Attali-Attejar-Attias

une-histoire-fe-famillesATTALI

Nom patronymique d'origine arabe, sans doute derive du patronyme precedent et ayant le meme sens: Attal, le portefaix, le porteur, métier autrefois populaire parmi les juifs des grands ports de la Méditerranée, en particulier à Salonique, Tunis ainsi qu'à Alger. A moins que cela ne soit l'indicatif d'un trait de caractère: celui qui arrive toujours en retard, le berceau de la famille est à Constantine. Le massacre de tous les membres d'une famille Attali fut un des moments les plus tragiques du pogrom de Constantine en 1934. Au XXème siècle, nom peu répandu, porté en Algérie (Alger, Constantine, Aïn-Béda, Bône, Biskra, Guwlma, Philippeville, Jemmapes, Sétif) et en Tunisie.

Rabbi Hezkel attali

Un des rabbins de Constantine au milieu du siecle dernier de la  première génération de rabbins algériens confrontés à la laïcisation de la vie quoti- r:enne sous l'influence de l'occupation française.

  EDOUARD:

 Commerçant né à Constan­tine. Un des pionniers du sionisme en Afrique du Nord. Il fut un des trois délégués qui représentèrent l'Algérie au Premier Congrès Sioniste, convoqué par Thédor Herzl à Bâle, en Suisse, en 1897.

 ABRAHAM:

 Journaliste, fondateur de "La Vérité", revue israélite hebdomadaire politique et littéraire d'Afrique du Nord qui parut à Constantine de 1915 à 1923.

 JACQUES:

 Fils de Simon. Membre du conseil d'Etat. Economiste et écrivain français très célèbre, né à Alger en 1943. Après de très brillantes études à l'Ecole Polytechnique de Paris, major la promo­tion 1963, troisième au concours de l'E.N.A, docteur d'Etat en économie, il s'engagea tout d'abord dans l'enseignement. Sous l'influence de son compatriote Georges Dayan. il s'engagea en 1974 dans la campagne du candidat socialiste à la présidence, François Mitterand. dont il n'allait pas tarder à devenir le conseiller économique écouté. Après l'élection à la présidence de François Mitterand en 1981, il entra à l'Elysée comme conseiller. 11 quitta son poste en 1990 pour celui de directeur de la B.E.R.D.. la nouvelle banque créée par les pays de l'Europe Occidentale pour financer le développement des pays de l'Est liberes du communisme. Sa gestion laxiste le contraignit a demissioner deux ans plus tard. Maître de requêtes au Conseil d'Etat, il est activement mêlé à la vie communautaire juive dans le cadre du Fonds Social Juif Unifié. Sur le plan littéraire, il a publié plus de 25 livres, dont: "Analyse écono­mique de la vie politique" (1973), "Modèles politiques" (1973), "L Anti­économique" (1974), "La parole et l'outil" (1975), "L'ordre cannibale" (1977), "L'Anti-économique" (1980), "L'Histoire du temps" (1982), "1492" (1992), "Un homme d'influence: Warbourg" (1985), "Verbatim" l (1993), "Verbatim" II (1995), "La vie éternelle", grand prix du roman de la Société des gens de lettres 1989. "Lignes d'horizon" (1990), "Le premier jour après moi" (1990), "Le Labyrinthe" (1996). Il a préfacé le livre de Joseph Tolédano sur la famille Ohana "Tadart Naît Ohana" (Casablanca 1995).

BERNARD:

Fils de Simon, né à Alger en 1943. Administrateur et économiste fran­çais. Magistrat à la Cour des Comptes. Diplômé de l'Ecole Nationale d'Adminis­tration. Ancien directeur financier du Club Méditerrannée (1980-1981). Ancien prési­dent du Conseil d'Administration de la compagnie de transport aérien UT A, puis, à partir de 1990, d'Air Inter et d'Air France, poste dont il démissionna en 1993 devant le refus du gouvernement de soutenir son plan draconien de restructuration.

ATTAL ou ATTALI : vient d’un nom arabe ‘âtal signifiant portefaix. Le suffixe -i indique l’appartenance.

ATTAR ou BENATTAR : nom de métier en arabe ( attâr)  signifiant marchand d’épices et de parfums. Avec l’affiliation ben (fils), ce nom signifie fils du droguiste. 

ATTEJAR

Nom patronymique d'origine arabe, indicatif d'une profession, le commerçant, le négociant. Comme dans l'ancien temps, le commerce était le seul moyen de faire fortune. le mot est devenu dans le judéo-arabe marocain, synonyme de riche. A rapprocher du patronyme Tajouri porté dans l'ancien empire turc. Autre orthographe: Tejar. Le nom est attesté au Maroc au XVIème siecle, figurant sur la liste Tolédano des patronymes usuels dans le pays à cette époque. Au XXème siècle, nom très peu répandu porté au Maroc.

         ATTIAS

Nom patronymique d'origine arabe, francisation de "attya", qui a pour sens cadeau, don, présent, le s final ayant été ajouté pour des raisons phonétiques avec la transcription du nom en lettres latines. Il est également porté chez les Musulmans sous sa forme arabe originelle : Atiyya. En Israël, plusieurs membres de la famille ont hébraïsé leur nom en le traduisant par Doron, le cadeau. Son équivalent en hébreu est le prénom biblique Nathan qui signifie, il a donné, sous-entendu Dieu a donné, don de Dieu. Le nom est attesté en Espagne au XlVème siècle et après l'expulsion, ses membres se sont dispersés dans toutes les directions: Afrique du Nord, Italie, Empire ottoman, Provence, et plus tard, Amsterdam et Londres. A Amsterdam, Joseph Attias fut, au XVIIIème siècle, le plus grand imprimeur d'ouvrages hébraïques, et rabbi Moïse Israël Attias fut le premier rabbin de la communauté juive de Londres après que Cromwell autorisa leur retour dans l'île, après plus de trois cents ans d'interdiction. La famille s'est illustrée dans la rabbanout, en particulier à Salonique, Amsterdam, Constantinople, Safed et Jérusalem. Autres ortho­graphes: Athia, Aitéa, Attiaz, Attyasse, Atias, Athias, Attiasse, Atiyas, Attiache. Au XXème siècle, nom particulièrement répandu, porté dans les trois pays du Maghreb, et surtout au Maroc (Fès, Meknès, Sefrou, Tanger, Tétouan, Rabat, Mogador, Safi, Oujda, Marrakech, Demnat), par émigration, du Maroc à Gibraltar, en Algérie (Alger, Oran, Constantine, Guelma, Bône, M'sila, Batna, Sétif, Souk-Akhras, Aïn Temouchent, Blida, Saint-Denis du Sig) et enTunisie (Tunis, Moknine, Djerba, Sfax, Béja, Sousse 

ABRAHAM BEN NATHAN:

dit Abou  Askar Aboutata. Naguid de la communauté de Kairouan, la première capitale de l'islam au Maghreb, où avait prospéré au Xème siècle, une importante colonie juive. Il entretint des relations étroites avec les grands rabbins de Babylone, et apporta une aide généreuse à la yéchiba de Pompédita, alors en compétition avec la yéchiba de Soura.

  1. YAACOB:

Rabbin à Dadès, dans les pentes du Haut Atlas, au sud de Marra­kech, à la fin du XVIIIème siècle. Dans une lettre adressée aux rabbins de Sefrou (reproduite par le rabbin David Obadia dans son ouvrage sur sa communauté, Sefrou), il relate la conduite héroïque des Juifs de la région qui mirent en déroute les assaillants encouragés par la politique violemment anti-juive du sanguinaire sultan Moulay Elyazid (1790-1792). Cette conduite heroique souleva un grand enthousiasme parmi la population juive, alors tant humiliée, comme devait lui écrire son correspondant de Sefrou, rabbi Shalom Abitbol: "Béni soit l'Eternel qui ne nous a pas privés de vengeurs alors que nous vivons dans l'abaissement et l'humiliation en nous remémorant notre gloire passée… C'est pour nous la meilleure des consolations de savoir qu'il y a encore des héros en Israël capables d'affronter sans peur l'ennemi, de manier la flèche et le javelot, de monter à cheval. Ce courage, vous le tirez sans doute de votre descen­dance de la noble famille des Perez" (voir Perez).

YOSSEF:

Naguid de la communauté de Fès à l'un des moments les plus drama­tiques de son histoire. En montant sur le trône en 1790, Moulay Elyazid avait fait le serment de massacrer tous les Juifs du Maroc. Mais sur les conseils de ses proches, il décida de leur laisser la vie sauve, mais de les ruiner car "un homme pauvre est pire qu'un homme mort". En arrivant à Fès, il fit savoir à ses habitants juifs qu'il avait accepté de les épargner, mais qu'ils devaient quitter leur mellah et se transporter en dehors de la ville. Les maisons du quartier juif furent attribuées à la tribu guerrière des Oudayas qui y édi­fièrent une grandiose mosquée. Le terrible exil se poursuivit même après la mort du tyran en 1792. Son successeur Moulay Sliman annula toutes les mesures contre les Juifs, mais ne put rendre immédiatement le mellah à ses propriétaires légitimes, devant l'opposition résolue des nouveaux occu­pants. Au bout de quelques mois, il demanda à la communauté de lui envoyer une délégation à Meknès pour discuter de ce sujet. La délégation, dirigée par le naguid Yossef Attias et composée de David Elkrief et Benjamin Ben Samoun, obtint finalement gain de cause, non sans que les occupants provisoires aient tout pillé avant leur départ. Ils obtinrent du sultan la destruction de la mosquée que les oulémas déclarèrent impure, car le terrain sur laquelle elle avait été édifiée avait été acquis par des moyens frauduleux.

  1. MENAHEM:

Rabbin-kabbaliste à Tétouan au XVIIIème siècle, contemporain de rabbi Yaacob Abensour de Fès, qui lui portait grande estime. En 1704, il fut dépêché, avec rabbi Yaacob Bibas, pour solliciter l'aide de la communauté de Fès devant le fardeau insupportable de l'impôt. Auteur de commentaires sur la Torah, publiés tardivement par des mécènes de sa ville natale, en 1936, sous le titre de "Ner hama'arabi" (La Lumière d'Occident).

  1. R. MORDEKHAY:

Rabbin à Demnat au XVIIIème siècle. Il fit ses études à Marra­kech chez le grand kabbaliste rabbi Itshak Deloya. Il immigra ensuite en Turquie, où il publia son livre de commentaires talmudiques, "Mar dror".

 MOSES:

 Fondateur de la branche de la famille à Gibraltar. Né à Tétouan en 1770, mort à Gibraltar en 1844. Son fils, Marc- Makhlouf, s'installa au Portugal, aux Açores, puis à Lisbonne.

 MESSOD ATTIAS

 Grand notable et philanthrope de la communaute de Mogador dont il fut le president au debut de ce siecle. Il se fit construire une des plus belles synagogues de la ville. Commandant en Angleterre le Heikhal et la Teba.

MARK ANTHONY ATTIAS

Fils de Abraham, universitaire, ne a Lisbonne en 1875 dans une famille originaire du Maroc, mort a Madera en 1949. Professeur a l'Institut Polytechnique de Lisbonne, il a publie une trentaine d'ouvrages scientifiques et fut nomme, en 1931, president de la "Junta Nacional de Educacion".

 MENAHEM  ATTIAS

Journaliste, ne a Tanger en 1864, il fut longtemps le redacteur de l'un des premiers journaux edites au Maroc, "El Eco Mauritanio", fonde par Isaac Laredo, Isaac Toledano et Augustin Lugrano, à la fin du siecle dernier. Il fut egalement un membre actif du Comite de la Commu­naute. Il fut chancelier au consulat du Bresil et charge d'affaires en l'absence du consul de 1898 à 1904. En 1930 il s'installa a Casablanca

RABBI SHELOMO ATTIAS

L'un des rabbins de Rabat qui se joignirent a rabbi David Bensim'on dans sa alya a Jerusalem en 1845. Il participa avec lui à la formation du Comite de la Communauté Maghrebine et a ses efforts pour se detacher de la tutelle de la vieille communaute sepharade. Il fut envoye en 1870 comme emissaire de la communaute maghrebine aux Etats-Unis. Il perit au cours de sa mission dans l'incendie de l'hotel ou il etait descendu a Louisville dans le Kentuky

  1. MOCHE

(1782-1880): Rabbin et poète à Fès, auteur d'un recueil de poèmes et ksidot très connu, "Shir Moché".

HAIM SHEMOUEL:

 Notable de la communauté de Fès, il fut élu en 1912 parmi les 15 membres du comité chargé de négocier avec les autorités françaises le dédommagement des victimes du Tritel de Fès.

SHEMOUEL GIUSEPE:

Homme d'affaires né à Tunis en 1864. Après des études à Livourne, il revint dans sa ville natale où il fonda La Banca Italianao de Credito et une grande agence d'Assurances. Il fut longtemps président de la Chambre de commerce Italienne de Tunisie. 

  1. ABBA:

 Célèbre rabbin à Fès, mort en 1932 à l'âge de 88 ans.

 ROGER:

 Juriste à Casablanca dans les années quarante et cinquante, auteur d'un article sur "La réparation des actes de spoliation au Maroc" (Noar, 1947), sur les rares textes législatifs sur le dédomma­gement des actes de spoliation, opérées pendant la période de Vichy au Maroc, jusqu'au débarquement américain (1940- 1942).

HANITA KEDAR:

 Educatrice et mili­tante du parti travailliste dans le cadre de l'organisation des Femmes Pionnières Na'amat. Née à Meknès, elle fut une des dirigeantes du mouvement de jeunesse pionnière Habonim. Avant sa alya en Israël au début des années 1950, elle fut éducatrice au château de Cambous, dans le sud de la France, dans le cadre de la Alyat Hanoar, la Alya des Jeunes. Membre du kibboutz Maagan depuis sa alya en 1955. Elle dirigea, dans les années soixante, la délégation de l'unité des Femmes de Tsahal chargée de la formation de l'équivalent du Nahal féminin en Côte d'Ivoire. La télé­vision israélienne lui a consacré une émission dans le cadre de la série "Ah, quelle vie !".

MOÏSE:

 Chanteur et compositeur en Israël, plus connu sous son nom de scène Cheikh Mouiso. Spécialiste du folklore juif marocain. Né à Meknès, il est arrivé très jeune en Israël, mais il est resté profondémment imprégné par la musique andalouse et la musique populaire du Maghreb. A sorti un grand nombre de disques et de cassettes.

  1. MEIR ELEAZAR:

Rabbin, paytan, ancien chef de la yéchiba de Guivat Olga, né à Rabat. Auteur d'une remarquable étude sur l'histoire de la musique andalouse de ses origines, sous Haroun El Rachid à Bagdad, sa maturation à Grenade, sa conservation au Maroc et partiellement en Algérie, où elle est ce qu'est la musique classique en Europe par rapport à la musique populaire. Chaque air est adapté à l'heure de la journée, ce qui laisse supposer qu'elle a été influencée au départ par le chant des Lévy au Temple de Jérusalem. Il a édité une cassette vidéo de l'anthologie du chant des Bakachot, Shir Yedidout, calqué sur des airs andalous et dirige une chorale de jeunes de toutes origines spécialisée dans le chant des bakachot du centre communautaire d'Achkelon, qui se produit dans tout le pays.

 DR ELIE:

Fils de David, médecin spécia­liste en pneumo-allergologie, ancien élève de l'Ecole Nornale Hébraïque de Casa­blanca, né à Meknès. Fondateur à Toulouse, avec son épouse, Ruth Tolédano, d'un actif cercle d'études talmu- diques pour universitaires, axé sur l'ensei­gnement de Maimonide: "La recherche ir lassable de la vérité".

GERARD JOSEPH:

Fils de Roger Athias, industriel. Assureur, né à Alger en 1928. Président directeur général de la Société d'Epargne Viagère depuis 1990. Président de la Société Fédérative Euro­péenne de Retraite et d'Epargne, AFER- Europe. Auteur de plusieurs ouvrages, dont "David et les diplodocus" (en collaboration), "Assurance-vie: suivez le guide" (Paris, 1994), en collaboration.

ALFRED:

Ministre du culte, né en à Algerie, actuellement premier Hazan officiant à la grande synagogue de la Victoire a Paris

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