ASSOULINE

une-histoire-fe-familles  ASSOULINE

Nom patronymique d'origine berbère, formé de l'indice de filiation berbère, Oua, équivalent de l'arabe et de l'hébreu Ben, dont il n'est resté que le a final, et du substantif, souline, le rocher, le fils du rocher. Au figuré, l'homme solide, sur qui on peut compter. Il existe au Maroc, dans le Haut Atlas, dans le territoire de la grande confrérie des Glaoua, une tribu qui porte ce non: Aït Tizguin Ouassouline. Le berceau de cette famille au Maroc est la vallée du Draa, dans le sud du pays. Autres formes: Assolen, Assolin, Assouly, Benassouline, Benassouli. Au XXème siècle, nom moyennement répandu, porté au Maroc (Fès, Salé, Sefrou, Marrakech, Mogador, vallée du Sous, vallée du Draa, Meknès, Tardoudant, Mazagan, Tanger, Tétouan, Larache, Casablanca) et en Algérie (Oran, Alger, Constantine, Bône, Aïn-Béida, Sétif, Saint-Denis du Sig, Sahara), et très peu en Tunisie (Tunis), sous la forme de Assolen.

MAKHLOUF: Un des rabbins de la communauté des Tochabim de Fès – les indigènes, appelés ainsi pour les distinguer Mégourachim, les expulsés d'Espagne signataire de deux Takanot des Tochabim sur les règles des contrats de mariage en 1455 et 1550. A cette date, l'affrontement entre les vieux habitants et les nouveaux arrives s'était terminé par l'adoption des coutumes des Mégourachim dans presque tous les domaines- sauf justement le contrat de mariage, la kétouba. Celle des Tochabim autorisant théoriquement la bigamie, était moins favorable à la femme quant au choix de la ville de résidence et à la succession. Les deux formes de contrat, les règles de Carille, ou la coutume locale . ont subsisté au Maroc jusqu'à l'unification édictée par le 5ème Concile des Rabbins de 1952. Il fut parmi les rabbins qui instituèrent en 1578 le petit Pourim, dit de los Christianos, qui devait désormais commémoré "jusqu'à la fin des générations " chaque année le 2 du mois de Elloul. La tradition juive impose en effet d'instituer un jour de réjouissances pour commémorer un miracle survenu à la commu­nauté. Le miracle, ce fut la Bataille des Trois Rois au cours de laquelle trouvèrent la mort les deux prétendants au trône marocains et le roi très Chrétien du Portugal, Don Sebastien qui avait juré, en débarquant au Maroc, de baptiser tous les Juifs du royaume ou de les passer par le fil de l'épée.

  1. R.MOCHE:

 Rabbin à Fès et Taroudant, auteur d'un recueil de sermons, rédigé vers 1570, connu bien que jamais imprimé, "Sefer Hadrachot".

  1. R.AHARON

 Saint dont on ignore la biographie, enterré dans le cimetière de Ferkla, dans la vallée du Draa, et qui faisait l'objet d'un culte local.

  1. R.AHARON: Saint dont on ignore la biographie, enterré dans le cimetière de Tinjdad dans la vallée du Draa, dont la tombe était un lieu de pèlerinage local.

 MOCHE BENASSOULI:

 Administrateur de la Douane au port de Tanger sous le pieux sultan Moulay Slimane (1790-1822), qui, tout en essayant de réduire au mini­mum les relations avec l'Europe, privilégia les négociants juifs aux marchands chré­tiens, estimant leur influence sur l'âme du peuple musulman marocain moins néfaste. 

ITSHAK 

Un des pionniers de la grande vague de alya du Maroc au milieu du XIXème siècle, né dans le village de Nétif dans le Haut Atlas, en 1837. Il fit ses études talmudiques à Marrakech, comme tous les jeunes les plus doués des petits villages. A la fin de ses études, il décida, avec trois de ses compagnons d'études, Lévy Cohen, Eliahou Chemoul et Yaacob Simhon, de monter en Terre Sainte en 1852. Ils furent parmi les premiers immi­grants juifs à s'installer dans le port de Jaffa. Shohet expert, il exerça son art pendant plus d'un demi-siècle, fonda avec ses compagnons un cercle d'études de kabbale où il était très versé. Sa mort fut un événement qui marqua la mémoire de la jeune communauté. Tombé malade, il avait prévu l'heure exacte de sa mort. Quand elle arriva, il demanda aux Cohanim qui le veillaient de se retirer – car le contact d'un mort est pour eux une souillure. Comme il paraissait encore en possession de tous ses moyens, on refusa de le croire, lui pré­disant au contraire une prompte guérison. Sans en tenir compte, il commença alors la récitation du credo de la foi juive, "Shema Israel" et quand il le termina, il ferma les yeux et rendit son âme à son Créateur. Il avait 75 ans.

MOCHE:

 Fils d'Itshak, né à Jaffa quel­ques années après l'arrivée de son père du Maroc, il fit ses études primaires dans le Talmud Torah fondé par son père et ses trois compagnons d'études. Sioniste con­vaincu, il servit de prête-nom pour l'achat de terres pour les pionniers venus d'Europe Orientale. Il fut parmi les fondateurs de l'un des premiers quartiers de la première ville juive, Tel-Aviv, qui porte son nom à ce jour: Ohel Moché.

  1. R.LEVY (1828-1903)

 Fils de rabbi  Yossef, né à Marrakech. Il étudia à Salé chez son oncle rabbi Ihya Assouline, kabbaliste connu enterré à Mazagan. Installé à Constantine, il y fut shohet et fonda une yéchiva avant d'entrer au tribunal rabbinique comme rabbin-juge. Son traité sur l'abattage rituel, "Zibhé Elohim", imprimé à Tunis en 1901, était connu de tous les sacrificateurs rituels et consulté en raison de sa clarté et de sa concision. Il a été réédité à Jérusalem par son descendant  rabbi Chalom Assouline, né à Casablanca, au début des années 80. Le recueil de ses sermons "Bné Lévy", imprimé après sa mort, à Tunis en 1904, a été réédité en même temps que son autre livre.

  1. R.BENJAMIN

(1918-1993): Fils de Yaacob, rabbin, né à Constantine. Disciple de la yéchiva Etz Hayim de rabbi Yossef Ghenassia, il fut intronisé rabbin en 1936. Fait prisonnier par les Allemands au cours de la campagne de France en 1940, il s'évada l'année suivante et trouva refuge à Lyon. Au lendemain de la guerre, il fut nommé rabbin de la communauté sépharade de Lyon qu'il releva des ruines. Il fonda le bulletin de la communauté "La Voix Sépharade". Monté en Israël en 1970, il fut nommé rabbin du mochav Bet Ouziel, poste qu'il occupa jusqu'à sa retraite à Jérusalem. Après sa mort, "La Voix Sépharade" lui a consacré un numéro spécial: Séfarad. Il laissa un opuscule qui fut imprimé après sa mort, "Les Dix Commandements".

SHELOMO:

 Notable et militant sioniste à Larache, il fut en 1920 parmi les fondateurs de l'association sioniste "Boné Yerouchalayim", les Constructeurs de Jérusalem ,dont il fut le vice-président

  1. R.ABRAHAM:

Grand rabbin de Marrakech au début du XIXème siècle.

 YAACOB:

Un des grands notables de la communauté de Fès au début du siècle. Il fut élu parmi les 15 membres du comité chargé de négocier avec les autorités du nouveau Protectorat l'indemnisation des victimes des massacres et du sac du mellah de Fès en avril 1912, survenus moins d'un mois après l'instauration du nouveau régime. 

AYOUCH

(1860-1926) : Fils de Yonah Benassouli. Né dans le port espagnol d'Algésiras en 1860, où sa famille venant de Tétouan, avait trouvé refuge à l'approche de la guerre hispano-marocaine. Après la fin des hostilités, sa famille s'installa à Tanger, où il fut particuliè­rement actif dans la vie communauataire, parmi les premiers membres du Comité de la Communauté, la nouvelle Junta, élue pour la première fois au suffrage universel en 1891. Membre actif de la Commision d'Hygiène qui devait devenir la munici­palité de Tanger, il oeuvra en faveur du rapprochement avec l'Espagne, dans le cadre de l'association Hispano-Hebrea dont il fut le vice-président dès sa fondation en 1912. Il fut décoré pour son action dans ce cadre, et en faveur de la Croix Rouge espa­gnole, de l'Ordre d'Isabelle la Catholique par le roi Alphonse XIII. Mort à Tanger en 1926,

JUAN JONAS

(1888-1962): Fils de Ayouch. Il fut le premier Marocain diplômé de l'Ecole Centrale des Arts et Manufacture de Paris. Il continua l'action de son père en faveur de la Croix Rouge Espagnole dont il fut vice-président, et dans les années trente, président du Casino de Tanger.

JOSEPH:

 Président de l'Association des Anciens Combattants Juifs d'Algérie dans les années trente et quarante, originaire de Constantine. Il conduisit en Août 1941 la délégation des anciens combattants juifs, composée d'Albert Lelouche, René Amar, Gaston Elbaz, Emile Adjaj et Saïd Avelan, qui rencontra à Alger le Commissaire aux  Questions Juives, Xavier Vallat, pour lui demander, en tant que lui-même ancien

combattant et mutilé, une application plus humaine du second statut des Juifs, en particulier pour les anciens combattants toujours dévoués à la France. Ses illusions sur la bienveillance du régime de Vichy furent fortement ébranlées par l'application du numerus clausus à tous les stades de l'enseignement, déclarant "le coup des écoles est trop fort et nous dépasse" et il sollicita, en vain, une audience des anciens combattants juifs avec le maréchal Pétain.

MAKHLOUF:

 Colonel de réserve de l'Armée Royale Marocaine, né à Sefrou. Directeur du service financier à la Préfecture de Casablanca. Un des rares juifs du Maroc à avoir fait une carrière militaire. Depuis la conquête islamique et

jusqu'à l'indépendance du Maroc, les Juifs n'étaient pas mobilisables, la condition de dhimmi impliquant l'interdiction de porter les armes. En revenant sur le trône fin 1955 Mohammed V proclama solennel­lement l'égalité des droits des ses sujets juifs à l'égal des sujets musulmans, mettant fin à la condition de dhimmi.

MOCHE:

 Directeur du service de formation au Ministère de l'Agriculture israélien et membre du mochav Yasresh,

près de Ramlé. Un des fondateurs de l'Union des Originaires du Maroc en Israël, dont il assura la présidence dans les années 1970. Il fut en 1981 un des premiers membres du parti sépharade Tami fondé par Aharon Abehséra.

AMNON LINE: 

 Fils de Yonathan Assouline. Avocat et homme politique israélien descendant d'une famille de Sefrou arrivée dans la grande vague des années 1920-1921. Ancien député du Likoud, président de la commission des Lois de la Knesset et ancien directeur Société d' Electricite.

PIERRE:

 Fil, de Marcel Journaliste de la presse écrite et de la radio, né à Casablanca en 1953. Il a collaboré notamment au "Quotidien de Paris", "France-Soir", "France-Inter", "Radio Luxembourg", "Histoire", "Lire". Sur le plan littéraire, il s'est spécialisé dans la biographie et est considéré aujourd'hui comme le meilleur représentant en France de ce genre où excellent les Anglo-Saxons. Auteur de nombreux ouvrages, dont "de nos envoyés spéciaux" (Paris, 1977), "Lourdes, Histoire d'eau" (Paris, 1980), "Les nouveaux convertis" (1982), "Monsieur Dassault" (1983), "Gaston Gallimard" (1984), "L'Epuration des intellectuels" (1985), "Une éminence Grise" (1986), "Albert Londres, vie et mort d'un grand reporter" (1989). Après "Hergé", sympathisant déclaré des nazis, parut en 1996, il confirme en 1997 l'atti­rance qu'exerce sur lui les hommes de droite et d'extrême-droite avec la biogra­phie d'un obscur journaliste français collaborateur, directeur de la revue "Révolution Nationale" sous Vichy, Lucien Combelle, "Le fleuve Combelle". En 1937, il publia "Le dernier des Camondo", histoire d'une famille de .banquiers sépharades installés en France au XIXème siècle

ASSOULINE : originaire des Aït Tizgui N'Opasouline de la tribu des Glaoua, dans l'Atlas. Signifie également rocher en berbère.

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