La famille Marciano-Les origines de la famille

La famille Marciano
Les origines de la famille
Selon une tradition ancestrale, la famille Marciano descend en droite lignee de Yehouda.
Cette tribu superbe et magnifique se nourrit de la gloire des rois qu’elle porte en son sein. Mais avec la destruction du second Temple et d’autres catastrophes, elle va perdre son prestige et ployer sous 1’exil que lui inflige l’empire d’Edom. Des lors, elle ne vit plus que dans 1’attente du salut messianique.
Elle s’exile en Espagne, se concentre a Murcie, et constitue peu a peu un noyau hierarchise et structure. Elle ne tarde pas a devenir l'une des communautes les plus fameuses et illustres de l’Espagne medievale. Et elle conserve jalousement son titre de noblesse jusqu'a la fin, c’est-a-dire jusqu’a l’Expulsion des Juifs d’Espagne.
Au cours de cet Age d’Or, les Juifs de Murcie passent pour des sages et des lettres, des experts en medecine et des docteurs bien introduits dans le royaume et particulierement fiers de leur identite juive. Ils se font desormais appeler «Hamourchi», l'habitant de Murcie (ou «Almourci» ou encore «Mourci» tout court).
L’on se souvient d’un sage de Murcie – Chlomo Hamourchi qui se rendit en visite au Maroc avant l’Expulsion des Juifs d’Espagne. Dans ses carnets, il dit «avoir ete confronte a toutes sortes de questions d’ordrc religieux au cours de son sejour en Occident״ (Cf. Ner Hamarav de Rabbi Yaakov Moche Toledano, p. 104, note 29).
On evoque egalement Rabbi Chimon bar Moche Almourci, qui doit sa notoriete a quelques maigres vestiges d’une production litteaire et poltique pourtant feconde.
On raconte aussi que le docteur Rabbi Yossef Almourci a ete torture atrocement par les agents de l’Inquisition pour avoir abrite des ouvrages sacres dans sa demeure.
Quand ils quittent I’Espagne (en nombre restreint en 1391 puis massivement en 1492), les expatries de Murcie caressent d’abord le projet dc se rendre en Israel. Mais freines par les vicissitudes du voyage, ils finissent par se scinder en trois groupes: le premier s’installe en Italie (pour plus de documentation, on lira l’ouvrage La nazione ebrea livorno, Pise, de Renzo Toaff, p. 143); le second groupe gagne la cote algcricnne probablement pres d’Oran; et le troisieme parvient en Israel et en Syrie.
L’eminent cabaliste Rabbi Chmouel Mourcia est justement un descendant de ce dernier groupe : il a vecu au XIXC siecle a Aram-Tsova en Syrie. Ses commentaires et ses reflexions sur la pensee du Ari Zal ont vu le jour dans l’ouvrage Emet Meerets, Jerusalem, 5748 (1988).
(Ici, il y a lieu de remarquer quc la plupart des habitants de Tolede installes en Turquie se nomment «Toledo» et non «Toledano»; de meme, les immigrants de Murcie qui foulent le sol sacre d’Israel se nomme Murcia et non Marciano, ce dernier nom etant reserve aux nord-africains). Nous avons des preuves que quelques familles Mourcia ont habite a Jerusalem en 1740.
Selon certains documents, parmi les plus anciens, le nom Marciano remonte au XVC siecle, et plonge ses racines a TIemcen. La-bas, il designe un diplomate qui sert d’intermede entre l’armee francaise, assujettie a l’empereur Charles V, et la cour royale de TIemcen. A n’en pas douter cet ambassadeur est issu de la famille Marciano. Comme il maitrise plusieurs langues europeennes, et fait preuve d’une adresse et d’un tact admirables, il est charge de remettre un avis de reddition du roi de Tlemcen au general qui represente l’empereur.
Resumons l’itineraire des pionniers du XV' siecle : ils quittent Murcie pour Carthage, le port le plus proche. En embarquant a bord du navire, ils savent qu’ils s’exposent a un grand danger, que leur sort est entre les mains d’un chretien, que le capitaine peut agir a sa guise.
Heureusement, ils parviennent sains et saufs en Algerie, et accostent au port de Honane, non loin de TIemcen, ou au port d’Oran. Le cousin bien introduit a la cour royale de TIemcen usera vraisemblablement de son influence pour faciliter l’integration de ses proches a TIemcen et dans ses environs.
A une periode un peu plus tardive, on recrouve les Marciano au village Natisdalet, non loin de Tlemcen. Dc Natisdalet, les pionniers se dirigent a Debdou. Au XIX' siecle, le village Natisdalet prendra le nom de Tadliset.
Comme tous les Juifs d’Espagne, les exiles de Murcie s’identifient par leur prenom et celui de leur pere, mais aussi par un nom de famille indiquant leur origine natale : Marciano pour Murcie, Toledano pour les exiles de Tolede, Sevillano pour les exiles de Seville, Sorreano pour les exiles de Soria, etc.
Mon plus vieil ancetre, Rabbi Itshac Marciano, a vecu vers la fin du XVI' siecle (approximativement 1570 ou 1600). C’etait un sage splendide, un erudit exceptionnel, un exegete de renom, un predicateur populaire qui fit autorite a Debdou. (Pour en savoir plus, on lira le dossier intitule Tif’eret banim avotam en annexe du livre Mayim Hayim de Rabbi Yossef Messas).
Le XVII' siecle quant a lui a conserve le souvenir d’au moins trois rabbins Marciano de la communaute de Debdou : Rabbi Chlomo ben Itshac Marciano, Rabbi Moche ben Chlomo Marciano et Rabbi David ben David Marciano.
Au debut du XVIII' siecle, on ressent la necessite d’adjoindre au nom de famille un sobriquet qui permet de distinguer les differentes families du clan. Des lors, et jusqu’a l'mmigration en Israel, ce sobriquet ne sera plus jamais dissocie de chacune des branches de la souche. Ainsi l'on a Marciano-Belchguer, Marciano ben Aouizer, Marciano ben Ako, Marciano Bibi, Marciano Zizah (ou Ben Yaza’h), Marciano ben Alouga etc. D’autres surnoms voient le jour un peu plus tardivement (fin du XVIII' siecle et debut du XIX') : Oulad Limama, Oulad L’herher, Oulad Bihi, Oulad Mchicho, Oulad Ougnuich, Oulad Tsrindi, Oulad L’khihel et autres (j’ai decouvert que les premiers sobriquets usaient du vocable hebra'ique «ben» tandis que les derniers usaient du vocable arabe «oulad»).
Dans ce genre de famille, les genes particulierement forts refletent une certaine purete de la race.
Comment la famille preserve-t-elle sa purete? Tres simple : Les mariages se font entre cousins. Depuis les temps les plus recules, les hommes choisissent l'heureuse elue dans la famille paternelle la plus proche; sinon, ils prennent femme a un second degre de parente, et ce n’est qu’en cas d’extreme necessite qu’ils s’allient a un autre clan. II arrivait rarement qu’un mari prit femme a l'exterieur de sa communaute.
Bien evidemment, les families Cohen etaient les plus soucieuses de respecter cette tradition.
Au fil des ans, la saga des Marciano ne cesse de nourrir et d’accroitre son heritage spirituel. Son savoir, deja bien ancre dans la riche culture du Judaisme espagnol, trouve a Debdou un nouveau terreau fertile ou s’epanouir. L’heritage spirituel gravite autour des figures legendaires de thaumaturges tels que le pieux Rabbi Chlomo bar Ma'imon (que son merite nous protege) ou Rabbi Yossef Marciano dit Bibi ou bien plus tard Rabbi David Marciano ben Ako (decede a Missour). D’autres erudits immortalisent le clan : le grand dayan Rabbi Yaakov Marciano ben Ako «qui edicte un bon nombre de regles pour le bien de son peuple et de ses coreligionnaires»; le grand dayan Rabbi David Marciano; le dayan Rabbi Avraham Marciano L’herher, le dayan Rabbi Yossef Marciano ben Ako; le collecteur de fonds Rabbi Avraham Marciano de Jerusalem.
La famille Marciano-Les origines de la famille
חיי היהודים במרוקו-תערוכה מוזיאון ישראל -הפולקלור היהודי במארוקו-קמיעות.

האמונה המאגית מונחת גם ביסוד הקמיעות, המלווים את האדם עוד מלפני לידתו ועד מותו, אף־על־פי שרבים מן המלומדים והרבנים שללו אותם, כשם ששללו כל אמונה ומנהג שנדף ממנו ריח של עבודה זרה. הנוסחאות לקמיעות הועתקו מתוך ספרים שהיו כמעט מקודשים בעיני העם. לדפים שנועדו לשמור על היולדת ולתליוני־הקמיעות למיניהם נוספו איורים מעשי ידי אמן.
רבים גם התכשיטים שהנשים עונדות אותם לא רק לשם נוי, כי־אם בשל האמונה בכוחם הסגולי. דוגמה יפה לכך היא ה״כמסה״ — תכשיט־קמיע בצורת יד — הנפוצה בצפון־ אפריקה בגיוון רב יותר מאשר בכל ארצות־האיסלאם האחרות.
תליוני־קמיע
קצר אל־סוק ;; אמצע המאה הכ׳(?) כתובת החוזרת ארבע פעמים מסביב : ״ר׳ עמרם ן׳ דיוואן״ (רב בעל־נסים ; ראו מס׳ 12 ו־238); במרכז כתובת : ״זיע״א 4
דיו שחורה על־גבי נייר מתחת לזכוכית במסגרת־פח
הגובה : 4.5 ס״מ ; הרוחב : 4 ס״מ מוזיאון ישראל, אוסף אליכס, מתנת מר אמסלם
(247) התמונה מימין למעלה.
ראשית המאה הכ׳(?) כתובת חקוקה: ״צמרכד״
כסף; מעשה יציקה וחקיקה ; התליון שבור
הגובה : 3.6 ס״מ ; הרוחב : 3 ס”מ אוסף יצחק איינהורן, תל־אביב
(248) מצד ימין
תיזנית
במסגרת של זיגזגים כתובת: ״אנקתם פסתם פספסם דיונסים ייחו" ומלה שאיננה קריא (הכתובת הפוכה)
הגובה : 5.6 ס״מ ; הרוחב : 3 ס״מ מוזיאון ישראל
(249) מצד שמאל, התמונה הגדולה
צפרו
צרור של שמונה משולשים, אשר בקודקודיהם מולחם קולב ;
בשני הצדדים של כל משולש חקוקות שלוש שורות של ראשי־תיבות
גובה כל תליון: 3.5 ס״מ מוזיאון ישראל
(250) התמונה התחתונה.
חיי היהודים במרוקו-תערוכה מוזיאון ישראל -הפולקלור היהודי במארוקו-קמיעות
Abraham Laredo- Les noms des Juifs du Maroc- ابو درهم -אבודוהם Abudarham
- ابو درهم אבודוהם Abudarham
Abudirham, Abuderham, Abudaran, Abudaram
Nom arabe dont le sens est «le pere du Dirham» ou plutot d’homme au Dirham)). Le «Dirham» etait une ancienne piece de monnaie arabe qui avait tire ce nom du «Drachme» grec et qui s’est maintenue au Maroc.
Le nom d’ABUDARHAM derive des fonctions de Tresorier du Roi, exercees au XIIIe s. par Don David, Fermier General des Impots du Roi de Castille et de Leon, Don Sancho le Grand, que le peuple nommait d’homme au Darham». Depuis, ce nom est devenu le nom de famille des descendants de Don David.
Les fonctions de Tresorier du Roi et celles de Fermier ou de Percepteur d’impots au Moyen-Age en Espagne, ont donne egalement naissance a des noms de famille similaires tels que: Gabbay (encaisseur), Ben-Drihem (fils du petit Darham), Khallas et Elkhallas (payeur).
La famille Abudarham venue au Maroc a l’expulsion d’Espagne en 1492, a donne au Maroc plusieurs rabbins eminents et s’est ramifiee a Gibraltar, en Algerie, en Tunisie, en France, en Italie et en Amerique. Un de ses membres, Salomon Abudarham (emigra de Tetouan vers 1886 au Venezuela ou il prit le nom de Salvador Hernandez.
1-Don Davi (David) Abudarham Viejo (l’Aine), astronome, originaire de Seville, Percepteur d’impots et Doyen de la Communaute juive de Tudela durant le regne de Don Sancho le Grand, Roi de Castille et de Leon (1258-1295), fut le premier a reglementer les differentes taxes que les communautes juives devaient payer au Tresor Royal. A cet effet, il convoqua une commission composee de quatre chefs de la communaute juive de Huete en septembre 1290 et fut designe par le roi comme arbitre pour trancher tout disaccord pouvant surgir de ce «Repartimiento de las Aljamas de 10s Judios de Toledo)). Dans une elegie sur la catastrophe soufferte par les Juifs a Tolede en 1391, il est fait mention de la Synagogue d’ABUDARHAM qui parait avoir ete fondee par Don David.
2-Don Mose Abudarham est titulaire d’un don en sa faveur par le Roi Don Sancho IV, suivant document date a Segovie, le 24 Decembre 1284.
3-Don Yucaf Abudarham, fils de Don David, figure comme temoin dans un acte de vente d’une maison avec dependances a Donna Maria Fernandes, gouvernante de la Reine Donna Maria et sa fille l’In- fante Isabelle, passe a Guadalajara, le 7 Aout 1299.
4-David ben Joseph Ben David Aboudarham, rabbin commentateur de la liturgie synagogale, a Seville vers 1340. Eleve de Jacob Asher et auteur d’un ouvrage de vulgarisation des connaissances rabbiniques base sur le Rituel des Prieres, intitule: Hibbur Perush ha-Berakhot veha- Tefilot (Lisbonne, 1489; Constantinople, 1513; Venise, 1546 et 1566; .Amsterdam, 1726; Prague, 1784 et 1817; Lemberg, 1857; Hanovre, 1877). Un manuscrit de cet ouvrage se conserve a la Bibliotheque Friedlander de St. Petersbourg, Sh. G. I, 30; JE I, 139.
5-Don Culeman Abudarham, habitant d’Ucles figure comme vendeur de plusieurs fermes, vignobles, maison et autres proprietes a Pozorrubio et sa banlieue suivant acte de donation passe le 15 Juin 1371 par Don Pedro Ruiz de Sandobal, Grand Commandeur de Castille.
6-Salomon Abudarham figure comme preteur a Tolede dans des documents de l’annee 1337.
7-Salomon Ben Moses Abudarham, rabbin a Tolede au XlVe s. . ayant pris part a la controverse entre plusieurs rabbins au sujet de Maimonides. JE XII, 180.
8-Abraham Abudarham, auteur ayant copie a Agramunt en 1444, la traduction hebra'ique de L'Ethique d’Aristote.
9-Yuzaf Abudaran figure comme proprietaire de plusieurs maisons a Tolede, suivant acte du 16 Fevrier 1431.
10-Isaque Abudaran (Abudarem) de Tolede, fermier des impots dits «Alcavalas» et «Tercias» de l’Archeveche d’Alcaraz en 1440.
11-Don David Abudaran, fermier de l’«Alcavala» (droit d’octroi) sur la viande et le poisson a Tolede en 1475.
12-Don David Abudaram el Viejo (l’Aine), «Recabdador de la alcabala de la Seda» (Receveur des Taxes sur la soie), figure comme temoin dans un proces de l’lnquisition a Tolede en 1486 ainsi que dans le proces de Juan del Rio, a Tolede, en 1487-1488 («Actas de la Inquisicion de Toledo)), leg.
13-Don Mose Abudaram (Aburam), figure comme garant parmi les- fermiers d’impots pour l’annee 1487 en Castille. Baer II, 359.
14-15. Moses et Isaac Abudarham, vivaient a Rome et passent pour avoir donne l’hospitalite a David Reubeni en 1524.
16-Salomon Abudarham, Grand Rabbin a Tetouan XVIe-XVIIe s. Auteur de Haruzim u-Pisque Dinim (Abraham Coriat, Introduction aw Zechut Abot; NM, 159).
17-Isaac Ben Salomon Abudarham, Grand Rabbin de Tetouan a it. XVIIe s. (Abraham Coriat, Introduction au Zechut Abot; MR).
18-Abraham Abudarham, rabbin a Tetouan aux XVIIe-XVIIIe s., auteur de Pisque Dinim dont quelques-uns parurent dans Sheelot u-Teshubot Mislipat va-Zebi Nos. 23, 86, 199, 315. NM, 159, MR.
19-Judah Ben Joseph Abudarham, Grand Rabbin a Tetouan, mort apres 1780.
20-Joseph Abudarham, fils de Judah (19), Grand Rabbin a Tetouan au XVIIIe s.
21-Menahem Abudarham, fils de Judah (19), rabbin a Tetouan am XVIIIe s.
22-Samuel Abudarham, notable de la Communaute Juive de Mar-seille ayant contribue a l’achat d’un cimetiere juif dans cette ville en- 1783 (Annuaire Israelite pour l’annee 5648. REJ XIV, p. 302).
23-Samuel Abudarham, petit fils d’Abraham (18), Grand Rabbin a Tetouan au XVIIIe s. (Raphael Abraham Coriat, Introduction au Ze- chut Abot).
24-Salomon Aboudarham, Grand Rabbin Cabaliste a Tetouan a. la fin du XVIIIe et au commencement du XIXe s., petit fils de Samuel (23). Vers 1842, il fut nomme Grand Rabbin a Gibraltar. Mort en! 1852. NM, 200; R. A. Coriat, Introduction au Zechut Abot.
25-Eliyahou Abudarham, rabbin «Dayyan» a Tetouan XVIIIe- XIXe s. MR.
25 bis. Abudarham, originaire de Livourne, fut viceconsul d’Angleterre a Rabat en 1816.
26-J. Abudarham, notable de la Communaute de Gibraltar en 1843,. JE I, 139.
27-Judah Ben Menahem Abudarham, rabbin a Tetouan au XIXe- siecle. MR.
28-Mordekhay Abudarham, rabbin a Sale, auteur d’un commentaire de la Haggadah de Pessah. MR.
29-Jacob Abudarham, rabbin a Sale, compilateur d’un recueil de«Darushim» d’auteurs anciens qui fut complete par son frere Mordekhay sous le titre Sepher Qohelet Ya'acob. Cet ouvrage contient en plus un commentaire sur l'Ecclesiaste intitule Debarim Tobim et un autre commentaire sur la Haggadah. MR.
(Figurent parmi ceux qui ont contribue, en 1837, a la publication du .Sepher Zebahim Shelemim d’Abraham Anqawa:)
30-Menahem Abudarham et ses fils de Tetouan.
31-Abraham Abudarham, de Tetouan.
32-Salomon Abudarham et ses fils de Tetouan.
33-Abraham Abudarham, d’Oran.
34-Samuel Abudarham, d’Oran.
35-Abraham Abudarham, frere de Samuel (34).
36-Hayyim Abudarham, originaire de Tetouan a Tiaret et son frere.
37-Yonah Abudarham.
Abraham Laredo- Les noms des Juifs du Maroc– ابو درهم -אבודוהם Abudarham

מסמטאות המלאח-סיפורים עממיים של יהודי מרוקו- יעקב אלפסי-פני־החמור.

פני־החמור
היה האל בכל מקום ואתר וגם עד קצווי ארץ אורו לא חסר,עד שלפני שנים רבות חי לו בעיר אחת במרוקו איש צדיק, שהיה ידוע ככותב קמיעות לנשים עקרות, ובעזרת האל כולן התעברו. ולצדיק היתה אשה עקרה, שלא השכילה להבין היאך בעלה מרפא את כל הנשים העקרות והיא, אשתו, שאר בשרו, עקרה היא. בצר לה פנתה לבעלה והטיחה בפניו את אשר על לבה. והוא, שהבין ללבה, ענה לה, שאם ירפאנה, עתיד לקרות דבר מר ונמהר.
יום אחד עלתה האשה לגג ביתה והרהרה בכך שלכל היצורים יש יוצאי חלציים – לחיות, לעופות ואפילו לנמלה הקטנה. נשאה עיניה לשמיים ואמרה: ״ריבונו של עולם. עשה שאלד, וגם אם יהיה זה חמור״. כך אמרה היא במר נפשה. תפילתה הגיעה עדי בורא עולם. כעבור חודש הרתה, ובעבור תשעה ירחים כרעה ללדת. והנה היא יולדת תינוק ולו ראש חמור. נזכרה האשה בתפילתה ואמרה: ״טוב לי זה מלא כלום״. מה עשתה? החביאה את התינוק בעליית הגג, וכך שמרה את סוד הולדת בנה ורק לבעלה הצדיק גילתה. בעלה ששמח בשמחתה איחל לה שאם תהיה סבלנית, יבוא היום ובעזרת האל וישועתו הילד בעל פני החמור יהפוך לעלם יפה תואר ויפה מראה. חלפו השנים והילד הפך לנער. הוא קיים את מצוות התורה ודקדק בהץ קלה כבחמורה, ומשבגר והגיע לפרקו, נמלכו הוריו להשיא לו בת ישראל חסודה וברה. בליל הכלולות, משהובילו את הכלה למקום משכנו שבעליית הגג, העביר החתן הצעיר את ידיו על פניו, הסיר את פני החמור, ומתחתם נתגלו פני מלאך יפים להפליא, כפי שניבא אביו הצדיק. למחרת בבוקר שב ועטה על פניו את פני החמור.
יום אחד שאלה החותנת את בתה אם חיה היא בטוב, וכי מדוע זה לא נראה בעלה בציבור. ענתה הכלה: ״הכל כשורה, אלא שבעלי עוטה על פניו פני חמור ובלילה הוא מסיר אותם״. אמה, שנתחלחלה למשמע אוזניה, יעצה לבתה להבעיר אש חזקה בתנור וכשיסיר בעלה את פני החמור וירדם, תבעיר היא את ה״מסיכה״ בתנור, וכך לא יוכל לחזור ולחבוש אותה על פניו״. שמעה הכלה בעצת אמה והבטיחה לעשות כדבריה. באותו הלילה, משהסיר בעלה את פני החמור ונרדם, קמה בחשאי והשליכה אותם לתנור הבוער. בבוקר, כשביקש הבעל לעטות את פני החמור, לא מצאם במקומם. שאל את אשתו לפשר הדבר, והיא סיפרה לו את כל המעשה והוסיפה לאמור: ״עתה, כשאין לך מה לעטות על פניך, תשאר יפה תמיד, את פניך היפות תגלה ברבים ועליך תהיה גאוותי״. כעס עליה בעלה ובמר לבו אמר לה: ״אוי לנו, כי מעשה רע ונמהר עשית. דעי לך כי בעוד שלושה ימים צריך היה להסתיים הזמן שנגזר עלי מלמעלה להיות עם פני חמור ועתה, מכיוון שהיית חסרת סבלנות והחלטת לדחוק את הקץ, אני נעלם מעינייך בזה הרגע. ואם תבקשיני, תאלצי לכתת רגלייך בהליכה קשה וכשתגיעי למקום, תמצאי מנהרה באדמה. שם, באפלת הלילה, אצא לקראתך מתוכה ואהיה כאחד האדם״. במר לבבה הלכה האשה העצובה לסנדלר כדי שיתקין לה שבעה זוגות נעליים, ובצרורה צררה צידה ויצאה לדרך הארוכה. עלתה הרים וירדה גאיות, ימים ולילות צעדה עד שבלו כל זוגות נעליה. בתום שמונה חודשים למסעה הגדול הגיעה אל פתח המנהרה וישבה לפוש בפתחה עד רדת הלילה. עודה יושבת, והנה הופיעה מאי־שם אשה זרה, ברכה אותה לשלום, פתחה ואמרה: ״למה מחכה את?״ אשת בעל פני החמור סיפרה לזרה את סיפורה מתחילתו ועד סופו, לא הכחידה דבר. הקשיבה הזרה קשב רב ואמרה: ״עייפה את מתלאות הדרך, נוחי והירדמי ועם רדת הלילה, כשתפתח המנהרה, אעיר אותך״. כיוון שהיתה עייפה מתלאות הדרך, הסכימה להצעתה ומיד נפלה עליה תרדמה עמוקה. ישבה הזרה וחיכתה עד שנפתחה דלת המנהרה והעלם יפה התואר יצא ועמד בפתחה. משראתה את עלם החמודות העומד לפניה, העלימה ממנו הזרה את דבר האשה הישנה בסמוך, וסיפרה לו על תלאות הדרך כפי ששמעה מאשתו ולא הכחידה דבר. העלם, שחשב אותה לאשתו, הלך אחריה לביתה. כשהתעוררה האשה משנתה, ראתה והנה המנהרה פתוחה, השמש נוטה שוב לערוב ובעלה איין. או־אז הבינה שברוב עיפותה ישנה יממה שלמה ושהזרה הערימה עליה ונטלה את בעלה. מה עשתה? לבשה בגדי משרתת וחיזרה על הפתחים כדי לבקש עבודה. הלכה מבית לבית ומעיר לעיר, עד שהגיעה לביתה של האשה שגזלה ממנה את בעלה והתחננה בפניה שתעסיק אותה בעבודות הבית. והיא, שלא זיהתה את אשת האיש שחמדה, ריחמה עליה והסכימה לקבלה לעבודה.
״מסכימה אני. הלילה כולו שלך״. מה עשתה החמדנית? הכינה לה ול״בעלה״ משקה, וערבה בכוסו סם מרדים. משעלתה ״המשרתת״ על יצועו וגילתה שהוא ישן, החליטה לחכות להזדמנות אחרת. כעבור ימים אחדים הביאה ״המשרתת״ מסרק מזהב. התלהבה האשה החמדנית מהמסרק וביקשה גם אותו. שוב התנתה ״המשרתת״ לשכב עם בעלה, אך הפעם התחקתה אחר תנועותיה של האשה החמדנית. משראתה שהיא שמה חומר מרדים בספלו של הגבר, החליפה בחשאי בין הספלים. האשה החמדנית שתתה את השיקוי שהכינה במו ידיה ונרדמה בן רגע. משעלתה ״המשרתת״ על יצועו של בעלה, סיפרה לו את אשר קרה ואף נתנה לו סימנים, עד שלא היה לו כל ספק שאכן היא היא אשתו אהובתו. משנתגלתה האמת, שמח הבעל מאוד, ובעלות השחר, בעוד האשה החמדנית ישנה את שנתה העמוקה, יצאו בני הזוג כשהם רכובים לעבר עירם ובה חיו שנים רבות באושר וביושר.
מכאן זרם סיפורנו בנהרות אדירים ואנו נותרנו בין האצילים.
מסמטאות המלאח-סיפורים עממיים של יהודי מרוקו- יעקב אלפסי-פני־החמור.
Joseph DADIA-Saints juifs du Maroc- Souvenirs personnels
Saints juifs du Maroc
Souvenirs personnels
קברי צדיקים בארץ מרוקו
Avant qu’ils m’appellent, Moi je répondrai, ils parleront encore que déjà Je les aurai exaucés (Isaïe 65, 24).
Dieu est prêt à exaucer nos prières car il est sensible à nos plaintes, et même c’est dans sa nature que de nous répondre avant même que nous l’invoquons. Selon le Yalqut Shim’oni (§ 509), certaines demandes sont exaucées dans les quarante jours qui suivent la prière, d’autres dans les dix jours, dans les trois jours, dans la journée ou encore immédiatement (cf. Rabbin Claude Brahami in Les Jeûnes, p.102).
Nous trouvons pour trois personnes dans l’Ecriture le mot téfillah, prière : – Prière de Moïse (Psaumes 90, 1) ; – Prière de David (Psaumes 17, 1 ; 86,1) ; – Prière du pauvre (Psaumes 102, 1). Nous trouvons aussi : Prière de Habacuc le prophète (Habacuc 3, 1). Ici le mot prière, téfillah, a le sens de grâce, car Habacuc rendait grâces au ciel du miracle qui avait été fait en sa faveur, car il était le fils de la Sunamite. Des trois prières mentionnées, c’est celle du pauvre qui est la plus précieuse. Dieu l’exauce avant celles de tous les autres hommes, parce que le pauvre a le cœur brisé (Zohar, III, 195a).
Une prière doit répondre à quatre combinaisons pour être agréée : – Tout d’abord, on doit la prononcer, le cœur brisé comme un pauvre qui vient mendier son pain aux portes. – En deuxième lieu, il faut supplier Yahvé d’accueillir notre prière dans sa miséricorde. – Ensuite, le moment où on la récite doit être un moment de grâce, un moment favorable. – Enfin, la prière doit être exprimée d’une façon précise et claire, et sans équivoque (cf. commentaire Or Hahayim sur Deutéronome 3, 23). Partant de ce même verset du Deutéronome, Rashi, dans son interprétation, nous enseigne que même si les justes peuvent, dans leurs prières, s’appuyer sur leurs mérites et leurs bonnes actions, il vaut mieux qu’un juste, tsadiq, sollicite une faveur de Yahvé comme un don gratuit. Le Talmud de préciser : Exaucer une requête à titre de don et non comme récompense (Babli Sota 14a).
Pour affiner les idées qui viennent d’être développées, je cite le Zohar qui nous apprend que la prière de tous les pauvres apparaît la première près du Saint Béni soit-Il ; elle enfonce toutes les portes qui se trouvent sur son chemin pour arriver au Seigneur, ainsi qu’il est écrit (Exode, 12, 26) : « S’il crie vers moi, je l’exaucerai parce que je suis compatissant. »
Dans ce même ordre d’idées, le Zohar, de son côté, nous explique que l’homme doit exposer dans sa prière tous ses vœux et toutes ses peines, de façon assez claire pour qu’il n’y ait aucun mot d’équivoque. Il y a deux genres de prières : celle que l’homme peut exprimer en paroles, et celle qu’il ne peut que méditer dans son cœur. La prière que l’homme peut exprimer monte au deuxième degré de l’essence de Dieu, et celle qu’il ne peut que méditer en son cœur monte au premier degré de l’essence divine. David (Psaumes, 19, 15) parle de ces deux genres de prières. Heureux le sort des justes qui savent exposer d’une manière convenable la gloire de leur Maître et formuler leurs vœux. C’est à eux que s’applique le verset du prophète Isaïe (Isaïe, 49, 3) : « Et il m’a dit : Israël, tu es mon serviteur, et Je me glorifierai en toi. » (Zohar, I, 168b-169b).
L’homme qui veut s’attirer l’amour divin doit se lever à minuit pour étudier jusqu’au matin, afin de faire descendre sur lui « un fil de grâce ». Heureux le sort des hommes que Dieu aime. Ils dominent la terre ici-bas, et tout ce qu’ils ordonnent se réalise. Quand le monde a besoin de miséricorde, et quand les vivants sont dans la peine, le juste prie pour les hommes et va faire connaître les peines aux patriarches qui sommeillent à Hébron, lesquels montent au paradis terrestre où les esprits des justes sont vêtus de lumière. Ceux-ci ordonnent que les peines des hommes cessent, et le Saint béni soit-Il accède à leur volonté et a pitié du monde (Zohar, III, 68a, 70b).
Les bénédictions n’ont d’effet pour s’étendre en haut et en bas que lorsqu’elles émanent des serviteurs du Seigneur. Et qui sont les serviteurs du Seigneur ? Ceux qui se lèvent à minuit et se consacrent à l’étude de la Loi. Ce sont ceux-là qui se trouvent dans la maison du Seigneur durant la nuit, attendu que le Saint béni soit-Il, vient se délecter, durant cette heure, avec les justes dans le Jardin de l’Eden.
Isaac habita vingt ans avec sa femme Rivqa sans avoir d’enfants. Et il a fallu qu’il priât avant d’en avoir. Pourquoi ? Parce que le Saint béni soit-Il veut que les justes prient lorsqu’ils ont besoin de Son secours. Dieu a-t-il besoin qu’on Le prie ? Non. Mais comme la prière sanctifie l’homme, Dieu n’accorde aux justes ce dont ils ont besoin qu’après qu’ils Lui ont adressé des prières (Zohar, I, 136a-137b ; cf. Babli Yebamot 64a ; Babli Hulin 60b ; Midrash Tanhuma – Toldot § 9) : « La prière des justes a devant Yahvé plus de poids que leurs mérites. Car l’homme a des enfants non par le bénéfice de ses mérites mais par sa prière ou par le mazal. Car, dans ce domaine, la prière a plus de valeur que les bonnes actions accomplies par l’homme. Et Dieu aime entendre la prière de ceux qui s’adressent à Lui. C’est pour cette raison qu’Isaac pria pour avoir des enfants (Genèse 25, 21).
Les citations tirées du Zohar ont été adaptées du Sepher Hazohar – Le Livre de la Splendeur – traduit par Jean de Pauly, Editions Maisonneuve & Larose, 1985, six tomes.
Joseph DADIA-Saints juifs du Maroc- Souvenirs personnels

שירה ופיוט ביהדות מרוקו-רבי דוד בוזגלו- יוסף שטרית

- 3. השיח השירי המסורתי של רד״ב
3.1 על אף אי־רצונו של רד״ב לקיבוע שירתו ויצירי רוחו בכתב חלק גדול משיריו נמצאים כיום בדפוס ונתונים לצריכתם, לפרשנותם ולהערכתם של חובבי שירת הפיוטים ושל החוקרים. קריאה חוזרת בשירתו מראה, שלבד מן הנושאים האקטואליים שהקדיש להם שירים רבים לאחר הגיעו לארץ ולבד מן היסודות הלקסיקליים החדשים שהשתמש בהם בחלקם עוד בהיותו במרוקו אין כתיבתו נושאת שינויים מהותיים ביחס למסורת השיח השירי העברי במרוקו בפרט ובצפון־אפריקה בכלל. האמירה היוצאת משיריו הרבים נושאת אותה נימה מסורתית של אמונה דתית עמוקה, של קריאה לחיי מוסר והרהורי תשובה מתמידים, של ראייה קטסטרופלית של החיים בגלות ושל תפילה חוזרת לקירוב הגאולה המשיחית.
גם הטכניקה הפואטית של שיריו קרובה מאוד לזאת שהשתמשו בה משוררים עבריים במרוקו ובקהילות אחרות במשך מאות שנים לפניו, ונושאת את המשקל הכפול של המבנים הפרוזודיים המסורתיים ושל המבנים המוסיקליים החוזרים. נוסף לכך, על אף פתיחת התמטיקה שלו לנושאים הקשורים למצבים משתנים, כגון עלייתו לארץ והאירועים הדרמטיים של מלחמת ששת הימים, עדיין נבנתה כתיבתו על ידי אותו סוג של בין־טקסטואליות מסורתית, גלויה ואף שקופה, של רוב המשוררים שקדמו לו, ואשר השתמשו לרוב בביטויים ובמצבים מן המקורות הקלסיים של התרבות היהודית. בשירתו של רד״ב שימושים בין־טקסטואליים אלה פחות נוסחאיים ופחות צפופים מאשר בשירת קודמיו, משום שהוראתו את הלשון העברית על פי טקסטים ישנים וחדשים העשירה את ידיעותיו בשכבות הקלסיות, הרבניות והחדשות של הלשון העברית. אולם היות שלא דיבר עברית נבעו כל הדימויים וההיצגים שלו בהכרח מן הטקסטים המייסדים של התרבות היהודית, ובראשם המקרא.
בפרק זה נתמקד בתמטיקה המסורתית המקשרת במישרין את כתיבתו של רד״ב עם שירת קודמיו במרוקו ובצפון־אפריקה בכלל. אף שלא מילא תפקידי רבנות בקהילתו ראה המשורר את עצמו נציג מובהק של ההנהגה הרוחנית של קהילתו, וכתב שירים בעלי מסר דתי ומוסרי שקוף ואף מודגש. גם שירי הזמן המחזורי של מעגל השנה ושל מעגל החיים, שהיו תמיד חלק מכתיבתו של כל משורר מסורתי, שלרוב היה בו־בזמן גם פייטן וחזן, לא נעדרו משירתו. לבסוף, כמו בכל השירה שלפניו גם רד״ב הקדיש עשרות שירים לתינוי סבל הגלות ולהבעת הכיסופים לגאולה, ואלה חורגים אך מעט מן המודל השיחי המסורתי החוזר ונשנה באלפי השירים העבריים שנכתבו לפניו במרוקו.
3.2 האתוס הדתי־המוסרי של שירת רד״ב
עולמות השיח המועלים בשירתו של רד״ב חתומים כולם בחותם הדת היהודית והתרבות היהודית המסורתית במרוקו. ביסוד אמירתו עומדת אמונתו השורשית והאיתנה באלוהי ישראל ובנצח ישראל. אמונה זאת מתבטאת בכל טור משיריו אם במפורש ואם במובלע, ומכוונת את כתיבתו של המשורר הן בחלקים מפוזרים של השירים הן במעט שירים שלמים שהקדיש לענייני מוסר ואמונה, ואשר נפרט אותם להלן. כפי שנהוג לרוב בשירת הקודש ענייני מוסר אלה אינם מוצגים כחלק מבעיותיו האישיות של המשורר בלבד, האמור להתמודד אתן ולפשפש משום כך במעשיו, אלא כעניינו של כל פרט ופרט מישראל. לכן הם מועלים בצורה של פנייה ואף של הטפה לנמען הישיר של השיר – בר־המצווה, בת־המצווה, השומע או הקורא – או אל המשורר עצמו במעין דו־שיח במעגל סגור. נימה מטיפה זאת התקיימה לכל אורך כתיבתו, ודרכה הוא ניסה כנראה להתמודד עם הפיתויים שארבו לו בעטייה של ההצלחה החברתית־התרבותית שהייתה מנת חלקו ושל היוקרה שזכה לה בקרב חסידיו ומוקיריו. כחלק בלתי נפרד מראייה מוסרית זאת של החיים היהודיים רד״ב מעלה בכל שיר ושיר כמעט את חסדי הבורא וגבורתו, שבהם תלויים חייו וחיי כל אדם וקיומו של היקום. כמו בכל שירת הקודש אין אפוא פיוט מפיוטיו שאינו בו־בזמן גם שיר הלל לאלוהי ישראל ושיר עתירה לגאולה פרטית וכללית, אם בדרך אגב בטורים שונים ואם במפורש לאורך כל השיר.
רד״ב כתב שירי שבח והלל לבורא הן בעברית הן בערבית יהודית. באחדים מהם הוא מתאר את מעשי הבריאה ונפלאות ה' כגון הפיוטים ״יה שוכן בשמי עליה, במרומים דר בהוד והדר״ ו״אם נפשך להשקיף על רבונך, יה שמו״, או את תכונות האל, כגון הפיוט ״אחד הוא, אין יחיד כיחודו״, הכתוב בסדר א״ב. בשירים אחרים, הכתובים בערבית יהודית, רד״ב פונה בעיקר לחסדי הבורא ולרחמיו האין־סופיים כדי לבקש מחילה וכפרה ולעתור לגאולה למענו ולמען עם ישראל.
פיוטים אלה ארוכים לרוב, והמשורר משלב בהם בצורה מורכבת ובלתי ניתנת להפרדה הן את ענייניו הפרטיים והן את העניינים הכלליים של עם ישראל. שירים אלה הם: ״יא לעאלם בייא, לגירך מא שכית״ [=אתה היודע, לזולתך לא התלוננתי], ״רבי רזיתו ועטאני, כיף נאדיתו ואפאני״ [=קיוויתי לחסדי אלוהיי ונעניתי, קראתי לו ונתן לי די והותר], ״נרז׳אך, יא רבי, ראני בין ידיך׳ [=אני מקווה לך, הו אלי, אני נתון בידיך], 5 וכן ״ליך, יא רבי, נצית מן קלבי ונתא עאלם לכפא״ [=לך, אלי, אזעק מעומק לבי, אתה היודע נסתרות].
שירי המוסר כוללים גם שיר הטפה נגד הגאווה וגבהות הלב – ״מקומך אל תנח, שב לך בין השפלים״ – וכן שירים שונים לכבוד חתן בר־מצווה, שבשניים מהם הוא נותן עצות לנער ומורה לו כיצד להיזהר מפני יצר הרע ולדבוק ביצר הטוב עוד מנערותו, כגון שני הפיוטים ״אם רוח המושל תעלה עליך, בן־איש, להתקיפך״ ו״בני, אשרי יולדתך״. בחטיבה זאת כתב רד״ב שיר נוסף, מיוחד במינו במסורת השירה העברית של יהודי מרוקו הן מבחינת הנמען הישיר שלו והן מבחינת תוכנו. שיר זה מבליט את השינויים החברתיים־התרבותיים שבמסגרתם כתב רד״ב את שיריו. הוא מופנה לנערה ונכתב כנראה לכבוד נערה בת־מצווה – ״את נפשך את תושיעי, את, בתה של שרה״.בשירו המשורר מזהיר את הנערה מפני אי־שמירה על הלכות טהרת האישה וטהרת המשפחה. שיר זה יכול היה רד״ב לכתוב אותו בארץ בלבד, שכן עד לעלייתם לארץ לא היה מקובל אצל יהודי מרוקו לציין את גיל ההתבגרות של הבנות, אף לא בערים הגדולות, וזאת ברוח ההלכה היהודית ששלטה בכיפה בכל הקשור לתחנות מעגל החיים של הבן ושל הבת, מה עוד שנערות רבות בקהילות השונות התחתנו כבר בגיל זה ולעתים אף בעודן ילדות. מנהג זה של חגיגת בת־מצווה התפתח בקרב יהודי מרוקו אך ורק בארץ, בדומה ליוצאי יתר העדות. כמו כן, רק בגלל שינויי העתים והמנהגים פנה רד״ב לנערה באזהרות כאלה, שכן במרוקו שמרו הנערות והנשים מצוות אלה בקפדנות מרובה, והדבר היה מובן מאליו.
לציר דתי־מוסרי זה ניתן לקשור גם את יתר שירי השבח שהקדיש רד״ב לדמויות מן המקרא, לתלמידי חכמים ולדמויות רבניות, וכן לצדיקים ולקדושיס רבים מפנתאון הקדושים של יהודי מרוקו. את ריבוי השירים מן הסוג האחרון ניתן להסביר בכך, שהמשורר עצמו שר אותם בהילולות השנתיות וההמוניות לכבוד הקדושים שנערכו במרוקו וממשיכות להיערך בארץ, וליווה בהם את טקסי מכירת הנרות וכוסות היי״ש למרבה במחיר, שהם חלק מהותי מהילולות אלה. במרוקו נהג רד״ב להשתתף בהילולות של קדושים ידועים, כגון ההילולה רבת המשתתפים של ר׳ עמרם בן דיוואן בסביבות ואזאן. זו גם הסיבה לכך שחלק גדול מן השירים הארוכים שכתב לכבוד הצדיקים כתובים בערבית יהודית, שעה ששיריו הקצרים כתובים בעברית.
הערת המחבר: ראה את עדותו המעניינת של ח״ז הירשברג על שירי הילולה אלה: ״לאחר תפילת ערבית התחילו ה׳פיטנים׳ לשיר את פיוטי ההילולא. מלכתחילה נאמרו פיוטים אלה בלשון הערבית־היהודית המקומית, אולם לאחרונה נמצא גואל להם, משורר סגי־נהור בקאזא, דוד אבו־זגלו [!] שהכרתיו לאחר מכן והוא התיכם ללשון עברית צחה״ (הירשברג, מבוא השמש, עמ׳ 59).
לדוד המלך הקדיש רד״ב שלושה פיוטים, שניים בעברית ואחד בערבית יהודית, ולאברהם אבינו שיר אחד. אשר לדמויות הרבניות, המשורר כתב פיוטים שונים לכבוד תלמידי חכמים ולומדי התורה וכן לכבוד ר׳ רפאל אנקאווה מסאלי, שהיה הרב הראשי הראשון של יהודי מרוקו בשנים,1937-1919 לכבוד ר׳ אברהם אביחצירא, לכבוד ר׳ שלום משאש, רבה הראשי של קזבלנקה בעבר (ורבה הראשי הספרדי של ירושלים כיום), ולכבוד ר׳ יוסף משאש ז״ל, רבן של תלמסאן ושל מכנאס ורבה הראשי של חיפה לאחר מכן. בין הצדיקים והקדושים שרד״ב הקדיש להם שירים ניתן למנות את ר׳ שמעון בר־יוחאי, ר׳ מאיר בעל הנס, ר׳ יעקב אביחצירא הקבור בדמנהור שבמצרים ור׳ דוד בן ברוך הקבור בבאהאמו שבעמק הסוס.
שירה ופיוט ביהדות מרוקו-רבי דוד בוזגלו- יוסף שטרית
Abraham Laredo- Les noms des Juifs du Maroc- אבו אלעפיאה ابو العافية (Abu Al-'Afiya) Abulafia.

אבו אלעפיאה ابو العافية (Abu Al-'Afiya) Abulafia.
Aboulafia, Boulafia
Nom arabe signifiant «Pere du bien-etre», «Pere de la sante» ou׳ «L’Homme au bien-etre», "L’Homme a la sante», egalement porte par des families musulmanes.
Les differentes autres graphies hebra'iques connues de cet appellatif sont: .אבולעפייא, אבולעאפייא, אבואלעפייא, אבולאפיא, אבלעפיא, עפיא
Dans les anciens documents espagnols il est represente sous les for-mes de Abinaphia, Abenafia, Abinafia, Abenyafia au XIIIe s., Afia,, Abelafia, Abolafia, Affia au XlVe s. et Abinjafia, Abolafio, Habulafia et Abonafia au XVe s. Cet appellatif semble avoir donne naissance aux noms italien de Bolaffi et anglais de Bolaffey.
Dans la region de Cordoue en Espagne, l’appellatif de cette famille semble avoir ete legue a un groupe d’anciennes bourgades, sous la forme de Abolafia (Madoz I).
Il existe aussi une famille de levites portant ce meme nom, voir Halevi Abu Al-'Afiya
46-Aron Afia, medecin, philosophe et metaphysicien a Salonique vers 1540. Auteur de Opiniones sacadas de los mas autenticos y antiguos .Philosofos que sobre la alma escribieron y sus definiciones (Venise, 1568). Fut le maitre de Daniel Ben Perahyah qu’il assista dans sa traduction de l'espagnol a l’hebreu de l'Almanac d’Abraham Zacuto. II collabora egalement avec Moses Almosnino dans sa traduction hebrai'que du Tratado de la Esphera de Juan Sacrobosco.
47-Hayim Abulafia, rabbin a Damas au XVIe s., beau-fils du Grand Rabbin Jacob Berab. Riblin.
48-Jacob Abulafia, fils de Hayim (47), rabbin ne a Safed. En 1593 ־fut elu Grand Rabbin de Damas ou il presida l’Academie Talmudique ׳qui porte son nom. Mort a Safed en 1608. Ibid; Gaon II, 11.
49-Jacob Abulafia, Grand Rabbin a Damas (XVIe-XVIIe s.). .Auteur de Sheelot u-Teshubot et de Pisque Dinim. Sh. G. I, 60.
50-Jacob Abulafia, rabbin a Safed au debut du XVIIIe s., pere de Hayim ben Jacob (51) et petit fils de Jacob Berab. Ses decisions rabbiniques se conservent encore en manuscrit.
51-Hayim Ben Jacob Abulafia Ha-Zaquen, fils de Jacob (50), rabbin ne en Palestine et mort a Damas en 1744. Pere de Hayim Ben David. II fut Grand Rabbin a Smyrne ou il institua plusieurs Taqqanot. Auteur de: Miqrae Qodesh «Saintes Convocations)) (Smyrne, 1792), Traites sur des themes bibliques et rabbiniques; Yocef Leqah ((Surplus d’instruction)) (Smyrne, 1730-1732, 3 vols.), ouvrage sur le Pentateuque; Yashresh Ya'aqob ((Jacob prendra racine» (Smyrne, 1729); Shebut Va'aqob «Captivite de Jacob)) (Smyrne, 1733), Commentaire sur le 'En– Ya'aqob de Jacob Ibn Habib.
52-Hizkiyah David Abulafia, rabbin mort a Jerusalem en 1773. Gaon II, 5.
53-Issakhar Hayyim Abulafia, fils de Hayyim ben Jacob (51), rabbin ne a Smyrne en 1726. Envoye en mission en Europe, il fut nomme Grand Rabbin a Belgrade et en 1773 fut elu president de l’Academie Talmudique de Sofia ou il est mort en 1781. Ses ouvrages perirent avec les archives de la communaute de Sofia dans un incendie en 1893. Gaon II, 13.
54-Isaac Abulafia fils de Hayyim (51) et petit fils de Jacob (50), rabbin de Tiberiade au XVIIIe s. Mort a Constantinople ou cours d’une ״mission pour cueillir des fonds pour la Quppah de Rabbi Meir. Gaon II, 11.
55-Hayyim Abulafia, petit fils de Hayyyima ha-Zaquene (51) rabbin a Hebron aux XVIIe-XVIIIe s. Auteur de 'Ez-Hayyim, homelies sur le Pentateuque.
56-. Hayyim Ben David Abulafia, petit-fils de Hayyim Ben Jacob (51). Rabbin Talmudiste en Palestine, mort a Smyrne en 1775. Fut Grand Rabbin a Safed, a Larissa et a Smyrne. Auteur d’un ouvrage volumineux sur le Sepher Mizvot Gadol qui fut detruit par le feu a Smyrne. On lui doit encore quelques donnees haggadiques qui sont contenues dans le Esh-Dat «Le Feu de la Loi» de Joseph Nahmuli (Salonique, 1790). Plusieurs de ses decisions rabbiniques et sermons parurent' apres sa mort sous le titre de Nishmat Hayyim «Le souffle de Vie», Sa-lonique 1806.
57-Isaac Abulafia, petit-fils de Hayyim ben Jacob (51). Ne a Tiberiade. Fut dirigeant des communautes sepharades et ashkenazes de Safed et de Tiberiade. En 1821 il se rendit a Jerusalem ou il est mort en 1825. Gaon II, 12.
58-Abraham Abulafia, rabin auteur de Hayye 'Olam Ha-Bah..
59–Ezekiel bar Hayyim Jacob Abulafia, rabbin a Tiberiade, mort en 1787. Gaon II, 11.
60-Isaac Abulafia, fils d’lssakhar. Succeda a son pere au Grand’ Rabbinat de Sophia. Mort a Jerusalem en 1819. Gaon II, 12.
61-Moshe Abulafia, rabbin de Damas en 1840. Gaon II, 14.
62-Hayyim Nissim Abulafia, Grand Rabbin de Jerusalem. Ne a Tiberiade en 1795. Mort a Jerusalem en 1861. Descendant de Hayyim Abulafia qui vint de Smyrne s’etablir a Tiberiade sur l’invitation du Sheikh Dahir Al-Amir, au XVIIIe s. Auteur de plusieurs ouvrages qur: n’ont jamais ete publies. JE I, 142; Gaon II, 7.
63-Joseph David Abulafia, Grand Rabbin de Tiberiade au XIXe s.. Gaon II, 10.
64-Salomon Abulafia, rabbin a Tiberiade au XIXe s.
65-Isaac Abulafia, Grand Rabbin d’Alep au XIXe s. Auteur de• Bene Yizhaq «La Face d’Isaac», Smyrne, 1871.
66-Hayyim Abolafia, rabbin auteur de Shibhe Tannaim «Louanges des Tannai'm», Salonique, 1872..
67-Yehudah Joseph Abulafia, rabbin de Tiberiade ayant signe une introduction au livre du celebre Grand Rabbin marocain Isaac Bengualid Vayomer Yzhaq, en 5632 (1872).
68-Meir Issakhar Abulafia, fils d’Ezekiel Eliezer et pere de Hayyim Issakhar. Rabbin mort a Tiberiade au debut du XIXe s. Un des״ signataires de l’introduction au Vayomer Yzhaq d’Isaac Bengualid en 1872. Gaon II, 13.
69-Ezekiel Eli’ezer Abulafia, fils de Hayyim Salomon, et petit-fils de Yehizquiel, rabbin palestinien ayant vecu a Livourne, mort a Tiberiade en 1859. Gaon II, 10.
70-Yedidyah Raphael Hay Abulafia, rabbin cabaliste ne a Jerusalem en 1807. Fut le Chef de la Communaute des Hassidim de Beth-El. Mort en 1869. Gaon II, 9.
71-Joseph Samuel Abulafia, fils de Meir Issakhar, rabbin palesti-nien. Envoye pour queter au profit des ecoles de Tiberiade, mort a Mo-gador en 1894. Gaon II, 10.
72-Jacob Abulafia, fils d’Issakhar, rabbin ne a Constantinople. Vers la fin de ses jours s’etablit a Tiberiade. Figure en 1874 comme un des signataires d’une lettre nommant Abraham Ben Shabbat collecteur a Safi de la Quppah de Rabbi Meir. Gaon II, 11.
73-Joseph David Abulafia, rabbin a Tiberiade au XIXe s. Gaon. II, 10.
74-Luigi Filippo Bolaffio, journaliste et publiciste italien, ne a Venise en 1846 et mort a Milan en 1901.
75-Leone Bolaffio, juriste italien ne a Padoue en 1848. Fut professeur a l’Universite de Parme et a celle de Bologne. Fondateur de la Societe de Stenographic a Padoue et a Milan et createur d’un systeme de stenographic qui fut adopte dans les ecoles publiques en Italie. II fut aussi le fondateur et l’editeur du journal juridique Temi Veneta et l’au teur du Commento al Codice di Commercio, 2 ed., 1899..
75 bis. Hayyim Abulafia, figure parmi ceux qui ont contribue a la publication du Sepher Marpe la-Nefesh de Raphael Maman (Jerusalem, 1894).
76-Salomon Rahamim Abulafia, fils de Hayyim Nissim, rabbin a. Tiberiade, XlXe-XXe s. Gaon II, 14.
77-Hayyim Isaac Abulafia, rabbin palestinien, fils du rabbin cabaliste Raphael Yedidyah, mort a Jerusalem en 1904. Gaon II, 7.
78-Isaac Abulafia, fils de Hayyim Nissim, rabbin de Tiberiade, membre du «Beth Din» des Sefaradim de cette ville. Fut Grand Rabbin a Damas, Safed et Tiberiade. Mort a Jerusalem en 1910. Gaon II, 12.
79-Hayyim Issakhar Abulafia, fils de Joseph David, rabbin Hakham Bashi de Tiberiade de 1911 a 1918. Gaon II, 14.
80-Eliyahu Hayyim Abulafia, rabbin de Tiberiade, mort en 1927, Gaon II, 5.
81-Eliyahu Jacob Abulafia, rabbin de Smyrne. Gaon II, 5.
82-David Abulafia, fils d’Eliyahu, rabbin de Galipoli, ne en 1893.. S’etablit a Jerusalem en 1921. Gaon I, 5.
Abraham Laredo- Les noms des Juifs du Maroc– אבו אלעפיאה ابو العافية (Abu Al-'Afiya) Abulafia.
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עיון סוציו–פרגמאטי בשיר ערבי–יהודי על הפרעות ביהודי תאפילאלת בימי מולאי יזיד ) 1792-1790 ( יוסף שיטרית.

המבנה הפואטי והנרטיבי של השיר
הטקסט שלפנינו לא נשא כנראה לחן ולא נועד להיות מושר בקול, על אף מתכונת החריזה שלו בתבנית מעין–אזורית )אאאת, בבבת, גגגת….(. גם משקלו אינו סדיר, ומספר ההברות בצלעות השונות אינו קבוע )משבע עד חמש עשרה הברות ויותר(. סימן פואטי נוסף המשותף לכלל השירה הערבית–היהודית הן המניפולאציות המורפולוגיות שעורך המחבר בצורות המילים החורזות בסופי הסטרופות כדי ליצור את החריזה המברחת הדרושה לשיר. כאן שינויים מורפולוגיים כאלה רבים ביותר, ומביאים ליצירת הסיומת המברחת -ני. הטקסט חובר להשמעה כשיר סיפורי–אירועי שרבות בו האמירות הנרטיביות והאמירות המגיבות על ההתרחשויות המתוארות והמפרשות אותן או המשוות אותן לאירועים דומים שקרו בעבר או בקהילות אחרות. המחבר מדגיש ממד נרטיבי זה של שירו במחרוזת , ומכנה בה את הטקסט שלו בשם 'קצא' במובן של שיר סיפורי:
קאמת פקלבנא לגצא, / עליהא קתבנא האד לקצא.
האדא מא שמענא, וואעסא / ולו רית בעינייא.
]=מילאה ליבנו חרדה, ועל כך כתבנו שיר זה.
זה מה ששמענו, קל וחומר אילו ראיתי ]הכול[ במו עיניי.[
מחרוזת זו מתייחסת למעשי הזוועה שקרו בקהילות השונות, ובכללן תאפילאלת, ואשר הגיעו לאוזני המחבר ובני קהילתו ולפרעות שהם היו הקרבנות שלהן. כחוליה מחברת בין תיאור הזוועות בקהילות השונות והלקח שיש ללמוד מהן, שני טורים אלה מקפלים בתוכם את עיקרי האומרה, או מכלול האמירות, המתפתחת בשיר: )א( העלאת התוצאות הנפשיות המיידיות של הפרעות שנעשו עם אווירת הטרור שנוצרה, היינו החיים בחרדה מתמדת )'קאמת פקלבנא לגצא'(; )ב( הכתיבה כניסיון להשתחרר מן המועקה ולוּ לזמן מה )'עליהא קתבנא האד לקצא') (;ג( הצורך והרצון להעיד גם מראייה וגם משמיעה על חומרת ההתעללויות והפרעות שקרו בקהילות השונות, לציון רגשי הסולידריות וההזדהות המכוננים את החיים היהודיים בגלות )האדא מא שמענא, וואעסא ולו רית בעינייא'(. יתר על כן, קולו של היחיד המעביר את זיכרון הפרעות מתערבב כאן עם קולם של הרבים עד כדי התחלפות ביניהם: צורת הרבים משמשת כאן במקום היחיד — 'קתבנא' במקום 'קתבת' הצפוי — שכן המחבר של השיר היה אחד; והיחיד במקום רבים: 'רית בעינייא' במקום 'רינא בעינינא', משום שהמחבר לא היה היחיד ששמע על מה שקרה בקהילות מרוקו. ככלל, התמזגות זו של קולות היחיד והציבור בקהילות השונות היא העומדת ביסוד כתיבת השירה היהודית במרוקו )ובכל הקהילות המסורתיות בכלל(, אם בעברית או בערבית יהודית )או בכל לשון יהודית אחרת(. התמזגות זו היא גם הנושאת את התכנים האירועיים, האמוציונאליים והפרשניים בשיר; אלה מאורגנים בשלוש חטיבות מובחנות היטב: )א( הפרעות בקהילות שונות ובעיקר בפאס הפרעות ביהודי תאפילאלת סיכום מעשי הפרעות, ולקח המאורעות עם תפילה לגאולה ולביאת המשיח .
הערת המחבר: בפואטיקה הערבית במרוקו השם 'קצא' מציין טקסט סיפורי בעל תכונות ספרותיות מובהקות, בין אם הוא שייך לתחום הפרוזה בין לתחום השירה, המולחנת והלא מולחנת. במסורת הכתיבה היהודית במרוקו, 'קצת אברהם ונמרוד' כתובה בפרוזה, שעה ש'קצת יוסף הצדיק' נכתבה בידי משוררים רבים בצורה של שירים שונים, מחורזים ומולחנים.
הפרעות בקהילות היהודיות לאחר מות הסולטאן סידי מוחמד בן עבד אללה .
חוסר המחרוזות הראשונות בשיר אינו מאפשר לנו לקבוע את מכלול הקהילות שהמחבר דן בהן. בולטת בהיעדרה כאמור קהילת מכּנאס. על לאראש שלחוף האטלנטי בצפון מרוקו מובא רק עניין ריכוז היהודים במקום אחד והשערים שנסגרו עליהם ) 1ב(. אשר לטנג'יר, המחבר מדגיש בעיקר את מצב החרדה שהיו שרויים בו כל בני הקהילה ואת תשלום הכופר הכבד שנכפה עליה ) 2א-ב(. יהודי תטואן היו הראשונים שסבלו קשות מחמת זעמו של מולאי יזיד, משום ששהה סמוך לעיר עד להמלכתו בתוך מבנה של קדוש מוסלמי, מולאי עבד אל–סלאם. מבנה זה שימש לו מקום מקלט בטוח בחיי אביו. תיאור הפרעות ) 3א 4- ב( מדגיש את הגורל המר של בני הקהילה ושל כל הקבוצות המרכיבות אותה, ואת מעשי השוד והביזה היסודיים שהיו מנת חלקם. אולם מעשי הזוועה עצמם מצוירים באופן כללי לרוב תוך שימוש בפועל גנרי כמו 'ריתלוהום' ]=פרעו בהם[, או במבע בעל משמעות כללית כמו 'גאזו עליהום כמן שדא' ]=עברו עליהם צרות רבות[. המחבר סיגל כנראה את העמדה המסורתית של הרבנים, המתייחסים למקרי האונס של נשים ובחורות כאל עניינים שהשתיקה יפה להם, בין היתר משום כבוד המשפחות שהיו קרבנות לאלימות פושעת זו, ולכן העדיף לרמוז על התעללות קשה זו ולא לדווח עליה במפורש.
קהילת פאס זוכה לעומת זאת לתיאורים רחבים ומפורטים יותר בגלל מרכזיותה, גביריה וחכמיה. המחבר מדגיש במיוחד את השינוי הדרסטי שחל במרחב הפרטי והציבורי המפואר שבו חיו היהודים עד לפרעות, לעומת חייהם העלובים אחר כך במרחב משמים ומדכא שאליו גורשו. הסילוק מן הבתים הנאים הביא להזנחת יושביהם לשמש הקופחת, לרעב ולצמא, עד שמצאו אוהלים קלים לחסות בצילם-. הגירוש לווה גם בהרס בתי הכנסת המהודרים . המחבר מעמת במפורש בין הכבוד והעושר שהיו ליהודים לפנים ובין אובדן כל רכושם והישארותם בחוסר כול אחר כך בין פאר הבתים ובין המקום השומם שישבו בו עתה בין ההדר והתענוגות של עשירי הקהילה וחכמיה מקודם ובין מצבם המושפל והמעורר רחמים לאחר מכן גם כאן לתיאור המצבים החברתיים והכלכליים המהופכים מתלווה תיאור החרדות ומצבי הרוח המדוכאים של הנפגעים — 'רפדו להם ושרבו למרארא: מנכדין משא וצבאח 'מאהו עלאש יהמדו ויצברו.
מסכת סבל כזאת אין ראויה לה אלא קללה נמרצת המופנית כלפי הזמן שאִפשר אותה — 'אמא עד דאך נהאר די כרזו מן דייאר, על פי איוב ג, ג: 'יאבד יום אולד בו והלילה אמר הרה גבר'. בגלל הסכנה שבדבר, הזמן משמש כאן במקומו של 'המלך המזיד'. עבור המחבר, חומרת הפרעות שפגעו ביהודים ניתנת עוד פחות להבנה כשעולה זכרו של הסולטאן הקודם, סידי מוחמד בן עבד אללה, שהיטיב עם היהודים ועם המוסלמים כאחד. המשורר מונה בצער רב ובגעגועים )'מא יוואתינא נלבשו לא סדרייא ולא קפטאן את מידותיו ואת דרכי שלטונו של המלך: הוא השליט ביטחון ברחבי הארץ דאג לצרכיהם של עניים בימי בצורת ומחסור וחילק להם גרעינים הכניע את אויביו וזכה ליראה ולהוקרה ) א (. על כל אלה הוא ראוי שיתפללו עבורו לרחמי האל
עיון סוציו–פרגמאטי בשיר ערבי–יהודי על הפרעות ביהודי תאפילאלת בימי מולאי יזיד ) 1792-1790 ( יוסף שיטרית.
La famille Benhamou-Debdou-La branche- Bouz’it- Bziza’h

la famille Bziza’h
la famille Bziza’h est un nom de famille bien connu et il est mentionne dans les archives de la communaute.
Rabbi Itshac Benhamou (surnomme Bziza’h)
Cette personne fut un notable de grand renom, affable et courtois. Ses enfants s’appellent:
Avraham-David
Rabbi Avraham Benhamou Bziza’h
Cette personne fut un commercant on ne peut plus integre. Prodigieusemcnt lucide et intelligent, il ne manqua aucunc occasion pour faire du bien. Le nom de ses enfants est:
Itshac-David-Chlomo-Maha-Esther-Zouihra
Rabbi Itshac Benhamou Bziza’h
Ce rabbin fut un modele de vertu, inspirant respect et admiration. Sa condition de notable ne le detourna aucunement des voies de la charite. Ses fils se nomment:
Aharon-Avraham-Chimon-Yaakov
Rabbi David Benhamou Bziza’h
Ce rabbin frequenta assidument la synagogue. Son ethique saine de la vie se resuma a la charite. Le nom de ses enfanes est:
Avraham-Chimon-Yossef-Esther-Yakot
Rabbi Chlomo Benhamou Bziza’h
Ce rabbin surveilla de pres le moindre de ses agissements. II fut un homme pieux et tres efface. Ses enfants s’appcllent:
David-Myriam-Esther
La famille Bouz’it
La famille Bouz’it fit partie de la communaute juive de Debdou.
Rabbi Mochd Benhamou (surnomme Bouz’it)
Cette personne fut un etre pieux, humble et devoue. II aspira constamment a faire du bien. Le nom de ses enfains est:
David-Chlomo-Yaakov
Rabbi David Benhamou Bouz’it
Cette personne fut un etre digne dc confiance et des plus scrupuleux. Il pratiqua le Judaisme duquel il maintint le flambeau. Par ailleurs, il fut aussi un grand philanthrope. Le nom de ses enfants est:
Saadia-Chmouel-Yaakov-Simha-Esther
Rabbi Chlomo Benhamou Bouz’it
Ce rabbin se consacra au Createur et a ses creatures. II fur droit, integre, et honora dignement la Torah et ceux qui s'en firent les champions. Le nom de ses enfants est:
Eliahou-Moche-Maha-Stira-Aicha
La famille Benhamou-Debdou-La branche- Bouz’it- Bziza’h
רפאל ישראלי-לחיות עם האסלאם-דת, תרבות, היסטוריה, אלימות וטרור-2006 – הארכאן – מצוות היסוד של האסלאם

- 3. צוום (=הצום)
העמוד השלישי של האסלאם גם כן נלקח ממסורת סיגופית של נזירים נוצריים, או מן הצומות הרבים הנוהגים ביהדות, ובסיס משותף לכולם: הצורך להיטהר ולהוכיח כי אדם יכול וראוי לו להיפטר מצורכי הגוף ומהבלי העולם הזה כדי להתבשם כליל מרוחו של הבורא. ישנן גם רגליים להשערה כי לאחר שניתק מוחמד את עצמו מן היהודים, הפך צום יום הכיפורים שלהם, שהוא רצה לחקות תחת השם ״עשורה״ בתחילה לזרא, וכמו במספר התפילות היומיות שם הוא בחר להיטיב מהם ופסק על חמש במקום שלוש שלהם, כך הוא פעל ביחס לצום. הוא יחמיר מהם בכך שמאמיניו יצומו במשך כל שלושים ימי חודש הרמדאן, במקום יום אחד של היהודים בלבד, וכך טענת ההיטהרות הרוחנית שלהם ביום ההוא תהיה כאין וכאפס לעומת חודש הזדככות הנפש של המוסלמים. אלא שהצום במושגים האסלאמיים הנו שונה, גם לחומרא וגם לקולא מאשר אצל היהודים: לקולא, כי ביום הכיפורים צמים למעלה מ-26 שעות, מן הסעודה המפסקת של ערב החג, אחר הצהריים, ועד לצאת החג עם הופעת כוכבים בשמיים למחרת בערב. אצל המוסלמים הצום הוא בין 10 ל-14 שעות, בין עליית השחר ביום הצום ועד לצאתו בו ביום עם ערב, הכל לפי אורך היום והלילה בין החורף לבין הקיץ. כי זאת לדעת, שהרמדאן, כמו שאר חודשים מוסלמיים, נע ונד בין כל עונות השנה, לפי שהלוח האסלאמי הירחי איננו מכיר את חוכמת העיבור המסייעת לאזן בין שני הלוחות. לחומרא, כי בכל זאת לצום חודש רצוף, מעשה יום יום, בפרט בימי החום הלוהטים שבהם ההימנעות משתייה כל היום מתישה ומייבשת, ובשל כך גם לשבש מערכות עבודה וייצור מפאת ההיעדרויות הממושכות של העובדים, איננו דבר שקל לשאת בו לכל חברה או מדינה מודרנית. אך מה אין עושים כדי להיטהר, אפילו אם עינוי הגוף, שפירושו להתנזר ממזון, שתייה, עישון ומין, או כל דבר שיכול לענג את הבשר, הנו הכרח המציאות. האמנם? הכצעקתהי?
יש לתת את הדעת לכך שכמה מן הכוונות הטובות שבבסיס חג ההיטהרות הזה מסולפות בפועל, אף כי הכל ממשיכים לשלם מס-שפתיים לחובה הקדושה שבצום. שהרי, מצד אחד ישנו איסור חמור על אכילה ושתייה בפומבי ברוב ארצות האסלאם, ונס המרד הציבורי הורם נגד מנהיגים, כחביב בורגיבה בתוניסיה, שחפצו לצמצם את הצום כדי שלא לפגוע בכלכלה הלאומית; וישנן גם הפרות רבות של מגבלות החג, כאשר עין אנוש או פיקוח ציבורי אינם בקרבת מקום, או כאשר מוסלמים טובים, באמתלת נסיעה, נמנעים מלצום. אמנם, על-פי הנוהג וההלכה, מי שמצוי בדרכים פטור מן הצום, אך צפוי ממנו ש״יחזיר״ את ימי הצום שהחסיר במועדים אחרים, שאיש כמובן איננו כדי לפקח על החזרתם. כללים אלה נחקקו אמנם בתנאי המדבר, שאיש צם וצמא הוא גם חסר אונים להתגונן, אך כיום לא מעטים העשירים, המושחתים והצבועים שבין המוסלמים, שעשו להם מנהג לטייל בחו״ל או להפליג בספינות בתקופת הרמדאן, ולהיאחז בתירוץ של המסע כדי לדלג על כל החודש הבלתי נוח הזה. אבל גם לגבי אלה, ויש להניח כי הם הרוב, הדבקים בדקדוקי החג והצום, הוא הופך מבלי דעת לאחד מחודשי הסביאה והזלילה המשחיתים ביותר, כאשר הצמים בעינויים במשך היום יותר מאשר מפצים את עצמם בלילות שלמים של גרגרנות והילולות של אכילה עד לעלות החמה. ואז עולה, כי במקום לחסוך בתענוגות בשר, זהו החודש שבו המוסלמים נותנים דרור לכל דחפיהם ומשתוללים בסיפוק צרכים אלה מעל לכל מידה. זהו החודש שבו שוקי ממכר הממתקים ושאר דברי אכילה הם העמוסים והמגוונים ביותר, וישנם מומחים לדברי מאפה מיוחדים העושים עסקים מצויינים דווקא בחודשי עינוי הגוף הללו. נוצרים אם כן מתח וחוסר התאמה בין הדיבורים על טוהר נפשי וחומרי, שאין ספק שרבים משתדלים לדבוק בו ומבלים ימים וגם לילות בתפילה ובקריאת קוראן לצד הצום הקפדני, לבין הרעב של ההמונים למזון של חג שאינם יודעים שובע ממנו. לאחר או במהלך הסעודה גם צופים בסדרות טלביזיה, שרבות מהן אנטישמיות, לקינוח מעדני החג.
לחודש הרמדאן, שבמסגדים הוא נורא הוד, מתלווים נוהגים ואמונות נוספים, המוסיפים נופך של יראה לחג. זהו החודש שבו גילה גבריאל למוחמד את הסורה הראשונה של הקוראן. ביום ה-27 בו, מצויין ליל אל- קדר (=ליל הגורלות), שכנראה שמר על מסורת יום הדין של יום הכיפורים, לא במובן של אחרית הימים, אלא במשמעות של יום הרת עולם, שבו יעמדו למשפט כל יצורי עולם. בלילה ההוא נקבעים גורלות בני-אדם, מי לשבט ומי לחסד, כגמול או כעונש על מעשיהם. יש ומוסלמים קפדנים נכנסים לסדרה של עשרת ימי תפילה רצופים במהלך השליש האחרון של החודש, שוב אולי זכר לעשרת ימי תשובה, או הימים הנוראים, הנהוגים אצלנו בין ראש השנה ליום כיפור. במניין עשרת הימים ישנו גם ליל הגורלות, שגם הוא מזכיר את תפילות הנעילה של יום הכיפורים, אז נחתמים גורלותיהם של בני-אדם, ואנו מברכים זה את זה ב״גמר חתימה טובה״. קיימות יותר מדי נקודות דמיון או זהות בין המועד היהודי של יום הכיפורים, לבין רמדאן המוסלמי, מכדי לפטור זאת כמקריות. עשרת הימים הללו, וכל החודש, מסתיימים בעיד אל- פיטר, שהוא אחד המועדים החשובים בלוח האסלאמי, ומרבים בו באכילה, במנוחה ובביקורי משפחה. אמנם האסלאם פוטר ילדים, חולים ונשים הרות או מיניקות מחובת הצום, אבל כמו נוסעים בדרך שהחסירו את ימי הצום, גם הם אמורים ״להחזיר״ את חובם בהזדמנות קרובה. לרוב האנשים הפשוטים שאין להם האמצעים להתהולל, ושחייבים לישון בלילה כדי שיוכלו להשכים למלאכת יומם, ובפרט בארצות שבהן האסלאם במיעוט ואין לדלג על חובת ההופעה לעבודה, ישנו המוצא של הסוחור, כלומר ארוחת בוקר עשירה אשר מאפשרת למאמין גם לצום וגם להמשיך בשגרת יומו. הדבר חשוב בעיקר ביחס לצורכי השתייה באותן ארצות חום שבהן לא רק שעות הצום ארוכות מאוד בקיץ, אלא שהטמפרטורות הלוהטות מאוד יכולות להיות מתישות ואף קטלניות לעובדים בשדות או באתרי בנייה.
רפאל ישראלי-לחיות עם האסלאם-דת, תרבות, היסטוריה, אלימות וטרור-2006 – הארכאן – מצוות היסוד של האסלאם-עמ' 73
תולדות היהודים באפריקה הצפונית-כרך ב'-מארוקו-ח.ז.הירשברג- פיזור האוכלוסיה היהודית במאות הי״ז—י״ט

ג׳בראלטאר
אין ספק שאפילו מבחינת גיאוגראפיה מדינית אין לכלול את עדת ג׳בראלטאר בחבל מארוקו. אולם עובדה היא שקהילה זו נוסדה על־ידי יהודי המגרב, ובמשך מאה וחמישים שנה לפחות באו כל מתיישביה מאפריקה הצפונית, וחייה החברתיים והרוחניים קשורים היו קשר הדוק ביותר בחבל זה, שממנו באו גם כל רבניה ומנהיגיה. ג׳בראלטאר שימשה מעין קרש־קפיצה ראשון וקרוב ביותר ליהודי המגרב, ולכן ראוי לנו לפחות להצביע על קשרים אלה.
תשע שנים לאחר שכבשו חיילי הצי האנגלי את ג׳בראלטאר, אושר בחוזה אוּטרֶכט (1713) ניתוקו של הצוק וסביבתו הסלעית הקרובה ביותר משטח ריבונותה של ספרד וכפיפותו לריבונות הכתר הבריטי, וכן ויתורה של ספרד על האי מינורקה. מיד לאחר זה — וייתכן עוד לפני מתן הגושפנקה הבינלאומית למעמדן של ג׳בראלטאר ומינורקה — התחילו יהודים ומאורים לזרום למקום, ובזמן עריכת חוזה־השלום של שנת 1721 בין אנגליה ומארוקו היה כבר צורך להכניס בו סעיפים מיוחדים בדבר מעמדם של אלה במקום: הרשות להתיישב והחופש לסחור ולהתעסק בכל מקצוע. סעיפים אלה היו מורת־רוח לנוצרים, ולכן צומצמה בחוזה של 1729 זכות זו לרשיון לסחור באופן חופשי במשך שלושים יום, אבל לא להתיישב במקום בקביעות; לאחר מועד זה על נתיניו של קיסר מארוקו לחזור אל ארצם ללא הפרעה.
בתלונה שהגיש קאיד תטואן לשגריר האנגלי ו. לאטון [Latton], שנשלח למארוקו ב־ 1747, נאמר בין השאר, כי מושל ג׳בראלטאר גובה מם בסך שישים דולאר לחודש ממספר יהודים עניים, נתיניו של מלך מארוקו, המועסקים כסבלים של חיל־המצב. יש בכך לא רק פגיעה נוספת בחוזה־השלום, אלא גם מעשה שאינו הולם את כבודם של האנגלים. בשנה שלאחריה מבקש לאטון את מזכיר־המדינה לענייני־חוץ בלונדון להוציא פקודת גירוש מג׳בראלטאר על כל המאורים והיהודים שנתרבו ביותר, ולהחזירם לברבריה, וזאת כאמצעי־לחץ נגד קיסר מארוקו. אבל בלונדון לא נחפזו להיענות לדרישתו זו, ולכן חוזר הוא עליה בשנת 1749, משום שהוא רואה את היהודים כאויבי אנגליה, המסיתים את המאורים לפעולות עוינות, וכמובן שהוא חושד בהם בריגול. אבל גם הפעם לא נענה.
יהודי ג׳בראלטאר נזכרים בספרות השאלות־ותשובות ממחציתה הראשונה של המאה השמונה־עשרה, ומעניין הדבר שהיה להם קשר גם עם חכמי אלג׳יר. מעשה בנערה משודכת מעיר סלא, שנסעה עם אביה ואמה לג׳בראלטאר. ר׳ דוד כאלפון, הדיין במקום, עמד בחליפת שאלות־ותשובות עם בית־הדין של תטואן, סלא, פאס ומכנאם, והם ערכו פסק־דין, שלא הסכימה עליו דעתו של ר׳ יהודה עייאש ובית־דינו באלג׳יר.
הוכחה לגידולה המהיר של האוכלוסיה הוא הקצב שבו הוקמו בתי־הכנסת במקום. הקדום ביניהם, ׳עץ־חיים׳ (כשם בית־הכנסת של אמשטרדם), בסימטת השוק׳ נוסד בשנת תק״כ/1760. כעבור תשע שנים לא הספיק עוד המקום, והוקם בית־הכנסת ׳שער־שמים׳(כשמו של בית־הכנסת בלונדון). ביום ג׳ אדר ב׳ תקנ״ט, בימי הרב שלמה אבודרהם (השני), הונחה אבן־הפינה לבית־הכנסת הגדול והמפואר מכולם, ׳נפוצות יהודה/ שהושלם כעבור שנה.
יורשי אסמאעיל
לאחר מותו של אסמאעיל נתחדשו המהומות ומלחמות־האחים בין בניו הטוענים לירושה על השלטון, במהומות שציינו את ראשית מלכותו. נביא כאן שורות אחדות מתיאורו של ׳כסא מלכים׳:
׳(כו, ב) בשנת תפ״ח (1728) היה שנת אלף קמ״ז(!)לתאריכם מת מו׳ ישמעאל. וימי מלכותו חמשים שנה, והיו עשרה בניו כל אחד אומר אני אמלוך. והיה זה קם וזה נופל. ואז שלחו אנשי פאס לבאלי להביא את מו׳ עבד למאלך מן סוס להמליכו. ומו׳ חמד אדהבי בנו של מולאי ישמעאל הלך לתאפילאלת ונשבע שלא יזקק לנשיו עד שיחזר לפאס והלך לערי המערב ואסף חיל לרוב ובא לפאס להלחם עם מו׳ עבד למאלך. ומו׳ עבד למאלך לא היה מרוצה עם משפחות הערב, כי היה הורג שריהם וגדוליהם ולא היו אוהבים אותו כי אם אנשי פאס לבאלי…׳.
המהומות נמשכו כשנה וניספו בהן שני המתחרים, אחמד אל־ד׳הבי ועבד אל־מלך.
׳(כז, א) ואז שלחו אנשי פאס לבאלי והביאו את מו׳ עבדלא בן מולאי ישמעאל מן תאפילאלת והמליכוהו בר״ח ניסן התפ״ט ותכון מלכותו׳.
׳ובשנת התצ״ח (1738) היה רעב גדול במערב ומתו רוב אנשי המדינות ברעב והנשארים הרה נסו. והרבה מאנשי פאס וחכמיה גלו לתיטוואן ולשאר מקומות ולא נשארו בפאס רק כמו ארבעים בעלי בתים אשר כח בהם לעמוד מפני זלעפות רעב׳.
׳ובשנת תקי״א (1151) מת המלך מו׳ עבדלא ומלך בנו ם׳ מוחמד והיה אוהב ישראל ועשרה יהודי׳ היו רוכבים לפני מרכבתו לבושי מכלול, מריעיו ומיודעיו. ובשנת תק״ן(1790) מת המלך סי׳ מוחמד בעיר ארבאט וימי מלכותו ל״ח שנה…׳.
שלושים שנות מהומות
קיצר בעל הרשומות ובמתכוון רק התחיל לספר על ראשיתן של שלושים שנות המהומות 1728—1757. הוא דילג על מעשי ההפיכות המרובות בימי עבד אללה, שהודח שלוש פעמים מכסאו בשל אכזריותו וצמאונו לנקם! הוא עשה שמות ב־ ׳עביד׳ — גדודי חיל־המשמר השחור, שהתנהגו כאדונים בארץ. בייחוד סבלה אוכלוסיית פאס. כל פעם שהודח עבד אללה בא במקומו מלך שהיה רשע ממנו ופחות מוכשר, וגדודי ה׳עביד׳ הפכו למכת המדינה. רק עם עלייתו של מוחמד בן עבד אללה (1757—1790) שקטה הארץ. שש שנים לפני־כן שימש מוחמד כמשנה־למלך במראכש והצליח להשליט סדר וביטחון בחבל זה. אמנם, לא בקלות עלה לו הדבר, כי לראשונה גורש מן העיר החריבה והעזובה על־ידי שבט הרחאמנה. אז פנה אל אספי, שבה נתקבל ברצון ובמתנות על־ידי הד׳מי(היהודים) והנוצרים, כלומר הסוחרים הזרים שישבו בנמל. מתוך הכרת טובה הכריז מוחמד על אספי כנמל חופשי ליצוא. משנעשה מלך על מארוקו כולה המשיך במדיניותו זו ודאג לפיתוח המסחר עם ארצות אירופה. הוא כרת שורה של בריתות, שעודדו את הסחר, ומובן שהיהודים היו הנושאים־והנותנים בשיחות אלה. בזה המשיך במסורת סבו וגם אביו, שבימיו לא נותקו הקשרים עם מדינות אירופה, על אף האנדרלמוסיה בארץ.
המצב המדיני המשונה שהשתרר לאחר מות אסמאעיל משתקף בשני מכתביו של אלעזר בן קיקי, ששלחם אל הדוכס של ניוקאסל[Duke of Newcastle], מזכיר המדינה בלונדון, לא לפני 1730, כפי שמתברר מסיפור העובדות, ובהם הוא מתנה את צרותיו שבהן נסתבך. המלך אחמד אל־ד׳הבּי(1727—1729) שלח אותו כשגרירו לארצות־השפילה בעניין שיחות־שלום. בחברתו נמצאו עוד שני יהודים ושני שבויים ששוחררו. עקב המהומות שפרצו עם הדחת אחמד, החזרתו ומותו, נתקע בן קיקי בג׳בראלטאר ולא יכול לא להתקדם ולא לחזור. לאחר מותו של אחמד הצליח אחיו׳ ראובן בן קיקי הידוע לנו(עיין עמ׳ 274), לזכות באמונו של המלך החדש עבד אללה, ונעשה אחד השרים בחצרו. ראובן שלח לו פקודה בשם המלך להמשיך בדרכו אל הנידרלאנדים ולמלא שם את שליחותו. בהגיעו להאג מצא כאן שלושה שגרירים ממארוקו, את האדמיראל פרז(הכוונה לחאג׳ עבד אל־קאדר פרז, שהיה לאחר־מכן שגריר באנגליה), את יצחק די מיסקיטה, ועוד שלישי שטבע אחר־כך בים. אסיפת־המעמדות לא היתה מוכנה לדון עם שלושה שגרירים, שכל אחד מהם הציג כתבי־האמנה, והחליטה להמתין לכתבים של ייפוי־כוח ואישורים ממלך מארוקו. כתבים כאלה לא הגיעו — או שאלעזר הסתיר את תוכנם השלילי. ושוב נשאר תקוע ללא פרוטה. בהגיעו ללונדון פנה בבקשה לאשר לו קיצבה, כדי שיוכל לחזור לארצו — וזאת בשים לב למעמדו הנכבד של אחיו בחצר מארוקו ועל סמך הבטחתו שלו שיהיה מוכן תמיד לשרת את הכתר הבריטי.
באותו זמן בקירוב מוצאים אנו בלונדון שגריר־מארוקו אחר, יצחק יוסף בודתסק [Bodethesq] (י), שבדרכו לארצות־השפילה התעכב שם כדי למסור איגרת למלך ג׳ורג׳ השני. הוא הוליך אתו טוּבים שונים, שביקש לפורקם כאן, בוודאי כדי להרוויח מהפטור מן המכס, שהיה זכאי לו בתור שגריר.
בסבך התככים המדיניים והאישיים שנרקמו במארוקו בין חצרו של עבד אללה, המודח שלוש פעמים מכסאו, ובין מתחריו, המושלים בתקופות־ביניים (במיוחד יש להצביע על המלך מוסתצ׳י, 1738—1740), ושבהם נועד תפקיד מסוים לאנגלים שבג׳בראלטאר ובצי שהיה שט באיזור, לא נפקד מקומם של היהודים. היו אלה סוחרים אמידים שידם בעסקות שונות שנעשו בין האנגלים ובין הקאידים המאורים בתטואן ובתנג׳ה, באספקת מזון לצבא שבמבצר ג׳בראלטאר, במתן הלוואות ואשראי לפדיון שבויים אנגליים וכדומה, כנהוג אז. ביניהם התבלט אברהם בנידאר [Benider], יליד תטואן ואחר־כך תושב ג׳בראלטאר ותנג׳ה. הוא קנה לו את ידיעת הלשון האנגלית, ובצעירותו שימש תורגמן השגריר בלונדון. בשנים 1734— 1735 נזכר האיש תכופות ברשימות משיכת־כספים לפדיון השבויים האנגליים, ויש להסיק מכאן שהיה אדם אמיד. בדו״חים העוינים של ו. לאטוֹן(עיין למעלה עמ׳ 280) מן השנים 1747—1748 מדובר עליו כעל איש־אמוניו של מושל ג׳בראלטאר ושל אחמד הקאיד בתנג׳ה, שהכריז בשנת 1737 על עצמאותה של תנג׳ה, והיה מתומכיו של המלך מוסתצ׳י. ואם כן, גם אברהם נחשב בין אויביו של המלך עבד אללה, והוא אחד מרוקמי המזימות השונות ביזן תטואן, תנג׳ה וג׳בראלטאר.
לעומת בנידאר, איש־אמוניו של קאיד תנג׳ה, עומד בנגרימו [Bengrimo] בשירותו של קאיד תטואן, ממצדדי עבד אללה. הוא מנסה להשפיע על מושל ג׳בראלטאר, שייטוש את עמדתו הידידותית לקאיד אחמד בתנג׳ה ולאברהם בנידאר, וישלים עם הקאיד של תטואן. בדו״ח משנת 1759, שנשלח אל ו. פיט, מזכיר־המדינה בלונדון, נאמר עליו שהוא חוכר המכסים וההיטלים של תטואן, תנג׳ה ואל־עראיש.
תולדות היהודים באפריקה הצפונית-כרך ב'-מארוקו-ח.ז.הירשברג– פיזור האוכלוסיה היהודית במאות הי״ז—י״ט
עמוד 285
Abraham Laredo- Les noms des Juifs du Maroc-אביג׳דיד Abejdid אבו אלעפיאה ابو العافية (Abu Al-'Afiya) Abulafia.

אביג׳דיד Abejdid
Abjdid, Abushdid׳
Nom berbere signifiant « Verge", equivalent du nom espagnol «Verga». Souvent orthographic אבושדיד, Abushdid.
1-Mosheh Abejdid, rabbin originaire de Rabat a Fes au XVIIIe. siecle. II consacra sa vie a l’enseignement et vers la fin de ses jours- emigra en Palestine.
1 bis. Z. Abejdid, de Rabat, fit l’objet d’une consultation du Grand Rabbinat de cette ville a celui de Tetouan en 1824.
2-Abraham Abushdid, rabbin marocain emigre en Palestine au XlXe. s. Un des dirigeants de la Communaute marocains a Jerusalem..
3-Rahamim Shelomoh Abushdid, fils d’Abraham (2), rabbin d’origine marocaine, succeda a son pere dans la direction des affaires de la Communaute marocaine de Jerusalem vers 1881.
4-Abraham Abushdid, fils de Shelomoh (3), fut le premier etudiant palestinien gradue Docteur en medecine a Constantinople. II dirigea l’Hopital Israelite de Jerusalem. Pendant la premiere guerre mondiale il rendit de signales services a ses coreligionnaires et devint un des dirigeants de la communaute de Tel Aviv ou il finit ses jours en 1930.
5-Hayyim Abushdid, figure parmi les signataires d’un acte d’arbitrage concernant les fonds des etablissements religieux des Marocains. a Jerusalem, date le 24 Iyar 5623 (1863).
אבו אלעפיאה ابو العافية (Abu Al-'Afiya) Abulafia.
Aboulafia, Boulafia
Nom arabe signifiant «Pere du bien-etre», «Pere de la sante» ou׳ «L’Homme au bien-etre», "L’Homme a la sante», egalement porte par des families musulmanes.
Les differentes autres graphies hebra'iques connues de cet appellatif sont: .אבולעפייא, אבולעאפייא, אבואלעפייא, אבולאפיא, אבלעפיא, עפיא
Dans les anciens documents espagnols il est represente sous les for-mes de Abinaphia, Abenafia, Abinafia, Abenyafia au XIIIe s., Afia,, Abelafia, Abolafia, Affia au XlVe s. et Abinjafia, Abolafio, Habulafia et Abonafia au XVe s. Cet appellatif semble avoir donne naissance aux noms italien de Bolaffi et anglais de Bolaffey.
Dans la region de Cordoue en Espagne, l’appellatif de cette famille semble avoir ete legue a un groupe d’anciennes bourgades, sous la forme de Abolafia (Madoz I).
Il existe aussi une famille de levites portant ce meme nom, voir Halevi Abu Al-'Afiya
1-Samuel Abulafia, notable de Saragosse, Xll-XIIIe s.
2-Abraham Abulafia, fils de Samuel (1), rabbin talmudiste, philosophe, un des premiers cabalistes, ne en 1240 a Saragosse, mort apres 1291. Ses parents l’amenerent tres jeune encore a Tudela ou son pere l’instruisit dans la Bible et le Talmud. A l'age de 18 ans il entreprit une vie errante visitant la Palestine et l’ltalie. De retour en Espagne il se plongea avec passion dans les etudes mystiques de la cabale, son principal disciple ayant ete Joseph Chiquitilla. Il quitta de nouveau son pays natal et ecrivit en 1279 a Patras (Grece), son premier ouvrage d’ordre prophetique, Sepher ha-Yashar «Livre de l'Integre». Obeissant a une forte intuition, il se rendit en 1280 a Rome avec l’idee de convertir le Pape Nicolas III. Le Pape qui se trouvait alors a Suriano, ayant appris ses intentions, fit dresser un echafaud et donna des ordres pour le faire bruler. Sans s’emouvoir de ce qui l’attendait, Abulafia poursuivit son chemin et, a son arrivee a Suriano, il apprit que le Pape venait de succomber la veille d’une crise apoplectique. A son retour a Rome il fut emprisonne et relache un mois apres. Il se fit passer ensuite comme prophete et Messie en Sicile. Le rabbin Salomon Ben Aderet de Barcelone mit fin a de telles pretentions par son epitre adressee aux gens de Palerme condamnant la conduite d’ABULAFiA. Abulafia est l'auteur de: Sepher ha-Ot «Livre du Signe» (dans Gratz-Jubelschrifte, partie hebral- que, p. 65); Ve Zot li-Yehudah «Et voici pour Judah», reponse a l’attaque de Ben Aderet (dans Jellinek, Auswahl Kabbalistischer Mystic, p. 13); Sheba' Netibot ha-Torah «Les Sept Voies de la Loi» et Imre Shepher «Paroles de Beautes» (dans Jellinek, Philosophic und Kabbala; Ozar 'Eden Ganuz «Le Tresor cache de l’Eden» (dans Jellinek BH III).
3-Abraym Ben Abinaphia, figure dans un acte du roi Alphonse III, date a Valence le 6 Mai 1287.
4-Joseph Ben Todros Abulafia, rabbin a Talavera au XHIe s. Auteur d’une defense de Maimonides adressee aux rabbins de Provence. En 1292, Moses de Leon lui dedia son ouvrage She quel ha-Qodesh «Le siecle du Sanctuaire».
5-Moses Abulafia (ou Abu 'Amrun Mussa) fils de Joseph, mort en Espagne en 1283. Auteur d’un traite de musique ..
6-Samuel Sanchez Avenyafia de Saragosse, figure dans un Acte du roi Don Alfonso d’Aragon, en date du 8 Septembre 1282.
7-Jafuda Abinafia, figure dans un acte du roi Don Alfonso d’Aragon date a Saragosse le 8 Mai 1283.
8/9. Abrahim et Mosse Abinafia, de Valence, figurent dans un acte d’Alfonso III, Roi d’Aragon, du 25 Janvier 1283.
- Yusef Abinafia de Daroca, figure dans un acte d’Alfonso III, Roi d’Aragon, du 5 Avril 1283..
11/12. Aaron Abenafia, bailli du Roi et son fils Mose, de Calatayud, figurent dans des actes d’Alfonso III, Roi d’Aragon des 5 Juillet et 28 Aout 1285 et du 26 Octobre 1286
13/14. Aaron Abinafia et son fils Mose, fideles du roi a Alagon, figurent dans un acte du roi Alfonso III d’Aragon, date a Majorque le 8 Decembre 1286.. Mose figure egalement comme proprietaire dans un autre acte du meme roi date a Huesca le 16 Octobre 1286.
15/16. Astrug Samuel Abenafia et Jamila de Yucef fils d’Abraham Abenafia, figurent comme proprietaires a Valence, dans un acte du roi Don Alfonso III d’Aragon, date a Valence le 18 Septembre 1286.
17-Hayim Abelafia, figure parmi les signataires des Taqqanot (Or- donnances) de Tudela du mois d’Aout 5063 (Fevrier-Mars 1303).
18-Meir Ben Joseph Abulafia, rabbin a Tolede en 1305.
19-Don Agach Affia figure parmi les assistants a une Assemblee de notables dans la Grande Synagogue de Saragosse, le 22 Aout 1332, au sujet d’un accord intervenu entre l’«Aljama» de cette ville et Don Samuel Gollup sur certains privileges dont jouissait ce dernier.
20-Joseph Ben Meir Abulafia figure parmi les morts de la peste a Tolede en 1349. Abne Zikaron, 17.
21-Don Simuel Abolafia, en sa qualite de Procureur de l’Aljama des Juifs de Molina, presenta au roi Don Pedro IV, une requete demandant la confirmation des privileges, faveurs, us et coutumes que les rois de Castille avaient precedemment accordes. Ce document est date a San Mateo dans le Royaume de Valence le 22 Mai 1369
22-Don Yucef Abolafia, fils de Don Mail, fait egalement objet de la requete qui precede en vue de lui voir accorder certaines franchises et privileges.
23-Samuel Abenafia, procureur de la «Hermandad de 10s Cavadores de Sepulturas» (Confrerie des Fossoyeurs) de Valence, ensemble avec les autres procureurs de cette confrerie, recoivent une lettre du roi Don Pedro IV les autorisant a faire mutation des rentes d’une maison appartenant a leur Association contre d’autres revenus. Cette lettre est datee a Saragosse le 6 Novembre 1369.
24-Abraham Abolafia fait l’objet d’une lettre du roi Don Pedro IV, datee a Cervera le 3 Octobre 1370.
25-Cag Afia, habitant de Seville, figure comme adjudicataire des droits «de las varas» pour l’annee 1381.
26-Mosse Abolafia fait l’objet d’une lettre datee a Perpignan le 27 Avril 1390 adressee par la reine Violante a divers juifs de Daroca, au sujet de la vente d’un four.
27-Isaac Abulafia, rabbin a Daroca aux XIV et XVe s., correspondant de Rabbi Isaac Bar Sheshat.
28-Don Moshe Affia apparait comme temoin dans un acte de vente d’une propriete, date a Saragosse le 22 Mai, Heshvan 5161 (10 Novembre 1400).
29-Mosse Affia, medecin approuve a Saragosse le 20 Juin 1425.
30-Don Yudah Abolafia, habitant de Seville est porte comme un des garants des fermiers des «Alcavalas e Tercias» du Royaume pour une duree de 4 ans a partir de 1400.
31-Mosse Abinjafia, «Sedero, adelantado de l’«Aljama» de Huesca» figure avoir paye le recensement annuel de 2 «sueldos» dans un document de cette ville du mois de Novembre 1401. Dans un autre document de la meme date il recoit en commandite de Bernart de Sanguesa une somme de 1200 «sueldos». R. del Arco y F. Balaguer, Nuevas no- ticias de la Aljama Judaica de Huesca dans «Sefarad» IX (1949) 351-392.
32-Don Mair Abonafia, serviteur de la reine Leonor fait l’objet de lettres de recommendations du roi Don Martin d’Aragon, adressees de Valence le 18 Decembre 1103 a son neveu l'lnfant Don Fernando de Castille et a l’eveque de Cartagene.
- Don Todros Abolafia, habitant de la «Villa Nueva» de Seville est mentionne dans des documents de l’annee 1105.
34/35. Bovio Abolafia de Huete et Samuel Abolafia d’Ucles, commercants, recurent, en vertu d’un privilege royal en date du 4 Mai 1124, un sauf-conduit pour venir faire du commerce a Valence (Leopoldo Piles Ros, Judios extranjeros en la Valencia del siglo XV dans «Sefarad» VII (1947) 351360־.
36-Yuda Abolafia, habitant de Seville, figure comme contribuable de 50.000 maravedis au folio 140 du Registre des Recettes du Royaume de 1'annee 1139.
37-Bueno Abolafia, fils de Mosse, habitant de Huete, figure comme percepteur des «Alcavalas» au folio 171 du Registre de l’Arcedianaz- go de Guadalajara pour 1’annee 1451.
38-Don Symuel Habulafia, el Moco figure parmi les vendeurs d’une propriete pour le compte de l’«Aljama» des Juifs d’Ucles dans un acte notarie passe a Montiel le 14 Novembre 1163.
39-Moses Abulafia, rabbin a Tolede entre 1170 et 1480.
- Juan Fernandez Abolafio, marrane de Seville au XVe s., figure parmi ceux qui travaillerent ardemment pour empecher l’introduction de l’Inquisition a Seville en 1480, ce qui lui fit perdre sa vie au bucher. Tres instruit, il fut pendant plusieurs annees "Alcalde de Justicia» (Juge de paix) et Fermier des taxes royales.
41-Don Symuel Abolafia, habitant de Huete, fut Fermier des Impots a Huelamo en 1481.
42-Don Bueno Abolafia, habitant de Guadalajara, fut fermier des «Alcavalas» de cette ville en 1481.
43-Don Simuel Abolafia, medecin, habitant de Murcia, fait l’objet d’une lettre de recommandation du roi et de la reine de Castille Ferdinand et Isabelle, datee a Murcie le 28 Juillet 1488, en reconnaissance des bons services pretes a la cause du roi pendant la guerre avec les Arabes.
- Bueno Abolafia, habitant de Penafiel fig'ure comme partie dans un proces contre Yuc'af et Jacob Frances de Pastrana en 1489.
- Symuel Abolafia, medecin de Lorca, figure comme temoin dans un proces en 1189.
Abraham Laredo- Les noms des Juifs du Maroc–אביג׳דיד Abejdid אבו אלעפיאה ابو العافية (Abu Al-'Afiya) Abulafia.
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Abraham Laredo- Les noms des Juifs du Maroc- Aurray- Abiyob- Ben Abiyob

אאוריי Aurray
Aurrey, Aorrey, Aurie, Aourray
Nom d’origine berbere qui semble disparu aujourd’hui et dont le sens n’a pu etre retrace. Probablement derive d’A'it Ouirra, fraction des Ait Seri, tribu berbere au Nord de l’Atlas au Maroc.
1.Abraham Aurray, rabbin a Tetouan aux XVII-XVIIe. s. MR.
אבאיוב Abiyob
Abiyoub, Abyob
Nom biblique de Job, prefixe de AB dont le sens est: «Pere de Job».
Ce nom figure dans les documents espagnols anciens sous les graphies Abayub, Abayud, Abayu.
1-Johan Ferrandes Abayub, cordonnier, figure parmi les amnisties dans une lettre de Don Pedro I, roi d’Aragon, datee au campement royal de Toro, le 12 Octobre 1355.
2-Don Bueno Abayu, est nomme comme l’un des administrateurs -de l«Aljama» des Juifs de Tudela par acte notarie en date du 20 Mai 1359.
3-Aharon Abiyob, rabbin a Salonique vers 1540. Auteur de Shemen ha-Mor «Huile de Myrrhe», commentaire sur le Livre d’Esther (Salonique, 1601).
4-Simon ben David Abiyob, rabbin cabaliste du XVIIIe. s. a He- bron, Auteur de Bat Me'lekh «FiIle de Roi», ouvrage mystique edite a Venise en 1712 par Salomon Altaras.
. בן אבאיוב Ben Abiyob
Ben Abiyoub, Ben Abyob
Meme nom que le precedent portant l’indice de filiation: «Fils d’Abiyob)).
Il figure dans les documents espagnols anciens sous les graphies de Abenayab, Abenayub, Abenajub et Abnayup.
1-Salama Ben Abiyob, figure sur une des pierres tombales du Xlle. ou Xllle. s., trouvees a Tolede. Cantera, «Sefarad» IV (1944) 45-72.
2-Ic'ach Abnayab, secretaire de r«Aljama" des Juifs de Valence suivant lettre publique datee dans cette ville le 27 Mai 1306.
3-Elazar, fils de Samuel Halevi Ben Abiyob, un des signataires d’une lettre de reconnaissance de dette notariee de la part des notables et au nom de la Communaute de Pamplona envers le banquier Don Miguel Deca, datee du 28 Tamouz 5085 (1325).
4-Ceti, veuve d’Ac'ach Abnayub et son beau frere Jafuda Abnayub, figurent dans un proces juge le 10 Avril a Valence.
5-Yuceff Abnayub et son frere figurent parmi ceux qui ont contribue a l’emprunt pour la guerre de Castille, leve par le roi Don Pedro IV parmi les Juifs de Valence en 1363.
6-Jaffuda Abenajub, «Maior de Dies» contribuable a l’emprunt de guerre leve par Don Pedro IV en 1363.
7-Abraam Abnayup figure parmi les trente conseillers representant l'«Aljama» de Valence dans une lettre de la reine Dona Leonor datee a Alcaniz le 8 Janvier 1372.
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