ARAMA – ARARI – ARBI -ARBIB


une-histoire-fe-famillesARAMA

Nom patronymique d'origine espagnole, ethnique de la ville de Larama dans la province de Guipizcao, dans le pays basque espagnol. La ville aurait, semble-t-il elle-même tiré son nom du substantif hébreu "aréma", qui signifie tas, amas. Ce patronyme s'est grandement illustré en Espagne, porté par une lignée de rabbins. Après l'expulsion, les membres de la famille ont trouvé refuge au Portugal, au Maroc, en Italie et à Salonique. Autre orthographe: Larama. Au XXème siècle, nom peu courant, porté uniquement au Maroc (Mogador,Tanger, Fès, Meknès, Casablanca).

  1. DAVID LARAMA: Fils de Abraham, rabbin né à Fès vers 1422. Il quitta le Maroc vers 1438 vers la Terre Sainte et s'installa en Espagne. Poursuivi par l'Inqui­sition, il sanctifia le nom de Dieu et fut brûlé en 1492 à Grenade
  1. ITSHAK LARAMA (1420-1494): Un des derniers grands maîtres du judaïsme espagnol. Né en Aragon, il fut rabbin à Zagora, puis à Taragonne. En cette période extrêmement troublée, il était convaincu que, plus que les persécutions de l'Eglise, le plus grand danger était intérieur: la perte de la foi et l'attrait excessif de la spécu­lation philosophique, qui mine le judaïsme et rend les individus sceptiques et inca­pables de préférer la mort à la conversion. Sa lutte, il allait la mener avec la plus grande ferveur à travers ses sermons passionnés et ses livres qui connurent une grande diffusion. Il fut aussi impitoyable pour les convertis, même de façade, qu'il traitait de traîtres à leur religion, que pour ceux qui, tout en restant attachés à leur foi, cherchaient à la concilier avec la philo­sophie rationaliste d'Aristote. La mission des rabbins devait être, à son avis, en cette période de trouble dans les esprits, de défendre et de propager la foi simple, de consoler et d'encourager ceux que les catastrophes sans fin amèneraient à déses­pérer du judaïsme. Répondant à l'attente des fidèles déboussolés par les prêches des prêtres chrétiens, auxquels ils étaient obligés d'assister, il se mit lui-même à prêcher et à expliquer au peuple les bases de la foi juive. Ces sermons servirent de base à son oeuvre littéraire, en particulier à son immortel chef-d'oeuvre "Akédat Itshak", "Le sacrifice d'Isaac", qui devint le classique de l'apologétique juive. Au moment de l'expulsion, il se réfugia à Naples, où il mourut deux ans après, en 1494. Son fils, rabbi Méir, quitta Naples en 1495 pour Salonique, où il fut le grand rabbin de la communauté aragonaise. Auteur de nombreux commentaires et essais philosophiques attaquant Don Itshak Abrabanel, qu'il accusait d'avoir plagié les oeuvres de son père.
  1. SHEMTOB:

 Un des derniers rabbins à réussir à quitter le Portugal lors de la fausse expulsion de 1497. Les Portugais avaient bien ordonné aux Juifs qui refu­saient de se convertir de quitter le pays, sous peine de mort pour les restants, mais ils les avaient en fait empêché de partir et, à la fin du délai, baptisèrent d'autorité tous les Juifs retenus au port de Lisbonne. Il gagna Fès par le port d'Arzila tenu par les Portugais. Auteur de Responsa en parti­culier sur les convertis de force, les Mar­ranes, très nombreux au Portugal en raison des circonstances de l'expulsion, et leurs rapports avec les Juifs restés dans leur foi. Son fils, ou petit-fils, rabbi Moché, fut un grand rabbin dont les oeuvres manuscrites ont été recopiées de génération en génération.

  1. YOSSEF: Rabbin à Fès, un des signataires d'une Takana sur l'abattage rituel en 1741.

MESSOD: Notable de la ville de Meknès, seconde moitié du XVIIIème siècle. Une des nombreuses victimes de la cupidité du chef de la communauté, Samuel Sumbal, l'interprète et tout-puissant conseiller du sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah, il fut contraint, avec son associé Shlomo Ben Walid, de vendre à Sumbal en 1780 une de ses propriétés. Après la mort du conseiller du sultan, l'affaire fut de nouveau portée devant le tribunal rabbinique de Meknès qui condamna ses héritiers à rendre à leurs  propriétaires légitimes les biens extorqués par leur père.

MAURICE: Fils de Joseph, directeur de banque. Peintre, publiciste et éditeur à Paris, né à Meknès en 1934. Professeur de dessin aux lycées de Fès puis de Rabat, il fut ensuite appelé à diriger l'Ecole des Beaux-Arts de Casablanca après l'indépen­dance du Maroc. Figure de pointe de la jeune peinture marocaine, il participa aux expositions organisées après l'indépen­dance du pays et vit ainsi plusieurs de ses oeuvres entrer dans des musées et des collections privées. Etabli à Paris depuis 1962, il fut parmi les fondateurs de l'agence de publicité Katras, et représentant en France de l'Office du Tourisme et des investissements du Gabon. Il a signé, parallèlement à son oeuvre picturale, une importante création graphique et lithogra­phique dont, notamment après la signature du traité de paix entre Israël et l'Egypte. "Inventer la Paix", avec un texte de Jacques Attali. Les deux premiers exem­plaires furent solonnellement remis au Président Sadate et au Premier Ministre Menahem Béguin. Ecrivain et historien de la peinture, il a consacré plusieurs ouvrages au peintre Delacroix: "Le Mare, de Delacroix " (Paris, 1987), Prix Elie Faure de la meilleure monographie, "Le Voyage au Maroc" (Prix de l'Académie des Beaux-Arts), "Itinéraires Marocains'. "Regard de peintres" (Mai du Livre d'Art) Pour ses recherches comme pour ses publi­cations, il a été décoré de l'Ordre de la Légion d'Honneur et de l'ordre de la Ouissam Alaouite.

ARARI

Nom patronymique d'origine hébraïque, francisation de Harari, le montagnard, l'habitant de la montagne. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté en Tunisie (Tunis. Bizerte) et au Maroc (Sefrou).

Nom patronymique d'origine ethnique de l'Arabie, l'habitant de l'Arabie. Dans la Bible. Arab désigne les habitants de la Araba, descendants d'Abraham et de son fils Ismael. On sait que, selon la tradition orale, nombre de tribus juives de l'Arabie ont trouvé refuge au Maghreb après le triomphe de l'Islamm pour y préserver leur foi. Cette famille pourrait alors être leurs lointains descendants. Autres formes: Elarbi, Larbi. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté en Tunisie (Tunis) et au Maroc (Fès, Meknès, Sefrou).

ARBIB

Nom patronymique d'origine arabe, indicatif d'un lien de parenté, le parâtre, le nouveau mari de la mère du locuteur. Autre possibilité, déformation de rabab, le rebec, vieil instrument de musique berbère à trois cordes et archet, et par extension le musicien, à rapprocher du patronyme marocain Rebibo. Le berceau de la famille est en Lybie. Au XXème siècle, nom très peu répandu, porté uniquement en Tunisie.

ARBIB ou ARBIBE : vient de l’arabe rabîb qui signifie beau-fils dans le sens d’enfant dont on a épousé le père ou la mère

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