvent que pour soustraire à la convoitise des pillards les bijoux et autres objets précieux, on les jetait au puits dans l'espoir de les récupérer l'orage passé. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels à l'époque. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté uniquement au Maroc.

BENDIDI

Nom patronymique d'origine arabe au sens difficile à cerner, probablement altération phonétique de ben dédo, indicatif d'un trait de caractère, celui qui s'acharne qui tient tête, qui refuse de reconnaître son tort. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels à l'époque. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté uniquement au Maroc.

BENDODO

Nom patronymique d'origine hébraïque, textuellement le fils de son oncle. Dodo était également dans le passé un diminutif berbère du prénom hébraïque David. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siècle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels à l'époque. Au XXème siècle, nom très rare, sinon disparu.

BENDICHO

Nom patronymique d'origine arabao-espagnole, formé de l'indice de filaition Ben et du substantif espagnol dicho, textuellement dicton, sentence, sans doute au sens figuré celui qui parle par dictons, par phrases toutes faites. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté au Maroc.

BENDIWAN

Nom patronymique d'origine arabe, le fils du compositeur de musique, ou du poète, porté dans les communautés orientales. Au XXème siècle, nom très peu répandu, sinon disparu au Maghreb.

les Musulmans, abritant de grandes confréries très populaires, alors encore interdite au juifs et fut enterré à Asjen, un petit village proche. Sa tombe près de laquelle pousse un olivier centenaire est devenue le lieu de pèlerinage par excellence pour les Juifs du Maroc et est également vénérée par les Musulmans Dans le passé on organisait la Hiloula du saint trois fois l’an, à Lag Baomer, le 15 Ab, jour et le premier jour du mois de Ellul, Roch Hodech Ellul. C'est pour participer au pèlerinage sur son tombeau que les Israéliens d'origine marocaine furent officiellement autorisés à partir de 1984 à se rendre au Maroc.

  1. HAIM: Fils de rabbi Amram, il accompagna son père au cours de sa seconde mission au Maghreb. Sa tombe a Anraz, dans l'Atlas, au sud de Marrakech était un centre de pèlerinage régional.
  2. AMRAM: Le plus vénéré des saints au Maroc, son tombeau à Asjen, près de Ouezane est jusqu'à nos jours le lieu de pèlerinage le plus populaire dans tout le pays connu pour son extrême vénération des saints. Né à Hébron, cet éminent rabbin avait été envoyé en émissaire de la ville sainte au Maroc une première fois vers 1760 et une seconde fois en 1773. Selon la tradition, il avait dû fuir sa ville natale pour avoir osé pénétrer dans le caveau des Patriarches, interdit aux Juifs autorisés à monter uniquement jusqu'à à septième marche. Il avait bravé cette interdiction par amour pour son fils Haim, aveugle, pour prier les patriarches de le guérir. Il resta bloqué à Meknès plus de sept ans en raison des luttes dynastiques. Quand en 1781 les chemins furent de nouveau praticables, il reprit le chemin du retour avec son fils rabbi Hayim. Il mourut en route près de Ouezane, ville sainte pour les Musulmans, abritant de grandes confréries très populaires, alors encore interdite au juifs et fut enterré à Asjen, un petit village proche. Sa tombe près de laquelle pousse un olivier centenaire est devenue le lieu de pèlerinage par excellence pour les Juifs du Maroc et est également vénérée par les Musulmans Dans le passé on organisait la Hiloula du saint trois fois l’an, à Lag Baomer, le 15 Ab, jour et le premier jour du mois de Ellul, Roch Hodech Ellul. C'est pour participer au pèlerinage sur son tombeau que les Israéliens d'origine marocaine furent officiellement autorisés à partir de 1984 à se rendre au Maroc.
  3. HAIM: Fils de rabbi Amram, il accompagna son père au cours de sa seconde mission au Maghreb. Sa tombe a Anraz, dans l'Atlas, au sud de Marrakecr était un centre de pèlerinage régional.

BENDRAO

Nom patronymique d'origine arabe, formé de l’indice de filiation, Ben et de drao, textuellement qui a un bras, et par extension, celui qui a le bras long. Une illustration parfaite de l'évolution des noms et de la manière dont ils continuent à se former même dans la période moderne. Effectivement c'est pour rendre hommage à la puissance et aux pouvoirs du fondateur de cette illustre famille anciennement Bengio de Tanger, que ce surnom lui avait été accolé et qu'il devenu le nom patronymique pour ses successeurs, sous lequel ils étaient connus à Tanger même si le changement de nom n'a pas été sanctifié par son introduction dans les kétoubot, les contrats de mariage des membres de cette famille. A preuve que les noms sont vivants, naissent, se transforment et meurent .. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté par une seule famille à Tanger et par émigration à Casablanca.

REOUBEN BENGIO: Grand négociant et propriéatire terrien à Tanger au milieu du XIXème siècle. Sa fortune et son influence lui valurent le surnom de Bendrao aussi bien au sein de la commu­nauté juive que parmi les Musulmans.

ABRAHAM: Fils de Réouben, il succéda à son père dans les affaires, y ajoutant vers 1880 le commerce international.

MESSOD: Fils d'Abraham. Il hérita et accrut encore plus la fortune familiale.

Armateur, industriel, brasseur d'affaires très connu à Tanger. Grand philanthrope, il présidait l'oeuvre de bienfaisance "Flakhnassat Orhim", pour l'accueil des indigents de passage dans la ville.

Naturalisé espagnol, il fut membre de la Chambre de Commerce Espagnole de Tanger. Ses liens avec le général Franco à l'époque où il était gouverneur du Maroc espagnol, étaient connus et il lui apporta une aide efficace quand il entreprit de prendre le pouvoir à Madrid. 11 fut un des rares notables juifs à apporter un soutien financier au général Franco lorsqu'il déclencha sa révolte contre la République en 1936 à partir du Maroc espagnol et à mener une grande campagne de propagande en sa faveur, s'attirant les critiques des milieux de gauche au Maroc et en Europe. Membre actif de la communauté, il oeuvra grandement pour ses oeuvres de bienfaisance et fut notamment en 1924 parmi les fondateurs du Séminaire Rabbinique de Tanger, destiné à encourager la jeunesse juive locale, "s'orientant exclusivement presque vers les carrières commerciales, également aux études sacrées", première tentative dans tout le Maroc de création d'un enseignement religieux supérieur pour la formation de rabbins et d'officiers du culte. Mort à Tanger en 1943.

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